Texte de clôture de "La traversée du jour"

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

200 pages - 15 € - Port offert aux amis qui m'en feront la demande sur Messenger


 

Au compte-rendu du jour
le cri de nuit d'un papillon ferme son rêve.

Je suis un arbre sous-marin
racines trempées dans l'orage des siècles
le sel est trop puissant pour que mon chagrin s'éteigne
l'hydre des pouvoirs rogne l'humain
je ne suis qu'un cri à la dérive.

L'hémophilie des sentiments ouvre mes larmes
les mots m'effacent dans l'évaporation de l'encre
je vis je meurs sur l'odeur douloureuse de l'espoir
j'ai refermé le stylo pour ne plus voir mon cœur.

La mort est une cantate
quand l'acier des logiques
entaille l'envie de vivre.

Qu'enfin arrive le silence
que le verbe
s'efface au cri des mots.

Je vis je meurs
à la sidération de l'espoir
j'ai terrassé le bonheur
demain me semble si lointain
que l'aube se dissout
l'enfance éteint le rire
ne reste qu'un homme dans sa solitude.

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