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Dis-moi

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Dis-moi

Publié dans JMS - A paraître

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Être un homme et ne pas savoir, est-ce cela le bonheur ?

Publié le par Cheval fou (Sananes)

http://terresacree.org/concentr.htm

http://terresacree.org/concentr.htm

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Est-cela qu'être Homme ? J’appelle au cri et à la colère

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Cosmique,
la douleur glisse dans le silence,
glisse comme le serpent déroule la nuit.
Partout
les écrans s’agenouillent
au confort des consciences

Être un homme et ne pas savoir
où habite la douleur,
est-ce cela le bonheur ?

Un silence blanc
un silence noir
oblitèrent des douleurs-poignards
et le cri majuscule que devrait porter chaque conscience.

Devant les écrans
et les flonflons de vos fêtes,
passent l’hermine et le vison,
coule le champagne.
Dehors une douleur cosmique,
venin silencieux,
déporte la raison.

Partout
les écrans s’agenouillent
au confort des consciences
et, minuscule,
le cri se meurt d’indifférence.

À regarder l’ignominie triomphante
des massacreurs de vie,
à voir l’acharnement de tous ceux
qui, au nom de la raison économique
usent et abusent de la douleur du vivant,
à voir ceux qui tirent leur jouissance
de la contemplation de la mort et de la souffrance,
je m’arrache le cri
jusqu’au plus profond de l’humain

Où sont donc passés les jardiniers de l’amour
quand l’homme, chaque jour,
répète les mêmes crimes et les mêmes silences ?

17 heure 04
Télé aveuglement éteint
J’ai vu les Himmler de laboratoire
et leur satisfaction dégoulinante sur la souffrance des victimes.
J'ai vu les marchands de foie gras
éviscérer à vif sans mesurer leur crime.


J’appelle au cri et à la colère
tous ceux qui s’élèvent contre la douleur industrielle,
tous ceux qui s’insurgent
quand on parque et encage des animaux
 dans des espaces d’engraissements si petits,
qu’ils ne quittent leurs mangeoires
 que pour rejoindre l’abattoir.

J’appelle à l’insurrection des cœurs
tous ceux qui hurlent contre les mises à mort
sans jamais dénoncer
ni la barbarie ni l’abomination
des camps de concentration
qui précédent l’extermination du vivant.

Je dénonce le silence,
et les coupables de silence.
Je dénonce ceux qui tolèrent l’élevage industriel,
l’écorchement des bébés phoques,
le démembrement à vif des grenouilles,
l’amputation des requins jetés à l’agonie,
le massacre des dauphins.

Je dénonce ces fausses civilisations
qui, au nom de la coutume et du spectacle,
plantent leurs lances et leurs épées
dans la douleur des taureaux.

Je désigne comme criminels
ces scientifiques pervertis
qui fabriquent des pondeuses génétiquement trafiquées,
et qui, du haut de leur suffisance,
exercent leurs sorcelleries expérimentales
sur nos cousins les primates et des millions d’animaux.

17 heure 24
Télé aveuglement fermé,
j’ai vu et j’affirme
que devant le bâillonnement des consciences
je préfère être clown et poète,
ami d’un bonobo qui essuie les larmes de son maître,
ami de n’importe quel chien qui protège un enfant,
que de me sentir frère
d’une engeance de laborantins qui martyrise des lapins, des singes et des chats.
Et j’affirme être étranger
à leurs congénères arracheurs de fourrures,
tueurs de rhinocéros, d’éléphants, de tigres, et d’ours
et de tous autres industriels de l’élevage intensif.

Le vivant, Messieurs les tortionnaires,
ce n’est pas que de la viande
ou son équivalence en fric.
Le vivant est un chant de joies et souffrances ordinaires,
cette souffrance que vous distribuez si généreusement
tant elle ne vous coûte rien
et tant vous la niez !

