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Qui a volé le soleil ?

Publié le par Cheval fou

père noël braqueur
Un peu d'humour sur la route froide

sans oublier ceux qui sont dehors dans le froid d'un monde en désamour

Une grande pensée pour l'Abbé Pierre, Coluche, Augustin Legrand

et tous ceux dont la voix ressemble au soleil.

JMS

(Noël 2010)

Publié dans Informations

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Journée des migrants

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Parce que je porte des douleurs de harkis abandonnés et livrés aux couteaux
Parce qu'aussi, je viens d'un ailleurs où vivre ne fut plus possible
Parce que certaines larmes portent la peur et le sel
Parce que les portes ne se sont pas ouvertes quand les miens ont fui
Parce qu'un enfant est toujours un enfant
Parce que l'amour et l'éducation ouvrent aussi les consciences  
Parce que la main tendue est toujours plus forte que le fusil
Parce que les hommes changent
Parce que vivre est un droit.
 
je réitère ce texte de 2015
extrait de "Et leurs enfants pareils aux miens"


Migrant ?


D’où je viens
il pleuvait du crime et de la grenaille
des rires d’enfants écrasés à même le sol
des larmes et de la peur
plus hautes que les cieux
Laissé mes rêves
laissé mes parents

Parti
parti loin des fanatismes
des kalachnikovs barbares
qui psalmodient leurs haines du vivant
 
Je suis parti chercher le pain
je suis parti sauver mes enfants
Je suis là
à frapper aux portes des suffisances étrangères
à fouiller les poubelles
à remercier pour les restes d’un gâteau jeté
 
J’ai faim plus haut que ma honte
pourquoi faut-il toujours que l’opulence
trouve un malin plaisir à l’humiliation des faibles ?
 
Aux tables des cafés une odeur de sucre et de désespoir
aussi grande que ma misère
porte les ailes noires d’un corbeau-révolte
 
J’appelle
je marche
je marche vers ma faim
 
Vers ceux qui encore savent tendre une main
vers d’autres cieux
vers ceux qui avaient écrit sur l’ocre des terres
des mots de pierres, de briques, de chaux
et des frontons de marbre
 
Je vais vers ceux
qui écrivaient le chant des portes ouvertes sur le ciel
vers ceux qui, de trois petites notes au cœur de l’espérance
de trois petites notes sans tambour ni trompettes
de trois petites notes sans préjugés ni  fusils
de trois mots : Liberté Égalité Fraternité
avaient cru embellir l’avenir
et allumer la flamme d’une conscience nouvelle
 
D’où je viens
il pleuvait du crime et de la grenaille
du viol et des femmes écrasées à même le sol
des larmes et de la peur plus hautes que les cieux
Parti sur les chemins
parti chercher le pain
parti sauver mes enfants
Je suis là
je marche
je vais vers cette Marianne
venue d’un temps où l’âme de la France
vivait de mémoires grandioses
Où es-tu
Abbé Grégoire ?
Et toi Abbé Pierre ?
 
Où êtes-vous ?
 
Regardez vos fils
ils ont fermé leurs portes
jusqu’à l’encoignure des regards

Regardez-les
ils ont fermé leurs cœurs
sont devenus experts en indifférence
 
Pleurez mes pères !
Pleurez mes frères !
Vos fils sont devenus traders
ogres nourris aux bonus et au sang des exclus
 
Aux frontières nous quémandons la vie
 
Les oreilles sourdes
survivent aux années noires
 
Je suis là
mains tendues
si loin de mes rêves
si loin de mes parents
pour sauver mes enfants
 
Là bas, ils tuent, ils  violent, ils décapitent
je suis las
je suis là
à frapper aux portes des suffisances étrangères
à fouiller les poubelles
 
Aux tables des cafés, une odeur de sucre
enterre des temps oubliés
j’ai faim plus haut que ma honte
mon désespoir plus haut que ma faim
 
Savez-vous mes frères
Savez-vous mes pères
ils m’appellent migrant
Mais, qui fuit la mort
n’est-il pas un réfugié ?

Publié dans Textes de JMS

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J'écris dans la désespérance des utopies

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

Sur les claviers,  dans  la désespérance des utopies,

je sculpte des mots d'espoir et de larmes sur des avenirs d’enfants.

Sur des papiers aphones, je griffonne de ce terminal de l'âge

où la raison se perd dans l'effacement des chemins.

 

Assis sur les certitudes d'un vieux monde

qui renie ses crimes, vend ses pesticides,

rejette son carbone et marchande la misère,

je calligraphie des cris de sang.

 

Je sonne le tocsin quand l'élite vomit son indifférence triomphante

alors que dans nos rues et ailleurs, le froid, la faim et le non-droit

laissent des corps sans vie le long des routes.

 

Je pleure car les enfants, les femmes, et les hommes esclaves

sont toujours trop loin  pour toucher les consciences.

J’écris, quand Noël arrive, sur un monde qui cherche sa route.

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Ile Eniger

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

C'est la nuit. Les bruits ont fini par s'éteindre. Un froid d'étoiles tombe en grésil sur les épaules du soir. L'écharpe du ciel s'effiloche, les arbres frissonnent. Quelque cri d'animal, craquement, claquement, électrisent le silence. Une respiration saine remet en place l'âme et le corps. S'effacent les rumeurs sordides, virtualités maladives, piteux mensonges, autres agrégats mortels. Ici s'arrête la folie humaine, sa terrible bêtise, son immense saleté, son incommensurable mauvaiseté. Ici, commence l'être, sa puissance cardiaque, son intelligence primale. Dans les racines, les nervures, les terriers, les lits, les sèves rincent les pesticides, lavent les souillures, renouvellent les germes. Les éléments nettoient la bave sociétale. Il suffirait que chaque battement glisse en ce mouvement, choisisse la lumière, pour que les plaies guérissent, que vienne un homme et un jour neufs, que vive la vie.

