Mano Dayak
Ce texte, parce qu’il y a une Internationale des
mères, de la vie et de l’espoir. Il nous affirme que, ce qu’il y a de plus admirable dans la mission de l’homme, c'est ce don qui consiste à transmettre à l’enfant quelque chose de plus grand
encore que la route des étoiles, de lui offrir la cartographie infinie qui jalonne les alphabets du monde et nous sort de notre condition animale pour nous ouvrir la route du savoir et de la
conscience.
Je voudrais que pour chacun, ce texte soit lu comme une lettre à nos mères et à ceux qui de Sapiens à Erectus ont fait de nous des hommes qui ne seront Hommes que lorsqu'ils sortiront de leur statut de nains culturels voués à un seul livre unique et parfois inique dans son désamour de l'autre, pour chanter tous les livres de la Conscience.
jmsJe voudrais que pour chacun, ce texte soit lu comme une lettre à nos mères et à ceux qui de Sapiens à Erectus ont fait de nous des hommes qui ne seront Hommes que lorsqu'ils sortiront de leur statut de nains culturels voués à un seul livre unique et parfois inique dans son désamour de l'autre, pour chanter tous les livres de la Conscience.
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"Avec des gestes graves, elle (ma mère) m'a appris à lire les vingt-six lettres de l'alphabet tifinagh qui compose
la langue tamasheq. Je revois ses doigts voltiger pour tracer sur le sable des signes géométriques : le cercle qui désigne le "R", le trait horizontal qui indique le "N", les quatre
points pour la consonnance "KH", le rond précédé de deux points et d'une parenthèse renversée qui compose le mot "chat". Elle faisait une pause, effaçait de la main ce qu'elle avait
écrit, me demandait de répéter ses gestes. J'essayais de mon mieux. Pour me récompenser, ses ongles dessinaient des poèmes; Elle griffait le sable de ses doigts de joueuse d'imzad. A peine
avais-je le temps de m'étonner que'elle effaçait ce qu'elle avait écrit pour composer de nouveaux caractères.
Combien de fables et de ballades se sont ainsi envolées sous l'aile de sa main ou bien au vent des dunes ?"
(...)
" Je dois tout aux leçons de ma mère. C'est elle qui m'a appris à démonter et à remonter la tente, à plier et à déplier le lit taillé dans le torcha, un arbre au tronc épais mais au bois tendre et léger. C'est elle qui m'a fait découvrir les étoiles qui annoncent les changements de saisons. C'est elle qui m'a révélé les différentes castes des gens de ma tribu, les Iforas.
C'est elle qui m'a enseigné la lecture, le chant, la poésie. C'est elle qui...".
MANO DAYAKCombien de fables et de ballades se sont ainsi envolées sous l'aile de sa main ou bien au vent des dunes ?"
(...)
" Je dois tout aux leçons de ma mère. C'est elle qui m'a appris à démonter et à remonter la tente, à plier et à déplier le lit taillé dans le torcha, un arbre au tronc épais mais au bois tendre et léger. C'est elle qui m'a fait découvrir les étoiles qui annoncent les changements de saisons. C'est elle qui m'a révélé les différentes castes des gens de ma tribu, les Iforas.
C'est elle qui m'a enseigné la lecture, le chant, la poésie. C'est elle qui...".