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Mille excuses

Publié le par Cheval fou

Mille excuses,

j’étais parti sans laisser un mot,

cause urgence de départ pour simple raison de cœur :

le besoin de me retrouver en famille.

Donc, amis lecteurs, merci pour votre fidélité.


Depuis un certain temps ma fréquence de production d'articles est altérée aussi par mon travail d’illustrateur et surtout par l’écriture de romans, ce qu’annonçait d'ailleurs le titre de mon dernier recueil paru aux Éditions Chemins de plume : "Derniersdélires avant inventaire".


Mais la poésie demeure et ne se privera pas de réapparaître ici

et sur mon blog jeunesse http://catedition.over-blog.fr.

Amis lecteurs,

je vous souhaite longue route dans le monde des mots

et sur les chemins de poésie.

JMS

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Profession ?

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Le Capitaine Caporal à boutons d'or
Le Général des Trois Galaxies
et leurs sbires Casseurs de Lune casseurs de pieds
ont
débusqué le lapin policier qui garde mon jardin
brusqué les portes bleues de mon antre
cassé l'ascenseur de mes rêves
débarqué dans mon univers
ôté mon chapeau de clown
brisé ma pendule mauve

Tous ensemble
comme un seul homme
ils m'ont appréhendé
arrêté
bousculé
cerné
questionné

J'aurais voulu piaffer hennir ruer glapir résister
j'étais mal dans mes baskets
mal dans ma tête
un oursin dans ma musique
j'ai fait petit comme un moineau
qui ne veut pas jouer avec le chat
j'ai ployé
comme on cède devant la force
comme on s'agenouille devant la loi

Le Capitaine Caporal à boutons d'or
a pris la couleur verte qui va à ses colères
et comme un ogre au printemps
s'est mis à hurler :
Nom ?
Prénom ?
Genre ?
Grade ?
Statut social ?
Fonction ?
Lieu de travail ?
Place dans la société ?
Occupation principale ?

Sans piaffer hennir ruer glapir résister
comme une baudruche percée
j'ai décliné :
Nom : Cabaloco
Prénom : Loco-loco
Genre : vieil ours défroqué plantigrade de bas étage
Grade : sans
Statut social : aucun
Fonction : traceur de rêves
Lieu de travail : les univers
Place : nulle part
Occupation principale : explorateur de mirage

Interloqué, le Capitaine Caporal à boutons d'or a vociféré :
curriculum vitæ inadéquat !
j'exige un complément d'information !
Le Général des Trois Galaxies
et les sbires Casseurs de Lune casseurs de pieds
d'une même voix ont ordonné :

Greffier, notez la réponse :
Quand vous ne rêvez pas que faite vous ?
Réponse : je travaille
Précisez : où ?
Je travaille sur moi
Soyez encore plus précis : en quel endroit ?
À l'intérieur
au niveau trois du Cosmos Cérébral
route des Anges Insoumis
Courant Ascendant
Constellation-conscience niveau vingt-deux

Greffier notez :
Bipède à fonction non identifiée
Facteur de trouble potentiel
Dangerosité Type 7
Classification : Poète

Le Capitaine Caporal à boutons d'or,
Le Général des Trois Galaxies, leurs sbires Casseurs de Lune
et toute la horde des casseurs de pieds
ont déchiré mon alphabet
aseptisé mes rêves
m'ont enchaîné à leur monde
empli ma tête pleine de chiffres et de carrés
pour qu'enfin je vote utile

J'ai eu chaud ! J'ai eu froid !
Une bande de martiens en goguette jouaient aux terriens !
Mais, les meilleurs cauchemars ont toujours une fin
demain, je visite Saturne !
JMS

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Fermera-t-on le rêve ?

Publié le par Cheval fou (Sananès)

  Fermera-t-on le rêve

comme on enchaîne le vent de la révolte

comme encore l’on encage l’oiseau et les cri des enfants ?

 

Bradera-t-on le rêve

comme l’on soldait l’amour du temps des maisons closes ?

