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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Hommage à Léonard Cohen et à son dernier texte (You Want It Darker)

4 Décembre 2016, 22:20pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Fallait y aller compagnon
Tu pars à l'heure où le démon chasse
où le fusil pointe et le couteau tranche
la conscience est au coffre

Aucune chanson n'esquive la pointe des flèches
pas une berceuse pour apaiser la peine
les espérances sont closes

J'ai entendu ta voix
ton cri poussait ce siècle
nous avons tant usé de jours et d'illusions
que l'heure arrive
la nuit nous attend

Quand le temps viendra
vieux compagnon de mes années rêvées
vieil ami du cri de l'humain
et de ces mots habités dont tu faisais chansons
tu me diras, tu es là, tu es là

Et si maintenant près de toi, il en est Un
Un qui orchestre le paradoxe
il me faudra Lui dire que j'ai rêvé trop grand
trop rêvé l'amour, rêvé au lieu de croire
c'est ma grande faute

Et si je suis prêt moi aussi à dire
"Hinéni, hinéni" (me voici, me voici)
c'est que la route est noire
que mon pas hésite sur ce sentier de certitudes
qui ne trouve pas sa foi
que je suis trop loin de cette enfance
où le rire s'est éteint dans la noirceur des temps

Pourtant, vieux compagnon d'utopies
vieux compagnon à jamais Partisan clamant
Je n'ai pas peur
je suis là, moi aussi, prêt à Lui dire
Hinéni, hinéni (me voici, me voici)

Je te parle de cet automne
jonché de mots, de chansons orphelines
d'un pied sournois j'avance
j'arrive vieil ami
je sais cette clameur de mots qui t'habitait
je sais le poids des amours inoubliés
Je marche
je marche vers toi
peut-on choisir ses amis, ses morts ?

En cet hiver du verbe où tout s'efface
encore tu es là, tu es là
les années folk rongent leurs utopies
Marianne traverse le temps
je sais que la route d'un regard ne traverse pas l'oubli
je sais que le temps n'est pas nuage
j'aime encore la pluie
j'arrive
Hinéni, hinéni (me voici, me voici), disais-tu
ta voix reste
tu es là

La nuit nous attend
Faudra y aller compagnon.

 

Jean-Michel Sananès

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You Want It Darker - Léonard Cohen

4 Décembre 2016, 22:06pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Traduction de "You Want It Darker" de Léonard Cohen

Si c'est toi qui mènes la danse, je me retire du jeu
Si c'est toi qui panses, ça veut dire que je suis brisé, boiteux
Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Que ton nom sacré soit magnifié, sanctifié
Dans le cœur humain, vilipendé, crucifié
Un million de cierges brûlent dans l'espoir d'un secours jamais trouvé
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu

Il y a un amant dans l'histoire
Mais le scénario reste le même
On chante une berceuse pour apaiser la peine
On trouve un paradoxe pour rejeter la faute
Mais c'est écrit dans les Saintes Écritures
Et cette affirmation n'est pas vaine
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Ils alignent les prisonniers
Les gardiens pointent leurs armes
J'ai combattu quelques démons
Ils étaient issus de la classe moyenne, dominés
J'ignorais que j'avais la permission d'assassiner, de mutiler
Tu veux rendre les choses encore plus noires


Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu

Que ton nom sacré soit magnifié, sanctifié
Dans le cœur humain, vilipendé, crucifié
Un million de cierges brûlent dans l'espoir d'un amour jamais trouvé
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires

Si c'est toi qui mènes la danse, je me retire du jeu
Si c'est toi qui panses, ça veut dire que je suis brisé, boiteux
Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires

Hinéni, hinéni (me voici)
Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu


Hinéni
Hinéni, hinéni (me voici)
Hinéni

 

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Rencontre littéraire, lectures, contes et chansons

4 Décembre 2016, 09:59am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

Lors de La Soupe aux Livres au Court Circuit Café
et la Librairie Les Mots du Monde,
avec les Éditions Parole, Les Éditions Chemins de Plume
présenteront leurs nouveaux ouvrages.

Merci si vous pouvez nous y rendre visite.

18h00 auteurs et participants lisent, content ou chantent
20h00 on partage un bol de soupe et quelques bonnes choses,


Les éditeurs
Pourquoi Viens-tu Si Tard, Les Enfants Rouges,
Chemins de Plume,
Giletta et Baie des Anges

exposent et proposent leurs livres

21h00 on reprend les lectures, contes et chansons

Participation au repas: 5€,
Renseignement et réservation 04 22 09 32 20,

motsdumonde@gmail.com

 

 

 

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Que des gagnants !

