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jms - a paraitre

Aux frères d'utopies et à mes frères

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À JML

Les frères d'utopies désespérées et du silence savent que les hommes ne se classent pas en espèces, couleurs, religions, ni selon leur capacité d'apparat, leur puissance, leur technologie ou leur culture. Il est des territoires sans haine où seules leurs aspirations différencient les hommes et peuvent les magnifier en élevant l'humain jusqu'à la beauté.
Quand je dis 'beauté', il ne s'agit pas, bien sûr, de ce ressenti culturel qui associe les apparences à une forme esthétique, mais bien de l'intangible vibration qui orchestre le chant des âmes.
Avec Jean-Marc La Frenière, je crois que la voix de Chibouki, son loup, comme celle de mon chat, pèsent plus dans l'univers que celles de n'importe quels assassins. Les animaux ne prient pas au pied des bûchers ni ne les allument, ne capturent pas les enfants des peuples à genoux pour les asservir. Les animaux ne savent ni le mensonge ni l’hypocrisie, ils appartiennent à une intelligence cosmique du vivant qui ne possède ni ne soumet.
Aucune existence ne peut se départir d'un subconscient supérieur qui fait qu'une minuscule tête de poule contient suffisamment de conscience pour que, quand le danger est là, elle attire le prédateur loin de son nid, lui offrant sa vie afin de le détourner de sa nichée.
Avec Jean-Marc La Frenière qui dit : "j'écris à cœur ouvert…", je crois à "la foi d’un loup, la tendresse des ronces, la finesse des roses". Avec lui, je crois aux vérités essentielles, loin de ceux qui pensent que la beauté est en vente Place Vendôme. L'élégance ne s'achète pas ! Elle est sur nos chemins, là où nos cris se croisent dans un monde où la rentabilité, l’avidité, ne font pas bon ménage avec la conscience.
Le poète qui vide son âme dans les mots, sait que l'élégance est dans la main tendue, l'oreille que l'on prête à l’autre et le cœur ouvert aux laissés pour compte.
Quand les mots de Jean-Marc La Frenière nous parlent du frisson de l’herbe et des chapelets d'un alphabet de bonté, j'entends le cri des âmes suinter dans son encre. Comme lui, je suis d'espoir tenace quand il nous dit : "Un jour, je l’espère, chaque rêve durera plus longtemps que la nuit".
JMS le 4/12/2021

 

Publié dans JMS - A paraître

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À mes amis de SOS Racisme et à la mémoire des siècles

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

S'il y en a certains que je ne zemmour pas,
sur ce chemin où les siècles m'émiettent,
je sais, comme chacun de nous,
que des millions d'ancêtres m'ont précédé,  
que par voie transgénitale,
ils m'ont transmis quelques chromosomes
et de vagues mémoires.
Tous sont en moi, mais quand je nous parle,
je suis un être gigogne dans la résonance des siècles
un écho d'homme sans armes, ni armures,
un homme fait du sang de tous,
un multiple de leurs rires et de leurs larmes.
Mon sang d'athée, mon sang d'arabe, de berbère,
de nègre, de juif, celui de mes mères,
celui des violeurs, et mon sang d'humain,
je les porte dans ce sac à mémoires
qui n'oublie rien du pain sur la table,
rien des pétillement des jours d’anniversaire,
de la photo retrouvée, ni du bonheur.
Qui n'oublie rien non plus des jours d'incertitude et d'attente,
des coups tordus et de la milice.
Et même si tout cela n’est qu'une goutte d’éternité,
s'il est encore des jours où la rumeur cogne côté chagrin,
quand je nous parle, je ne suis jamais seul.
Je ne suis jamais seul et je nous respecte tous,
et parfois je nous aime.

JMS le 6 décembre 2021

Publié dans JMS - A paraître

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Pleure la lune

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Pleure la lune pour l’eau,
à ses yeux, la brume s'est faite larme.

Pleure le bleu au ciel,
à l'heure du plomb et des armes, les oiseaux n'y vont plus.

Pleurent mes rires, au festin des chasseurs
les têtes d'anges et de biches ornent les cheminées.

Pleure le ciel pour les enfants,
les mères  vident leur ventre
pour des monstres qui  partout vont en armes.

Je glapis des prières qu'un ciel sans oreilles
naufrage dans les silences de l’espérance.

Le silence est si vaste que mon cri s'est éteint,
les temps me font si mal que mes rêves claquent la porte.

