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Tout a une âme

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Tout a une âme,
l'esquisse de cette pensée qui se fera poème,
les odeurs, les mots, les chansons, la couleur des rires,
les pierres, le chemin, l'instant, le visible, l'invisible,
le vivant et le passé en sont imprégnés.

Les  âmes sentent
le printemps et ses espérances, la vie,
la colère, le désespoir, l'envie, la mort,
elles sont en cet enfant qui pleure et me froisse le cœur, 
en l'image de l'odieux posée sur un écran TV,
en l'image-soleil d'une fleur qui réveille la saison.
Il me suffit de lire Prévert pour y trouver mon âme d'enfant,
Ferré pour y entendre vibrer le cri des misères,
La Frenière pour sentir le frisson de l'herbe,
Ile Eniger pour percevoir l'exactitude du cri 
Tristan Cabral pour l'exigence d'espoir
Mireille Barbieri pour respirer le souffle de la Provence,
entrer dans  un tableau de Slobodan pour aller plus haut que le rêve.

Tout a une âme,
L'arbre qui gémit au coup de la hache,
la fleur qui saigne sous le pas.
Elle est dans regard de qui côtoie la conscience.

Laissez-moi fuir les belles phrases,
me tenir loin de l'envie qui se fait convoitise,
loin de ceux qui font chanter la haine et  la guerre.

Toutes les âmes n'ont pas la même taille,
je sais l'immensité de celle du moineau,
de celle effrayée de l'animal aux portes de l'abattoir,
et la monstrueuse, qui oriente le couteau et le fusil.

Perdu dans l'infini,
je suis parcelle de l'âme originelle
celle de terre et d'eau
venue d'un temps géologique
où la poussière flirtait avec la vie.
Je suis celui qui écoute et creuse  encore l'espoir
dans les parfums d'un printemps qui vient,
celui qui pleure au jardin des âmes   
quand, là-bas, le canon résonne.
Je suis celui qui, dans la transcendance du jour,
cherche l'âme du verbe Aimer.

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Tout a une âme

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Tout a une âme,
l'esquisse de cette pensée qui se fera poème,
les odeurs, les mots, les chansons, la couleur des rires,
les pierres, le chemin, l'instant, le visible, l'invisible,
le vivant et le passé en sont imprégnés.

Les  âmes sentent
le printemps et ses espérances, la vie,
la colère, le désespoir, l'envie, la mort,
elles sont en cet enfant qui pleure et me froisse le cœur, 
en l'image de l'odieux posée sur un écran TV,
en l'image-soleil d'une fleur qui réveille la saison.
Il me suffit de lire Prévert pour y trouver mon âme d'enfant,
Ferré pour y entendre vibrer le cri des misères,
La Frenière pour sentir le frisson de l'herbe,
Ile Eniger pour percevoir l'exactitude du cri 
Tristan Cabral pour l'exigence d'espoir
Mireille Barbieri pour respirer le souffle de la Provence,
entrer dans  un tableau de Slobodan pour aller plus haut que le rêve.

Tout a une âme,
L'arbre qui gémit au coup de la hache,
la fleur qui saigne sous le pas.
Elle est dans regard de qui côtoie la conscience.

Laissez-moi fuir les belles phrases,
me tenir loin de l'envie qui se fait convoitise,
loin de ceux qui font chanter la haine et  la guerre.

Toutes les âmes n'ont pas la même taille,
je sais l'immensité de celle du moineau,
de celle effrayée de l'animal aux portes de l'abattoir,
et la monstrueuse, qui oriente le couteau et le fusil.

Perdu dans l'infini,
je suis parcelle de l'âme originelle
celle de terre et d'eau
venue d'un temps géologique
où la poussière flirtait avec la vie.
Je suis celui qui écoute et creuse  encore l'espoir
dans les parfums d'un printemps qui vient,
celui qui pleure au jardin des âmes   
quand, là-bas, le canon résonne.
Je suis celui qui, dans la transcendance du jour,
cherche l'âme du verbe Aimer.

