Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Parfois le passé me manque

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Parfois le passé me manque
pas seulement toi ma mère
mais aussi ce morceau de soleil pâle
qui, en oblique, traversait la cour
pour apporter un tesson de joie dans la cuisine
le nid de l'hirondelle
et les odeurs d’enfance
le sourire du marchand de bonbon
et cette douleur au ventre
quand je pense à ce chat sans maître
que j'éloignais, ignorant sa faim.
Mère étais-je déjà humain
à me bâtir mon nid
dans l'ignorance de l’autre ?
Que faire de cette douleur
que le regret ne répare pas ?
Mère où est ce soleil primordial
qui enveloppait nos joies en bordure de plage ?

Le passé me manque
est-ce le mal de l’âge ?

JMS

 

Partager cet article
Repost0

…

La colère de vivre

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

L'enfant qui s'était cherché sans jamais se trouver sur des routes de bonheur, celui qui sous des tropiques faméliques avait sautillé entre la faim et les possibles du rêve, celui qui avait joué au quitte ou double du "vis ou meurs", maintenant barbotait dans le naufrage d'une barcasse à la dérive. Aux confins du cri bleu de la nuit, les sirènes du destin l'abandonnaient à un bois flottant. Ne lui restait que la prière pour demander l'avenir, le cri et le sel pour sa faim, et rien d'autre. En ce terminus de l'espoir, la mer était si profonde, les oreilles et les regards si lointains, qu'aux semailles du rire perdu, un couteau noir lui arrachait la colère de vivre.
De lui, ne restait que cet enfant-clown entaillant les abîmes du rêve où le cœur, de lui-même, s'arrachait les dents et l'envie de mordre le jour.
Parfois le pain de vie est si dur que l'on se demande pourquoi aller plus loin quand nulle part ailleurs une main ne se tend. Et quand, là-bas, entre Coca et MacDo, la fée indifférence exulte de joie pour un ballon d'or.
Au jeu des sept erreurs, je cherche encore la lumière au royaume des aveugles.
JMS

trouvé sur le net

Partager cet article
Repost0

…

De Jean-Marc La Frenière : Il ne faut pas désespérer

Publié le

Cet article est reposté depuis lafreniere&poesie.

Il ne faut pas pleurer sur l'homme
mais lui apprendre l'espérance.

Il ne faut pas craindre la mort
mais apprendre à aimer.

Il ne faut pas désespérer
mais relire Bobin et le gitan Kerwich.

Il ne faut pas prier dans une église
mais à la messe des cigales.

Il ne faut pas vêtir l'enfant dans un habit de cendre
mais redonner aux vieux leurs billes et leur ballon.

La tendresse n'est pas dans les mots que l'on dit
mais les gestes qu'on pose en façonnant les choses.

Il ne faut plus compter les heures
mais boire l'eau des contes
et relever les fleurs piétinées par la horde.
Ne pleure plus maman.
Je veux t'embrasser dans la distance

De la vie à la mort,
te tricoter des mots comme des bas d'hiver,
des kilomètres de laine protégeant de la haine.
Je veux te dire je t'aime
pour toutes les fois où je ne l'ai pas dit.

Jean-Marc La Frenière

Publié dans Ils disent

Partager cet article
Repost0

…

Vos voix

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

à Léo

Vos voix Pablo, Federico,
et surtout la tienne, Léo,
toi qui as épousé tant de cris où la poésie
forge une puissance inégalée,
toi qui de coups de gueule en chansons
est devenu capitaine d'un navire fou
jeté aux dérives d'un voyage intemporel,
toi qui, en moi
as su ancrer "ces baisers qui au loin me suivent",
toi qui, d'un papier ou d'un vinyle,
distilles des états d'âme aux partitions vibratoires indéfinissables,
toi qui désenchaînes des nostalgies, des joies,
et des malaises salutaires qui libèrent des récifs de l'oubli,
toi qui nous imbibe des cris d'un invisible,
aussi puissants qu'une magie à faire renaître les consciences,
toi Léo, tu le sais bien,
certaines voix sont des passeports
pour ces ailleurs où s'enlisent tant de poèmes fermés.
Et toi, Federico,
sais-tu que de tes "5 heures du soir"
s'évadent mon frisson et les taureaux de Guisando, ?
Et toi Pablo,
sais-tu que ton "mon amour, si tu meurs et si je ne meurs pas"
ouvre une part de ma dimension d'homme ?
Au seuil de la mémoire,
je vois Rimbaud et ses tilleuls verts sur la promenade
et la saveur de ses dix-sept ans,
je vois Verlaine et tant de poètes
perdus dans l'aridité des silences.
Aux portes de la pensée,
il faut réveiller le mot,
ressusciter la perpétuité des âmes
laisser s'exprimer ce que l'humain
porte en lui de grandeur et de sublime.
Nous sommes tous poètes quand nos mots chantent
la conscience, la douleur, la joie.
Avec vous tous
je ne suis jamais seul,
je fréquente des images et des mots
en ce monde intérieur où le papier parle,
je crois à la pertinence et à la beauté de vos voix
je crois aux partitions d'une symphonie de l'invisible.
Avec vous,
je ne respire pas pareil,
je ne marche pas pareil,
je n'écris pas pareil.
Quand vos voix sont en moi
mes mots ne se cherchent plus,
je voyage dans le subliminal,
nous devenons l'écho de l'infini.
Une part de votre monde porte mon pas.

