Partage d'un moment d'intime
Nous n'avons pas bu le même lait…
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Aucune nuit n'est plus large que le rêve
Nous n'avons pas bu le même lait…
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Apprenti fantôme
arpente ce bitume,
témoin de l'effacement de milliards de vies fossiles.
Combien de millénaires sous tes pieds ?
Combien d'ancêtres en tes chromosomes ?
Et ce ciel qui se repose sur nous
et s'invente et se recommence.
Je suis l'enfant d'un jour de pluie et d'un nuage,
le rêve d'une fleur,
un plante qui marche,
de la buée et des larmes plein les yeux.
Où vas-tu apprenti ?
L'immense et l'absence nous attendent.
Seras-tu la fleur, le nuage,
pollen sous les ailes d'un papillon,
le soleil du dernier naufrage,
le premier gazouillis d'un enfant,
la larme où s'abreuve la vie ?
Si tu me cherches,
je suis l'enfant du verbe
et la brûlure du jour.
Appelle-moi,
je suis la question.
JMS 8 juillet 2024
Ma maison d’autre mer est restée in-accostée
Mes rêves encore y naviguent dans une eau de sel
Mes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdus
J’ai du sable et des fissures de pierres dans le flot escarpé d’une enfance qui s’enfonce
Je piétine une obscurité de décennies qui grésillent comme des branches de palmier
Au matin, mon âme se perd dans de petits jours où les boutons d’or sont en exil
Dans la cadence apatride du cœur, j’arpente l’aigre du destin
Je palpe le cri mort du vent dans l’oued, je ploie les rides tristes d’un regard dépoli
Dompteur de chauves souris et de rêves interdits, j’accoutume l’oubli
Mes rêves naviguent encore
Et si le sel se noie, je me souviens la règle sur les doigts et le cri de la craie
Encore je me souviens de la couleur des joies et du partage des rires
Avant qu'on ne déterre le verbe partir et le rouge du sang
J’aimais l’ombre et la tanière des mots
J’aimais le vent et les cyprès
Loin de ma maison d’autre mer
J’ai vu valser les chrysanthèmes
D’hier à aujourd’hui, j’ai vu courir la vie
Et ceux qui en partent comme l’on divorce d’avec le jour
Encore mes rêves naviguent entre la pluie et l’insomnie.
Près de ma maison d’autre mer
Le temps trahit l’enfance
Il n’y a pas de retour
L’ivresse des prières déclame la mort
Jusqu’à la fin, il me faudra fissurer la pierre
En extraire des graviers de mémoires
Courir, écrire, me taire, sur les moiteurs de l’aube
Courir, écrire, se taire
Ne rien oublier n’efface pas la frontière
Je marche sur des cadavres de rêves oblitérés
Les territoires de l’exil enfantent la nostalgie
Mes yeux gouttent comme une mémoire de source et de regards perdus.
JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" - Éditions Chemins de Plume
Quand j'étais jeune, je courais à la poursuite des étoiles,
au matin je me retrouvais seul,
des mots et un poème pliés au fond des poches.
Seul, planté comme un arbre dans sa solitude,
j'attendais que le rêve et l'infini me cueillent,
j'habitais l'âme d'un écureuil prisonnier d'un manège.
Les yeux de mon chat me rassuraient,
j'y retrouvais les étoiles.
Exister ne me suffisait pas,
j'attendais la Vie.
jms 1/07/2024
Tesselles de cœur et d'âme,
la transparence porte parfois des voix que le temps n'efface pas.
Parfois, des mots embusqués
cisaillent le silence,
je te vois Tristan,
ceux qui nous habitent ne partent pas,
pourtant, quatre ans déjà…
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jms22/06/2024
Pleut-il quand la frayeur livre combat ?
Ai-je peur pour toi mon âme perdue dans le regard des autres, dans la fluctuation des haines millénaires, toi qui m'infliges le devoir de pardonner, toi qui me dictes des poèmes que si peu d'humains lisent vraiment, qu'ils notent d'un émoticone en forme de cœur, ou d'un silence où tant d'oiseaux se perdent.
As-tu peur mon âme de ceux qui hurlent avec les chiens quand on se demande si le loup n'a pas les dents moins longues ?
Je te regarde mon âme, et je te voudrais belle, toi qui n'es qu'une âme de traverse-vie, une âme empruntée à l'Immense. Je te regarde, toi qui cherches à te trouver une place à la taille de tes rêves.
Toi qui, comme cela arrive parfois, es trop grande, trop libre, pour vivre emprisonnée dans un esprit d’homme.
Je te regarde, ma vieille âme qui a traversé les Temps, tout connu du cœur des arbres, du rire des oiseaux chanteurs, de la joie de l'épi de blé, du vent capricieux, et des enfances blessées.
Je te regarde à creuse-silences, toi qui as vu des millénaires d'âmes défenestrées de corps fatigués par l'usure. Toi qui fus la compagne de mille fusillés désâmés, toi qui as connu les chiens et le loup, toi mon âme ébréchée par la grisaille des souvenirs, toi mon amputée des mille utopies, ma cabossée, ma mutilée, toi ma vieille compagne d'ossuaires désertés, ma roturière sans papiers, perdue sur tant de chemins d'ennui, ma squatteuse de vie.