 

Barreaux, barbelés, murailles…

 

Rien n’est assez haut

pour arrêter le cri de l’espérance

et l’utopique du désir

 

Barreau, barbelés, murailles...

 

Depuis des millénaires vous traversez l’histoire

Vous envoyez le discours, le plomb, la mort

et les cantiques de cimetières

Vous croyez que la mort est une censure 

 

Mais toujours

les rêves

traversent la nuit

 

Écoutez les

crépiter courir danser

sur les chemins du futur

 

Toujours

nos rêves ont traversé la nuit.

JMS

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Texte de Jeanne

Publié le par Cheval fou

ma mémoire ...

il dissout tout

il ne reste que des bribes

que l’on s’attache

au cou

pas trop serrés

des mots

des lumières

des fulgurances

des mensonges

du vent

le temps n’efface pas le bleu

ni la mer

ni ce soleil sur ma peau

le temps me file

un manteau d’étoiles

une écharpe de gestes

qui me tiendront chaud un jour

quand ma mémoire aura tout effacer

 

Jeanne

http://nousdeux007.over-blog.com

Publié dans Ils disent

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Dylan à Nice

Publié le par Cheval fou

link http://www.youtube.com/watch?v=xhISoNAStDA

 

  Avec les cools et les babas, j’étais venu piétiner les allées d’un soir tombant.

J’étais venu croiser de vieilles années où peut-être,

un jour lointain, déjà je vous avais croisés.


Défroissant de vieux rêves, je disais :

Le Monde encore croule

Reviens, ta chanson reste de circonstance

Reviens,

nous allons prendre le taureau par les cornes

le mal à la racine,

crier "à mort la mort la guerre"

"à mort, la haine et vive la vie l’amour la paix"

Reviens l’ami,

il nous faut tout reprendre à zéro.


P1010625.JPG

Dylan s’est déchaîné,

j’ai fermé les yeux comme ferment les vieux quand ils rêvent de leurs 20 ans.

L’apôtre musicien qui tant de fois avait chanté  

The times they are a changin’,

rockaillait sur d’autres mélodies,

the times were really changing.


Je suis resté en berne et le prophète est parti.

Sur scène, un chanteur du même nom

se livrait à une excellente mais inattendue prestation.

  jms

 

Publié dans Informations

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Mon chien mène l'enquête pages 5-6-7

Publié le par Cheval fou (Sananès)

 

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© Textes et Dessins Jean-Michel Sananès 

Pages 5-6-7

 

JMS - "Mon chien mène l'enquête"- Éditions Chemins de Plume - 10€

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Salon du Livre de Nice cuvée 2010

Publié le par Cheval fou

Le salon du Livre de Nice s’est achevé dans une odeur de Mondial et de désillusion. Comme d’habitude les poètes se sont trouvés à la marge – toujours cette même place de choix : 3ème strapontins - fond de salle d’un vieux Cinéma pour artistes considérés de pacotille, quand la Générale se joue ailleurs. Comme d’habitude les Poètes ont été relégués au fond du pavillon des bouquinistes, dans un endroit tranquille, bien cachés parmi les précieux et vieux journaux, bien rangés au seuil d’autres temps.

Joli présage, en l’An 2300 les poètes seront encore là, parmi les vieux livres, mais... enfin reconnus ! La poésie, on le sait, a toujours habité le futur ; certains humains, j’espère - s’il leur est encore permis de vivre, les y trouveront  près de Verlaine, Ferré, Rimbaud ou François Villon, et l’un d’eux, étonné, dira peut-être : t’as vu c’est une édition originale, tirage 2010.

Mais passons là… encore une fois, grâce au capitaine Varjac, les Poètes de l’ École de Nice étaient là, de même que de nombreux lecteurs fidèles à qui je dis merci de ne pas céder à une déculturation programmée, merci d’avoir abandonné le Mondial le temps d’un regard posé sur un livre.