Un jour peut-être, s'asséchera le flot de mes chagrins,
un oiseau de raison aura son nid dans la tête des guerriers,
peut-être encore, un homme y sèmera l'amour et le blé.

jms 2021

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Voyage fractal

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Petit flocon  de neige
milliards d'atomes aux architectures d’étoiles
sous des cieux étincelants,
trilliards de brillances en ce firmament
où mes rêves se diluent,
Voie Lactée, ma mère originelle
éblouissante beauté, immense et minuscule
dans le vide sidéral des multitudes galactiques,
je vous regarde,
moi le fils de poussière,
égaré dans ces dimensions enchevêtrées
où des myriades d'astres palpitent.

Je vous regarde,
dans l'aurore des systèmes cosmiques
irradiant la musique du Big-bang et l'enfance des jours.

Je vous regarde,
moi l'enfant de larmes, de sel et d’eau,
fils d'une constellation cellulaire qui porte mon nom,
moi qui, des dimensions de l'infime, mesure l’infini,
moi qui, parmi vous pour un temps,
traverse ces espaces interplanétaires
où la matrice de l'infiniment petit fait ma substance.

Je vous regarde,
dans la nuée des assemblages infinis
du Mystère qui emplit la Question.

Je vous regarde,
moi l'enfant d'une supplique quémandant de savoir :
- Qui, de ce corps, Énigme dans cette matière subliminale,
dépasse toute chose et toute conception ?

Je vous regarde,
et me demande si j’existe
ou si je ne suis que le fruit de Votre imagination ?

JMS 14/06/21

 

Publié dans JMS - A paraître

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La somme des espérances

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

C'est l'heure du chat,
la lune gravit des silences de griffes,
sur l'ombre des jongleurs, la fête foraine ouvre le ciel et la Question,
le torse d'un enfant joyeux déploie un rire grésillant dans une mer de nuages,
"Sois sage petit père", disait sa mère.


Le clown se souvient,
ardoise en main,
il fait la somme des espérances, le décompte des douleurs.
À l'encre rouge,
il sigle au bas d'une page
le solde des illusions.
C'est la rencontre du présent et du jour qui le rattrape,
est-ce l'Heure ?
Des cargaisons de clameurs naviguent dans le ciel,
les martinets se sont égarés,
l'orgue du lointain joue un air de barbarie.


Grain de poussière dans l'infini du temps,
je Te guette
Tu es partout,
immense comme le silence et le Mystère.
Et Toi, en quoi crois-Tu
si l'espoir est une croyance aussi étroite que la vie,
aussi vraie que le mensonge a toujours taille d'apparence ?


De mon plus cher neurone,
je scrute à l'intérieur des choses
dans les revers du costume des mots,
dans les poches secrètes du verbe,
dans le frisson des questions
Et les silences de l'insavoir,
y es-Tu ?


Je navigue dans l'échoppe de mondes en partance,
traverse l'écorce de mémoires qui griffent mes printemps,
Tu m'attends, dis-Tu,
Et moi, incrédule, je Te crois !


À partir pour partir,
même si je n'ai pas fini de rire ni d'aimer,
cartes en main,
je préfère partir sans jamais avoir fini d'espérer et rêver,
partir en sachant ce qui me mènera à Toi
Et y aller après avoir anéanti
jusqu'au souvenir des conseils nécrophages
que clament les "sois sage" et les tombereaux de "fais pas ci, fais pas ça".


Je veux partir d'avoir trop aimé,
d'avoir croqué à l'amour étoilé

Et au plaisir enfantin des carrés de chocolat noir
et de caramels mous.
Je ne partirai pas sans mon content de plaisir et de joie,
pas avant d'avoir écrit une dernière page sculptée comme un cantique,
pas avant m'être gavé de bouffées de ciel.
Je veux mourir de joie et de tendresse,
brader la tristesse,
acheter la rue de la paix et la gare Montparnasse
Au Monopoly de la vie
je veux jouer à "va et aime".


Face au miroir
j'ai enlevé mon nez rouge, gratté la peinture
et arraché le rire,
tout maquillage est inutile,
je sais qui je suis.
Je veux un dernier tour de manège,
avant d'aller revoir mes chats.

jms le 10 juin 2021

Publié dans JMS - A paraître

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Appelle-moi "oiseau-myosotis"

