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Texte de Jeanne

Publié le par Cheval fou

ma mémoire ...

il dissout tout

il ne reste que des bribes

que l’on s’attache

au cou

pas trop serrés

des mots

des lumières

des fulgurances

des mensonges

du vent

le temps n’efface pas le bleu

ni la mer

ni ce soleil sur ma peau

le temps me file

un manteau d’étoiles

une écharpe de gestes

qui me tiendront chaud un jour

quand ma mémoire aura tout effacer

 

Jeanne

http://nousdeux007.over-blog.com

Publié dans Ils disent

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Dylan à Nice

Publié le par Cheval fou

link http://www.youtube.com/watch?v=xhISoNAStDA

 

  Avec les cools et les babas, j’étais venu piétiner les allées d’un soir tombant.

J’étais venu croiser de vieilles années où peut-être,

un jour lointain, déjà je vous avais croisés.


Défroissant de vieux rêves, je disais :

Le Monde encore croule

Reviens, ta chanson reste de circonstance

Reviens,

nous allons prendre le taureau par les cornes

le mal à la racine,

crier "à mort la mort la guerre"

"à mort, la haine et vive la vie l’amour la paix"

Reviens l’ami,

il nous faut tout reprendre à zéro.


P1010625.JPG

Dylan s’est déchaîné,

j’ai fermé les yeux comme ferment les vieux quand ils rêvent de leurs 20 ans.

L’apôtre musicien qui tant de fois avait chanté  

The times they are a changin’,

rockaillait sur d’autres mélodies,

the times were really changing.


Je suis resté en berne et le prophète est parti.

Sur scène, un chanteur du même nom

se livrait à une excellente mais inattendue prestation.

  jms

 

Publié dans Informations

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Mon chien mène l'enquête pages 5-6-7

Publié le par Cheval fou (Sananès)

 

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---oo0©0oo--  

© Textes et Dessins Jean-Michel Sananès 

Pages 5-6-7

 

JMS - "Mon chien mène l'enquête"- Éditions Chemins de Plume - 10€

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Salon du Livre de Nice cuvée 2010

Publié le par Cheval fou

Le salon du Livre de Nice s’est achevé dans une odeur de Mondial et de désillusion. Comme d’habitude les poètes se sont trouvés à la marge – toujours cette même place de choix : 3ème strapontins - fond de salle d’un vieux Cinéma pour artistes considérés de pacotille, quand la Générale se joue ailleurs. Comme d’habitude les Poètes ont été relégués au fond du pavillon des bouquinistes, dans un endroit tranquille, bien cachés parmi les précieux et vieux journaux, bien rangés au seuil d’autres temps.

Joli présage, en l’An 2300 les poètes seront encore là, parmi les vieux livres, mais... enfin reconnus ! La poésie, on le sait, a toujours habité le futur ; certains humains, j’espère - s’il leur est encore permis de vivre, les y trouveront  près de Verlaine, Ferré, Rimbaud ou François Villon, et l’un d’eux, étonné, dira peut-être : t’as vu c’est une édition originale, tirage 2010.

Mais passons là… encore une fois, grâce au capitaine Varjac, les Poètes de l’ École de Nice étaient là, de même que de nombreux lecteurs fidèles à qui je dis merci de ne pas céder à une déculturation programmée, merci d’avoir abandonné le Mondial le temps d’un regard posé sur un livre.

Merci donc à vous, anciens et nouveaux lecteurs, d’être venus à nous. D’avoir, d’un geste et d’un regard, apporté la magie qui fait qu’un morceau de papier devient livre et que l’espace d’un instant, d’un partage, les tâcherons d’encre et de papier, les poseurs de rêves que nous sommes, soient reconnus le temps d’une dédicace.

Moi, poète parmi d’autres, à vous amis en poésie, je dis merci, et à bientôt.

 

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Derniers délires avant inventaire

Publié le par Cheval fou

JMS.jpg


© Peinture de couverture : Jean-Michel Sananes

 

***

 Ce jour là, j’ai compris qu’il me faudrait encore traverser ces ailleurs où se cachent les grandes vérités, qu’il me faudrait encore et encore creuser et chercher pour être un jour à la mesure de mon âme. J’ai voyagé loin, aussi loin que possible, mais la question reste immense, encore je dérive.

J’ai beaucoup voyagé mais ai-je été assez loin pour habiter mon âme ?

