Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rom ! Ou la politique à la dégueule

Publié le par Cheval fou

Coup de gueule

Tant que les politiciens feront du spectacle, de la joute oratoire et de la mégalomanie sournoise ; tant qu'ils chercheront à marquer des territoires sans chercher la vérité. Tant que les électeurs ne sortiront pas de leurs chapelles, tant que les sectes idéologiques serviront des causes ignorant la justice, l'immoralité en col blanc sera au pouvoir.


Tant que cela sera, nombre d'entre nous cesseront de croire aux vertus de la politique. La démocratie ne peut vivre à genoux ni se nourrir de violence.

Les hommes debout se lèveront-ils un jour pour dire : stop, nous voulons un autre monde ?!
Je ne suis pas dans l’angélisme, mais empêcher un groupe ethnique d’avoir un lieu de vie stable pendant plus de 3 mois, ne pas lui donner de terrains d'accueil pour bâtir ses artisanats et des conditions de survie acceptables, c’est  le condamner. Ne pas offrir à un groupe des moyens d’éducation, c’est hypothéquer son futur. Dans ce cas, le délit de survie est-il un crime ?
Pourquoi cette violence, ces bulldozers qui cassent les caravanes ?
Pourquoi ou pour qui, ce festin médiatique indécent et jubilatoire de justice sécuritaire qui commet un délit humanitaire ?
Messieurs les politiques, le cœur n'est pas un agenda électoral, être humain ne s'apprend pas dans les sondages. Seule l'éducation fait la grandeur d'être Homme.

JMS

Publié dans Coups de gueule

Partager cet article
Repost0

Jean-Marc La Frenière

Publié le par Cheval fou

Sur le cours des ruisseaux

La neige des pommiers détrempe le vallon. Oubliant ses cailloux, ses billes, son trésor, l’enfant poursuit des yeux le vol d’un papillon. Il n’est pas comme l’avare alourdissant ses pas en s’emplissant les poches. Les pieds légers du vent caressent l’herbe fraîche. Le fleuve coule vers la mer en emportant sa mort. Je marche sur la rive où chaque arbre est une planche de salut. L’essence du vécu fait fi des apparences. Les dieux sont morts sous le poids des monnaies. La langue des passions est réduite aux fadaises sur les courriers du cœur. Hommes politiques, affairistes véreux, bradeurs de pays, éteignoirs d’espoir, gens de bien mal acquis se partagent le monde. Nous voici à genoux devant le cours de la Bourse, le retable des banques, dans la prière des téléscripteurs. Indifférents aux choses du commerce, je fonde ma parole sur le cours des ruisseaux, le bilan de la pluie avec ses chiffres d’eau, la grammaire des arbres conjuguant les racines. Peu me chaut les profits, la pauvreté est une manière de vivre. Ce qu’on perd en clinquant s’enrichit de bonté.


L’histoire de l’homme s’est écrite sur la lame d’un couteau, la crosse d’un fusil, une larme d’enfant, une goutte de sang. Le monde rétrécit à la vitesse des avions mais la lenteur des tortues lui prête encore une âme. Quels animaux étranges sont devenus les hommes. Je contemple une fleur au milieu de la meute. J’écoute un chant d’oiseau au milieu du vacarme. Les mots s’étirent dans la phrase pour voir les étoiles. La tendresse persiste à dissiper la nuit. Avant d’apprendre à déchiffrer le silence, j’ai enduré le bruit. Je laisse de petits bouts de papier fleurir les pavés. Les nuages fondent en larmes pour les fleurs assoiffées. Les oiseaux chantent pour leurs frères les arbres. La forêt se reflète dans l’éclat d’une feuille. La faim offre son pain, le froid ses vêtements. Mais les hommes, leur pupilles aveuglées par l’éclat du dollar, ne voient pas les bébés enterrés sous les ruines. Ils ont décoloré le rêve du vieux Marx et renié leur âme. Leur enfance bascule dans la nuit des objets. Le bruit des tiroirs-caisses a remplacé Mozart. Il existe pourtant d’autres hommes qui croient à la bonté. On les dit fous, poètes, utopistes, rêveurs, quand ils tiennent à la main la braise de survie. Ils apportent un violon aux villes sans musique, la paix, le sel des mots, la beauté d’une étoile parmi la neige noire.

