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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Articles avec #textes de jms

Ne croyez pas l'histoire - JMS

13 Septembre 2017, 11:51am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Une petite vidéo, avec une musique de Bruno Sananès, sur un texte faisant partie du livre CD "Occident/Accident de conscience", première fois où j'ai osé lire moi-même quelques-uns de mes textes.  

Tous mes remerciement au peintre Slobodan qui m'a autorisé à introduire un peu de son monde onirique dans cette animation, et au photographe Jean-Paul Pradayrol qui m'a permis l'utilisation de ses photographies de paysages.

 

Pour la petite histoire, toutes les photos de soldats sont des archives familiales de 14/18 et 45, l'un d'eux, comme je le relate dans le livre "Juliette", a écrit des Dardanelles, à sa mère, lui annonçant qu'il ne reviendrait pas du combat annoncé le lendemain ; l'autre celui à veste blanche en début de vidéo, est mort sur son char, le jour de la libération de Paris, tué par un sniper.

https://youtu.be/Wc1twCwFH2E

 

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Et encore et encore je chercherai

1 Septembre 2017, 18:26pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Que la mort vienne comme une femme trop belle
Dont on craint l'abandon sur un autre coin de vie
Où, sans elle, plus rien n'aurait de sens


Que le jour s'en aille en ailleurs de crépuscule
Aux lunes arrachées


Encore
Je chercherai une flamme aux yeux de mes enfants
Et les étoiles dont on m'a dépouillé
Et les rires piétinés de mille générations d’hommes esclaves
Que je ne sais réparer


Encore
J'irai parmi les champs de douleurs où s'étiolent les exploités


Encore, je chercherai
Par delà le néant, les routes du pardon


Que la mort vienne
Que le jour s'en aille
Emportant les battements de ce cœur
Qui ne voit plus passer ses rêves


J'irai là où la mort m'attend
Voir
Si encore un peu d'amour peut raviver le vent
Voir
Si l'amour peut encore sauver l'enfance des devenirs.

 

JMS

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Petit délire à trois balles, mais aucune ne tue

25 Août 2017, 06:46am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'été j'habite souvent à coté de mes pompes

pourtant elles ne sont pas funèbres

 je me cherche
 

à l'intérieur

à l'extérieur

 

me retrouve en

en continent rêve

 

me perds

aux sentiers du doute

alors que mes chaussures

squattent le jardin

en attendant que je revisite la vie.

 

JMS

 

 

 

 

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L'enfant, la nacre et le poignard

28 Juin 2017, 08:15am

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'enfant tenait dans sa main un coquillage nacré
né des soubresauts de la mer et du sable.
Il croyait tenir toute la beauté du monde.
Il en avait fait son refuge, son lieu sacré, son royaume.
 
Grandissant, il avait eu des jours de quête, des chemins de hasard
avant de croiser la brillance de mots tombés d'une croix, d'un croissant, d'une étoile.
De contentieux millénaires, de vieilles rancunes et de routes d’intransigeances,
il avait fait un drapeau porté en armure au service d'un sang de haine.

 

L'amour et la raison erraient encore au royaume d’un vieux coquillage nacré.
Les mots de livres millésimés avaient fermé toutes les encyclopédies de la vie.

L'enfant ne savait plus que c'est dans la douleur, l'espoir et l'autre
qu'habite le regard ouvrant un chemin de lumière.

Personne ne devrait être un poignard pour qui n'est pas comme lui.
Un même chemin ne peut-il pas porter bien des pas ?
Les jours et les routes ne se rejoignent-ils pas en un même endroit ?
L'enfant apprendra-t-il que seul refleurit l'amour que nous avons sauvé ?

 

JMS

 

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Si tu savais

4 Janvier 2017, 13:59pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Si tu savais comme j’aime la vie
je ne suis pas triste
je vis d’humour et de rire
mais si tu savais comme le monde me fait mal

si tu savais l’inventaire de mes amours
et tout ce que je peux aimer, boire, embrasser d’un simple regard

Si tu savais l’inventaire de mes craintes
le frisson de mes peurs

Si tu savais mon bonheur
J’ai un chat et des fleurs
un soleil posé sur la mer et une fenêtre ouverte.
Si tu savais…

Si parfois j’ai peur
c’est pour ceux qui resteront habiter ce futur de pouvoir
de famine, de djihad et d’argent
sans abeilles, sans rêves

Si tu savais comme j’aime la vie
les enfants, les coquelicots, les moineaux

Si parfois j’ai si mal
c’est pour ceux qui, chaque jour, ont peur du lendemain.

