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Ile Eniger

Publié le par Cheval fou

Ne viens pas. Tu toucherais le côté des choses qui doute. La peur de la morsure. La parole rangée. La maison sans oiseaux. Tant de jours ont filé sans l'heure certaine. Tant de pierres ont tracé pour peu un semblant de chemin. Plus rien ne ressemble. Les pivoines ne fleurissent plus. Le cahier est fini. Les arbres paraissent tristes. Tu ne verrais que verbiage, encens de reliefs consumés, le dernier barreau trop haut, les mains tendues risquant le fer. Tu ne saurais où trouver la fontaine. Ne viens pas. Il ne pleut plus. Ne neige plus. Ne vente plus. Un soleil désertique dessèche la récolte. Ne viens pas. Le cri de la chouette n'éclaire plus la nuit.

Ile Eniger - Les amandiers fleurissent dans la neige

Publié dans Ils disent

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Les arbres rêvent

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Les arbres rêvent

c'est pour cela qu'ils ne parlent pas

Les arbres rêvent
c'est pour cela qu'ils ne marchent pas
Ils inventent des mondes

Nous ne sommes qu'une odeur de mots et de vie
dans l'imaginaire d'une feuille :
        un frisson chlorophylle

Nous ne sommes qu'une frayeur d'arbre
et l'arbre fait un cauchemar

Un homme s'est évadé du cauchemar
Entre des étoiles vacillantes
il court
dans une nuit froissée de mauvais rêves
Il court
dans le cliquetis des lumières scintillantes

L'arbre ne voulait pas Hiroshima
L'arbre ne voulait que des fleurs et du vent
Mais l'arbre a fait un cauchemar
Un mauvais génie l'a inspiré
Il l'a appelé
Homme.

Ce n'était pas une bonne idée
La mauvaise graine,
comme toujours, court
        court plus vite que la vie
                hors de son rêve
                        en royaume cauchemar

Elle court,
une tronçonneuse à la main
cette mauvaise idée qui s'appelle homme
        cette mauvaise idée qui abat l'arbre

Les étoiles s'étiolent et le vent se brise en odeurs fétides
La vie se casse en goudron mangeur d'oiseaux

L'homme n'était pas une bonne idée
L'arbre ne voulait pas Hiroshima
Un mauvais génie l'a inspiré

L'arbre ne voulait que des fleurs et du vent.

JMS - Extrait de "La diagonale du silence" - Editions Chemins de Plume

 

Texte inclus dans le spectacle de la "Dégaîne Rêve"

    "Le 8ème Horizon"

dit et écrit par : Ile Eniger - Jean-Michel Sananès

avec

  Bruno Sananès (chansons et musique)
Printemps des Poètes 2010
12 Mars 20h30
au Centre Culturel "La laiterie" - Bd de la Liberté - 84160 Cadenet

 

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Mano Dayak

Publié le par Cheval fou

Ce texte, parce qu’il y a une Internationale des mères, de la vie et de l’espoir. Il nous affirme que, ce qu’il y a de plus admirable dans la mission de l’homme, c'est ce don qui consiste à transmettre à l’enfant quelque chose de plus grand encore que la route des étoiles, de lui offrir la cartographie infinie qui jalonne les alphabets du monde et nous sort de notre condition animale pour nous ouvrir la route du savoir et de la conscience.
Je voudrais que pour chacun, ce texte soit lu comme une lettre à nos mères et à ceux qui de Sapiens à Erectus ont fait de nous des hommes qui ne seront Hommes que lorsqu'ils sortiront de leur statut de nains culturels voués à un seul livre unique et parfois inique dans son désamour de l'autre, pour chanter tous les livres de la Conscience.
jms
____________________________________
"Avec des gestes graves, elle (ma mère) m'a appris à lire les vingt-six lettres de l'alphabet tifinagh qui compose la langue tamasheq. Je revois ses doigts voltiger  pour tracer sur le sable des signes géométriques : le cercle qui désigne le "R",  le trait horizontal qui indique le "N", les quatre points pour la consonnance "KH",  le rond précédé de deux points et d'une parenthèse renversée qui compose le mot "chat". Elle faisait une pause,  effaçait de la main ce qu'elle avait écrit, me demandait de répéter ses gestes. J'essayais de mon mieux. Pour me récompenser, ses ongles dessinaient des poèmes; Elle griffait le sable de ses doigts de joueuse d'imzad. A peine avais-je le temps de m'étonner que'elle effaçait ce qu'elle avait écrit pour composer de nouveaux caractères.
Combien de fables et de ballades se sont ainsi envolées sous l'aile de sa main ou bien au vent des dunes ?"
(...)
" Je dois tout aux leçons de ma mère. C'est elle qui m'a appris à démonter  et à remonter la tente, à plier et à déplier le lit taillé dans le torcha, un arbre au tronc épais mais au bois tendre et léger. C'est elle qui m'a fait découvrir les étoiles qui annoncent les changements de saisons. C'est elle qui m'a révélé les différentes castes des gens de ma tribu, les Iforas.
C'est elle qui m'a enseigné la lecture, le chant, la poésie. C'est elle qui...".
 
