Lundi 4 juin 2012 1 04 /06 /Juin /2012 12:31

Amis

ne croyez pas l’Histoire
elle n’est pas faite
que de gloriole et de médailles
de torses bombés sous la mitraille

Amis
ils étaient hommes
fragiles et beaux

Ils étaient pères
ils étaient frères
ils étaient fils


Quand à traverse vie
dans le profil aigu
d’un cri de mitrailleuse
loin des grands jours où l’on parade
ils jouaient nos libertés
leurs vies et leur amours

Amis
quand, dans la fumée âpre
d’une dernière Gauloise
la mort claironne
ses fleurs d’ossuaires
et mêle dans une farouche ironie
bourreaux et victimes

Amis
d’ici, d’ailleurs
avant de n’être plus
que ces noms de marbre
que l’ont écrit en MAJUSCULES

ils étaient enfants rieurs
ils étaient hommes
fragiles et beaux

D’ici, d’ailleurs
les marbres sont pleins
de larmes majuscules
et de chagrins de mères
La gloire ne se nourrit pas
que du sang des autres

Amis
ne croyez pas les livres
l’Histoire n’est pas faite que de gloriole
de torses bombés et de médailles
L’Histoire est faite
de petits jours
de peur et de sang
D’ici et d’ailleurs
à l’heure si belle où passe la faucheuse
que savaient-ils des vérités endoctrinées ?


D’ici et d’ailleurs
pardonnez
tous s’étaient nourris
du sang noir de l’Histoire
tous étaient gavés
de croix furieuses
et de rouges pestilences

Que savaient-ils de ceux d’en face ?

D’ici et d’ailleurs
ils étaient pères
ils étaient frères
ils étaient fils
ils était hommes
quand ils jouaient nos libertés
loin des grands jours où l’on parade

Ne croyez pas l’Histoire
Ne croyez pas les livres.

 

JMS

Texte dit par JMS - Musique de Bruno Sananes

Dans : "Occident/Accident de conscience" - (Livre-CD en cours de parution)

 

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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 10:41

 Avant que l’heure ne me percute,

je n’étais rien ou je n’étais pas.

 

Peut-être habitais-je un temps mort
quand, sans langes et sans un mot,
nu comme un enfant,
on me lança dans la vie.

Vivre est toujours un imprévu !

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 10:46

C'est fou comme tout s'éclaire quand est confiant ! Joyeuses, les mains piaffent. De petits démons farceurs tirent les manches.  Je pioche dans un tas de mots, j'en ferai bien quelque chose. Des éclats de lumière chatouillent les idées allongées sur la page. Des phrases chahutent, bavardage enjoué. On ne saura jamais tout le plaisir d'un bavardage. Une légèreté de moineau effronté picore le papier. Le carnet piaille comme une cour de récréation. Aujourd'hui, je n'ai de pays que cette joie délicieusement vivante sur ses pattes d'encre. Il fait vacances dans l'allégresse du poignet. Le papier s'enflamme, allumé de soleil.

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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 23:49

 

"… plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid.

Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine"
(Discours de Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle - 18/12/2006)

 

 

 

Messieurs les politiciens, je ne veux pas plus être politique, que je ne cherche un emploi de notable ou de député. Je n’ai, ni ne veux, avoir d’autre profession que d’être Homme avec le H majuscule qui devrait définir tous les Humains capables d’humanisme intégral. J’entends par ces mots : humains de cœur et non de titre.

 

C’est avec des mots de petit homme du commun, de sans grade, de gourmand d’amitié que je suis partie prenante de la communauté des hommes fraternels et laïques ; que je parle, que j’écris et que j’adhère aux idées de ceux qui savent que la misère et l’exclusion n’ont pas plus de couleur que la colère et le désespoir.

 

C’est avec ces mêmes mots que je vous invite, Messieurs les politiciens, à constater que la douleur de vivre ou plutôt de mal vivre, est là.