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Mon chat, dans l’ombre de l’été

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Mon chat, dans l’ombre de l’été

Mon chat ne paresse pas dans l’ombre de l’été, il l’habite, il en parle.
Dans l’ombre dont il parle, il y a des valises de clinquant, des rivières de paillettes, il y a des taureaux tête baissée et du rouge dans l’arène, il y a des désirs carnassiers, des bravos, des t’es beau, des m’as-tu vu, des pendules qui courent, des ambitions et des coups de cœur qui jouent et toute la clique des agitations inutiles…
Dans l’ombre dont il parle, il y a le clique et la claque des flonflons du bal et toujours quelqu’un qu’on oublie, un rêve en jachère et une lumière qui se perd, celle qui brille si haut que l’on ne peut la voir que les yeux fermés, il y a le scintillement d’un rubis que les paillettes éclipsent, le frisson d’un ange qui meurt dans une odeur de frites, il y a la lumière du sens, il y a celui qui la cherche et se perd à l’appel des sunlights.
Dans l’ombre dont il parle,
il y a la boussole du jour que l’on perd à trop courir.

Mon chat sait qu’il faut creuser l’ombre, jeter les faux-semblants et les jeux de miroir pour trouver la lumière du vrai, s’appeler par son prénom, devenir soi-même et habiter ses rêves.

Mon chat sait la mort de l’étoile et l’ombre du soleil cannibale.

JMS - "Dernières nouvelles de mon chat"

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Texte de clôture de "La traversée du jour"

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

200 pages - 15 € - Port offert aux amis qui m'en feront la demande sur Messenger


 

Au compte-rendu du jour
le cri de nuit d'un papillon ferme son rêve.

Je suis un arbre sous-marin
racines trempées dans l'orage des siècles
le sel est trop puissant pour que mon chagrin s'éteigne
l'hydre des pouvoirs rogne l'humain
je ne suis qu'un cri à la dérive.

L'hémophilie des sentiments ouvre mes larmes
les mots m'effacent dans l'évaporation de l'encre
je vis je meurs sur l'odeur douloureuse de l'espoir
j'ai refermé le stylo pour ne plus voir mon cœur.

La mort est une cantate
quand l'acier des logiques
entaille l'envie de vivre.

Qu'enfin arrive le silence
que le verbe
s'efface au cri des mots.

Je vis je meurs
à la sidération de l'espoir
j'ai terrassé le bonheur
demain me semble si lointain
que l'aube se dissout
l'enfance éteint le rire
ne reste qu'un homme dans sa solitude.

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La traversée du jour

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

J'ai le plaisir de vous annoncer que mon livre paraîtra début octobre 2025 pour le Salon du livre de Mouans-Sartoux ; ce sera ma peut-être ma dernière publication de recueil long en poésie. Je garde en réserve des textes courts mais désormais je privilégierai l'écriture de deux essais l'un philosophique l'autre historique, avant de me sentir libre de publier de la poésie ou des romans : 
 

Texte d'ouverture de "La traversée du jour"

Quand tant d'espoirs m'ouvrent le ciel,
quand tant de douleurs me percutent,
le silence emporte mon cri
témoin de la dérive du jour,
j'écris.
J'écris pour nous, j'écris pour moi,
pour les enfants, le vent et l'avenir
j'écris pour ceux
qui sont en quête de lumière
plus que de jugement
j’écris pour ceux
qui s’intéressent davantage à l’être
qu’à ses origines
j'écris pour l'espoir et la bonté
j'écris parce que j'aime l’humain et la vie
jusqu'aux sources de l'atome
j'écris parce qu'en l'herbe, l'animal et la pierre,
déjà existe l'histoire des origines
j'écris parce que la bienveillance devrait précéder la marche de l'homme
j'écris parce que je suis à ma recherche.