MANO DAYAK

Publié dans Ils disent

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Les temps changent

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Les temps changent
depuis la fin de la guerre la glace fond
les Américains ne jouent plus
à la roulette russe
les Russes n’ont plus
de casse-têtes chinois
les Chinois jouent à la bourse

Rien ne va
je n’ai gagné aucune guerre
j’ai perdu mes illusions et mon banquier

J’avoue
j’ai joué
j’ai perdu mes dents

Il en coûte cher de jouer
à la roulette
mon dentiste a gagné

Mes nuits sont longues
mon cœur trop rapide
la surprise est immense
je n’en suis jamais revenu
depuis ma femme me cherche

JMS - In : "Derniers délires avant inventaire" - Editions Chemins de Plume - 12 Euros

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Jean-Marc La Frenière

Publié le par Cheval fou


Le Messie est une carte de crédit

Le monde nous convoque à shiner son cercueil. Le pire problème de l’homme est l’argent est ses dieux. La véritable foi n’a pas besoin d’église. Les minarets et les clochers assujettissent les croyants. Pendant que le clergé encense tous les Franco du monde, le Pape répudie les prêtres rouges en Amérique du Sud. Celui qui aime n’a pas besoin de simagrées ni de salamalecs, le front tourné vers la Mecque, les genoux usés sur un prie-Dieu. Quand un semeur se crache dans les mains, sa sueur est sa seule prière à la moisson future. Dans un monde de profit, la bonté de l’homme est devenue un vice. Tu es trop bon. Tu es trop bonnasse. Tu penses trop aux autres. L’homme préfère sa voiture à son chien, son portable au voisin, la pub à la réalité, le nom des acteurs et les effets spéciaux à l’histoire du film et sa partie de hockey à la voix des enfants. Le vieux mur du monde se barbouille d’affiches. La pauvreté se cache derrière les néons. Qui dit vrai ? Qui dit faux ? Tous les slogans s’annulent dans la bouillie des ondes. Le sang sur les écrans anesthésie la honte.

 Nos frères s’entretuent de prières et d’argent. Les chemises noires reviennent déguisés en banquiers, le cash pour Fuhrer. Le sourire aux lèvres, l’attaché-case au bras, ils vendent les cadavres et crachent sur le cœur. La haine les unit dans le goût du profit. Les peuples s’entre-égorgent en croyances contraires. Chaque monnaie d’échange nous éloigne de vivre. Chaque prophète hurle en tuant son prochain. Ni carte Visa ni Mastercard ! Ni Vishna ni Allah ! Ni Euro ni Dollar ! Ni les bras du passé ni le baiser du ciel ne nourrissent l’espoir. Le temps presse aujourd’hui. Même le désespoir accouche par césarienne. Les âmes que nous sommes se perdent sous la peau. Les phrases les plus belles s’écrivent sur le sable. Il ne suffit pas de retirer les clous des mains d’un crucifié pour qu’un ange apparaisse. Il suffit d’une main prolongeant d’autres mains, d’une paume tendue pour accueillir le vent, le pollen, la pluie, d’un petit doigt d’enfant cicatrisant la nuit, d’une voix dans le silence déclarant son amour.

  Le sang ne trouve plus son chemin vers le cœur. Comme des petits Poucet, les doigts de la mémoire laisse échapper des miettes. L’eau bénite à la fin se retrouve à l’égoût. Un rat dans une église est le seul à prier. Les hommes font semblant de parler aux statues. Le capital est un assassinat. Son travail n’est jamais que la paresse du cœur. L’homme n’est plus qu’un singe au volant d’une auto. Serait-il possible qu’on redevienne humain ? Je cherche une lime dans un pain pour m’évader du vide. Je resterai fidèle au bois mort, à la chair, à la terre, aux étoiles. Je défends l’infini contre les billets de banque. Je colmate les brèches avec des mots doux. Je sers la poésie comme on sert la soupe. J’expose à la lumière les instruments de l’ombre. J’écrase les pépins dans le fond des voyelles. Je tire l’étincelle d’une poignée de cendres. Une fourchette m’émeut à l’égal d’un pain. J’attends quelque chose ou quelqu’un dans l’encre sur la page. Qu’une question se pose ou non, aucune réponse ne suffit à l’enfant. Je cherche une grammaire où le verbe vivre n’a pas de conditionnel. Je n’attends pas que les bourgeons soient saouls, que les branches soient folles, que les feuilles soient foule pour parler aux oiseaux. Ils jettent sur la page leurs petits grains de vol qui fleurissent en ciel. Mon cœur se réfugie entre les anges et les mésanges, les dahlias et les roses. L’amour aux lèvres et la colère aux tripes, je grimpe sur les mots pour saisir un éclair dans le gâchis des ombres.