 

Par la freniere - Publié dans : Prose

 http://lafreniere.over-blog.net

 

Publié dans Ils disent

Partager cet article
Repost0

Comme la paille sous l’avenir d’une fleur

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Comme une langue ancienne dont on arrache les mots
Comme un peuple indigène que l’on arrache à son passé
Comme une terre autochtone que l’on pille

Comme la paille sous l’avenir d’une fleur
J’avance

Comme une pendule use son temps
Comme un mémoire en pleurs
Comme un enfant traverse la poussière
Je mange ma route

Partout le rêve est pendu au poteau de la rationalité
Partout je ris d’un bonheur en pluie
Partout, conscient de la beauté du monde
je cours je marche je boitille

Comme un enfant reliquaire des mondes perdus
Je traverse le précieux
Je vais
La vie est l’essentielle liberté
La mort est un silence définitif
Je sais.

JMS

Publié dans Dieu le silence et moi

Partager cet article
Repost0

COLETTE MUYARD

Publié le par Cheval fou

 

DE-LA-NUIT-AU-SANG-et-aux-larmes--refait-2-visage-orange-co.jpg

Nuit de sang

illustration jms pour Mélancolère

 

COLETTE MUYARD
MÉLANCOLÈRE
 

 

Les mots fondent en sanglots
Seul un battement de pas
cligne dans la solitude
L’aurore déjà
se fait crépuscule.

 

Aux Éditions Chemins de Plume 12€


Publié dans Ils disent

Partager cet article
Repost0

Mille excuses

Publié le par Cheval fou

Mille excuses,

j’étais parti sans laisser un mot,

cause urgence de départ pour simple raison de cœur :

le besoin de me retrouver en famille.

Donc, amis lecteurs, merci pour votre fidélité.


Depuis un certain temps ma fréquence de production d'articles est altérée aussi par mon travail d’illustrateur et surtout par l’écriture de romans, ce qu’annonçait d'ailleurs le titre de mon dernier recueil paru aux Éditions Chemins de plume : "Derniersdélires avant inventaire".


Mais la poésie demeure et ne se privera pas de réapparaître ici

et sur mon blog jeunesse http://catedition.over-blog.fr.

Amis lecteurs,

je vous souhaite longue route dans le monde des mots

et sur les chemins de poésie.

JMS

Publié dans Informations

Partager cet article
Repost0

Profession ?

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Le Capitaine Caporal à boutons d'or
Le Général des Trois Galaxies
et leurs sbires Casseurs de Lune casseurs de pieds
ont
débusqué le lapin policier qui garde mon jardin
brusqué les portes bleues de mon antre
cassé l'ascenseur de mes rêves
débarqué dans mon univers
ôté mon chapeau de clown
brisé ma pendule mauve

Tous ensemble
comme un seul homme
ils m'ont appréhendé
arrêté
bousculé
cerné
questionné

J'aurais voulu piaffer hennir ruer glapir résister
j'étais mal dans mes baskets
mal dans ma tête
un oursin dans ma musique
j'ai fait petit comme un moineau
qui ne veut pas jouer avec le chat
j'ai ployé
comme on cède devant la force
comme on s'agenouille devant la loi

Le Capitaine Caporal à boutons d'or
a pris la couleur verte qui va à ses colères
et comme un ogre au printemps
s'est mis à hurler :
Nom ?
Prénom ?
Genre ?
Grade ?
Statut social ?
Fonction ?
Lieu de travail ?
Place dans la société ?
Occupation principale ?

Sans piaffer hennir ruer glapir résister
comme une baudruche percée
j'ai décliné :
Nom : Cabaloco
Prénom : Loco-loco
Genre : vieil ours défroqué plantigrade de bas étage
Grade : sans
Statut social : aucun
Fonction : traceur de rêves
Lieu de travail : les univers
Place : nulle part
Occupation principale : explorateur de mirage

Interloqué, le Capitaine Caporal à boutons d'or a vociféré :
curriculum vitæ inadéquat !
j'exige un complément d'information !
Le Général des Trois Galaxies
et les sbires Casseurs de Lune casseurs de pieds
d'une même voix ont ordonné :