 

Ile Eniger - Solaire - (à paraître)

http://insula.over-blog.net/

Publié dans Ils disent

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Jean-Marc La Frenière

Publié le par la freniere

Cet article est reposté depuis LaFreniere&poesie.

Comme si

 

Comme si les hommes étaient

comme les femmes et les enfants

comme si l'amour était réel

comme si la main était l'outil

comme si la faim était le pain

comme si la peau était plaisir

comme si le ventre était fœtus

comme si le tête était le cœur

comme si le cœur était la tête

comme si la mort était la vie

comme si la vie était l'espoir

comme si l'espoir était l'amour

 

Jean-Marc La Frenière

http://lafreniere.over-blog.net/2017/11/comme-si.html

Publié dans Ils disent

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Festival de la Parole et du Livre St Laurent-du-Var

Publié le par Ile Eniger

Cet article est reposté depuis une source devenue inaccessible.

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Lettres à l'indien - 1

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Photo : MOSES ON THE MESA

 

*

Affronter ce regard  où la sérénité des jours heureux s'est perdue.

 

Rencontrer l'inquiétude

posée là, comme un corbeau assis au mouroir de l'espérance.

Envisager une terre sans avenir où l'enfant habite.

 

Mâchoire serrée, sous sa tenue de parade

retenir le sanglot.

 

Le passé me fait mal.

L'avenir me fait peur.

 

JMS

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À la fin des temps

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À la fin des temps,
je crains qu'il y ait un autre temps
où le temps prend tant son temps
qu'à la mitan de l’être,
sans tambour ni major qui claironne,
je redoute que ne s'installe un temps mort.

Aux extrémités de l’âge,
dans ce contretemps des mémoires
où un ventre malaxeur des consciences
ingère et digère les cent saisons du rire,
je T'ai attendu,
espéré, au long des mois d'hiver et de larmes,
des semaines  d'amour, des jours de tendresse
et des folles minutes d’espoir.

À tant effeuiller le temps,
me voilà nu
et Tu n'es pas venu.

À la fin du temps
me voilà nu et seul
face au grand broyeur d'éternité,
ce temps effaceur de mémoire
qui écrase et jette aux vents,
aux orages et aux tempêtes,
l'agenda de vie
où je vous ai tant aimés,
où je T'ai tant prié,
non pas avec des versets de bibles millésimées,
des psaumes ou des mantras tirés de livres,
non pas avec des mots psalmodiés
jetés dans l'étendue de Ton silence,
non pas non plus avec des préceptes philosophiques
ou autres recettes de bonne conscience,
pas plus qu'avec des mots de croyances enseignées
déclamés haut et droit en fixant le ciel et l’espoir,
je ne suis pas un quémandeur
croyant que prier peut acquitter l'homme de son indifférence.

J’ai tant prié, tant aimé,
avec ce qu'il y a de cris de révolte, de candeur,
dans les tréfonds d'un cœur qui quémande le bonheur
pour les enfants qui ont faim,
pour l'oiseau perdu dans un ciel pollué,
pour l'animal qui n'a plus de terre.

Je T'ai tant imploré pour le souffle, la terre et l'eau
qui sont la seule patrie du vivant,
qu'à la fin des Temps,
en cet espace où s'épuise la désespérance et l’espoir,
je crains qu'à la mitan de l'être, il y ait un autre temps
où le temps prend tant son temps,
que mes prières se perdent.

 

jms

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Humour grave sur ton léger et 3 octaves de moins (Réponse rêvée à ma banquière)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'heure était grave, on ne s'entendait plus

Le téléphone avait sonné, sonné, et résonné

comme le cri inachevé d’un bandit manchot à l’heure de la marée

quand la mer se lève si haut que l'eau, les crabes et les bateaux ivres, gâtent ses rêves.

"Au secours" aurait-il voulu dire !

 

Et voilà que la rumeur m'accuse :

a) De ne pas répondre au téléphone

b) De ne jamais répondre au téléphone !

 

Devrais-je me justifier ?

Devrais-je dire :

que la table est dans la cuisine,

Et que le portable joue du vibreur dans la chambre ?

 

Qu'il ne parle pas aux sourds dingues

Que le sourd déjeune à 14 heures

Que l'amour est sourd à la raison

Que l'oreille est si faible qu'elle ploie sous la culpabilité

Que le silence est trop fort

Que le son n'est pas un passe-muraille

Que les mouches rêvent trop haut quand on les met au pied du mur

Que les murs n'ont qu'un pied

Que mes pieds sont analphabètes

Que la poésie ne compte plus ses pieds

Que les écraser la rend inaudible

Qu'à cloche-pied mes vers boitent

Que  parfois la minute piétine sous de trop lointains cocotiers

Que l'absence est un chagrin qui inonde mes oreilles

Que le chahut n'est pas raisonnable

Que le froid masque la chaleur des mots de cœur

Que la sonnerie muette de ce téléphone, même mal raccroché, me parle d'elle

Que penser à elle efface le bruit.

 

Devrais-je lui dire :

a) Que l'arbre est trop vieux pour entendre siffler le train

b) Que je ne suis qu'un vieux tronc

    trop dur de la feuille pour être vraiment honnête.

 

JMS

 

 

 

Publié dans Textes de JMS

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Emile BELLET

Publié le par Ile Eniger

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