Si tu savais comme j’aime le bonheur et la vie
Quand je partage le rire et la douleur
c’est qu’à ma façon, j’appelle un monde meilleur
je ne demande que du pain et du rêve sur chaque table.

JMS

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Voeux 2017

1 Janvier 2017, 12:25pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

J'écris des mots où je me retrouve,
j'écris des contes où je me cherche
et des poèmes où je laisse mon cœur.
Je jette le mot vers les sommets de l'invisible,
je suis une pensée fragile flottant dans le naufrage,
un cri perdu à la recherche d'une oreille, un enfant qui sait :
les paroles, trop haut jetées, souvent ne sont que des mots en l'air.  
Je suis celui qui cherche les portes du rêve
quand partout la rumeur susurre :
"Cherche le bonheur dans ta cage et ne regarde pas trop loin,
ne regarde plus ailleurs".
Je ne suis qu'un petit homme perdu dans l'enfermement des possibles,
qui se heurte aux couteaux froids de l'indifférence
et d'un aveuglement sucré où l'inconscience s'attarde.
Partout le monde se fait mur.
Qui ouvrira des portes si plus personne, ici, ne sait qu'il est frère de toute vie ?
Je suis l'enfant qui comprend que trop souvent les têtes adultes
deviennent trop petites pour être peuplées de rêves.
En cette année qui vient encore, je veux être un enfant qui croit à l’espérance,
cette utopie qui fait que le monde est encore vivable.
En cette Nouvelle Année 2017,
je vous souhaite l'enfance perpétuelle
et des rêves plus grands que les mirages,
des rires à partager et un destin à hauteur d'âme.
Je vous souhaite des trop-pleins d'amour
à en réparer la fraternité.
 Je vous souhaite l'amour et le soleil.

JMS le premier janvier 2017

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Un temps de rien

21 Novembre 2016, 18:36pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Un temps de rien
A Léo mon chat, mon espiègle pacifique
qui vient d'être battu, mordu et amputé
ce cri de bruine
en ce temps de rien
où l'innocence porte ses douleurs
quand les haines fleuronnent au sommet de la bêtise
 

Un temps de rien

C’est un temps de rien, un temps de tout.
Un cri de baleine perdu dans des nuits d’océan
la présence indistincte d’un oiseau blessé
et le jour qui vient sur la pointe des rêves.

C’est un bleu perdu dans le chandail des brumes
une fête qui se joue dans le cri d’un amour
et Verlaine qui s’éloigne sur la pointe des pieds.

C’est une nostalgie qui cherche ses mémoires au royaume des vivants
un cliquetis d’aiguilles qui cherche sa route au rebours d’une montre arrêtée
et la chaussure de Rimbaud à l’orphelinat des amputés.

C’est Soutine et Chagall cherchant leurs pinceaux
l’encre du rêve et celle du cauchemar à l’heure où le jour se dissout
et la nuit qui tombe sur le rire des enfants.

Ce sont les mains de Grand-Père s’approchant du poêle
Apollinaire et Max Jacob mourant loin de la Ruche
et cette muraille de mots qui entrave le silence.

C’est un temps de tout, un temps de rien
le jour qui passe sur le visage d’un ange
et la nuit qui se lève sur un visage de femme.


C’est une nostalgie qui croise la brume
un chien qui court comme on efface les siècles
et la mémoire qui se cherche au royaume des morts.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" aux Éditions Chemins de Plume

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Fils de la mémoire

21 Juin 2016, 18:02pm

Publié par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Même en creusant son encre du plus profond de son cri au dernier reflet du miroir, l'homme cherche sa route sans savoir que de tout temps elle était en lui, inscrite dans sa mémoire identitaire. Il ne le sait, mais qu'il veuille le fuir ou le garder pour guide, qu'il aille au nord ou au sud, même s'il navigue à la godille entre l'envie de plaire et le besoin d'être, l'homme est prisonnier du livre de ses vérités. Aucun hasard ne l'éloigne durablement de qui il est.

jms

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Le cri du caféier

3 Mai 2009, 16:42pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

C'était il longtemps, si long-temps que ni toi ni moi étions là.
Le temps meublait le silence, on n'avait pas encore inventé le cri.
La souris attendait le gruyère et le chat n'habitait pas encore l'Egypte. 
La terre était peuplée de brocolis sauvages et de brontosaures affamés en quête de pâture sous des nuits enlunées.