28 Novembre 2016, 18:08pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Que des gagnants !
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Un temps de rien

21 Novembre 2016, 18:36pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Un temps de rien
A Léo mon chat, mon espiègle pacifique
qui vient d'être battu, mordu et amputé
ce cri de bruine
en ce temps de rien
où l'innocence porte ses douleurs
quand les haines fleuronnent au sommet de la bêtise
 

Un temps de rien

C’est un temps de rien, un temps de tout.
Un cri de baleine perdu dans des nuits d’océan
la présence indistincte d’un oiseau blessé
et le jour qui vient sur la pointe des rêves.

C’est un bleu perdu dans le chandail des brumes
une fête qui se joue dans le cri d’un amour
et Verlaine qui s’éloigne sur la pointe des pieds.

C’est une nostalgie qui cherche ses mémoires au royaume des vivants
un cliquetis d’aiguilles qui cherche sa route au rebours d’une montre arrêtée
et la chaussure de Rimbaud à l’orphelinat des amputés.

C’est Soutine et Chagall cherchant leurs pinceaux
l’encre du rêve et celle du cauchemar à l’heure où le jour se dissout
et la nuit qui tombe sur le rire des enfants.

Ce sont les mains de Grand-Père s’approchant du poêle
Apollinaire et Max Jacob mourant loin de la Ruche
et cette muraille de mots qui entrave le silence.

C’est un temps de tout, un temps de rien
le jour qui passe sur le visage d’un ange
et la nuit qui se lève sur un visage de femme.


C’est une nostalgie qui croise la brume
un chien qui court comme on efface les siècles
et la mémoire qui se cherche au royaume des morts.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" aux Éditions Chemins de Plume

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Dédié à Léonard Cohen

13 Novembre 2016, 22:59pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

https://www.youtube.com/watch?v=b-bJPmasXKs
Dédié à Léonard Cohen

http://www.dailymotion.com/video/x108y5_leonard-cohen-suzanne_music

http://www.dailymotion.com/…/x108y5_leonard-cohen-suzanne_m…

On a des frères, on a des sœurs, et des amis que l'on croit éternels
On a des chansons, des bruits, des rires de cours d’école
Des odeurs de quatre heures au chocolat
L'émerveillement d'un premier Noël
Des goûts de fête
Et des années mêlées à nos années

On a ces peurs au ventre des jours d’examen
Tous ces vieux rhumes et ces matins chagrins où l'on appelait maman
Ce vieux grand-père qui ronronnait dans son fauteuil
Un journal sur ses genoux mais les yeux fixés sur sa grande guerre
On a leurs voix et leurs rengaines, les ritournelles d'un temps d’ailleurs
Le souvenir amer de ces 'braves gens' qui ne nous aimaient pas
On a toutes ces misères et les galères où l'on regardait l'avenir de travers

On a ces temps d'espoir et la voix de Léonard qui nous chantait Suzanne
Et celle qui nous emmenait faire un tour avant de nous faire verser des larmes
On a les mots qui partent sans un adieu et des visages que l'on gomme d'un agenda
On a ses joies, on a ses peines, et le pas cassé à chercher sa voie

On a des frères, on a des sœurs et des amis que l'on croyait éternels
On a des chansons, des bruits, des rires de cours d’école
Et des partis sans laisser d’adresse
Qui surnagent d'un naufrage mémoire où les amitiés s’oublient
On a des regrets et des amours qui ne veulent pas mourir
On a grand-père et ses cachous, cloué au lit, qui nous disait "Reviens me voir"

On a le temps qui va, Léonard et les heures qui partent
Loin des odeurs de quatre heures au chocolat
On a des petits enfants à qui l'on dit : "Reviens me voir…".

 

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Pourtant, son cœur est encore là !

22 Octobre 2016, 07:33am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Ma mère est là
Fragile poussin
toujours à la recherche d'un père.

Elle a peur
Elle le crie : "J'ai peur, j'ai peur".
Où doit-elle aller toute seule
Sans une main qui la guide
Sur ce territoire inconnu
Où l'être doit rejoindre son silence
Où l'on doit abandonner ce qu'il reste d'attachement en nous ?