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'enfance court comme un serpent d'herbe et d'eau, sans passeport, sans passe-mots, sans maux de passe, sans passe-douleur. Pas de frontières. Elle chante les Marseillaise d'un exil triomphant.
Je peuple la terre, je campe dans les jardins d'âme où la beauté cherche son camp. Je fais triste au pays d'homme quand la souffrance fait ses provisions d'arbres, de pluies acides, d'enfants de la faim, de bombes, de bêtise, et se gave de la sueur des pauvres. Je voyage, je passe entre les heures, entre le passé et la timidité du bonheur, je ne vieillis pas, je fane comme une herbe sauvage que l'eau de l'espoir cesse d'arroser.
Je cueille des cernes sur les grimaces du corps, je ne sais où je suis, je vis ou meurs dans cette foire au temps à vivre où les jours, les heures, m'épuisent, et les années s'effacent sur des calendriers en détresse. Mon cœur bat tambour, je t'aime avec des yeux affamés et, quand je dis cela, c'est de la Vie, écrite avec un V cathédrale dont je parle, comme je parle aux oiseaux, aux rêves et aux promesses qu'elle enferme. J'aimerais lui donner des ailes à offrir aux enfants de demain, les protéger des fous de dieu, comme il faut protéger la vie, la terre et le ciel de la folie des hommes. J'écoute, respire et cueille des prières d'alouettes, je ne voudrais pas fermer boutique avant d'être certain que mes enfants apprendront la paix et le rire et l'enseigneront à ceux qui viennent. J'écoute, plus haut que les murs à meurtrières où gémissent des folies endimanchées et des lucidités d'oiseaux seuls. Leurs cris dessinent le ciel, se faufilent entre les doigts des nuages, entre la fourche, la faucille, et les dents de la Mort. J'y ai perdu ma langue, usé tant de cris à dire. J'ai peur.
Quand le feu assiège le silence, la rumeur s'ébroue comme une ombre verdâtre. Mains plaquées sur mes deux oreilles, je ne veux plus écouter le bruissement des nuées de pensées incendiaires qui s'évadent des multitudes gémissantes. Je ne veux plus savoir les cauchemars des verbes tétanisés au fouet de la bienséance. J'irai sans passeport, tête en l'air, et murmurant des noms oubliés dans le vide sidéral.
Je taille au-delà de la faille du désir et celle des possibles, entre le brouillard des origines et cette racine première d'une mer éteinte où se perd ma première larme. Dans une mémoire saline, je Te cherche dans l'ombre des rues de Tolède à celles de Tétouan. Je chercherai le Juste jusqu'à ma mort. Je marcherai jusqu'à ma dernière bataille en pensant à vous, vivant dans l'ébène et l'ocre des peaux parmi les couteaux et les haines du sud, jusqu'à ce que nos yeux broutent la poussière pour en faire du silence.
Je suis un gravier qui chante et danse dans l'arithmétique des temps passés, un rebut d'oubli qui cabre le présent. Je suis ce cri que l'on ne connaît pas et qui suit la courbe des millénaires. Appelle-moi "oiseau-myosotis", laisse-moi barrir dans la douleur des éléphants et dans la cartographie des conquérants qui rougissent les mers de sang, et la mémoire des hommes, celle du goéland, celle de la savane. Je suis l'enfant d'Hiroshima qui dort près des enfants d'Anne Franck. Je suis ceux qui ne viendront plus. Tant de portes se sont fermées que les enfants, foulant les traces de leurs parents, n'ouvriront jamais. Les maisons de l'enfance entassent nos rires derrière des portes fermées.
Je n'ai de domaine nulle part, clef au cœur, j'attends la nuit et les passe-verrous qui ouvriront ma maison d'autre rive. L'insolite appel des clairs-de-nuit du subconscient, les reste-là, les reviens-nous, clament les vestiges d'un passé interdit. Il y a tant de regards que l'on jette aux orties quand on retient la main qui se tend, tant de crimes semés, quand l'on ne conjugue plus le verbe aimer. Je veux récolter des mots d'enfants, des joies d'écureuil et des galops de gazelles, en mettre sur les chemins, bâtir des passerelles.
Je veux que chacun sache la couleur du verre et de l'eau quand un homme a soif, que chacun sache la lumière que libère chaque don de soi, chaque promesse tenue. Je veux voir des pelouses de pivoines et des fleurs que l'on ne piétine pas, des coquelicots que l'on ne coupe pas. Je veux que chacun se nourrisse de "La centaine d'amour" de Pablo Neruda, que chacun, même en imagination, adopte un arbre, un enfant, un oiseau, un carré de terre, et qu'il s'en sente responsable. Je veux que l'on parle aux vagues, à la mer et aux poissons, avec l'amour que devraient avoir ceux qui s'en nourrissent, et ne plus jamais voir d'oiseaux englués dans le mazout.
J'aimerais serrer un arbre dans mes bras, lui demander de me consoler de mes peurs et lui demander pardon, apprendre à préférer une confiance fragile au soupçon et à la défiance. J'aimerais défier la nuit pour acquérir des étoiles et savoir que si la lune nous fait crédit c'est qu'elle risque sa lumière pour éclairer le chemin. L'existence ne se nourrit pas de misère. L'Obscur demande la lumière pour grandir l'Amour.
Ce soir, il est tard, j'attends le dernier courrier du futur, je suis las des noms effacés sur le calendrier des amours égarées.
Revenez, revenez, revenez, je ne vous oublie pas, je n'oublie rien, je n'oublie pas.
Déjà, j'ai cueilli trop de cernes sur les grimaces de mon corps, j'attends le grand sourire.

jms 5 juin 21

 

Publié dans JMS - A paraître

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Les voix se sont assises

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Les voix se sont assises sur le chemin
et l’écho s'en est allé
plus loin que les couloirs de l’heure.