Paniqué un caféier conscient du danger, partit mettre à l'abri sa progéniture, le plus loin possible, il visita la terre et fit des maisons au bout du monde, en Arabie, en Afrique et en Colombie pensant que ses bébés caféiers - prenez en de la graine- seraient hors danger. 

Hélas, après avoir mangé les brocolis sauvages et les brontosaures affamés, la bête à deux pattes, celle qui marchait debout, debout comme un arbre avec deux bouts de pattes, joua à inventer.
Elle inventa le cri, le crime, le lard, le larcin, le beurre, l'argent du beurre et aussi l'argent qui ne fait pas le bonheur. Mais la bête n'était jamais satisfaite aussi recommença-t-elle à inventer. Elle s'inventa un nom Homme.  Elle inventa le bateau, inventa des rames, inventa des voiles, soumis les femmes, les bateaux à voiles. Puis elle captura un chameau puis deux puis plus, en fit des queues leu leu, en fit des caravanes et fouilla de font en comble et d'est en ouest l'univers contenu dans ses cartes.
Brutal comme le silence quand on tait les oiseaux, la bête se glissa partout comme une rumeur, je dis bien comme "une rumeur" et non comme un "on dit". Ce fut une rumeur qui tourna mal, car en fait, très vite elle devint  un "on fait", mais pas n'importe quel "on fait", ce fut le plus terrible de tous, ce fut un "on fait tout et n'importe quoi".
Cela, était il y a longtemps, mais pas aussi longtemps que quand vivaient les brocolis sauvages et les brontosaures affamés, même, si ni toi, ni moi n'étions pas encore là.
En ce temps là, le  brouhaha  meublait le silence et le silence  ne parlait plus que dans les temps morts. Le cri habitait partout. La lune ne parlait plus aux étoiles. Elle se contentait d'être belle et pâle comme le désespoir d'un enfant serin qui sait que le Père Noël ne lit jamais les lettres qu'il reçoit.
Les montagnes fatiguées de bouger et de cracher le feu, ne voulurent plus marcher et s'assirent là où elles étaient, sous les étoiles, pour regarder la lune pâle, sans rien dire et impassible. Le ciel lourd se reposa, inconscient du danger, pourtant la bête à deux pattes jouait.
Là bas, paniqué un caféier entendait monter le danger.
Aux aubes mourantes arrivaient des armées de bêtes à deux pattes.
A nuits tombantes elles repartaient des sacs entiers de bébés bonne-graine, gentilles et tétanisées au fond des sacs. De cette atroce situation les papa caféiers tirèrent une expression qui formulait au mieux le le désespoir : être au fond du sac.
A l'autre bout du monde la bête qui avait inventé le cri, le crime, le lard, le larcin, le beurre, l'argent du beurre et aussi l'argent qui ne fait pas le bonheur, avait maintenant inventé le café noir, le café au lait, le café au lit, le café croissant, café moka et les marrons glacés. Pour cela, elle grillait les bébés bonne-graine. D'horribles machines à torréfier inventaient l'ère industrielle. Les bateaux à rames, les bateaux sans rame, les bateaux à voiles et ceux qui n'en n'avaient pas périssaient, comme fanent en nostalgie inutile, les rêves de brocolis sauvages et de brontosaures affamés quand le temps est passé et que le sang fragmenté des caféiers se brise en odeurs enivrantes et charnues.
Cela agitait et agaçait terriblement le caféier qui se fit énormément de caféine.
La bête à deux pattes avait été le plus loin possible, au bout du monde, avait trouvé : en Arabie, en Afrique et en Colombie la maison des caféiers.

Depuis les caféiers savent le cosmos n'est pas assez grand pour que quiconque échappe à la bête  qui avait mangé les brocolis sauvages et les brontosaures affamés

Jean-Michel Sananès - in Aube Fantasque autobiographie d'un vieux rêveur - Editions Chemins de Plume - 12 Euros

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Le dernier Chaos

16 Avril 2009, 12:02pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Quand la nuit s’entrouvrit, des corps de rêves déchirés comme les bulles d’un vieux bonheur s’échappèrent du champagne pour aller si haut dans les jardins où l’on rit à chaudes larmes que seul resta le cauchemar.