 

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Aux otages, aux enfants de Gaza et aux larmes de toutes les mères

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À toi, B.N., les doigts couverts de sang jusqu'aux poignets
aux otages que tu abandonnes et aux enfants de Gaza
aux larmes de toutes les mères
 
À toi Hamas héritier d'Hitler
dont la prière commence par "fidèle musulman
et se termine par un Juif se cache…  égorge" !
 
À tous ceux qui parlent de Dieu
mais oublient les commandements :
Tu ne tueras point…
ne te chargeras pas du péché de vengeance...
*
 
À vous tous les maquignons du divin,
les assassins de l'espoir
les passeurs de mort
 
À  vous les enfants, les mères, les pères,
les amputés, les violés, les torturés, les morts,
vous les victimes et les assoiffés de vie et de paix
 
Je n'ai que ces mots et mon désespoir
bien moins lourds et moins puissants que les larmes,
et un cri à blanc qui appelle à l'intelligence
et à cette conscience laïque et universelle
qui reconnaît à chaque homme le droit de vivre
et d'avoir un chez soi
 
Enfants des passions et des haines,
il est nécessaire d'apprendre et comprendre
que la compassion ne se limite pas qu'aux siens,
apprendre et comprendre que les hommes et leurs croyances,
la nature, le ciel et tout ce qui porte la joie et la douleur,
sont condamnés à vivre ensemble,
apprendre qu'en ce passage
sur ce fragile espace de temps qu'est la vie
seul l'espoir et le respect nous rendent humains.

JMS

*Lévitique

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L’impermanence des certitudes

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À  trop recevoir le bruit des autres comme un  chahut de l'indifférence et une parade des egos, j'apprends à aimer ce silence où naissent la distance et l'intelligence. Parfois je porte la valse de certitudes où certains se perdent comme une blessure qui entrave mon pas, ma voix. L'enfance du verbe perd ses mots, je cherche une vérité qui ne soit pas la mienne mais le fruit d'un fleuve curieux et impartial qui cherche sa source. Aux heures creuses de la nuit, je me cherche dans la tranquillité d'un vacarme intérieur où encore j'arpente un reste d'envie de vivre dans la désespérance d'être un homme en quête d'humanité. Ne sommes-nous qu'une trace de vie, un pas, un rêve inabouti, une hésitation de ce silence majuscule qui croise la rumeur d'être ? L'impermanence du bonheur, dans l'immensité sidérale, me fascine comme l'éclat lointain d'une étoile peut-être déjà disparue, dans l'apparence restante des années-lumière.

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Juillet 1962 (les figures de l'oubli)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

Tu déchires ces obsolescences de l'oubli
où mon vieux pays a enterré mon enfance,
et m'a appris la mort au cœur et la déchirure des amitiés.

J'avais des amours là-bas,
un ciel empli de martinets,
des amis laissés sur le quai.

Où êtes-vous André, Albert, Hocine,
et vous Moktar et Pierre, 
vous mes copains.

Des larmes dans les bagages,
je partais pour un pays qui ne m'aimait pas,
loin des palmiers et d'une plage inoubliée.
Je me souviens j'avais 20 ans, nous étions en 62.

Dans la marée des jours,
à la croisée d'un soupir,
même mon miroir
cherche mon visage.

jms

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Le bruit, le silence, la raison

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À cette heure où certains m'insultent, réfutent ma parole et  mon droit de réserve, et aimeraient que je ferme mes mots, ma poésie, mon empathie, afin de laisser place à leur vindicte, je me refuse d'y participer. Leur haine m'étant étrangère, sans y tremper ma plume, je continuerai ma route.

