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Christian Malaplate présente Jean-Michel Sananès - 1 ère partie

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Cliquez sur le lien : https://youtu.be/5fibC6th8X4

La vie en images et les moteurs d'écriture de Jean-Michel Sananès, ses cris, ses mots, racontés par Christian Malaplate
Enregistré lors de l’émission Traces de Lumière  sur Radio FM Plus (-91fm)
le  30 mars 2021- Montage vidéo Chemins de Plume

Émission Trace de Lumière
Christian Malaplate nous parle de Jean-Michel Sananès, poète à identités composites,
à la conscience aux sensibilités fractales, voyageur de l'exil
 toujours en quête des royaumes d'utopie.
Le temps de l’émission, qui révèle la poésie engagée de l'auteur,
ne permet pas d'aborder l'ensemble
de ses thèmes centraux, tels la tendresse,
 l'humour, l'impertinence des aphorismes,
 et le quotidien poétique de Jean-Michel Sananès.

 

Publié dans Informations

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1968/2021 Où est passé l'espoir ?

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

1er Mai 2021

En ce mois de mai où  le rêve
ici et ailleurs
joue son désenchantement
en Sol majeur
je vous livre quelques lignes de mon recueil de 2007
parce qu'il est des espoirs qui ne veulent pas mourir


Jean-Michel Sananès
Opus 24
Requiem pour 1968


Je croyais en Tes mondes infinis
car je suis chien de mémoire
fidèle comme le remords

Dans un ailleurs
Tu étais là
parfois je Te nommais

Je Te savais parmi nous
je chantais à Tes côtés.


Opus 24
Je me rappelle ces temps
où les Lolitas, pour un baiser
pour un tour de bras
volaient de brefs instants au banal

Un brin d’encens à la main
elles se disaient
égales aux  hommes
Les ouvriers rêvaient

Pour un Krishna, pour un Jésus
pour un Dylan, pour un Donavan
les hauts-parleurs jetaient l’amour

Les yeux  jetaient du rire
les oiseaux  parlaient tendresse
Martin Luther faisait un rêve
Dieu dansait à nos côtés

Sur les pavés du pouvoir
les "bien-pensants" outrés
pactisaient autour des guerres

Du Chili au Viet nam
ils jouaient du crime et du napalm

Je regardais les "hommes de bien"
ils jouaient
à faire courir la mort

De Charonne au Biafra
ils étaient là à vendre leurs couteaux
à vendre leurs canons

Sur la cartographie de la misère
les grands
verrouillaient le monde
essaimaient leurs corruptions
ancraient leurs dictatures
dépossédaient les peuples
capitalisaient les étoiles
ensemençaient le futur de Forgeard goulus
et autres détrousseurs de rêves et de richesses
ils nous préparaient leur monde.

Publié chez Éditions Chemins de Plume

  ***

Mais, mai 2021
en ce temps
où il est toujours bonheur d'être là et d'avoir des amis...

Mai, reviendras-tu
 avec l'espoir de sauver le monde ?

JMS

 

Publié dans Textes de JMS

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Le mot de l'éditeur sur "Lointains et alentours" de JP Geay et Roger Bensasson

Publié le par Editions Chemins de Plume

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

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La phonétique du mystère

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

J'ai cherché dans la profondeur du rouge
et le flot bleu qui cogne aux apparences anciennes.
J'ai creusé les cieux, les mers
et l'immensité des regards quand éclate la tendresse.
J'ai observé la fleur dans la multitude de ses coquetteries
l'atome d'eau qui s'habille en étoile quand arrive le givre.
J'ai étudié le chiffre, la géométrie, la symétrie, le nombre dor.
J'ai croisé l'incalculable et l'indicible alphabet des beautés.
J'ai scruté les yeux de mon chat jusqu'aux griffures de lamour.
J'ai traversé l'attendrissement devant la douleur de labandonné,
et l'émerveillement devant le rire d'un enfant.
J'ai décrypté des langages subconscients
qui se disent en odeurs, en couleurs, en musique
et se nourrissent de l'esthétique secrète des magies universelles.
J'ai entrevu des prémonitions que le mot ne sait traduire.
J'ai vu le crépuscule applaudir les étoiles
et le plus grand que grand parler de l’infini.
J'ai vu le sublime ouvrir les clefs dunivers
dont je sais maintenant la mesure du mystère. 
J'ai aussi appris que ceux qui s'en réclament 
n'en n'ont jamais approché la taille. 
Je sais que toute naissance 
est un cri de joie dans la phonétique du ciel.
Désormais je peux faire le voyage 
mais je n'irai pas plus loin que moi.
 