Je ne mange plus de chocolat, je ne regarde plus le lilas, j’ai fermé mes cahiers de rire, mes cahiers d’écrire, mes cahiers d’espoir. J’écoute à Radio la Vie, une comptine pleine d’entrain : "Marche avec le mangeur d'âme, marche avec le banquier, marche avec l’entrepreneur, écoute le président…". Il est tard pour rêver et la nuit s’entrouvre. Il est tard dans le monde, l’avidité a fait ses lois et la nuit monte. J’entends s’évaporer le corps des rêves. À mes pieds, seul reste le cauchemar posé sur la plainte aiguë du jour. Des  cris d’enfants interrogent l’avenir. La terre gémit d’un curieux bonheur, c’est un bonheur de porte qui grince, un bonheur carnassier, puissant, souriant et repu. Plus rien ne va et cela comble la horde des banquiers, la horde des multinationales, la horde des présidents...

L’opulence du plaisir, l’opulence de la richesse, ricochent sur la patinoire des luxures. La pute et l’or se côtoient et l’une et l’autre en demandent plus encore. Une clique cannibale, affamée de terre, de béton, de devises, d’ivresses et de pouvoir, proclame que c’est l’heure du carnage. Les mangeurs d’âme passent à table. L’auberge s’appelle "La demeure du chaos", on y enterre des amours apocryphes et un ange au sang de grenade ; on y oublie un vent aux odeurs de jasmin.

Face aux mangeurs d'âmes, rien, sinon un ange hypothétique et de pauvres bougres qui vendent leur âme et gémissent leurs pathétiques jérémiades pour du travail, pour le pain et pour le droit d’aller à demain. Au menu, on brade des âmes de travailleurs, de fonctionnaires, de chômeurs, de petits commerçants, de bergers. On damne, on condamne dames et enfants.  Âme après âme, sans ramdam, on mange des âmes noires, des âmes blanches : dix fois dix âmes pour le banquier, dix fois cent âmes pour l’entrepreneur, dix fois mille âmes pour une multinationale, des millions d’âmes pour la bourse. Il faut asservir, manger goulu, tuer des âmes et ne pas laisser traîner de corps et de paroles libres sur la voie publique. Mille malheureux pour un qui damne. Le salarié sauce "subprime" ou la salade crédit à risques, vous connaissez ? Monsieur le président nous fera bien une guerre ? 

Face à eux l’ange hypothétique n’a pas d’armes, il distille la raison, boit d’étranges liqueurs et rit sous son blanc manteau, rit de toutes ses larmes et d’une mémoire de plomb et d’épines.

C’est une heure d’horloge éventrée, il est cinq heures. C’est un temps à pleurer. Sur le fil du rasoir, je me souviens de mon ultime visite au rêve, un vendredi où les danseuses de l’impossible jonglant avec le bonheur, avaient brisé les diagonales de ciel. Une pluie de musiques jamais cartographiées avaient alors froissé d’infernales images et des rires d’enfants soldats.

Ce jour-là à 5 heures au Grand Théâtre, devant une chorégraphie d’hommes écartelés, les mangeurs d'âmes ont bousculé les tabous, expurgé les dictionnaires, banni les mots de l’amour, les mots de la fraternité, les mots du droit au travail, les mots simples, les mots vrais du partage et ceux de l’égalité. Ce jour-là à cinq heures, ils ont chanté l’impératif et les mots du pouvoir, érigeant un ordre soumis à la force et à l’ambition. Ce jour-là à cinq heures, ils ont créé un monde où les âmes n’auraient plus leur place et les ont remplacées par des monuments qu'ils ont appelés Wall Street, Cac 40, Nasdaq, Dow Jones -NYSE, Euronext…

Depuis, l’ange hypothétique est vaincu. La horde des mangeurs d'âmes festoie.

Je reste nu dans les déserts du rire, il est tout juste 5 heures. Je ne mange plus de chocolat.

JMS

*****

- Bourse : Par ordre d'importance le New York Stock Exchange (NYSE) et le Nasdaq, (le NYSE a racheté Euronext qui rassemblait les bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne). Viennent ensuite Tokyo et Londres.
- Firme multinationale : " firme en mesure d'élaborer une stratégie qui s'appuie sur les différences socio-économiques entre différents  pays.

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