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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Vivre est toujours un imprévu !

28 Janvier 2011, 21:51pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Je n’étais pas ou je n’étais rien
Peut-être habitais-je un temps mort
Quand sans langes et sans un mot
Nu comme un enfant
On me lança dans la vie.

Vivre est toujours un imprévu !

JMS

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Le chien et l'homme

27 Janvier 2011, 09:07am

Publié par Cheval fou

l-homme-au-chien.jpg

JMS - In "À l’ombre des réverbères" - Editions Chemins de Plume

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ALI KHADAOUI

26 Janvier 2011, 13:34pm

Publié par Cheval fou

LAISSEZ LES OISEAUX CHANTER

En fait
j’écris pour fuir
explorer
ce mystère que je suis…
Rivière désert caravane
Mirage des siècles et des larmes
des enfants
des regards
des horizons
des troubadours…
Le poème
La lumière
Ce vent
Mémoire des filles
avec l’onde
des nuages
Izlan (chants)
Ce parfum
De tiwirga (rêves)
Des izuran (racines)
Asghurd n tiwtmin (youyou des femmes)
en pleine lune
avec des étoiles complices
et des astres silencieux…
L’oralité
La mémoire de l’océan
L’irrigation frayeur
La brise cet âge absence
puissance blanche
rituel ivre
angoisse de l’étranger….
Le temps
muet
est mort sur une plage
libellule invisible sur le roseau
et la voix incolore
comme le ciel la nuit
le ventre de la terre
s’amuse à regarder l’homme
boire à sa coupe
de mouche et de blanc
Le hasard n y est pour rien
il poise juste pour l’éternité
Mieux
la platitude comme être sans projet aucun ?
Terrible
Cela s’adresse plutôt aux femmes qu’aux hommes
aux femmes que les religions monothéistes
ont broyées
dans le bonheur et l’angoisse de l’enfantement…
Et les peuples crient :
Laissez les oiseaux chanter !!!
L’homme derrière le masque
juste avant l’aube
dépose devant l’autel de l’éternité
contre les crimes réunis
de l’Occident et de l’Orient
« J’ai des cœurs dans la tête
et des
papillons
dans le cœur… »
Ainsi parla une jeune fille de 7 ans
amoureuse d’un garçon de 8 ans !
Interdit !
Le jour s’est levé car c’est le moment
d’habiter ses mots
Rien ne justifie les conquérants
Et l’aurore
ce sera
l’échange de l’espoir
     contre le mur d’en face…


ALI KHADAOUI
Kénitra fin 2010

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À mes amis connus et inconnus

26 Janvier 2011, 13:31pm

Publié par Cheval fou

À mes amis lecteurs, amis de la poésie, amis connus et inconnus

À mes amis blogueurs, qui ont déposé des commentaires sur mes articles,

mille excuses pour mon absence de réponses

Les impératifs du quotidien…

une vieille maman qui perd ses repères et les conséquences qui en découlent

Voilà, tout est dit, j’ai eu la tête ailleurs et le temps trop court

Un trop plein d’ailleurs m’a tenu éloigné de mon blog

Merci de vos visites

jms

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Chronique d’un jour de fête ordinaire

2 Janvier 2011, 19:53pm

Publié par Cheval fou

 Pour certains, hier était jour de fête, pourtant, la joie n’avait pas l’éclat des bonheurs sans questions. L’étrange tintamarre des oubliés de la conscience et des laissés à la rue, ébréchait mes joies. Le bonheur m’est toujours difficile quand je sais l’injustice qui court, quand je sais que revient le temps des princes et l'oppression des sans-droits.

Ainsi, hier, sans éprouver la moindre jalousie, je ressentais la particulière indécence des temps actuels. Le soir venu, certains fréquenteraient, en famille, des restaurants 4 étoiles où, par "économie", ils "se contenteraient" de repas à mille Euros par personne (sans le vin bien sûr !)... À Paris, d’autres habiteraient des palaces à 30 000 Euros la nuit, ou encore des footballeurs engrangeraient leur butin du mois : des centaines de SMIC ! Encore, je mesurais l’étrange démesure des rapports humains.

Un footballeur ou un chanteur vaut-il 100 fois, 1000 fois plus qu’un maçon, un médecin, un instituteur, un infirmier, ou autres ? Un capitaine d’industrie a-t-il un droit souverain sur l’ouvrier qu’il précarise ? La misère serait-elle la sanction d’être mal né, d'être sans agressivité, ou d'être né au mauvais endroit ?

Qui peut croire que l’argent est la sanction du mérite ? Dans l’indécence d’une justice à l’écoute des pouvoirs, encore, je me demande où habite la morale.

Mais passons là, hier, je me voulais paisible, c’était un jour de trêve. Ma conscience prenait vacances. Hier, je ne pensais ni à ce qui va bien dans le monde, ni à ce qui va mal.

Comme beaucoup, je faisais mes dernières courses dans un supermarché. Alors qu’à la caisse j’attendais mon tour, un homme, devant moi, en baskets et survêtement usés, à l’air de travailleur vaincu, partait avec un minuscule sapin, un bébé arbre de dix centimètres en pot avec racines, et trois petites bouteilles de bière noire, peut-être son Nouvel An.

Une fête ordinaire, me direz-vous.

 

L’étrangeté de mes suppositions sur la vie de cet homme fut interrompue. Une dame aussi maigre que la misère, accompagnée par une adolescente, me parlait. Les rides de cette femme et la tristesse de cette adolescente tatouaient sur leurs visages les stigmates de la désolation.

Qui donc mérite la misère ?

Dieu et le Diable seuls savent pourquoi, me direz-vous.

D’une petite voix, la femme me tira de ma méditation. "Monsieur", disant cela, elle me montrait un sachet de jambon préemballé et ouvrait son poing serré, exhibant le montant de son achat – une pièce d’un Euro et quelques pièces jaunes, "je n’ai que ça, puis-je passer devant vous ?". J’acceptais. Cet acte anodin dut lui paraître extraordinaire car elle me remercia comme si le cadeau était immense. Embarrassé par tant de gratitude, je lui ai souhaité de voir tous ses vœux se réaliser en 2011. Ces petits mots simples et sincères me valurent une nouvelle vague de remerciements et lui donnèrent l’occasion d’exprimer son souhait personnel : "un peu plus d’argent m’aiderait bien !".

Compatissant à une détresse si visible, j’affirmais que les temps étaient durs. Sa réponse, par ce jour de joie officielle, fut pour moi tout aussi dure à entendre : "oh oui Monsieur, je pleure tous les jours".

J’ai insisté pour payer son jambon et j’ai ajouté du chocolat à ses courses.

Elle me remercia comme si elle avait rencontré je ne sais quoi ou je ne sais qui.

La caissière déjà m’appelait.

Sorti du magasin, j’ai cherché la femme et l’enfant tristes. Elles avaient disparu.

 

Comme l’homme au bébé sapin, la femme et la jeune adolescente, à quelques heures de la Nouvelle Année, avaient rejoint la chronique de mes misères et celle de mes chats écrasés.

Un désespoir ordinaire, me direz-vous.

 

Nice, le 1er janvier 2011

Jms

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Mes vœux citoyens

2 Janvier 2011, 19:38pm

Publié par Cheval fou

 

2O11

À mes amis de SOS Racisme

 et à tous les quêteurs de Paix

Voeux SOS 2011. bis

© dessin jms

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