Petit retour sur le Net après un temps consacré à l'écriture
Bonjour à tous,
J'ai le plaisir de vous annoncer la finalisation d'un livre à paraître sur la décennie 68 dont la spécificité est de s'intéresser à la chanson humaniste et protestataire de cette époque et de la considérer comme le moteur d'une idéologie subliminale qui, sans être le fruit d'une revendication construite et structurée, s'est substituée au discours des partis politiques.
1968
Chronique d'une révolution
en chansons et musique
Synopsis :
Le narrateur, jeune homme suicidaire au lendemain de la guerre d'Algérie, devenu disquaire en 1965 et compagnon d'une chanteuse folk, rencontre en France un nouvel humaniste porté par les chansons d'une jeunesse américaine opposée à la guerre du Vietnam et engagée pour les droits civiques et le respect de la nature. Ce nouvel humanisme va enflammer la jeunesse mondiale, de Los Angeles à Tokyo en passant par Mexico, Prague, Berlin... et bien sûr Paris et Nice. C'est en adhérant à ce message que le narrateur découvre l'espoir et l'envie de vivre et de se battre pour un monde meilleur.
D'extraits de chansons en réflexions, nous découvrons avec lui, les mots, les musiques et les hommes qui, hors des partis politiques, ont construit l'idéologie subliminale de cette décennie 68 qui a changé les consciences et aurait pu modifier le monde.
Dans cette exploration du temps, l'auteur nous invite à revisiter l'ambiance d'une époque où les protagonistes du roman croisent l'amour, la poésie, la musique, la drogue et la descente aux enfers de certains, les événements politiques, les brutalités de l'Histoire, l'arrivée des grandes ONG, l’espoir et, finalement, la désillusion.
Ce livre qui veut commémorer l'anniversaire de Mai 1968, sera disponible début mai 2018.
Très cordialement,
Jean-Michel Sananès
Légitime
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Terre de septembre, ma Mère, comme toi je suis des derniers fruits et des guérets sanguins. Comme toi, je protège la parole donnée et la graine à venir. Au soirs de lune orange sur le portant des vignes, au portail de l'ultime saison, je sais des mots de feu. Et les pas qui inventent la route. Des sols charnus jusques aux cimes, je bois tes éléments dans la coupe des mains. Des crinières d
VIVRE !
Sans la moindre originalité
il était né
mort
au premier jour de sa vie
mort
pendu
au cou de sa mère
pendu
à un fil
fil de téléphone
fil blanc du mensonge
fil du temps et des temps morts
fil à la patte
pendu
au silence du fil des heures
mort
ficelé d'interdits et de devoirs
mort
sans faire le chemin
qui l'aurait fait se rencontrer
mort
sans jamais aller plus loin
que cette mort
puis
les tambours du rêve avaient battu
battu
plus fort que la résignation
VIVRE
avait-il dit alors
VIVRE
c'est ÊTRE
et il avait dit
NON
non aux patrons, aux horaires, aux peurs
et il avait dit
oui à ses envies, ses mots
ses graffiti, ses poèmes
et le tambour des rêves avaient encore battu
et encore, et encore
il avait dit et redit :
vivre, c'est exister
tout le reste c'est mourir
et lui,
né mort
au premier jour de sa vie
avait alors rêvé si haut, si fort
qu'à tous il avait crié
VIVRE C'EST AIMER
et lui
né
sans la moindre originalité
quand il n'eut plus à rire, à s'amuser, à aimer
il mourut de la mort des anges
de la mort heureuse des anges
d'avoir ri
d'avoir aimé
d'avoir vécu.