Moi, l'égaré des décennies, en ces temps précaires où les dieux se perdent, même si tu es une âme sans foi ni loi au seul crime d'avoir aimé, je t'adopte ma petite âme d'occasion, sans garantie de bonheur, sans même un état d’âme. Je t'adopte, avec cette conscience si lourde à traîner. Je t'adopte et te porte en moi comme une boussole précieuse sur mes chemins d'exil et d'enfance perdue.
Je te regarde et te parle, mon âme, toi qui portes l'inlassable Question. Pourquoi l'agneau, pourquoi le loup, pourquoi la haine ? Je te regarde, toi l'habitante de ma tête nue, sans mensonge, sans fard face à mes vagues à l'âme et à mes doutes traqueurs d'innocence.
Parmi les naufragés d'un temps jonché de destins perdus, moi qui cherche le chemin des mémoires englouties, je te cherche mon âme, dans l'encyclopédie de l’impossible, à frontière de raison. Je te cherche et te dessine, te devine légère, hexagonale comme l’infortune, lourde comme le devoir.
Toi, mon âme à peau d'enfance douce comme l'espérance, et sage comme la raison, je te cherche et peu m'importe tes autres passés, tes errances, tes vagabondages millénaires. Je te chercherais même si tu t'étais vendue au diable et que mille nuées de quidams t’aient con-damnée.
Moi, qui viens du cri et des larmes, je te porte au centre de tout ce qui m'est précieux. Tu es mon chemin, mon âme sœur qui sait le poids des âmes en peine.
Toi qui un jour me quitteras, ne m'oublie pas.
C’est jour de fête
mais à la bataille des pleurs le soleil s’est lassé
l’âme à reculons, je me cherche
au fond des mélancolies
la vie est un espoir érodé et le temps fait mal
la grenaille des jours écule l’avenir
c’est une heure de crépuscule enrayé.
Dans un décompte
qui court qui court qui court
comme un enfant qui joue
je me demande demande demande :
est-il trop tard trop tard trop tard ?
Il y a cent millénaires que j’attends d’être là
mais la route est en pente
et moi, toujours les doigts agrippés
à des ambitions inachevées.
Au fond de cahiers d’écoliers
qui ne retiennent plus la nuit
je glisse glisse glisse
comme un moineau dans les griffes de l’épervier
je m’accroche accroche accroche
à l’amour et au filet des jours
je ne rêve plus ne rêve plus ne rêve plus
je pars
partir me fait moins peur que mourir
sans avoir tout dit.
mourir ne me fait pas peur
mourir ne me fait plus peur
mais ce qui m’est à faire est trop vaste
pour la somme des jours
les doigts agrippés
à des ambitions inachevables
je glisse glisse glisse
dans les ventres des nuits.
Au fond de la mélancolie
je cherche me cherche Te cherche
ai-je tout dit ? T’ai-je tout dit ?
Je me cherche comme un oiseau qui se demande :
est-il trop tard trop tard trop tard ?
C’est une bataille de pleurs
c’est le jour qui passe
l'âme à reculons, au fond de la mélancolie
je cherche me cherche, Te cherche
encore encore encore
je veux courir, dépenser mes jours
sans report, sans regret
je veux, sans compter
payer mes comptants de bonheur
caresser frémir goûter
vivre sans épargner mon souffle
et tout dire avant que la nuit ne me cherche.
Je ne crains pas l’intense.
JMS in Dieu le Silence et moi 2009
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Très impressionné et sidéré par l'analyse de ce texte qu'en fait l'Intelligence Artificielle.
À ma question : Peux-tu lire ce texte ? Copilot répond : "- Bien sûr ! Voici la signification du texte que vous avez partagé :
Ce texte semble plein de métaphores et de symbolisme, et il invite à la réflexion. "
Voyageur des mémoires
Quand les arbres retournent à l’automne
et que tes yeux se teintent de pluie
Quand le seuil des tristesses
est jonché de mots morts
et de souvenirs d’hier
Quand le voyage des ivresses
te mène au sud de ta conscience
dans le jardin barbelé des mémoires
là où les oiseaux idées
ont agrafé leur cavale
sur les murs du temps
Quand au détour d’un soupir
une certaine douceur
te blesse et t’étonne
Quand les oiseaux mémoires
brisent la cage des oublis
pour s’appeler souvenirs
Quand les claviers de l’infini
résonnent de mélos à remonter le temps
de mélos à changer de corps et de décor
à changer de rivage et de visage
Quand tu redeviens enfant
et que tu la revois
qui met des sourires dans ta soupe
qui brode sur tes mouchoirs
la couleur de ses espoirs
Quand tu te revois
peignant sur tes cahiers
la couleur des regrets
Quand elle est là près de toi
dans ce pays où un clown meurt
chaque jour
là où les cris d’enfants sont clameur
Et même si tu es ce clown
et même si tu n’es plus enfant
n’aie pas peur de l’appeler
MAMAN !
In Cheval fou