 

Notre société est malade. Elle est malade de vos choix, de votre libéralisme qui organise la captation des richesses globales par les multinationales, de votre libéralisme qui, méthodiquement, tue un tissu social jusque-là structuré par le petit commerce partagé et raisonné que nous avons connu. La dépossession programmée des classes moyennes et ouvrières pour permettre à certains d’accumuler des milliards, est insupportable quand des enfants meurent encore de faim et qu’en France des travailleurs dorment dans la rue.

 

Votre projet de capitalisme européen et mondial que nous, Français, avons refusé par référendum, envoie à la marge tous ceux qui, pendant des décennies ont bâti la France, et tous ceux qui souffrent parce que vous préférez la finance au travail réel.

 

Notre société est malade parce que vous reprochez à ceux que vous avez exclus et qui ne trouvent pas de travail, de pouvoir encore bénéficier d’aides financières à la survie ; parce que, après leur avoir tout pris, je veux dire leurs petits commerces, leur travail, leur droit à une retraite décente après 40 ans de travail, leur droit à une médecine et une école non précarisées, après leur avoir volé leur avenir et leur dignité, vous leur reprochez de vouloir avoir droit au Droit.

 

Rejetant tous les chemins de la colère, je m’élève contre la démission programmée des acteurs sociaux. Il est urgent que cesse la sous rémunération des salariés de France et nécessaire que cesse aussi la recherche de boucs émissaires.

 

Rejetant le fatalisme du malheur que vous prônez en affirmant que l’évolution que vous avez voulue est irréversible, je voudrais vous voir être réparateurs de société et affirmer qu’aucune morale légitime n’autorise un patron à jeter à la rue ceux qui ont travaillé à la création de leur entreprise.

 

Je clame et proclame qu’un homme qui travaille dans une entreprise depuis des années, quelle que soit sa couleur, sa religion et son opinion politique, ne peut être remplacé par une machine ou un projet de production déportée, sans autre motif que la sur-rémunération du patron et des actionnaires.

 

J’affirme que la rationalisation du profit, si elle est un but, n’a aucune légitimité morale, elle est d’autre part une absurdité inconcevable car, s’il faut vous le dire, une société de consommation ne peut pas fonctionner quand les consommateurs sont acculés à la misère.

Avant même d’être une charge pour les ASSEDIC, chaque fonctionnaire que vous supprimez, chaque employé que l’on licencie, est une entaille dans la croissance raisonnée qui pourrait sauver la France.

 

Je déclare votre échec économique responsable du malheur des banlieues. Le manque d’avenir que vous offrez est une invitation aux gourous archaïques qui vendent la guerre, et aux marchands de paradis empoisonnés qui désocialisent la jeunesse. Seuls l’éducation et l’espoir bâtissent l’avenir.

 

Messieurs les politiciens, j’espère vous voir redevenir les médecins de la société que vous devriez être si vous n’étiez prisonniers d’ambitions personnelles ou enfermés dans vos écoles de pensées. Il est indispensable qu’enfin vous serviez la France avant de vous servir d’elle.

 

Messieurs les politiciens, il ne vous faudra jamais oublier que l’homme qui a peur des lendemains est le ferment de toutes les violences, de tous les fanatismes, de toutes les dérives. La misère sans issue est un incalculable moteur d’incivisme. Le clivage et la mise en opposition des Français à des fins électoralistes est un crime. Le service public que vous sacrifiez avec acharnement est notre richesse collective, il est l’essence même de notre patrie, le lien solidaire entre chacun de nous. L’urgence n’est pas de blesser notre pays mais de bâtir un projet d’espérance commun.

 

Messieurs les politiciens, je vous le demande : rendez les espoirs volés. Offrez à chacun un droit à la décence et à la justice et encore nous pourrons chanter "Douce France".

 

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:22

J’écoute
La nuit délivre une symphonie de chats
Au minuscule royaume de la survivance
se jouent les combats de l’amour

Survivre, procréer, créer, maculer le futur
Laisser une trace de soi
Toute l’équation de vie est là
Tout est dit
Rien ne survit qui n’aille chercher son destin

J’entends
La nuit pousse ses cris
Des douleurs intimes rencontrent la couleur des jours
Des infirmes du bonheur cognent aux portes de la désespérance
Infiniment je cherche l’ouverture, le chemin et la route des hommes
La nuit refoule de vieux rêves
Et ce que j’ai cru du bonheur s’y perd, dans l’enfer des étoiles disparues

Passe la nuit des siècles dans un monde sourd
Au minuscule royaume de la survivance
des projets aveugles quêtent, affrontent, capturent la pitance du destin

Pourtant
L’infini sera toujours plus proche de la dernière étoile et d’un rêve de fourmi
que de la multitude des passions humaines perdues dans des nuées égotiques.