Jean-Michel Sananes - Derniers délires avant inventaire - Éditions Chemins de Plume/poésie
ISBN : 978-2-84954-095-4 -
Prix 12 €

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Parution le 18 JUIN 2010

pour le Salon du Livre de Nice

commande à : Éditions Chemins de Plume : cheminsdeplume@yahoo.fr

ou sur mon blog si demande de dédicace

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Invitation

Publié le par Cheval fou

Invitation-Auditorium-de-la-bibliotheque----.jpg

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Au poète mort

Publié le par Cheval fou

À K.

C’est un silence tranquille qui attend que le jour m’éveille. J’attends vos mots, vos voix, vos yeux. J’attends un cri d’enfant, la première parole du jour.

C’est un silence tranquille, rien ne change, dehors le soleil revient mais l'hiver pousse encore ses cris.

Cette année je n'ai pas vu le printemps. Dehors une inquiétante quiétude laisse courir le temps. Mon  chat dérive. Les étoiles, le vent et le temps, l’aspirent. Je le retiens de mon mieux, je le suis, je lui parle, où il ira, j’irai.

Je lis.

Un poète est mort. Il est possible que l'indifférence tue encore. Mais est-ce un crime ?

Sa lettre d’adieu encore me flagelle, c'est le cri d’un homme qui meurt d’attentes et d’utopies assassinées. Il est parti comme une étoile s‘éteint, comme meurt une abeille dans le silence du monde.

Combien faut-il aimer pour sauver une vie ?

Je pense à toi, à vous, aux vôtres, aux miens, à ma femme qui fait le chemin du vent, aux sentiers de l’enfance ; je pense à notre route et au crépuscule qui vient. Je pense aux cris que l’on n’entend pas et au silence de l’univers quand un être pleure.

Fait-on des lettres posthumes, parle-t-on au silence ?

J’aimerai dire au poète : tes mots m’empoignent le cœur, tu es l’ami que je n'ai jamais connu. Tu n’as pas fui, tu es parti loin de la lourdeur de monde, loin de l’indifférence des poètes infirmes, de la clique des imbus, de leurs ego qui pétaradent l’immondice, de leurs jugements ; tu es parti loin de leur guéguerre faite juste pour jouir.

Tu n'as pas trouvé de frères, tu as mis ton scaphandre d’explorateur et tu es parti tenter l’improbable aventure, tu es parti pour l’incalculable.

Parlant de toi, quelqu’un a dit : "normal, c’était un malade". C’est un qui jouait du mot comme l’on joue du couteau. La compassion habitait ailleurs.

Ami que je n'ai pas connu, parfois un silence nous parle, parfois je te croise. Encore plus fort qu'hier, je sais qu'il nous faut écouter plus attentif, plus grand, et mettre de l'amour sur l'indifférence, beaucoup d'amour.

Plus je sais le monde, plus j’ai peur.

J’attends vos mots, vos voix, vos yeux. J’attends un cri d’enfant, la première parole du jour.

JMS

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Aphorisme

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Parfois je m'occupe à ne rien faire et ça prend tout mon temps.

JMS

Publié dans Aphorismes de JMS

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Ile ENIGER

Publié le par Cheval fou

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                

Le soleil essuie ses doigts sur la terrasse. Traînée où s’ébouriffe une mésange. Le chat du voisin passe la barrière. Une mouette bat l’air. Les voitures font leur train. La ville crisse ses crincrins de violoniste las. Des mots ouvrent leurs bras, ma mémoire les serre. Le plus petit est grand de tous ses univers. Je picore une tartine, traîne mon matin comme une sans appétit. Je voudrais quelque chose

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

 

in : Un violon sur la mer

Éditions Chemins de Plume

Publié dans Ils disent

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Conférence de SOS Racisme à Nice

Publié le par Cheval fou

 

 Conférence de SOS Racisme à Nice
“ Lutte contre les discriminations : Bilan d’étape”
Avec les interventions de : Dominique SOPO Président de SOS Racisme
Éric de MONTGOLFIER Procureur de la République 
Khaled TOUMI Chargé de mission à la lutte

contre les discriminations DIRECCTE PACA

Jean-Michel SANANES
————
Intervention de  JMS

Je n’interviendrai dans ce débat qu’en simple citoyen,
c’est-à-dire en tant qu’homme formé par l’école publique.
Par elle,
j’ai comme vous appris le goût de la tolérance fraternelle,
de l’égalité et du respect de la différence.