Par la freniere
- Prose

http://lafreniere.over-blog.net

Publié dans Ils disent

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Je n’irai plus au café du coin

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Promis, juré
je n’irai plus au café du coin
m’accouder sur un comptoir
écouter la musique des rues
et les litanies de bistro

Je n'irai plus voir
"Intempéries" le cantonnier
qui s’y réfugie les jours de pluie
je ne verrai plus Pierrot-la-canne
le facteur aux doigts gelés qui boit son canon
ni Mado-les-gros-chagrins

Promis, juré
je n’irai plus au café du coin
voir la misère qui piétine au comptoir
les tickets d’espoir que l’on vend à la loterie

Je suis sorti de ma vie
je n’écoute plus le vent
j’entame l’hiver
je regarde un carré blanc
dehors, il pleut
je n’écoute plus Dylan, Duclos et le Full Moon Ensemble
j’écartèle la frayeur pour me faire un passage
je silence, je ferme, je solde
et pourtant j’aime tant le printemps
l’enfance et le soleil

J'attends que Dieu revienne.

JMS - In : "Derniers délires avant inventaire" - Éditions Chemins de Plume - 12 Euros

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Iran, je te nomme

Publié le par Cheval fou

IRAN :  Les sept dirigeant Bahá'is, injustement accusés et emprisonnés depuis 20 mois, risquent la peine de mort
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12 Janvier - Encore treize autres Bahá'ís ont été arrêtés le 3 Janvier. Parmi eux, Negar SABET, la fille de Mahvash SABET, l'une des sept prisonniers qui devraient être jugés mardi, et Jinous SOBHANI, ancienne Secrétaire de la Lauréate du “Prix Nobel de la Paix”, Shirin EBADI. Dans le même temps, une campagne anti-bahá'ie s'intensifie dans la presse officielle, depuis quelques semaines.

***

Il y a longtemps

j’ai vu arriver le flot des braves gens

ils aimaient la laïcité, la musique et l’Amérique

aimaient le rêve et d’autres prophètes

des vérités différentes

 

Vous haïssiez les philosophies du doute

Voltaire et la tolérance 

vous disiez tout connaître de la vie

et vous semiez la mort

 

Vous avez ouvert un livre

et fermé tous les autres livres

vous avez assassiné le rire

fait payer aux victimes le prix de vos balles*

vos gardes ont ripaillé sur les cadavres

 

Votre dieu n’est ni de miséricorde ni d’amour

encore il tue dans les rues de Téhéran

la vérité mérite t-elle que l’on tue ?

 

Il est des pays

où aimer est un crime

où parler de paix est une forfaiture

 

Iran je te nomme

Iran je t’avais tant aimée

Iran qui renaît.

 

 

*Les gardes de la révolution islamique demandaient aux familles de payer les balles qui avaient servi à tuer les manifestantes non voilées. 


Texte : L'n Kaoua

Publié dans Coups de gueule

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Cristian-Georges Campagnac

Publié le par Cheval fou

CERTITUDES OU FAIBLESSES ???