Greffier, notez la réponse :
Quand vous ne rêvez pas que faite vous ?
Réponse : je travaille
Précisez : où ?
Je travaille sur moi
Soyez encore plus précis : en quel endroit ?
À l'intérieur
au niveau trois du Cosmos Cérébral
route des Anges Insoumis
Courant Ascendant
Constellation-conscience niveau vingt-deux

Greffier notez :
Bipède à fonction non identifiée
Facteur de trouble potentiel
Dangerosité Type 7
Classification : Poète

Le Capitaine Caporal à boutons d'or,
Le Général des Trois Galaxies, leurs sbires Casseurs de Lune
et toute la horde des casseurs de pieds
ont déchiré mon alphabet
aseptisé mes rêves
m'ont enchaîné à leur monde
empli ma tête pleine de chiffres et de carrés
pour qu'enfin je vote utile

J'ai eu chaud ! J'ai eu froid !
Une bande de martiens en goguette jouaient aux terriens !
Mais, les meilleurs cauchemars ont toujours une fin
demain, je visite Saturne !
JMS

Partager cet article
Repost0

Fermera-t-on le rêve ?

Publié le par Cheval fou (Sananès)

  Fermera-t-on le rêve

comme on enchaîne le vent de la révolte

comme encore l’on encage l’oiseau et les cri des enfants ?

 

Bradera-t-on le rêve

comme l’on soldait l’amour du temps des maisons closes ?

 

Barreaux, barbelés, murailles…

 

Rien n’est assez haut

pour arrêter le cri de l’espérance

et l’utopique du désir

 

Barreau, barbelés, murailles...

 

Depuis des millénaires vous traversez l’histoire

Vous envoyez le discours, le plomb, la mort

et les cantiques de cimetières

Vous croyez que la mort est une censure 

 

Mais toujours

les rêves

traversent la nuit

 

Écoutez les

crépiter courir danser

sur les chemins du futur

 

Toujours

nos rêves ont traversé la nuit.

JMS

Partager cet article
Repost0

Texte de Jeanne

Publié le par Cheval fou

ma mémoire ...

il dissout tout

il ne reste que des bribes

que l’on s’attache

au cou

pas trop serrés

des mots

des lumières

des fulgurances

des mensonges

du vent

le temps n’efface pas le bleu

ni la mer

ni ce soleil sur ma peau

le temps me file

un manteau d’étoiles

une écharpe de gestes

qui me tiendront chaud un jour

quand ma mémoire aura tout effacer

 

Jeanne

http://nousdeux007.over-blog.com

Publié dans Ils disent

Partager cet article
Repost0

Dylan à Nice

Publié le par Cheval fou

link http://www.youtube.com/watch?v=xhISoNAStDA

 

  Avec les cools et les babas, j’étais venu piétiner les allées d’un soir tombant.

J’étais venu croiser de vieilles années où peut-être,

un jour lointain, déjà je vous avais croisés.


Défroissant de vieux rêves, je disais :

Le Monde encore croule

Reviens, ta chanson reste de circonstance

Reviens,

nous allons prendre le taureau par les cornes

le mal à la racine,

crier "à mort la mort la guerre"

"à mort, la haine et vive la vie l’amour la paix"

Reviens l’ami,

il nous faut tout reprendre à zéro.


P1010625.JPG

Dylan s’est déchaîné,

j’ai fermé les yeux comme ferment les vieux quand ils rêvent de leurs 20 ans.

L’apôtre musicien qui tant de fois avait chanté  

The times they are a changin’,

rockaillait sur d’autres mélodies,

the times were really changing.


Je suis resté en berne et le prophète est parti.

Sur scène, un chanteur du même nom

se livrait à une excellente mais inattendue prestation.

  jms

 

Publié dans Informations

Partager cet article
Repost0

Mon chien mène l'enquête pages 5-6-7

Publié le par Cheval fou (Sananès)

 

mon-chien-p-5-jpg.jpg

---oo0©0oo--

mon-chien-page-6-jpg.jpg

---oo0©0oo--

 

mon-chien-page-7-jpg.jpg

---oo0©0oo--  

© Textes et Dessins Jean-Michel Sananès 

Pages 5-6-7

 

JMS - "Mon chien mène l'enquête"- Éditions Chemins de Plume - 10€

Partager cet article
Repost0