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Avis de retour à la maison !

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

 

 

 

 

 

 

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Voyageur

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Se mesurer au vol d'une alouette que le chasseur arrête
S'interroger sur ce que la mort a pris au ciel
Ressentir l'absence d'un éclat de vie
Se demander ce qu'il restera de nous quand le vent nous emportera.

Remonter le fil de la parole, des je t'aime laissés sur la route
Regarder les vieux sentiers emplis de noms d'écoliers
Les amis des dix sept ans et les rires dans la chaleur de l'été
Se demander ce que du voyage de l'alouette et du nôtre il restera.

Espérer laisser une trace est-ce une ambition  prétentieuse ?
Ne serons nous qu'une pensée
Une envie d'être déconnectée d'un corps
Une ombre ou une larme qui ne veut pas sécher

Une valise d'amour de doutes et de mémoires
Qu'il faudra oublier sur le bord du chemin ?
 

Voyageur
Voyageur sur ce chemin d'étoiles qui côtoie l'incalculable
Je navigue dans le lexique de l'indispensable
Parmi les mots d'enfants et les griffes d'un chat
Dans la nécessité d'aimer, de ne blesser personne
J'écris sans savoir ce que le vent gardera
Quand, mêlé au cri des étoiles, l'ailleurs m'engloutira.

JMS

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Un texte puissant de Ile Eniger

Publié le par Ile Eniger

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

Peu

J'écris peu. les mots muets me regardent. Ma douleur les effraie. Les tient à distance. Un  signe clément, une attention sublime, aideraient à rompre le cercle de feu. Aideraient les ailes à guérir. Aideraient les pas et la route.  Mais l'ange est loin. Le loriot des jardins ne s'arrête plus ici. Tout est ailleurs maintenant. Tout est dur. Non pas la dureté bienveillante des roches mais celle du compact de l'air qui frappe les volets. Et l'âme. Aux immenses blessantes murailles, aux barrières d'épines sans fleurs ni abeilles,  aux taillis de serpents et de  ronces, je cherche l'aubépine et le miel, le souffle, la faille de lumière. Je murmure un nom. Je tends le regard.  Je demande un fruit pour ma soif, un pain pour ma route, une main pour l'épaule. L'implorante* de Camille n'est pas loin. Il ne reste rien. Qu'un tout improbable où je racle un vieil or.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

* "L'implorante" – Sculpture de Camille Claudel

Publié dans Ils disent

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La terre s'est mise en boule

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 
16 heures. La terre semble arrêtée. 
Le temps ne court plus, j'attends. 
Dehors une mutinerie bouscule l'impatience,
je voudrais tout savoir du monde.
À la cartographie du jour, l'étoile du Nord s’agace et le Sud perd son sens. 
Chacun est là, avec son livre à vérités.
Devant l'ignorance et la platitude, la terre s'est mise en boule, 
elle s'ébroue parmi les étoiles, 
entraînant dans sa course un lune irisée qui soupire.
Pierrot, trop fatigué, l'a perdue de vue.
En ce temps où l'amour ne trouve plus sa place, 
est-il utile que s'allument les crépuscules ?
Rêver parfois m’inquiète.
 
JMS Hôpital Fréjus 31/07
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Est-ce bien cela vivre ?

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Hôpital, Saint Raphaël 24/7/2021

Au Docteur Hecker qui à renoué ce fil de divagations,
de pensées et de questions à ce vaisseau corporel perdu dans le jeu des jours.
 

Le temps est une virgule dans l’éternité,
une  parenthèse de rêve et de cauchemar
dans l'exploration de l'infini miroir.

Les êtres viennent vont et partent aux trains du destin,
est-ce bien cela vivre ?


Funambule sur le fil incertain d'une réalité fragile
je suis là, acharné à croire que je vis, 
à croire que l'essentiel est partout
dans cette traversée de l'immense aux rires inoubliés 
avec ces accents de vie où le bonheur jouait.
Je suis là, dans le tintamarre des soleils joyeux,
dans la tendresse des mains dans la main qui ne s'oublie pas,
dans le pêle-mêle  des offrandes à l'amour
et toutes ces victoires de la bonté 
qui  font que l'obscur cède
quand les lendemains enfantent le chant d'un oiseau.

JMS

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Un bon hôtel déconseillé !

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Photos : "Hôtel" Monaco et menu !
Demain, je jouerai à "quitte ou reste"
si anesthésiste et chirurgien ne me brisent pas le cœur !

Je vous dis à bientôt.
Jean-Michel

Centre-Cardio-Thoracique de Monaco

Publié dans Informations

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Le petit voleur de caramel

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Je me souviens d'un temps ailleurs
où un jeune garçon qui me ressemblait
tournait autour du rayon confiserie
du Prisunic de Sidi-Bel-Abbès.
 
Je me rappelle sa fascination                     
pour un gros carré de caramel au chocolat
et de sa main qui, s’égarant, le caressait,
nourrissant un inavouable projet.
 
Je le revois découvrant le regard inquisiteur
d'une femme de bien qui le dévisageait,
je le revois, le cœur froissé,
libérant de sa main coupable, l'objet de son désir.
 
Je le revois sous le manteau rouge 
d'une honte trop lourde à ses épaules,
aller se fondre à la clarté de braise d'un soleil
qui s'était emparé de la grande place.
 
L’église égrenait douze coups de gong
sur une solitude blessée,
encore flottait un goût de caramel au chocolat,
il était midi. 
 
JMS 26/06/2021

 

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Avant trop tard

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'enfance dormait
Quand le blanc et le noir ont tracé
Leur frontière
L'horizon apprenait que
Lorsque les mots égarent l'amour
Les hommes perdent leur âme.

