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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Articles avec #dieu le silence et moi

J’arpente la vie

12 Avril 2013, 06:29am

Publié par Cheval fou (Sananes)

Je traque la démesure du désir. 

Je piste la mesure de l’abstinence.                   

Partout l’exil des affamés cambre le silence.

Partout la radio distille la mort.

Je ris je bois je meurs.

 

Je rêve d’un monde sans mesure.

Je rêve d’un monde ailleurs où chacun aurait sa place.

 

Où que j’aille,

l’amour est sous séquestre.

 

Où que j’aille, la haine a sa demeure.

J’arpente la question la vie et le silence.

 

Je cherche la vie sans frontière.

Je cherche je pleure,

je bois je ris.

Partout la radio distille la mort.

 

J’exhorte la Question.

Quelle est la religion de l’oiseau ?

Quelle est la démesure du désir ?

 

L’amour est sous séquestre.

Dans le sillage des grandes douleurs,

j’arpente l’inconséquence du bonheur.

 

Partout les dieux infidèles entaillent le chant de la vie.

Partout les fidèles vénèrent la mort.

 

J’arpente la vie, le silence et la question.

Partout l’indifférence

est un poignard au cœur du silence.

 

Je rêve d’un monde ailleurs.

Je rêve d'un monde sans démesure

où chacun aurait sa place.

 

Je vis je ris je bois je meurs.

JMS

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Toutes certitudes en avant

17 Mars 2013, 16:45pm

Publié par Cheval fou (Sananes)

 Va loin, aime grand

Rêve l’IMMENSE

Partage, creuse ton cœur

Fais le voyage intérieur

Tends ta main, ouvre ta voix

Dis le bonheur

Cherche

Et trouve

Je suis venu,

cheval fou aux portes du monde,

toutes certitudes à l’horizon,

je me suis cabré, j’ai trépigné

dans les insomnies du réel.

 

Je me croyais licorne ailée,

je vous appelais amis,

je vous voulais famille.

 

De l'enfance à l'exil

des palmiers aux peupliers

de bien malin à qui pleurera le dernier

de plein soleil à peine perdue

je T’ai cherché

 

Toutes certitudes en avant,

j’ai marché, bûché, trébuché,

couru dans les rivières du temps,

traversé les corridors de la désillusion.

Va loin

Aime grand

Rêve l’IMMENSE

M'avais-Tu dis

Encore je m’en souviens

 

Je marche face au passé,

encore je cours à l’envers,

encore je rêve, je bute, trébuche,

encore je Te piste,

encore je Te cherche,

 

Cheval fourbu sur les toboggans du vent,

je vais plein cap sur de vieux rêves,

je rame à contre-courant.

Cheval d’enfance perdue,

je marche face au passé.

Cheval mémoire, je marche face à moi.

Cheval éreinté, je vais face à Toi.

 

Je vole ailes attachées

comme une chrysalide.

Je vole comme un oiseau

à la ramure blessée.

Je traverse l’attente.
Je cours, je vais, comme on devient.

Encore je Te rêve.

 Ouvre tes mains, tes bras

Partage, creuse ton cœur

Fais le voyage intérieur

Va loin, rêve l’IMMENSE

Aime grand, disais-Tu

 

J’ai été aussi loin que le vent,

j’ai rêvé aussi grand que l’immense,

j’ai aimé plus fort que le silence,

j’ai ouvert mes bras plus large que l’espérance,

j’ai fait le voyage intérieur plus profond que la désespérance,

je ne T’ai pas trouvé.

 

Encore, cheval fourbu, je Te piste, Te cherche,

encore je rêve, je bute, je trébuche,

je cours à l’envers,

je traverse l’attente,

je deviens, je m’efface.

Partage

Creuse ton cœur

Fais le voyage intérieur

Ouvre ta voix

Dis le bonheur

Avait dit Grand-Père

 

Quand je m’en retournerai,

empli de rêves fermés,

usé d’avoir aimé trop grand,

usé d’avoir trop grand ouvert

mes mains, mes bras,

désespéré d’avoir trop fréquenté l’Absence,

le présent ne posera plus problème.

JMS

 

 

 

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Seul un calice

11 Mars 2013, 22:31pm

Publié par Cheval fou (Sananes)

Seul un calice rempli de larmes

a l’éloquence du discours

quand il parle de la grandeur humaine.

 

Qui donc encore a conscience

de l'opulence indécente

quand des enfants meurent de faim ?