Je suis d’un pays
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Je suis d’un pays blessé par son histoireUn pays de mornes rougesUn pays fonds-massacresUn pays qui trébuche après chaque cycloneEt se redresse sur ses jambes de palmierUn pays qui se souvientEt circule dans le tunnel de sa mémoireJe suis d’un pays coléreuxEt qui réclame justice et respectPour sa terre empoisonnéePour sa tête qui bascule dans la consommationUn pays qui vit hors de son
http://www.lezardes-et-murmures.com/2018/01/je-suis-d-un-pays.html
Christian Erwin Andersen
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“Enfant j'aimais la compagnie des puits leurs grands yeux d'eau sombre et profonde leurs fortes épaules de pierres scellées le chant lancinant des poulies à la peine sous ce docte magistère je connus mort heureuse sans avoir à la subir en épousailles fatales ce fut fête je pus lui rire aux nez les puits ironiques appelaient mort heureuse les pièges de sens et les contresens de la raison
http://lafreniere.over-blog.net/2018/01/christian-erwin-andersen.html
Avis
Avis
Avis à tous
à ceux qui m'aiment
à ceux que j'aime
je cherche le chemin
Au rayon des fées d'hiver
depuis que le jeunesse m'a mis en quarantaine
je cherche l'arbre où fleurissaient mes rêves
Aux archives des printemps perdus
depuis que la soixantaine m'a coupé les ailes
je cherche le ciel
D'alertes en SOS
depuis qu'est venue l'heure
où les consciences commencent à blanchir
j'entrevois la route des après demain
Salle des pas perdus
pardonnez
si d'un pas moins alerte
encore j'arpente le refus de vieillir
Excusez, excusez
cette enfance qui ne veut pas mourir
et veut garder
son cœur et ses rires
Permettez, permettez
au vieil adolescent qui m'habite
l'impertinence de vivre en gardant ses rêves
Avis
Avis à tous
à ceux qui m'aiment
à ceux que j'aime
j'ai appris à apprivoiser le pire
je ne crains pas la route des après demain
jusqu'à l'ultime, je garderai l'amour et le rire
comme intimes royaumes
Quand le néant
me rappellera notre rendez-vous
Quand la fatale ablation d'une dernière utopie m'emportera
mon âme gardera à jamais une chronologie de l'irréfutable
Alors quand viendra le moment
pardonnez
pardonnez mon départ
et aimez pour moi
aimez aussi grand que l'intense
aimez ce que j'ai aimé plus grand que moi
plus grand que nous
aimez, l'humain, la fleur, le ciel et la nature
Aimez l'enfant, l'oiseau et la vie.
JMS
Ma lettre au Père Noël
Ma lettre au Père Noël,
Mon cher Petit Papa Noël, j'espère que tu pourras venir me voir après le long voyage que tu as fait depuis ce Pôle Nord où, je crois, le climat s'arrange, il commence à y faire moins froid, paraît-il. Mais ce n'est pas cela qui m'inquiète le plus. Aux informations, j'ai entendu dire que, bientôt, tu seras interdit de séjour chez nous ! Il serait déjà devenu incorrect de parler de vacances de Noël ! Nos traditions les agacent tant, qu'il leur semble plus convenable de les remplacer par des vacances d’hiver et nos vacances de Pâques par des vacances de printemps ! Je dois te dire que je ne sais pas comment ils vont appeler les fêtes de la Toussaint, celles de l'Aïd-el-kébir, et celles de Pessah !
Mais, si tous les enfants de France manifestent avec moi, peut-être t'autorisera-t-on à venir nous voir quand même ! Au cas où cela ne serait pas, je t'en prie cher Papa Noël, fais de la résistance et viens ! N’hésite pas à attacher ton chariot, très discrètement, au grand cyprès du 13, rue des Trois Orangers et de passer par les cheminées, tous les enfants t'attendent. Moi, j'habite la maison rose, viens de préférence pendant la nuit du 24 au 25, parce que pour respecter la Fête, mon petit cousin sera chez moi.
Tu sais, il n'y a pas que toi qui est en danger, les crèches et toutes nos traditions leur font peur et maintenant j'ai peur moi aussi pour mon petit lapin ! Mais lui, s'il se cache bien en passant par les terriers pendant leurs vacances de printemps, il prendra moins de risques que toi s'il veut bien continuer à venir cacher quelques œufs de Pâques dans ma chambre.
Ce qui me ferait vraiment plaisir cher Papa Noël, c'est que tu apportes aussi des sourires, de la bonté, de la tolérance et de la gentillesse aux grandes personnes. Apprends-leur à s'aimer et à ne plus faire de guerres, apprends-leur aussi à ne laisser personne dans la rue. À ce qu'on m'a dit, tu as de la chance car, pas très loin de la France, il est des pays où fêter Noël, Pâques ou la Saint-Valentin, est très dangereux, et pas seulement pour les Pères Noël, les lapins de Pâques ou les amoureux ! Nous, heureusement, nous n'en sommes pas encore là.
Viens, mon Petit Papa Noël, moi je t'attends et je ne suis pas le seul. N’aie pas peur, pour tous, et dans mon école, Noël est encore la Fête des enfants, d'où qu’ils soient. N'aie aucune crainte, tu reconnaîtras sans difficultés ma cheminée car, encore cette année, à la place de mes petites chaussures, j'ai mis les grandes bottes de pêche que Grand-père m'a prêtées. J'ai bien grandi, j’ai été presque sage, et cette année encore j'arriverai à manger tous les chocolats.
À bientôt mon petit Papa Noël,
Ps. La liste des cadeaux que je souhaite est sur mon bureau.