Les temps m'affectent. Naviguer en eau trouble, ressentir la suspicion et la haine ambiante, troublent mes humeurs et ma poésie. Involontairement j'en nourris ce que j'écris, je fouille les épines de la noirceur, m'y blesse, m'y noie, trahis mes rêves. Aussi,  même si des textes s'imposent à moi comme le sel à la bouche des naufragés, je les ferai insulaires, les enfouirai près de la cabane de Robinson.
La ligne droite, la beauté et la froideur nues, le cercle, l'équilatéral, le carré, images du parfait équilibre auquel le commun aspire, les stéréotypes de la perfection lisse que l'homme se complaît à approcher tout au long de sa vie, sont-ils un but ?
Je regarde l'homme, je nous regarde, tapis sous le rimmel, les corps bodybuildés toujours vingt ans au compteur du miroir. Je vois le petit homme embusqué derrière ses portails électriques, ses allées voiturières, son parfait convenu et ses joyeuses déconvenues, le voilà Don Quichotte parvenu, en fuite devant l'inéluctable. L'ombre est sa blessure.
Être, il veut. Être au centre de l'apparence. Exister à l'endroit où le commun exulte dans la bienséance du pouvoir et de l'illusion. Se croire grand à péter dans la beauté et croire que la puissance est plus grande que l'humilité.
Me faudra-t-il concéder que l'orgueil conquérant n'a d'autres frontières que la force et les Waterloo de la raison ?
N'est-il pas temps de refuser les crimes d'une esthétique dévoyée et d'affirmer qu'à ce concept il est préférable d'aimer l'homme de partage quand il n'occulte pas la vérité pour fanatiser son amour ?
Laissez-moi aimer le Juif et l'Arabe de Gaza, l'homme qui a peur pour lui et pour son ennemi. Laissez-moi pleurer sur les uns et sur les autres des larmes d'un même sel. Laissez-moi croire que le viol, le dépeçage des vivants, même au cri de "Dieu est grand" est un crime, et aussi croire que répondre à la mort par la mort, à une pluie de missiles par une autre pluie mortelle est, devant l'obstination, tout autant une douleur qu'une abjection.
Je devrais pouvoir le dire sans avoir peur, sans avoir à courber le dos sous les bastonnades du verbe ! 

Je sais l'étrange beauté de la ligne brisée, le romantisme rude du chemin sinueux. Je sais la pensée qui se cherche sans jamais se trouver et qui se perd à traquer l'équation de l'équilibre à vivre avec ou sans Dieu.
Laissez-moi dire qu'un homme est toujours un homme à l'égal d'un autre ! Chacun est le contenant d'un potentiel d'amour à offrir, à donner à ses proches, à autrui, jusqu'au plus infime du vivant.
Laissez-moi vivre avec tous ceux qui se reconnaissent en l'autre. Laissez-moi affirmer qu'en l'oiseau sauvage qui ne connaît ni la liberté domestiquée ni le bien ni le mal quantifiés par la pensée globale, il y a une vérité plus haute, celle d'une conscience libérée de toutes les Inquisitions et de tous les Djihad.
Rien n'est plus grand, ni n'égale la Conscience quand elle reconnaît à chacun le droit à la vie, au respect, à l'amour, dans l'intelligence du vivre ensemble.
Et si, plus loin que la ligne droite, la beauté et la froideur désâmées, plus loin que le cercle, l'équilatéral et le carré, je me cherche sur une ligne sinueuse de fracture où ma conscience est le feu brûlant qui consume mes rêves, laissez-moi m'y perdre.

JMS

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Article publié depuis Overblog

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Tu te crois "in"
grand genre et manières de prince
tu es chic de chic
coup de peigne
et sourire grand modèle
tu te grandis à l'imposture des apparences
tu mises sur l’image
et la beauté caricaturales
face au naturel
tu joues la mode
et tu triomphes
t'habilles Cartier
et quand tu ne le peux pas
tu fais le fier à bras
pourtant qui que tu sois
d'où que tu sois
le fard
ne fait pas l’humain
cherche
en toi est plus grand que toi
tu te trouveras
l'apparence
 n’est qu'une banlieue de la beauté.

JMS

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