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CHEVAL FOU - (Jean-Michel Sananès)

Rom ! Ou la politique à la dégueule

26 Septembre 2010, 12:26pm

Publié par Cheval fou

Coup de gueule

Tant que les politiciens feront du spectacle, de la joute oratoire et de la mégalomanie sournoise ; tant qu'ils chercheront à marquer des territoires sans chercher la vérité. Tant que les électeurs ne sortiront pas de leurs chapelles, tant que les sectes idéologiques serviront des causes ignorant la justice, l'immoralité en col blanc sera au pouvoir.


Tant que cela sera, nombre d'entre nous cesseront de croire aux vertus de la politique. La démocratie ne peut vivre à genoux ni se nourrir de violence.

Les hommes debout se lèveront-ils un jour pour dire : stop, nous voulons un autre monde ?!
Je ne suis pas dans l’angélisme, mais empêcher un groupe ethnique d’avoir un lieu de vie stable pendant plus de 3 mois, ne pas lui donner de terrains d'accueil pour bâtir ses artisanats et des conditions de survie acceptables, c’est  le condamner. Ne pas offrir à un groupe des moyens d’éducation, c’est hypothéquer son futur. Dans ce cas, le délit de survie est-il un crime ?
Pourquoi cette violence, ces bulldozers qui cassent les caravanes ?
Pourquoi ou pour qui, ce festin médiatique indécent et jubilatoire de justice sécuritaire qui commet un délit humanitaire ?
Messieurs les politiques, le cœur n'est pas un agenda électoral, être humain ne s'apprend pas dans les sondages. Seule l'éducation fait la grandeur d'être Homme.

JMS

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L'eau de mes larmes

20 Septembre 2010, 20:54pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

 J'ai chevauché le psaume et l'utopie
J'ai tué mon Dragon Noir
C'était hier, c'était jamais
Je ne vis ni ne meurs pour passer le temps
Je jappe à la quiétude des chiens
Me reste trois arpents et d'incertaines décennies.

Je rêve je résiste et me bats
Je vis encore en altitude
Je règne en sud mémoire
C'était demain, c'était hier
La tour rebelle n'est jamais assez haute
Je tire à l'encre noire
L'eau de mes larmes ne lave rien
Ils ont cerné l'espoir ils ont trahi le rêve
Les bruits qui courent me pourchassent
Demain je partirais.

C'était jamais, c'était peaux de chagrin, c'était hier
J'ai chevauché le psaume et l'utopie
Je parle aux colombes et j'appelle l'enfance
Je ne crie ni ne pleure pour passer ma vie
Je brode la douleur à mes armes
Je suis le prince de mon royaume
J'ai tué mon Dragon Noir
Je jappe à la quiétude des chiens
Me reste trois arpents et d'incertaines décennies.

Aux bruits qui courent, mes mots sont folie
Du haut de ma tour, ma fureur ne retient plus le sable
Je sème dans le désert
D'un revers de vie, je tourne les sabliers
Du haut de ma tour, le vent fracasse la goélette des heures
Je viens d'hier et de jamais
Je suis une peau blessée
Une musique perdue que rien ne retient
J'écule le précieux des jours
Je suis fantôme venu de mon passé
Je suis un esprit frappeur qui cogne aux vérités.

Sabliers sabliers
Sonnez les cloches
Sonnez le glas sonnez les vêpres
Je ne vis ni ne meurs pour passer le passer le temps
Dans la cage du mensonge, je suis chasseur de vérité.

Sabliers sabliers
Je suis l'homme à mains de papier
Le prince au masque de fer 
La plume dans l'argile du mot
À l'autopsie de mes utopies
Je suis le bistouri au cœur sanglant.

Sabliers sabliers
Je partirai sans voir la lumière
Chaque feuille perdue m'enfonce dans la nuit
Je voudrais rire comme un enfant.

Je suis prince de mon royaume
Je brode la douleur à mes armes
Je parle aux colombes et j'appelle l'enfance
Dans la rumeur des bruits qui courent
Mes mots sont folie
Sans épée je me répare
Le rire du printemps reconstruit les jardins perdus
Je ne crie ni pleure pour passer ma vie.

Sabliers sabliers
Je ne vis ni ne meurs pour passer le temps
C'était hier c'était jamais
Encore je voudrais pouvoir dire
Demain le monde sera plus beau
Mais j'ai tué mon Dragon Noir
Je suis prince d'un royaume où l'on décapite le mot.

Je ne vis ni ne meurs pour laisser le temps passer.

