Juillet 1962 (les figures de l'oubli)
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Tu déchires ces obsolescences de l'oubli
où mon vieux pays a enterré mon enfance,
et m'a appris la mort au cœur et la déchirure des amitiés.
J'avais des amours là-bas,
un ciel empli de martinets,
des amis laissés sur le quai.
Où êtes-vous André, Albert, Hocine,
et vous Moktar et Pierre,
vous mes copains.
Des larmes dans les bagages,
je partais pour un pays qui ne m'aimait pas,
loin des palmiers et d'une plage inoubliée.
Je me souviens j'avais 20 ans, nous étions en 62.
Dans la marée des jours,
à la croisée d'un soupir,
même mon miroir
cherche mon visage.
jms