JMS

 

Partager cet article
Repost0

…

Je n’irai plus au café du coin"

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

"Je n’irai plus au café du coin", texte de Jean-Michel Sananès dit par Franck Berthoux (Chant et Musique) “, extrait du recueil "Derniers délires avant inventaire" aux Éditions Chemins de Plume

Partager cet article
Repost0

…

La nuit arrive au soir, et par la mer

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

"Chez moi, la nuit arrive au soir, et par la mer",
disait l'oiseau qui, venu de haut ciel fuyait le soleil.

C'était un jour de petit jour
quand le ciel déclinait,
c'était, il n'y a pas bien longtemps
mais je ne sais pas quand.

J'avais assis la Vérité à ma table
et chacun y cherchait la sienne.
Pour les uns, la nuit arrivait de l’est,
pour d’autres, c’était à l'heure du crépuscule
quand sommeille la lumière.
Pour mon chat, c'était à l'heure des gamelles,
pour d'autres encore, l'éveil des étoiles attirait l’obscurité.
Nul ne savait dire exactement
ce qu’il en était.

Mai moi, qui n'en savais rien,
je tentais d'en parler aussi fort
et aussi vrai que le mensonge,
pourtant, on sait, la Vérité n'a pas besoin d'être défendue :
elle est !
Rien donc, aucune réflexion, aucun blabla n'apportèrent de lumière
à l'épineuse question de savoir d'où venait la nuit.
Quant à la grenouille, elle chantait !
Et, imperturbable, l'Étoile du Nord ensorcelait la Grande Ourse.
Plus critique, un manchot trouvait tout cela si loup-phoque
qu'il en vint à demander si le cours de la sardine allait chuter !
C'était au soir, avant que le matin n’arrive,
la Vérité était restée là,
assise à ma table,
il n'y a pas bien longtemps,
et mon chat en rit encore.

jms 22/10/

22

Publié dans JMS - A paraître

Partager cet article
Repost0

…

"Le petit soldat", nouvelle vidéo

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Partager cet article
Repost0

…

Ma douleur d'homme

Publié le

Cet article est reposté depuis lafreniere&poesie.

Je voudrais croire en Dieu
comme je crois à la mort, à la haine, à la guerre.
J'aimerais croire en l'homme
comme je crois à la mer, à la terre et au ciel.

J'ai vu des hommes à genoux écrasés par les dieux.
J'ai vu des hommes ramper pour un sou de profit.
J'ai vu des banquiers faire semblant de prie.
J'ai vu des hommes pleurer pour un match de perdu,
les mêmes hommes sourire de voir crever les autres.

J'ai vu des hommes amers, des hommes de lois,
des hommes de foi, des hommes gras,
des hommes gris, des hommes blancs,
des hommes beaux, des hommes laids
mais pas un homme d'affaires faire faillite par amour
ni d'hommes de guerre refuser de la faire.

J'ai vu peu d'honnêtes hommes
refuser le salaire, la croix et la bannière
qui ne sont que des chaînes,
le fusil, le profit et la gloire
que provoque la haine.

J'ai vu des hommes violer des femmes pour un drapeau.
J'ai peu d'hommes debout tendre la main du coeur
et relever l'espoir dans la boue des misères.

J'aimerais croire en tout mais rien ne me fait croire
si ce n'est quelque fois un sourire d'enfant.

 

Jean-Marc La Frenière

très vieux poème
in Légitime Démence

Partager cet article
Repost0

…

Ô chevalier

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Ô chevalier
où cours-tu
dans la beauté illusoire de la mort
dans ces voyages où la gloire naufrage la vie ?

Ô chevalier
où cours-tu
toi qui ne sais la peur, toi qui offres aux diables
aux flèches et à la mort tes profils de médaille ?

Ô chevalier
où cours-tu
toi qui n'as rien appris du vent et de l'oiseau
toi qui ne sais rien encore
de la douleur des hommes ?

Ô chevalier
où va ton destrier
dans les poussières de cris et de mort ?


Dans le vent
l'espoir est une rumeur de larme
qui ne veut pas sécher.

Ô chevalier
où vas-tu
dans les jardins incendiés où ruisselle le deuil
où vas-tu
quand ceux qui aiment
l'amour et le vent courent après la vie ?

JMS in "Plus frère que frère"

 

Partager cet article
Repost0

…

Gitanos Gitanos

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Partager cet article
Repost0

…