JMS

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Jean-Marc La Frenière

13 Septembre 2010, 17:10pm

Publié par Cheval fou

Sur le cours des ruisseaux

La neige des pommiers détrempe le vallon. Oubliant ses cailloux, ses billes, son trésor, l’enfant poursuit des yeux le vol d’un papillon. Il n’est pas comme l’avare alourdissant ses pas en s’emplissant les poches. Les pieds légers du vent caressent l’herbe fraîche. Le fleuve coule vers la mer en emportant sa mort. Je marche sur la rive où chaque arbre est une planche de salut. L’essence du vécu fait fi des apparences. Les dieux sont morts sous le poids des monnaies. La langue des passions est réduite aux fadaises sur les courriers du cœur. Hommes politiques, affairistes véreux, bradeurs de pays, éteignoirs d’espoir, gens de bien mal acquis se partagent le monde. Nous voici à genoux devant le cours de la Bourse, le retable des banques, dans la prière des téléscripteurs. Indifférents aux choses du commerce, je fonde ma parole sur le cours des ruisseaux, le bilan de la pluie avec ses chiffres d’eau, la grammaire des arbres conjuguant les racines. Peu me chaut les profits, la pauvreté est une manière de vivre. Ce qu’on perd en clinquant s’enrichit de bonté.


L’histoire de l’homme s’est écrite sur la lame d’un couteau, la crosse d’un fusil, une larme d’enfant, une goutte de sang. Le monde rétrécit à la vitesse des avions mais la lenteur des tortues lui prête encore une âme. Quels animaux étranges sont devenus les hommes. Je contemple une fleur au milieu de la meute. J’écoute un chant d’oiseau au milieu du vacarme. Les mots s’étirent dans la phrase pour voir les étoiles. La tendresse persiste à dissiper la nuit. Avant d’apprendre à déchiffrer le silence, j’ai enduré le bruit. Je laisse de petits bouts de papier fleurir les pavés. Les nuages fondent en larmes pour les fleurs assoiffées. Les oiseaux chantent pour leurs frères les arbres. La forêt se reflète dans l’éclat d’une feuille. La faim offre son pain, le froid ses vêtements. Mais les hommes, leur pupilles aveuglées par l’éclat du dollar, ne voient pas les bébés enterrés sous les ruines. Ils ont décoloré le rêve du vieux Marx et renié leur âme. Leur enfance bascule dans la nuit des objets. Le bruit des tiroirs-caisses a remplacé Mozart. Il existe pourtant d’autres hommes qui croient à la bonté. On les dit fous, poètes, utopistes, rêveurs, quand ils tiennent à la main la braise de survie. Ils apportent un violon aux villes sans musique, la paix, le sel des mots, la beauté d’une étoile parmi la neige noire.

 

Par la freniere - Publié dans : Prose

 http://lafreniere.over-blog.net

 

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Comme la paille sous l’avenir d’une fleur

4 Septembre 2010, 13:21pm

Publié par Cheval fou (Sananès)

Comme une langue ancienne dont on arrache les mots
Comme un peuple indigène que l’on arrache à son passé
Comme une terre autochtone que l’on pille

Comme la paille sous l’avenir d’une fleur
J’avance

Comme une pendule use son temps
Comme un mémoire en pleurs
Comme un enfant traverse la poussière
Je mange ma route

Partout le rêve est pendu au poteau de la rationalité
Partout je ris d’un bonheur en pluie
Partout, conscient de la beauté du monde
je cours je marche je boitille

Comme un enfant reliquaire des mondes perdus
Je traverse le précieux
Je vais
La vie est l’essentielle liberté
La mort est un silence définitif
Je sais.

JMS

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COLETTE MUYARD

2 Septembre 2010, 19:02pm

Publié par Cheval fou

 

DE-LA-NUIT-AU-SANG-et-aux-larmes--refait-2-visage-orange-co.jpg

Nuit de sang

illustration jms pour Mélancolère

 

COLETTE MUYARD
MÉLANCOLÈRE
 

 

Les mots fondent en sanglots
Seul un battement de pas
cligne dans la solitude
L’aurore déjà
se fait crépuscule.

 

Aux Éditions Chemins de Plume 12€


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Mille excuses

2 Septembre 2010, 18:41pm

Publié par Cheval fou

Mille excuses,

j’étais parti sans laisser un mot,

cause urgence de départ pour simple raison de cœur :

le besoin de me retrouver en famille.

Donc, amis lecteurs, merci pour votre fidélité.


Depuis un certain temps ma fréquence de production d'articles est altérée aussi par mon travail d’illustrateur et surtout par l’écriture de romans, ce qu’annonçait d'ailleurs le titre de mon dernier recueil paru aux Éditions Chemins de plume : "Derniersdélires avant inventaire".


Mais la poésie demeure et ne se privera pas de réapparaître ici

et sur mon blog jeunesse http://catedition.over-blog.fr.

Amis lecteurs,

je vous souhaite longue route dans le monde des mots

et sur les chemins de poésie.

JMS

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