Salon du Livre de Nice cuvée 2010

Publié le par Cheval fou

Le salon du Livre de Nice s’est achevé dans une odeur de Mondial et de désillusion. Comme d’habitude les poètes se sont trouvés à la marge – toujours cette même place de choix : 3ème strapontins - fond de salle d’un vieux Cinéma pour artistes considérés de pacotille, quand la Générale se joue ailleurs. Comme d’habitude les Poètes ont été relégués au fond du pavillon des bouquinistes, dans un endroit tranquille, bien cachés parmi les précieux et vieux journaux, bien rangés au seuil d’autres temps.

Joli présage, en l’An 2300 les poètes seront encore là, parmi les vieux livres, mais... enfin reconnus ! La poésie, on le sait, a toujours habité le futur ; certains humains, j’espère - s’il leur est encore permis de vivre, les y trouveront  près de Verlaine, Ferré, Rimbaud ou François Villon, et l’un d’eux, étonné, dira peut-être : t’as vu c’est une édition originale, tirage 2010.

Mais passons là… encore une fois, grâce au capitaine Varjac, les Poètes de l’ École de Nice étaient là, de même que de nombreux lecteurs fidèles à qui je dis merci de ne pas céder à une déculturation programmée, merci d’avoir abandonné le Mondial le temps d’un regard posé sur un livre.

Merci donc à vous, anciens et nouveaux lecteurs, d’être venus à nous. D’avoir, d’un geste et d’un regard, apporté la magie qui fait qu’un morceau de papier devient livre et que l’espace d’un instant, d’un partage, les tâcherons d’encre et de papier, les poseurs de rêves que nous sommes, soient reconnus le temps d’une dédicace.

Moi, poète parmi d’autres, à vous amis en poésie, je dis merci, et à bientôt.

 

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J


à bientot


parce que lesmots sont voyages



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