J’erre au cœur froid, désolé du coup de vent virant en tempête. Les lames déchirent un horizon bas, lacèrent la surface de la mer limoneuse. Alentour, c'est le vertige irisé, les traînées d'écume, la chute et le rappel embusqués, l'ascension aussi de la mer qui se confie aux ciels et lui donne ses larmes d'embruns. Les flots gardent la tessiture mélancolique des voix d'outre tombe. Ils susurrent l’eau brisée de trop courir, de braver la terre. Derrière moi, une trace d'absences, une marque de passage qui virevolte dans la bourrasque, sitôt engloutie, avalée, dissoute comme la souvenance de ce que je fus d’existence sur cette terre, comme le vol de l‘oiseau, un unique sillage. Et puis des éclairs, ces lueurs familières qui dansent dans le regard, s’en vont à la recherche des racines d'un passé disséminé, des vestiges du futur. Je m'attelle à l’impérissable certitude de ne jamais mourir, de demeurer éternellement l’enfant de la vie dispersé de par le monde et la planète, comme si le temps de durer avait multiplié à l’infini ce même être parvenu à la conscience universelle. Étranges impressions que les rafales et les montagnes d’eau dévalées ne sauraient affecter, d’être encore et toujours sur le fil tangent, au-dessus de la mort, si près de l’existence, du mal et du bien, de cette injustice immanente de la nature, de l’esprit en perpétuelle révolte. Oui, je vais, j’habite un jour de tempête et cours l’arène de la mer, la grande fresque bleue peuplée d’errances, de nuages et de vagues que la liberté exalte et confond. Je grave sur le parchemin fluide et éthéré de l'eau la mémoire d’un être à la poursuite de l’instant ou de l’éternité, allant jusqu’à en perdre, un moment, l’illusion éphémère de la certitude d'exister, pour sombrer dans le  gouffre pétillant et feutré de l’océan unitif. Quand je ne serais plus qu’une évocation, l’impossible ressouvenir, je sais que je poursuivrais ma route et mon cap, menant un autre vaisseau à travers les grands espaces et la destinée qui font l’âme seule des hommes vrais. Il est en chacun d’entre - nous une parcelle d’universalité, de sentiment revenu du fond des âges, un fragment impérissable de fraternité qui fonde le verbe au-delà de tous les écarts, de toutes nos différences. Noyé dans la cohue, la multitude ou perdu dans les solitudes mouvantes, chaque mot, chaque image vogue et navigue, conscient du fait irréfragable d’être d’une étape du grand voyage multiple, de la valse des naissances, bravant la mort, toisant les siècles et les saisons pour les avoir au moins une fois révélés, du moins comprises au confins de l’amour, du partage incessant de tous les jours, de ces secondes éprises d'éternel. La mer, le désert, les airs, l’absolue hauteur des monts couverts de blancheur me convainquent de l’indicible beauté qui coudoie le chaos, de l’extrême diligence de la vie au terme de chaque virée que nous aurions accomplie, oubliée, abîmée dans le long fleuve des années….

C’est ici, en ces moments de fusion et de proximité avec la nature et les éléments que je défais tout ce que l'illusion pourrait infliger de néant. C’est en ces pages de grandes vérités que je mesure aussi les desseins intemporels que l’âme forge sur l’échelle, l'enclume de notre si courte vie battue de chair qui n’aurait aucun sens, aucune raison de s’arrêter brutalement  dans l’infamie de la matière désorganisée. Au milieu des vagues et des délires de l'hiver, j'ai tant de fois chasser mes craintes d'une mort imminente pour découvrir enfin les curiosités de l'au-delà...Va! Navire, vaisseau ailé, Albatros, poursuis ton vol d’ultimes rencontres que seule l’âme ou l’amour reconnaît, pour renaître inlassablement des flots purs qui t’ont encensé à toujours et raconté l'océan!

.

Cristian-Georges Campagnac http://milema.canalblog.com

Publié dans Ils disent

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Je n’avais pas mon âge

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Il y a longtemps
on défenestrait le rêve et les mots
entre la gnole et le cauchemar
tuer n’était pas un crime


Je suis né le cœur en hiver

Au fil des pages
j’écrivais des mots obliques
comme une raison qui rit
obliques comme un corbillard
qui arraisonne la vie
j’avais mille ans et des cernes dans l’espoir
je n’avais pas mon âge


Sur le fil noir d’un stylo
je traçais la blessure du verbe
j’écrivais les montagnes qu’enferme un soupir


Entre déraison et couteaux
j’écrivais dans l’ombre des bistrots
entre envie et mort
j’écrivais sur le plat d’un papier
entre la Seine et le plongeon
j’écrivais la porte étroite et le soleil


Dans ces cafés qui bordent les casernes
la mort prenait du galon
on chantait des Marseillaise d’adjudant
je n’avais pas 20 ans et je voulais partir


J’écrivais entre la pomme et le serpent
entre le café et le printemps
je T’attendais déjà
je n’avais pas mon âge


Le temps est parti
parfois j’ouvre le vieux jardin
mon vieux pays de mort et de jasmin
et toujours ce chat qui m’attend


J’écris entre l’ombre et la distance
ici le soleil efface la pluie


Je n’ai pas peur
Tu m’attends
.

JMS

Publié dans Dieu le silence et moi

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Bonnes Fêtes

Publié le par Cheval fou


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Noël est là 2010

Publié dans Informations

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