Ma fille, mes fils, ne coupez pas ce fil
"J'ai peur, j'ai peur".
Sa tête, sa pauvre tête
Où la mémoire des faits s'est éteinte
Elle la montre, la supplie de revenir
Comme un train de bagages, de mots et d'images.

Ses mains se tendent à la recherche d'une poignée de doigts
Où s'agrippent les dernières tendresses

Son cœur qui nous cherche est encore là
Elle a peur notre mère

Et nous, nous habitons la solitude des résignés.

JMS
La Colline le 19/10/2016

 

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Je m'appelais Michel

20 Octobre 2016, 15:28pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Je viens d'ouvrir un document vierge
Dois-je le souiller ?
L’habiller ?
Le refermer ?
Trois mots sont tombés de mon clavier, qui plombent  mon  moral.
La page est comme moi, ni blanche ni noire.
Seulement froissée.
 
A triturer le verbe, les mots fusent.
Je ne se suis plus l'enfant du cri, d'un soleil ou d'un printemps, je suis l'enfant d'un mensonge. L'héritage  ombilical est mort de ses blessures. Ne me nommez plus, la raison a destitué mes certitudes. Faut-il vraiment que nous ayons des noms ? Faut-il vraiment que nous ayons connu les utopies du sang et de la patrie pour apprendre un jour que nous ne sommes là que pour apprendre la solitude ?
Faut-il toujours se chercher pour renaître aux vérités du babillage d'un stylo sur le blanc d'un papier ?
Je creuse la vérité comme un amant trahi, ne me nommez plus, je m'appelais Michel.
Je viens d'un temps qui  m'a tant éparpillé que je stagne là, aujourd’hui, à fouiller la mémoire des guerres. Je ne parcours plus la route de vieux parents qui s'y seraient perdus. Je m'égare dans cette déchirure du verbe qui sépare le passé du futur.
Où suis-je dans tout cela ?
J'attends que la peur s'efface et que des bulles de bonheur ouvrent la route.
J'attends de trouver mon pas de chien errant en course vers des joies passagères.
J'ai peur des voitures, des faux serments, des traquenards citadins et du vent d'automne qui apporte l’hiver.
J'ai peur de ne plus voir, de ne plus savoir voir, et de perdre la saveur du rire.
On m'a tant dit que le temps est l'épine dorsale de cette blessure du néant que l'on appelle la vie, que je creuse l'ironie de l'espoir et du chagrin jusqu'à ce lieu où la raison déraille.
Je n'ai pas de temps à perdre. Je suis fragile comme une mémoire en partance ou un oubli en marche, je me regarde au miroir de l'inconscience. Je ne suis plus  l'écho de qui j'étais. J'ai faim.
J’ai faim et je veux me goinfrer d'amour, je veux vous regarder, je veux nous regarder plus fort car nous n'avons d'autre vie, d'autre nation, d'autre lieu d’être, que les  yeux et les cœurs de ceux qui croient nous regarder vivre.
Je m'appelais Michel.
Je me ressemble, je nous ressemble, je vous ressemble. J'irai partout avec nous et nous nous appellerons de tous les noms de la tendresse.
 
Il y a longtemps, j'avais ouvert m'a vie  sur une utopie démesurée et vierge. Qu'en restera-t-il quand l'ombre viendra ?
Les mots, l'amour, la passion, auront-ils su triompher des trahisons, des chagrins, des abandons ?
Aurai-je à jamais compris que l'être n'est qu'un frisson de joie sur une douleur qui marche ?


Des mots sont tombés de mon clavier.
La page est comme moi, ni blanche ni noire.
Seulement froissée comme un chagrin de soleil sous la pluie.

 

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Vendredi 7 octobre à 15 heures 30 à Mouans-Sartoux

5 Octobre 2016, 14:58pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Vendredi 7 octobre à 15 heures 30 à Mouans-Sartoux

Festival du Livre de Mouans-Sartoux 2016
Vendredi 7 octobre à 15 heures 30

je serai l'invité du podium littérature (Bât : A)

Dans le cadre la présentation de mon essai :

La Crise ? Complot ou incompétence ?

- Il est temps de comprendre que cette prétendue crise est organisée par ceux qui en tirent sciemment profit. Il est temps de se donner les moyens d'entrevoir les nécessaires changements pour un retour à un monde meilleur et équitable.

Merci à tous ceux qui viendront m'écouter

Jean-Michel SANANES

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Mouans-Sartoux 2016

4 Octobre 2016, 08:44am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Mouans-Sartoux 2016

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