JMS 20/04/21
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Entre les lignes de Jean-Marc La Frenière

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

J’écris entre les lignes
des phrases qui s’effacent,
des mots noyés dans l’encre,
des paroles sans mots,
des consonnes sans sons,
des voyelles sans voix,
un alphabet sans lettres,                              
des lettres sans adresse.
J’écris avec la main coupée de Cendrars.
J’écoute avec l’oreille de Van Gogh
qui délire dans Arles.
Je marche avec les jambes de Bousquet,
celle amputée de Rimbaud
où la gangrène gagne.
Je vois avec les yeux d’Homère.
Je monte avec les ailes d’Icare
et les bras de Sisyphe.
J’écris à cœur ouvert
pour une femme à ciel ouvert.
Je crois avec la foi d’un loup,
la tendresse des ronces,
la finesse des roses.
Je dessine avec l’encre des poulpes,
la couleur des abeilles,
le dessin des fougères,
la plume d’un oiseau.
Je n’écoute pas les chiens
quand la caravane passe
J’abreuve les chameaux
qui rêvent d’oasis.
J’écris avec la terre, le feu,
l’eau qui monte à la bouche,
le gosier d’André Laude
assoiffé d’utopies,
un arc-en-ciel en terre,
les hanches d’un violon,
la anche d’un hautbois,
les deux mains d’un potier.
J’écris avec les mains,
les yeux plus grands que la panse,
la pensée des pivoines,
le monde sur la langue,
l’injure entre les dents,
la tendresse en sautoir,
une fleur en bandoulière
sur les champs de bataille.
J’écris avec la bouche
qui n’a pas toutes ses dents,
la cervelle d’Artaud
sous les électrochocs,
les lèvres de Godin
qui réapprennent à rire,
la roulotte de Kerwich
où méditent les fleurs,
la sauvagerie des plantes
qui survivent en montagne.
J’écris entre les bombes,
les balles d’un sniper,
les mines à découvert,
les tigres de papier.
Je n’écris pas avec la langue de bois
ni celle des preachers,
le jargon des monnaies,
le charabia des banques.
J’écris comme un chien pisse
au pied des monuments,
comme un ange égaré
au milieu d’une banque.
J’écris comme un poème
dans les colonnes de chiffres,
une phrase d’enfant
au milieu des slogans,
une fleur de rhétorique
sur le bout de la langue,
une métaphore sauvage
au milieu des pelouses.
J’écris avec le cœur
avec tout ce qui manque,
ce qu’on jette au rebut,
ce qu’on n’ose pas dire,
ce qu’on n’ose pas faire.

J’écris avec les dents,
les œdèmes, les plaies,
les pansements de verdure
sur les blessures du fer,
l’humus des caresses
dans le jardin des gestes,
la tendresse des mains
qui soignent les vergers,
la patience des femmes
au chevet des mourants.
J’écris entre deux portes
où s’ouvre l’invisible.
J’écris entre les lignes
sans pouvoir m’arrêter.

Jean-Marc La Frenière

http://lafreniere.over-blog.com/

Publié dans Ils disent

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TRACES DELUMIERE invite Jean-Michel Sananès

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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Poètes ?

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Êtes-vous poètes, vous qui savez si bien flatter l'émotion
quand vous jouez du mensonge et de la surenchère
pour caresser vos haines ?

Laissez-moi pleurer, avec Mahmoud Abbas,
sur ces enfants palestiniens et ces femmes
que certains transforment en boucliers humains.
Laissez-moi maudire ceux qui, de quelque bord qu'ils soient,
ne font pas un pas vers la paix,
ceux qui, de la peur de l'autre, forgent leur impérialisme,
ceux qui, de demi-vérités, font des mensonges entiers.

Je sais l'internationale des peurs et ses intégrismes,
je sais Juifs et Palestiniens
aux jeux des apparences et grands mensonges,
je sais ceux qui jouent de la larme et du verbe pour préparer le sang,
ceux qui usent de la traîtrise des mots
pour appeler le crime, la vengeance et la mort,
je sais cette doctrine qui refuse le droit de vie à l'infidèle,
je sais aussi qu'aucune paix, aucun amour n'est possible
tant qu'une idéologie programme un holocauste.

Poètes, qui chantez si bien
la misère et la haine,
demandez-leur de ranger les drapeaux, Dieu et l'épée,
demandez-leur d'épargner leurs enfants,
d'épargner tous les enfants.

Laissez-moi vous parler des femmes de paix et des familles
qui traversent les frontières pour partager leurs larmes.
poètes, nous avons mieux à faire que de chanter la haine,
que de faire rimer des suffisances idéologiques
qui se nourrissent de martyrs
dont le prix du sang se négocie en revenus.

