L’impermanence des certitudes
À trop recevoir le bruit des autres comme un chahut de l'indifférence et une parade des egos, j'apprends à aimer ce silence où naissent la distance et l'intelligence. Parfois je porte la valse de certitudes où certains se perdent comme une blessure qui entrave mon pas, ma voix. L'enfance du verbe perd ses mots, je cherche une vérité qui ne soit pas la mienne mais le fruit d'un fleuve curieux et impartial qui cherche sa source. Aux heures creuses de la nuit, je me cherche dans la tranquillité d'un vacarme intérieur où encore j'arpente un reste d'envie de vivre dans la désespérance d'être un homme en quête d'humanité. Ne sommes-nous qu'une trace de vie, un pas, un rêve inabouti, une hésitation de ce silence majuscule qui croise la rumeur d'être ? L'impermanence du bonheur, dans l'immensité sidérale, me fascine comme l'éclat lointain d'une étoile peut-être déjà disparue, dans l'apparence restante des années-lumière.