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Article publié depuis Overblog

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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Cathy Garcia Canalès - Avis de parution !

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

"Petit livre des illuminations simples"
de Cathy Garcia Canalès


je voulais

te parler des traversées
qui ne nous mènent nulle part
mais nous rassemblent
des pierres qui pleurent aussi
et des miradors qui tremblent

44 pages, agrafées

tirage limité, numéroté et signé
Édité et imprimé par l’auteur
sur papier luxe 100 % recyclé

Dépôt légal : décembre  2021  

8 € + 2,30 € de port

à commander directement  à :
Cathy Garcia Canalès : mc.gc@orange.fr

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Ile Eniger : Cette lettre

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Cette lettre

Cette lettre est pour toi. Vieux chat au soleil blanc d'une presque dormance. Penser, écrire, dire, être, cette lettre en frissonne. Brindilles d'air, pailles brûlées des jours, quelque chose palpite qui maintient le vivre. J'ai froid, j'ai froid. Tes gestes manquent aux miens pour les réchauffer. Blottie entre les lignes, je suis si loin, si près. L'alphabet de ton absence assemble des mots. Consolation.  Sous la lueur bleue de la fenêtre, je t'écris. Le jasmin penche vers le seuil. Quelques oiseaux ouvrent le matin.  Une odeur de café et d'encre respirent la vie naturelle. Je t'écris pour me souvenir de ta main. Au bois des étagères, des livres parlent de choses, de vies,  d'amour. Cette lettre aussi.

Ile Eniger - Les pluriels du silence (à paraître)

http://insula.over-blog.net/

Publié dans Ils disent

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Bruno Odile - Un ami disparu, une poésie à la puissance toujours présente

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

La nuit la plus extrême.

Chaque journée grimpe au mât des contraintes, et l’enfer du monde se noie dans son dégoût. Je n’irai plus à toi comme un déversoir d’orages émaciés, toutes les braises de la terre s’étalent au couteau. Tu ne viendras plus à moi comme un désert assoiffé d’eau claire. Immergés sous nos cathédrales en talus de fumée, nous marcherons dans la blancheur, à l’intérieur même de la blancheur. Nous sommes concassés de prières arrogantes. Nous sommes des poussières abruptes. Un pas de trop, et ce serait la chute. 

Nous flirtons dans le bout de monde, non loin des tumultes du silence profond, et nous grappillons notre part d’amour retaillée dans la pierre noire. Le jour est la géode osseuse de la nuit. Nous devenons des blancheurs alignées sur le vertige des silences. Assis sur le rebord de l’éternité, nous contemplons l’audace des heures qui meurent et qui renaissent. L’affrontement entre la nuit et le jour semble être une usure sans salive. Nous sommes toujours vaincus par la couleur des mille feuilles et nos âmes coulent profondément dans les saisons vierges où les fleurs se métamorphosent. Quoi d’autre que des fruits bien mûrs pour répandre des parfums enivrants ?

Tu as pénétré ma solitude comme une farine se dilue à l’eau. Une course liquide est debout, à nouveau. Une droite horizontale soutient la parole au-dessus des étoiles. Un trait rouge s’est enfoncé dans la marge, à la périphérie des jours dénivelés. Nos jardins en escaliers gravissent le passage bariolé des mots dans l’opaque centrifugeuse des rêves. 

Dans l'ébriété des cendres entassées, une griffe insolente vient titiller la mansuétude avec la précision d’un horloger. Nous avons avalé puis ingurgité la réparation de nos fibres. La première clarté de ta beauté ne luira que dans la nuit la plus extrême. Parce que le noir possède des vertus insoupçonnées, le rêve aime y piocher les pigments aigus qui troublent la réalité.  

- Bruno Odile - Tous droits réservés © http://lacollineauxciga.canalblog.com/archives

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Dans le naufrage du jour, le rêve est une apnée

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Dans cette traversée de l'incertain
le rêve est une apnée dans le naufrage du jour.
La promesse y est scaphandre d'avenir,
les yeux n'ont pas de barreaux quand ils rencontrent l'amour.
Laissez-moi aller sur cette route de crépuscule
où la lumière des étoiles réconcilie les éternités oubliées
aux intimes galaxies de l'instant.

Inlassablement, j'arpente la Question majuscule :
Quelle est la taille de la pensée dans cette valse des millénaires ?
Est-elle plus grande que l'instant ?
Chaque instant contient-il la dimension d'être homme
quand on renonce à la conscience ?

Je ne sais rien de l'immense ni du chant des galaxies
mais j'irai à demain,
le miel et l'amour ont toujours hâté mon pas.
Qui es-tu toi qui ouvres la vie, toi qui fermes le rêve,
une particule du Big-Bang,
une équation liée à la mémoire de l'eau ?

Un jour je retournerai à l'atome,
une mémoire ionique emportera mes rêves,
mes espoirs, mes manquements, mes amours.
Vit-on ailleurs que dans la mémoire des hommes,
que dans celle des chats, de la terre
ou de la rue qui nous a vus grandir ?
La pierre ne recouvre-t-elle que poussière ?