L’homme originel est devenu produit économique
conditionné à prendre, profiter, tuer.
il ne sait plus rien de l’essentiel,
des valeurs non négociables.
Il ignore volontairement le respect de la vie.
Les frontières de son univers sont courtes :
Il va que de son ego à son ambition,
les autres n’existent pas.
S’il le faut, demain,
il fera de ses semblables des denrées utilisables,
des unités de travail,
de la matière médicale destinée à réparer les puissants.

L’homme nouveau a hypothéqué son âme
il est devenu un expert en profits !

Mais l’homme existe-il sans compassion ?

Messieurs les rationalistes,
Messieurs les productivistes,
je vous accuse
d‘avoir fait du monde
un Dachau à ciel ouvert
pour les animaux,
mais pas seulement,
d‘avoir fait du monde
un Dachau à ciel ouvert
pour tous ceux des vôtres
que vous jugez inférieurs !

Vous vous croyez homme-étalon
mais c’est votre brutalité
que vous avez érigée en modèle sociétal.

Je vous accuse
d’avoir fait un monde à votre image
où le barbare vit sans uniforme,
où les galons se prévalent du sang et de la sueur versés.

Je vous accuse
d’avoir fait de la vie des hommes,
des animaux et de tout le vivant,
une marchandise soumise à vos appétits démesurés.

Messieurs les rationalistes
Messieurs les productivistes
vous ne savez plus ce que c'est qu'être humain.

Car être Homme,
c’est être capable de mesurer la portée de ses actes,
c’est savoir différencier la justice et l’infâme,
c’est porter en soi un devoir de fraternité et d’humanité
envers tout ce qui vit.
C’est savoir qu’aucun profit ne doit naître de la souffrance d'autrui.
Être Homme
C’est se savoir responsable et respectueux de la vie,
de toute la vie.


Cosmique,
la douleur glisse dans le silence,
glisse comme le serpent déroule la nuit.
Partout les écrans s’agenouillent.

J’appelle à la Conscience.

 

http://terresacree.org/concentr.htm

 

Est-cela qu'être Homme ? J’appelle au cri et à la colère
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Printemps des Poètes 2014

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Printemps des Poètes 2014

Publié dans Informations

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Aphorisme

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Quand le poète a la langue chargée
Il éternue des virgules et des pieds

Et quand le poète perd pied, le vers est imbuvable.

JMS

Publié dans Aphorismes de JMS

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Si loin

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Si loin

Peuple aux étranges beautés
fils des dieux perdus
hommes de nulle part jetés dans ce chaos
où les vérités s’étripent au nom de l’Unique

Peuple si loin
de cet univers où la vie ploie
sous le poids des ambitions

Peuple des vertes brumes et d'une terre immaculée
que le capital n’a pas encore consommées
sens-tu ramper le péril ?

Tu es photographié, cartographié,
pesé, mesuré, chiffré
déjà prisonnier
des convoitises affutées
des marchands de bois
et des marchands de labeur

Peuple de l’ailleurs millénaire
qui ne sait pas encore que la loi du profit
a eu raison de la maison des cœurs


Mes larmes n’y pourront rien
ils arrivent avec leurs logiques
leurs camions et leurs banques

Peuple de l’enfance du monde
tu leur es peuple virtuel
déjà au catalogue des civilisations perdues
et tes enfants pareils aux miens
perdront leur liberté
perdront leur dignité de peuple debout

Mes larmes n’y pourront rien.

 

JMS à paraitre
in : Et leurs enfants pareils aux miens

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Surtout ne rien changer ! (réforme scolaire)

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Surtout ne rien changer ! (réforme scolaire)

Voici les archétypes qui devraient enchanter les opposants à la réforme scolaire : sauvegarder le vieil idéal des sociétés conservatrices et pour cela tout faire pour que les femmes ressemblent à leurs mères, qu’elles soient soumises aux principes familiaux. Donc, avec madame Machin, disons : vivent les bombasses, les soumises, les voilées, les répudiables (pourquoi pas les sans droit au chéquier) et vivent les hommes, les vrais, les soldats, les durs qui savent parler aux femmes. Évidement je comprends : les madame Machin ne voudraient pas avoir d’enfants qui ne leurs ressemblent pas… mais je connais des enfants qui, eux non plus, n’aimeraient pas avoir de mères comme elles, je connais des suicidées pour mariages forcés et des machos qui battent leurs femmes : une femme qui meurt tous les trois jours, ce n’est rien, un homo brûlé, ou pendu de temps en temps, ce n’est rien. Pour les braves conservateurs fiers de leurs guerres, de leurs massacres et de leurs carottes Vichy, bien sûr, le monde qu’ils ont forgé, il ne faut pas le changer ! Alors, inutile de modifier l’éducation et vivent les machos, les bombasses et la téléréalité ! À moins que les madame Machin aient fait semblant de ne pas comprendre l’esprit des réformes.

