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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Devenir homme

21 Juillet 2011, 09:13am

Publié par Cheval fou (Sananès)

On ne devient un homme que lorsque l’on comprend que la tendresse n’est pas une forme nécessiteuse de l’amour mais la pleine expression de l’amour hors des contingences des exigences du désir.
J’affirme que sans tendresse, il n’y a pas d’amour authentique.

JMS

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Ô ma douce

13 Juillet 2011, 13:18pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Ô ma douce

Si tu savais, moi, ton ténébreux chevalier

Ton forgeur de rêves et de tendresse

Sous la lune aux clartés dépolies

Alors que le vent tire ses nuages

à l’ombre bleue d’une nostalgie attardée

Si tu savais

Moi, ton forgeur de rêves et de tendresse

Moi qui parcourt l’innocence des pays d’enfance

Je me suis fait attaquer

 

Ô ma douce

Ils sont venus à plusieurs

Ils sont venus du fond du printemps

Du profond de l’été et de partout

Ils ont déchiré ma quiétude et la saveur des lavandes

Maintenant, j'ai mal à mon orteil droit à mon pied gauche

Sans me monter le coup, j’ai mal partout

Par chance, ils ne s'en sont pris ni au cœur

Ni au noyau de mon âme

Ils n’ont rien touché de ma conscience ou de mon envie de rire

Ce n’est que du sang qu’ils m’ont arraché

 

Ô ma douce

Les as-essaims du clair de nuit

En bande sont venus

Leurs hordes-z-ailées m'ont mordu

Les bras les jambes

Tant et si bien que moi-même, ton capitaine courage

J'ai pris mes jambes à mon cou, mon tuba bleu

Et je me suis caché dans la baignoire


Modeste victoire

Les moustiques iront manger ailleurs

Rassure-toi, je ne leur ai pas dit que tu étais douce et délicieuse

Et surtout, je ne leur ai pas donné ton adresse

Si tu en vois, je n'y suis pour rien
Mais s'ils te disent je t'aime, alors sûr que j'y serai pour quelque chose.

JMS

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5 juillet

4 Juillet 2011, 14:01pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Ma maison d’autre mer est restée in-accostée

Mes rêves encore y naviguent dans une eau de sel

Mes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdus

J’ai du sable et des fissures de pierres dans le flot escarpé d’une enfance qui s’enfonce

Je piétine une obscurité de décennies qui grésillent comme des branches de palmier

 

Au matin, mon âme se perd dans de petits jours où les boutons d’or sont en exil

Dans la cadence apatride du cœur, j’arpente l’aigre du destin

Je palpe le cri mort du vent dans l’oued, je ploie les rides tristes d’un regard dépoli

Dompteur de chauves souris et de rêves interdits, j’accoutume l’oubli

 

Mes rêves naviguent encore

Et si le sel se noie, je me souviens la règle sur les doigts et le cri de la craie

Encore je me souviens de la couleur des joies et du partage des rires

 

Avant qu'on ne déterre le verbe partir et le rouge du sang

J’aimais l’ombre et la tanière des mots

J’aimais le vent et les cyprès

 

Loin de ma maison d’autre mer

J’ai vu valser les chrysanthèmes

D’hier à aujourd’hui, j’ai vu courir la vie

Et ceux qui en partent comme l’on divorce d’avec le jour

 

Encore mes rêves naviguent entre la pluie et l’insomnie.

 

Près de ma maison d’autre mer

Le temps trahit l’enfance

Il n’y a pas de retour

L’ivresse des prières déclame la mort

Jusqu’à la fin, il me faudra fissurer la pierre

En extraire des graviers de mémoires

 

Courir, écrire, me taire, sur les moiteurs de l’aube

Courir, écrire, se taire

Ne rien oublier n’efface pas la frontière

 

Je marche sur des cadavres de rêves oblitérés

Les territoires de l’exil enfantent la nostalgie

Mes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdus.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" - Editions Chemins de Plume

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Exposition Slobodan

4 Juillet 2011, 13:57pm

Publié par Cheval fou (Sananes)

Invitation-expo-slobodan.jpg

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