À la traversée du jour,
j'irai à demain, mais toi, mon ami,
dans ce labyrinthe des peurs où l'amour s'embusque,
toi qui te cherches au guet-apens des espérances et des remords,
as-tu aimé ?

A-t-on vécu, ou rêvé que l'on vivait ?
Déjà, mes espoirs, mes amours, me manquent.
Un jour j'irai à l'infini-demain.

JMS 25/11/2021

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À mes amis de SOS Racisme et à la mémoire des siècles

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

S'il y en a certains que je ne zemmour pas,
sur ce chemin où les siècles m'émiettent,
je sais, comme chacun de nous,
que des millions d'ancêtres m'ont précédé,  
que par voie transgénitale,
ils m'ont transmis quelques chromosomes
et de vagues mémoires.
Tous sont en moi, mais quand je nous parle,
je suis un être gigogne dans la résonance des siècles
un écho d'homme sans armes, ni armures,
un homme fait du sang de tous,
un multiple de leurs rires et de leurs larmes.
Mon sang d'athée, mon sang d'arabe, de berbère,
de nègre, de juif, celui de mes mères,
celui des violeurs, et mon sang d'humain,
je les porte dans ce sac à mémoires
qui n'oublie rien du pain sur la table,
rien des pétillement des jours d’anniversaire,
de la photo retrouvée, ni du bonheur.
Qui n'oublie rien non plus des jours d'incertitude et d'attente,
des coups tordus et de la milice.
Et même si tout cela n’est qu'une goutte d’éternité,
s'il est encore des jours où la rumeur cogne côté chagrin,
quand je nous parle, je ne suis jamais seul.
Je ne suis jamais seul et je nous respecte tous,
et parfois je nous aime.

JMS le 6 décembre 2021

Publié dans JMS - A paraître

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Parler

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Cet article est reposté depuis lafreniere&poesie.

 Je viens de lire le cinq à sept du néant de Jean-Michel Sananès. Je m’accorde à ses mots comme on accorde un violon. Le pire n’est pas la mort, c’est de pouvoir mourir. Je m’accroche au stylo comme un oiseau à la branche d’un arbre, comme une main prise au bras d’un camarade, une prise de bec d’un pivert sur l’écorce d’un chêne. Je déboutonne la chemise des mots sur le torse du sens, la poitrine du silence, les épaules du printemps. Les feuilles apparaissent peu à peu. Suivront les fleurs et les fruits. Les oiseaux font leur nid où les œufs vont éclore. Dans l’invisible se prépare l’activité de naître. Le langage est toujours collectif, de l’intime au public. Le langage n’est pas un remède au malheur ni un outil de bonheur. C’est une pilule de magie, un comprimé d’espoir. Il a des rides de joie sur un visage de douleur.

Parler n’est pas seulement ouvrir la bouche, c’est ouvrir les yeux, les bras, le corps tout entier. Ce n’est pas seulement bouger la langue, mais aussi les muscles et les tendons. Le langage reproduit l’étreinte et l’enfantement, les couleurs et la musique. Le langage montre son vrai visage entre les cuisses de la réalité. Le langage est dans les mains qui frappent, les jambes qui martèlent, le tissu verbal des mots. L’acquisition des mots et l’innéité des gestes nous permettent de devenir humain, de passer du corps à l’âme, de penser avec la tête et le langage, de faire des liens entre l’utérus et l’amour, les cicatrices et les tatouages. Le langage est l’espace même du silence. Nous n’avons pas toujours parlé.

Jean-Marc La Frenière 

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Chaque pas

Publié le

Cet article est reposté depuis lafreniere&poesie.

Du train où l’on s’en va
chaque rail s’égare vers une gare absente.
Chaque pas est une épine
sur la fleur de l’âge.
Chaque pas soulève la poussière
sur le tapis du cœur
usé jusqu’à la corde.

Sur le chemin des hommes
chaque pas est une mort.
Chaque pas est une phrase trahie
sur les carnets de l’âme.
Chaque pas est un mot
que l’on n’ose plus dire.

Chaque pas est un clou
sur le bois de l’angoisse.
Chaque pas est un cri
dans la mémoire du silence,
rarement une miette de pain, une goutte d’eau
sur le plancher des vaches.

Dans l’ombre où les chiens lèvent la poussière,
lèchent la plaie,
lâchent la proie pour l’ombre,
chaque pas est un os
dans la gueule des ombres.

Chaque pas est une balle
dans le pacage des moutons.
Chaque pas est un éclair
dans le ciel des vautours,
un éclat dans la chair.

Un jour je l’espère
chaque rêve durera plus longtemps que la nuit,
chaque main retrouvera son autre main
et les os de la vie une chair de lumière.

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Ils disent

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Robert Cuffi dit "La matière" un texte d'Ile Eniger

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

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Jacqueline Danno dit Federico Garcia Lorca

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

https://youtu.be/RmTkctcVSys

https://youtu.be/RmTkctcVSys

Jacqueline Danno dit Federico Garcia Lorca

- un poème, PRECIOSA ET LE VENT.

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