JMS

 

Publié dans Coups de gueule

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Gitanos gitanos

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Gitanos gitanos
Que le vent emporte que le vent emporte
Où allez-vous où allez-vous
Dans ce siècle qui rapine sur la peau des pauvres ?
 
Gitanos gitanos
Mon chien n’a plus de terre
Mon hibou n’a plus de nuit
 
Gitanos gitanos
Où vont vos vies ?

Au royaume barbare partout la mort cogne aux portes
La nuit n’a plus d’étoiles
Mon chien n’a plus de rêves
Où va le vent que le jour emporte ?
Où est votre place où est ma place ?


Gitanos gitanos
Mon hibou mange la nuit
Mon chien ronge sa chaîne
Les hommes vivent en laisse
Les hommes s’enchaînent entre Dieu et Diable
Ils ferment les portes
Mettent le rêve sous clef
Se gavent de fausses vertus
 
Gitanos gitanos
La liberté roule à contre sens
Le vent mange mes mots
Les préjugés menottent l’amour
Où allez-vous loin des prisons dorées ?
 
Gitanos gitanos
Le long de nos routes, la misère est une ortie blafarde
Partout où les hommes souffrent
la vie s’étire comme une flamme sur nos douleurs
Partout le flamenco ouvre la nuit
comme l’aube illumine l’espoir
Gitanos gitanos
Mon chien cherche la lumière
Et le vent nous emporte

Gitanos gitanos
Où est votre place
où est ma place ?

Gitanos gitanos
Où va le vent que le jour emporte ?

 

JMS - "Et leurs enfants pareils aux miens"

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"Mémoires d'outre-tombe"

Publié le par Cheval fou (Sananes)

D’une telle écriture au texto,  de son élaboration aux ânonnements phonétiques informatisés, le temps semble avoir rogné une part essentielle à la dimension de l’homme. L’avenir nous fait-il rétrécir ? L’ange a-t-il perdu sa plume, n’est-il devenu qu'une clameur d'ignorance et de haine, un chien qui oublie l’hygiène du réverbère et ne trouve plus son espace ?

Quand tout semble perdu la sagesse ne devrait-elle pas, au delà de glorieuses nostalgies, s’affirmer au corps à corps des mots dans un ultime combat pour la sauvegarde de la beauté absolue, celle des idées qui grandissent le rêve ?

JMS

"Mémoires d'outre-tombe"

Publié dans Coups de gueule

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Pas trop Net

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Tu cours après la vie, mais tu n’en as pas.
Dans le silence du siècle
dans l’effondrement des codes
tu cherches un projet de de beauté
une vision de l’avenir
mais où es-tu ?

Que fais-tu dans ce néant ?

À la foire aux misères
derrière son œil de verre
Big Brocante te regarde.
Au forum de l’insignifiance
tout est Net.

Au portemanteau du réel
tu accroches ta vie
tu entres dans l’écran
tu t'éclates à l’infini
en milliards d’échos.
Tu cherches l’œil qui te regarde
et le vide se répand comme la rumeur.

Les rêveurs et les quêteurs d’humanité
se perdent dans des torrents de médiocrité
les Dieux-volés lancent leurs djihads
leurs cris de haine
on vend du cul à la criée
la bourse cote l’indécence du voyeurisme.

Assis sur ta chaise face à l’écran glauque
tu meurs d’un futur estropié
tu meurs dans un monde d’utopies virtuelles.

JMS

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