Merci donc à vous, anciens et nouveaux lecteurs, d’être venus à nous. D’avoir, d’un geste et d’un regard, apporté la magie qui fait qu’un morceau de papier devient livre et que l’espace d’un instant, d’un partage, les tâcherons d’encre et de papier, les poseurs de rêves que nous sommes, soient reconnus le temps d’une dédicace.

Moi, poète parmi d’autres, à vous amis en poésie, je dis merci, et à bientôt.

 

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Derniers délires avant inventaire

Publié le par Cheval fou

JMS.jpg


© Peinture de couverture : Jean-Michel Sananes

 

***

 Ce jour là, j’ai compris qu’il me faudrait encore traverser ces ailleurs où se cachent les grandes vérités, qu’il me faudrait encore et encore creuser et chercher pour être un jour à la mesure de mon âme. J’ai voyagé loin, aussi loin que possible, mais la question reste immense, encore je dérive.

J’ai beaucoup voyagé mais ai-je été assez loin pour habiter mon âme ?

Jean-Michel Sananes - Derniers délires avant inventaire - Éditions Chemins de Plume/poésie
ISBN : 978-2-84954-095-4 -
Prix 12 €

 -------------------oo0OO0oo---------------

 

Parution le 18 JUIN 2010

pour le Salon du Livre de Nice

commande à : Éditions Chemins de Plume : cheminsdeplume@yahoo.fr

ou sur mon blog si demande de dédicace

Publié dans Informations

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Invitation

Publié le par Cheval fou

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Au poète mort

Publié le par Cheval fou

À K.

C’est un silence tranquille qui attend que le jour m’éveille. J’attends vos mots, vos voix, vos yeux. J’attends un cri d’enfant, la première parole du jour.

C’est un silence tranquille, rien ne change, dehors le soleil revient mais l'hiver pousse encore ses cris.

Cette année je n'ai pas vu le printemps. Dehors une inquiétante quiétude laisse courir le temps. Mon  chat dérive. Les étoiles, le vent et le temps, l’aspirent. Je le retiens de mon mieux, je le suis, je lui parle, où il ira, j’irai.

Je lis.

Un poète est mort. Il est possible que l'indifférence tue encore. Mais est-ce un crime ?

Sa lettre d’adieu encore me flagelle, c'est le cri d’un homme qui meurt d’attentes et d’utopies assassinées. Il est parti comme une étoile s‘éteint, comme meurt une abeille dans le silence du monde.

Combien faut-il aimer pour sauver une vie ?

Je pense à toi, à vous, aux vôtres, aux miens, à ma femme qui fait le chemin du vent, aux sentiers de l’enfance ; je pense à notre route et au crépuscule qui vient. Je pense aux cris que l’on n’entend pas et au silence de l’univers quand un être pleure.

Fait-on des lettres posthumes, parle-t-on au silence ?

J’aimerai dire au poète : tes mots m’empoignent le cœur, tu es l’ami que je n'ai jamais connu. Tu n’as pas fui, tu es parti loin de la lourdeur de monde, loin de l’indifférence des poètes infirmes, de la clique des imbus, de leurs ego qui pétaradent l’immondice, de leurs jugements ; tu es parti loin de leur guéguerre faite juste pour jouir.

Tu n'as pas trouvé de frères, tu as mis ton scaphandre d’explorateur et tu es parti tenter l’improbable aventure, tu es parti pour l’incalculable.

Parlant de toi, quelqu’un a dit : "normal, c’était un malade". C’est un qui jouait du mot comme l’on joue du couteau. La compassion habitait ailleurs.

Ami que je n'ai pas connu, parfois un silence nous parle, parfois je te croise. Encore plus fort qu'hier, je sais qu'il nous faut écouter plus attentif, plus grand, et mettre de l'amour sur l'indifférence, beaucoup d'amour.

Plus je sais le monde, plus j’ai peur.

J’attends vos mots, vos voix, vos yeux. J’attends un cri d’enfant, la première parole du jour.

JMS

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