 

Je sais que "beauté" est un mot païen

qui se décline en cris de cœur.

 

Je viens de la lumière intérieure du verbe et des choses.

 Je viens d’une lumière originelle

que la matière cache à l’insignifiance de l’œil humain.

 

Je viens de la lumière matrice

qui articule l’atome pour donner la vie.

Je viens d’un seigneur de sang lointain.

Je viens de mes pères et du chemin.

 

Je sais l’impertinence de la conscience

dans un monde de calcul.

Je sais l’indispensable mutation

et le retour à la lumière.

Je sais que la Beauté est toujours une prière.

JMS

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Vivre est toujours un imprévu !

15 Mai 2012, 08:41am

Publié par Cheval fou (Sananès)

 Avant que l’heure ne me percute,

je n’étais rien ou je n’étais pas.

 

Peut-être habitais-je un temps mort
quand, sans langes et sans un mot,
nu comme un enfant,
on me lança dans la vie.

Vivre est toujours un imprévu !

 

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" (à paraître)

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Équation de vie

25 Avril 2012, 09:22am

Publié par Cheval fou (Sananès)

J’écoute
La nuit délivre une symphonie de chats
Au minuscule royaume de la survivance
se jouent les combats de l’amour

Survivre, procréer, créer, maculer le futur
Laisser une trace de soi
Toute l’équation de vie est là
Tout est dit
Rien ne survit qui n’aille chercher son destin

J’entends
La nuit pousse ses cris
Des douleurs intimes rencontrent la couleur des jours
Des infirmes du bonheur cognent aux portes de la désespérance
Infiniment je cherche l’ouverture, le chemin et la route des hommes
La nuit refoule de vieux rêves
Et ce que j’ai cru du bonheur s’y perd, dans l’enfer des étoiles disparues

Passe la nuit des siècles dans un monde sourd
Au minuscule royaume de la survivance
des projets aveugles quêtent, affrontent, capturent la pitance du destin

Pourtant
L’infini sera toujours plus proche de la dernière étoile

et d’un rêve de fourmi
que de la multitude des passions humaines

perdues dans des nuées égotiques.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" (à paraître)

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Quand Dieu se réveillera

1 Avril 2012, 18:18pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

  Je distille la Vie comme un alcool
je la consomme à crédit
 
La vie n’est pas pressée
et pourtant
quand Dieu se réveillera
je ne serai peut-être plus là !

Alors, qui donc lui dira
que la vie est une violence ?

Et même si
lucide, Il répondait :

... et la mort donc !
Qui donc Lui dira :
dis-moi Dieu
es-Tu un Être responsable
qui laisse tout aller à vau-l’eau ?

Quand Dieu se réveillera
nous ne serons peut-être plus là !

Qui donc, alors Lui dira :
tes collègues de chez Trust
possèdent la Terre
ceux de chez Dollar et Cie
 achètent l’Univers
main dans la main avec tes églises
sourds aux affamés qui te prient

De guerres en génocides
ils gouvernent à tes cotés
Qui donc, alors
mon Dieu
Te dira :
as-Tu donc encore
ailleurs
au monde des vivants
une place pour nous ?

Les laisseras-Tu nous parquer
comme des étrangers à leur monde ?

Les laisseras-Tu nous fumer
dans un disparaissoir ?

À tant T’attendre
je lapide ma mémoire
afin de pouvoir rire

Au bout de l’attente où je Te cherche
pourquoi ne m’as-Tu pas trouvé ?

JMS

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Les croqueurs de silence

20 Mars 2012, 10:59am

Publié par Cheval fou (Sananes)

Je les regarde ces salauds de poètes

Je les regarde ces assassins du non-dit

Ces dompteurs de phrases qui espionnent le silence

Pour lui voler ses mots !

 

Le silence est-il intérieur ou extérieur ?

Faut-il fermer les yeux pour regarder en soi ?

Faut-il fermer le réel pour ouvrir les yeux ?

 

Je ne sais pas où habite le silence

Je ne sais pas où sont mes mots

Je ne sais rien de tout cela

Une page blanche me regarde.

JMS

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La concierge s’en fout, c’est l’hiver.