Les instituteurs de France,
comme ils l’ont fait pour chacun d’entre nous,
m’ont enseigné la laïcité,
m’ont donné un bagage, une morale,
et tous les constituants de ce que je suis aujourd’hui.
Grâce à eux, je sais -et nous devrions tous savoir,
que les hommes naissent égaux en droits et en devoirs,
que dénier à quiconque le plus infime des droits
en raison d’une appartenance politique
religieuse ou d’une couleur de peau,
 est une infamie.
(À dessein, je ne parle pas d’appartenance raciale
car il n’y a qu’une seule race, et des couleurs de peaux.)

Parce que ces enseignements sont le bagage commun des citoyens de France
et au nom de ces valeurs,
il convient à chacun de nous, de même qu’aux instances républicaines,
d’accueillir les différences culturelles et religieuses,
quand celles-ci, en retour,
respectent la condition première de toute égalité : la laïcité.

Il est du devoir de chacun d’entre nous et celui de la collectivité nationale,
de recevoir et d’accueillir les réfugiés
en danger de mort dans leur pays d’origine,


de même que nous nous devons tous d’être solidaires
de ceux que certains qualifient “d’individus” en précarité.

En France, il n’y a pas d’individus, il y a des hommes en difficultés
qui souffrent d’une mauvaise répartition des richesses
chez nous et dans le monde.

Tout ce que je pense, tout ce que nous pensons,
devrait être le fruit, le résultat de ce que nous a enseigné
la République Française.
Et, aujourd’hui encore, c’est ce que je m’applique, modestement,
à mettre en pratique au côté du comité de SOS Racisme 06
en œuvrant avec lui pour l’égalité entre tous les hommes,
et c’est aussi ce que je fais dans mon travail d’écrivain.

Être un citoyen ce n’est pas tirer son épingle du jeu,
 aller chez Mac Do ou au foot, et apprendre à la TV
qu’ailleurs la situation des autres (peuples) est encore plus dure.

Si, individuellement, nous ne pouvons pas tout régler,
être citoyen c’est aussi se sentir concerné par le sort de nos voisins.

C’est savoir que Français par filiation lointaine ou nouveaux venus,
nous avons tous droit à un sort décent dans le respect de tous.
Notre devise est et doit rester :
“Liberté, Égalité, Fraternité”

Aucune égalité,
aucune liberté n’existe sans un droit de conscience
aucune liberté de conscience n’existe sans la laïcité

Or, aujourd’hui, la laïcité est mise à mal
par des projets électoralistes en quête de bulletins de vote.
Les promesses de services à des intérêts communautaires
sont de la compromission.

    Aux dernières élections, j’ai été choqué
car successivement Droite et Gauche ont rendu visite aux communautés.
Or, nous sommes tous Français,
ce type de discours et d’attitude
m’apparaissent  comme une forme nouvelle de corruption,
un clivage dans l’égalité.

Athées, Arabes, Chrétiens, Juifs ou Autres,
nous ne sommes pas les ambassadeurs de nos communautés,
nous sommes tous citoyens français à part entière.

Le créationnisme, c’est-à-dire le refus
de l’explication scientifique de l’évolution des espèces, est de retour :
certains intégristes islamiques distribuent dans les universités
“L’Atlas de la Création”.
L’ouvrage serait de toutes les manifestations s’il ne pesait 5,9 kilos

Au plus haut niveau,
certains prétendent que, pour la transmission des valeurs morales,
le curé est au-dessus de l’instituteur alors que la transmission
d’une morale pour tous ne peut se concevoir que dans la laïcité.

La suprématie de la croyance sur la raison est de l’obscurantisme
et, dans ce cas, c’est une atteinte grave à l’égalité.

Bernard Stasi, et aussi le projet de loi dite “Loi Glavany”
ont tenté de créer une laïcité “light”.
Certains la voudraient volontiers “light” à 0 pour %.

Nous devons réagir.
La France n’est pas une juxtaposition de communautés,
 elle doit être et rester la patrie des citoyens français.
Les dogmes, politiques et religieux et leur affichage dans la vie publique,
doivent rester au vestiaire.

Ce n’est pas l’éducation religieuse que l’on doit financer
C’est l’éducation civique au sein de l’école laïque.

Pour cela,
je salue les positions
de “SOS Racisme” et de “Ni Putes ni soumises”
pour le combat qu’avec d’autres, ils mènent pour le statut de la femme,
contre la discrimination au travail, au logement et en tout lieu
pour l’égalité entre tous quel que soit le sexe, le mode de vie, les idées.
Je salue mes amis de “SOS Racisme”  pour leur engagement
contre tous les intégrismes porteurs de haines communautaires
et contre la discrimination.

 


Jean-Michel Sananes 30 Avril 2010

Publié dans Informations

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