Je sais ceux des deux camps pour qui la vie
n'a d'autre prix que celui de leur ambition.
Il est si facile de jouer de la larme et du chagrin
pour tisser la haine.
Si facile de chanter avec ceux qui réclament des trêves
pour ne jamais parler de paix.
Si facile d'oublier l'exécution
de ceux qui ont tendu la main à leur ennemi.
Si facile de psalmodier avec ceux qui professent la mort
du Juif, du Chrétien, de l'Athée, du Zoroastrien.
Si facile de se pavaner en jeux d'écriture
plutôt que de parler de réconciliation et de partage
alors qu'il conviendrait de s'insurger
contre cette charte qui, de Gaza à Damas,
réclame le meurtre des dissemblables.
Poètes qui parfois si bien dégainez la rime,
sachez que si Mein Kampf avait été écrit en vers
il ne serait pas moins Mein Kampf
et qu'un crime aussi bien rimé soit-il
n'en est pas moins un crime.

Poètes, cessez de jouer
du passionnel contre l'évidence du devoir de fraternité.
Poètes perdus dans ce nouveau pétainisme
où, de tous bords venus, chacun, de son mieux,
fomente sa croisade contre la laïcité,
la République, et le même droit pour tous,
arrêtez les internationales des lâchetés
et ces silences grandioses
quand meurent assassinés les Ouigours
les Kurdes, les Yazidis et les Chrétiens d'Orient.

Je sais où est mon désespoir
quand un dictateur vaut mieux
qu'une république qui cautionne le crime religieux.
je sais le choix entre le pire et l'inacceptable,
je ne me veux ni de l'un ni de l'autre.

Sur le chemin, loin des sponsors de haine,
laissez-moi chanter la justice,
car je sais où habite ma douleur.
Mon seul intégrisme est l'amour de l'Humain,
mon unique devoir est de lutter pour la Paix.

Laissez-moi, avec des mots sans rancœur,
aimer l'humain et ses utopies.
 
Poètes, levez-vous avec moi
contre tous les bonimenteurs nationalistes.
Nous ne sommes pas là pour guerroyer, chanter le crime
et devenir promoteurs de haine,
nous sommes là pour l'humain,
pour défendre les visages multiples de la vérité,
pour chercher des chemins où tous
connaîtront le droit de vivre, de respirer et d'espérer.

Et même armé de l'évidence du droit
n'oublions pas que l'homme, face à nous,
est un humain à qui tendre la main.

jms

 

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Article publié depuis Overblog

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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Au passage du désir.

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

J'écoute le bruissement de la feuille dans les mains du vent. Je parcours les sommeils du verbe. Le silence crisse dans l'imagination. Les syllabes s'étiolent comme des arbres sans racines quand le mot joue l'abstraction. Au monde des ombres, je ne suis qu'une odeur qui se heurte aux inquiétudes du jour, une phrase qui voudrait dire l'infini. Dire l'infini, car sinon, à quoi bon parler, désirer, ou vouloir aller plus loin. La page se perd quand l'envie de faire oublie de servir les besoins de l'âme et cesse de décrypter le profil de l'immédiat.

Dans la fragilité de l'instant, l'émotion voyage en intérieur, je n'invente pas la beauté, je la lis dans l'épaisseur du moment. La poésie n'est en rien un désir, c'est une impulsion qui résonne aux besoins de l'âme, elle ne doit trahir ni la beauté, ni la joie, ni la douleur. Le sang des mots se noie quand l'esthétique caresse le ronron de l'apparence pour y jeter ses ersatz de miel.

Je voudrais écrire avec des mots d'arbre, des virgules de paille et des musiques de vent, être le visage du chevreuil loin de la visière du fusil, le premier cri du nouveau-né. N'être que le désir de ne plus désirer pour, enfin, et seulement, vivre. Vivre libre de moi, mêlé aux heures du jour, plus haut que l'inconscient du désir. Être dans les regards de la vie.

À l'heure ou l'automne s'éveille, j'aimerais qu'un oiseau se pose sur moi, comme bénédiction sur l'épaule de l'enfant. Qu'un battement d'ailes me traverse. J'aimerais, tous mes sens à l'écoute de cette symphonie de silence agité qui se nomme le vivant, aller à la traversée du chant cosmique sans rien abîmer au passage du désir.

Jean-Michel Sananès

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À Léo

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À Léo

Tu es l'aile brisée d'un oiseau de rire  
Posé sur une odeur de tristesse égarée
Tu es là, dans la voix des siècles  
Grain de sable sur ce chemin d’hier
Où se gravent les vieilles nostalgies
Tu es là, à ferrer les joies pastel
D'un crépuscule inachevé
Au pas d'un enfant funambule d’avenir
Tu es là, à accoler la tendresse aux misères de l’oubli

Le jasmin a égaré ses certitudes
Heure et mort jouent à demain peut-être
Pourtant, en ces jours d'automne
Le printemps frissonne encore
Sur le givre froid des robes de cristal
Où le ciel se cherche

Avec le temps Léo, le silence s'égare sur les promesses
On s’aimera, unis et dispersés comme ces poignées de blé
Que l'on jette au vent
Comme l'herbe verte sur d'anciennes saisons
Comme moisson que le glaneur attend.

jms 26/03/21

 

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