29 Février 2012, 11:25am

Publié par Cheval fou (Sananès)

C’est l’hiver

J’ai mangé tout le printemps et les chocolats

Arraché les orties et le coquelicot de ma mémoire

Monté le chauffage, descendu mon moral

Il fait zéro dans l’escalier

Il n'y a plus de haut il n'y a plus débat

Je ne chante plus, j'ai froid, je craque

Il neige dans l’ascenseur et la concierge s’en fout

 

Comme un oiseau sans ailes, je marche, fête à l’envers                

Comme un hibou sans tête, je vole plus las que les pâquerettes

Un rien me démonte, tout me bouscule

 

Je cours je grimpe je saute d'humour en larmes     

Je crie je vole je vais d'humeurs en rires

 

Je vais je plane je roule j’effondre je tombe

Il y a inflation au royaume des petites pièces

Kopecks et joies sont à la baisse

J’évolue j’évalue je dévalue je creuse je charbonne

Mais la pioche n’est pas bonne

J’explore le miroir

Mais la mine est mauvaise

 

Je suis un homme de nulle part

Un trublion de l'impossible

Un homme de rien, un sans frontières

Le temps s’est fâché, il y a guerre

De la fumée, des décennies et des ans sur la piste

Le jour va trop loin

Il fait moins dix dans mon mental

Un hiver terroriste a descendu le thermomètre

 

À corps d'écrits je cherche

J'ancre des délires en bout de doigts

Je peins mes rêves avec de la peinture à trous
Je traque je piste j’explore  

Il y a du vent dans mon assiette

J’ai soif de petit jour mais la concierge s’en fout

C’est l’hiver.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" - Editions Chemins de Plume

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Me fallait-il savoir ?

22 Janvier 2012, 18:59pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Les larmes, le vent et les nuages parfois volent si bas

Que l’on en a le visage mouillé
Si bas, que pour ne pas mourir, il nous faut rouvrir de vieux soleils
Et, aux archives de l’intime, retrouver les yeux lumières et les jeux
Que l’on posait sur ces jours en fêtes où les bougies brillaient


Dans la diagonale des siècles, Capitaine passé, je viens de loin
Je viens du bal des nuits et d’une valse des jours

Où se cachent tant de sortilèges
Qu’il me faut passer les frontières pour déterrer l’enfance

Me fallait-il savoir que pour être homme aucune douleur n’est vaine ?

Dans la soute cathédrale des univers, Capitaine mémoire, je viens de loin
Je viens d’un chant de hibou et d’une danse de sirène

Où s’embusquent tant de mystères

Qu’il me faut passer les océans d’envers

Où m’attendent mes vieux chats et mes amis

Me fallait-il savoir que les espoirs vaincus nous apprennent à vivre ?

Dans ce voyage transversal, Capitaine dépassé, je viens de loin
Je viens des rires de Grand-Père et de tablées de fêtes
Où des morts millénaires chantaient à mes cotés

Me fallait savoir que tout doit se dépasser pour aller plus loin ?

À la croisée des infinis, Capitaine naufragé, je viens de loin
Je viens d’un interminable syllabaire des douleurs

Et d’un père retrouvé
Je viens de l’océan cosmique où coulent les mémoires

Me fallait-il savoir que les rêves les plus fous déchirent l’acier le mieux trempé?

Dans les carrés de l’Histoire, Capitaine sans repaire je viens de loin
Je viens d’un verbe aimer et d’une terre étrangère

Où l’on étripe mes nostalgies
J’étais venu de rivières de tendresse et des rires du pays des arbres à bonbons

Me fallait-il savoir que sans amour il n’y a pas la vie ?


Les larmes, le vent et les nuages, parfois volent si bas

Que l’on en a le visage mouillé
Si bas que pour ne pas frémir, il nous faut ne rien oublier
Le jour viendra où ma fille et mon fils oublieront le vieux cheval fourbu
Leur faudra-t-il apprendre que jamais rien ne se perd quand on croit au rêve ?

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" - Editions Chemins de Plume

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Parce que je crois à tout cela (Trève de Noël )

22 Décembre 2011, 11:49am

Publié par Cheval fou (Sananès)

Parce que l’homme toujours doit savoir aimer
Parce que l’homme toujours doit savoir douter
Parce que l’homme toujours doit savoir s’indigner
Parce que l’homme toujours doit savoir rêver
Parce que l’homme toujours doit savoir partir et revenir
Parce que l’homme toujours doit savoir pleurer et jouer
Parce que l’homme toujours doit savoir être un enfant

Parce que je n’ai d’autre royaume que l’utopie
Parce que je crois à tout cela.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" - Editions Chemins de Plume

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