 

jms

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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 16:05

 

 Aux voix, citoyens !


Entre la teigne et le choléra

Crottons décrottons votons

Tous ensemble, camarades citoyens

Et citoyens camarades

Urnons des scrutins par millions

 

Dans la clameur des ambitions

Avec mes cris et mes rêves de fourmi

Je dévote le Sacrosisme       

J’urne Hollande je PS

Je modère je MODEM :

J’exhorte les Nicolas debout la France

Je plébiscite Joly et le demain aux verts

Je déguste du bleuet, de l’amélanche et du rouge

entre patrie haine et colère je lepénise

entre espoir, misère et salaires comprimés j’arthaudise

entre coquille vide tendresse et utopie je poutouise

Entre délire solidarité et progrès, je cheminadise

 

Entre teigne et résignation

Entre le peut mieux faire ou le peut se taire

Je mise, c’est la course à l’échalote et aux espoirs trompés

Je parie, je joue, je touille, patouille, me dépatouille

À je gagne, je perds et toujours me perds

 

Entre ma sous France et la mondialisation

Entre la misère et la solidarité

Je chante aux larmes citoyens

 

Entre la France Fouquet’s et la France cambouis

Entre la France capitale et celle de l’Internationale

Je chante aux urnes citoyens

J’adule, j’exècre, me révolte et je vote

Aux voix, citoyens !

Je vote

Je vote pour que l’homme vive debout

 

Aux urnes, citoyens !

Crottons décrottons votons

Tous ensemble, camarades citoyens

Et citoyens camarades

Urnons des scrutins par millions

 

jms

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Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 09:27

Jusqu’à la douleur la couleur des mots
dit par JMS
Musique
Bernard Abeille

30-uno-jpg.jpg

 

link lien vidéo

Désolé la compression de la vidéo est médiocre et le chargement du film un peu lent


La couleur des mots jusqu'à la douleur -

Illustrations Svensson Uno - Livre DVD

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Présentation

Bibliographie JMS

SANANÈS Jean-Michel 

Éditions Chemins de Plume ©

Poésie - Essais

- Cheval fou  D'amour et de colère
- Une étoile dans le sang
- À l’ombre des réverbères J'ai faim, j’ai froid, j’ai peur
- Le racisme comprendre,expliquer, contrer 
- Mémoires des pierres et du vent Mémoires d’exil
- Opus 24 Requiem pour 68 
- Lettre à l’enfant qui dort Mémoires d’exil
- Occident/Accident de conscience
- La diagonale du silence
- Lettre à mon Alzheimer Le festin de l'araignée
- De moi à moi
- La couleur des mots jusqu'à la douleur (illustrations Svensson Uno)
- Le manifeste du pélican
- Les confidences de Maxime le Chat 
- Dernières nouvelles de mon chat
- Plus frère que frère
- Mon chien mène l'enquête
- Les confidences de Maxime le chat
- Dernières nouvelles de mon chat
- Derniers délires avant inventaire
- Juliette - 20 Siècle de Solitude (Tome 1 : une enfance à Oran)
Jeunesse
Chats ! Chats ! Chats ! (illustré par l'auteur)
- Loup ! À pas de loup (illustré par l'auteur)
- Les chats (illustrations Slobodan)
- Dompteur d'étoiles (illustrations Slobodan)
- L'Enfant trèfle (conte illustré par l'auteur)
- Le Père Noël, l'Ogre et la Licorne (conte illustré par l'auteur)
- Les Wakikinous - le racisme expliqué aux enfants - (Illusré par l'auteur)
- Berger d'arbres (illustré par l'auteur)

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