Le matin se cherche comme court ce chat
qui m'attend dans un ailleurs des rires
que la raison endigue.

Parfois, sur un rebord de crépuscule,
sous un ciel où se rassemblaient les hirondelles,
une tendresse ou un rire me revient
parmi leurs envolées aux retours incertains.

Est-ce le tien ma mère ?          
Ou une brisure d’éternité
qui retiendrait son souffle ?  

JMS 14-12-19

  

 

Publié dans JMS - A paraître

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J'écris

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Avant, mon monde se réduisait au quotidien,

aux bruits de la vie et aux problèmes

rencontrés sur une route qui cherche l'avenir,

je me demandais qui de nous, lors du voyage en absence,

garderait le chat ?

Mais les jours passent et je pense à toi ma mère,

à toi mon père, et à vos mères et pères,

et maintenant, je vois plus loin que moi,

plus loin que mon chat,

plus loin que nous,

et je me demande qui gardera le passé, les bruits,

l'odeur de vos peurs et celle de vos victoires,

alors j'écris.

 

Je sors de vieilles photos,

celle d'Adrien mort sur son char

tiré par un sniper le jour de la libération de Paris,

la photo prise par grand père au poste de la Cascade,

celle de l'oncle Ephraïm qui ne revint pas des Dardanelles,

celle du grand oncle parti dans les fumées de Dachau.

 

Je pense aux noms des cousins gravés sur la pierre

des monuments funéraires,

je pense à ceux qui salissent leurs tombes,

je pense à l'oubli qui enterre les mémoires,

je pense

je pense que si le temps me reste,

il me faudra dire.

 

Je pense et me demande qui gardera le passé,

les bruits, l'odeur de vos peurs et celle de vos victoires,

alors j'écris.

 

JMS

Publié dans JMS - A paraître

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Hommage aux disparus du cinéma

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Texte écrit pour le spectacle ayant pour thème le centenaire des studios de la Victorine à Nice,  donné lors du  Salon du Livre de Nice le 31 mai 2019

 

C'est un temps de rien,

C'est votre voix, Monsieur Marielle,

qui à jamais retentit

sur ce chemin d'absence où les heures se perdent.

C’est un temps de rien, un temps de tout.

C'est votre rire, Monsieur Rochefort, qui s'égare dans des nuits d'océan.

C'est la présence indistincte d’un oiseau blessé

et le jour qui revient sur la pointe des rêves.

C’est un chandail de brumes oublié Hôtel du Nord

et Arletty qui traverse le cri d’un amour,

c’est une gueule d'atmosphère qui s’éloigne sur la pointe des pieds.

C’est le rire des oubliés qui claque à contre silence,

Raimu qui "nous fend le cœur",

la nostalgie qui cherche ses mémoires au royaume des disparus.

C'est une dernière larme au rebours d’une montre arrêtée.

C'est encore entendre Jean Gabin dire "T'as d' beaux yeux tu sais"

et ne rien oublier du regard de Michèle Morgan.

C'est à l’encre du rêve et du cauchemar,

ce Vieux fusil, aux mains de Philippe Noiret.

C'est revoir Michel Simon dans Le vieil homme et l'enfant.

C'est Casque d'or aux bras de Serge Reggiani.

À l’heure où le jour s'assombrit,

c’est la nuit qui tombe sur les rires du matin,

Bourvil et Galabru dans leur dernière tirade,

Jean Cocteau et Jean Marais à la Victorine,

Annie Girardot qui retrouverait la mémoire,

Anémone sur Le grand chemin,

 Agnès Varda surfant sur la dernière vague,

et la voix de Sacha Guitry qui nous conte Paris.

C’est un temps de tout, un temps de rien,

une vieille nostalgie oubliée Quai des Brumes.

C'est une muraille de mots

que le silence enferme.

 

JMS

 

Publié dans JMS - A paraître

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Mémoire des pierres

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Me revoilà,
Après les retours de vacances, les retours de manivelle, ceux d'ascenseur ou d'exil… me voici de retour d'écriture avec un nouveau recueil de textes et photos :

Mémoire des pierres

Oui, je le crois les lieux ont une mémoire qui souvent m'émeut.

Mémoire des pierres

Mémoire des pierres - Jean-Michel Sananès - Éditions Chemins de Plume

Mémoire des pierres

Publié dans JMS - A paraître

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