Le ciel regardait
Ce tapis vert où le goudron des haines
Faisait la couleur des Temps
Le dé des possibles était-il trop lourd
Pour être lancé à contretemps ?
À perd et impair
La main cajolait
Comme le serpent de l'inquiétude.

Dans ce siècle en partance
Je restaure la fissure des heures
Et les paragraphes ou l'Histoire s'enlise
L'orgueil des certitudes
Porte tant de cadavres que j'y cherche les miens.

La chimie d’exister a des regards d'enfant
Je m'y enferme, oubliant
Les chevaux d'abattoir qui courent à la folie
Deux mains sur la bouche
Au ciel impuissant
J'appelle la sagesse des cœurs
Pourtant
Je sais qu'il me faudra partir
Satisfaire l'appétit d'un virus à l'entêtement majeur
Ou les soubresauts d'un épuisement mineur
Partir pour un rien ou pour rien.

Je partirai
Là-bas d'où je viens
Sur les pistes gravées du vent
Cherchant dans le granit des millénaires
Des traces sur ce chemin
Où les cris vont aussi loin que la source du souffle.

Je partirai grapher des désespoirs d'utopie
Et des croyances d'autres jours
Je me souviens
Ma mère disait :
"Il y a des soupirs pour l'amour
Que l'on mouche entre deux revers de manche
Et ceux que l'on pose sur la douleur"
Des douleurs j'en ai eu
Il en est dans l'immensité de l'être
Et dans ces marécages sans regrets
Où les mots poisons glissent entre les doigts
Comme le flot d'une cascade d'eau amère.

Un jour, je partirai
Là-bas d’où je viens
À l'inventaire des phrases perdues
À contre-silences
Il est des cris mutins que l'on enterre
Dans le bruit sourd de certaines larmes
À la cacophonie des horizons
Chaque larme a son langage
Le bavardage est une distance
Les mots en cage sont des tombes
Le silence y est mausolée.
Entre les marbres et les cyprès
Je cherche Grand-Père
Si loin que parfois je me perds
Je suis à l'âge du "avant trop tard".

Si la nuit me percute
Je ne veux pas de saint Barthélémy des roses
Ne me jetez pas de fleurs
J'ai bu à leur inquiétude
J'ai bu au feu des crépuscules
Il fut un temps ou l'on immolait l'agneau
Laissez aux fleurs leurs fragrances et leurs couleurs
Le ciel se servira lui-même
Aucun passeport ne devrait être payé
Autrement que par le souvenir que l'on laisse
L'éternité n'a d'autre prix que le non-oubli
Ne me jetez pas de fleurs
Ici-bas, aux matins secs et aux hivers
J’ai bu ce que j'avais à boire
Ici-bas, j'ai traversé l'espérance des printemps.

Si d'aventure j'ai blessé, froissé, déçu
Pardonnez
Je partirai sans oublier vos douleurs
J'irai mettant un nom sur vos visages
Je croquerai le mérité et l'immérité
Comme les fruits d'un même arbre
Je partirai avec ma besace de passé
Je partirai sans crainte.

Un jour je partirai
Je sais qu'il me faudra partir.


JMS juin 21

 

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Voyage fractal

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Petit flocon  de neige
milliards d'atomes aux architectures d’étoiles
sous des cieux étincelants,
trilliards de brillances en ce firmament
où mes rêves se diluent,
Voie Lactée, ma mère originelle
éblouissante beauté, immense et minuscule
dans le vide sidéral des multitudes galactiques,
je vous regarde,
moi le fils de poussière,
égaré dans ces dimensions enchevêtrées
où des myriades d'astres palpitent.

Je vous regarde,
dans l'aurore des systèmes cosmiques
irradiant la musique du Big-bang et l'enfance des jours.

Je vous regarde,
moi l'enfant de larmes, de sel et d’eau,
fils d'une constellation cellulaire qui porte mon nom,
moi qui, des dimensions de l'infime, mesure l’infini,
moi qui, parmi vous pour un temps,
traverse ces espaces interplanétaires
où la matrice de l'infiniment petit fait ma substance.

Je vous regarde,
dans la nuée des assemblages infinis
du Mystère qui emplit la Question.

Je vous regarde,
moi l'enfant d'une supplique quémandant de savoir :
- Qui, de ce corps, Énigme dans cette matière subliminale,
dépasse toute chose et toute conception ?

Je vous regarde,
et me demande si j’existe
ou si je ne suis que le fruit de Votre imagination ?

JMS 14/06/21

 

Publié dans JMS - A paraître

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Ile Eniger - Distinction

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

http://www.editionscheminsdeplume.com/2021/06/ile-eniger-distinction.html

Les Éditions Chemins de Plume sont heureuses d'annoncer que leur auteur Ile Eniger voit son magnifique livre d'artiste "Peu de Chose" publié par Le Libre Feuille avec encres et gaufrages de Michel Boucaut, avoir remporté la haute distinction de l’appel aux éditeurs de livres d’artistes pour un concours destiné à la reliure.  
"Peu de chose" a donc été accueilli au sein de l’école des AAAV (Atelier d’arts appliqués du Vésinet) pour être l’objet du concours de reliure adressé à tous les maîtres-relieurs et dont le résultat sera publié du 18 au 20 juin 2021.
 

Ci-dessous, le beau travail d'un des relieurs participant au concours : Laurence Larrieu.

Ci-dessous, publication initiale originale du livre d'artiste : "Peu de chose" - Textes de Ile Eniger - Encres et gaufrages de Michel Boucaut aux Éditions Le Libre Feuille.

 

Publié dans Informations

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