Dans le naufrage du jour, le rêve est une apnée
Dans cette traversée de l'incertain
le rêve est une apnée dans le naufrage du jour.
La promesse y est scaphandre d'avenir,
les yeux n'ont pas de barreaux quand ils rencontrent l'amour.
Laissez-moi aller sur cette route de crépuscule
où la lumière des étoiles réconcilie les éternités oubliées
aux intimes galaxies de l'instant.
Inlassablement, j'arpente la Question majuscule :
Quelle est la taille de la pensée dans cette valse des millénaires ?
Est-elle plus grande que l'instant ?
Chaque instant contient-il la dimension d'être homme
quand on renonce à la conscience ?
Je ne sais rien de l'immense ni du chant des galaxies
mais j'irai à demain,
le miel et l'amour ont toujours hâté mon pas.
Qui es-tu toi qui ouvres la vie, toi qui fermes le rêve,
une particule du Big-Bang,
une équation liée à la mémoire de l'eau ?
Un jour je retournerai à l'atome,
une mémoire ionique emportera mes rêves,
mes espoirs, mes manquements, mes amours.
Vit-on ailleurs que dans la mémoire des hommes,
que dans celle des chats, de la terre
ou de la rue qui nous a vus grandir ?
La pierre ne recouvre-t-elle que poussière ?
À la traversée du jour,
j'irai à demain, mais toi, mon ami,
dans ce labyrinthe des peurs où l'amour s'embusque,
toi qui te cherches au guet-apens des espérances et des remords,
as-tu aimé ?
A-t-on vécu, ou rêvé que l'on vivait ?
Déjà, mes espoirs, mes amours, me manquent.
Un jour j'irai à l'infini-demain.
JMS 25/11/2021