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Hélas, hélas, hélas

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Hélas, je vais d'hier à qui je serai
Hélas, trois fois hélas
Je vais de demain à qui je ne serai plus
Hélas, hélas, hélas
Je crois que tout cela n'est qu'une maladie génétique
Je me souviens, dès ma naissance j'étais déjà un sans dents
J’étais si petit que l'on m'appelait bébé
Plus tard, en grandissant, j'ai été si gentil
Que l’on me fit ni blanc ni rose ni noir mais, mouton
Un jour de révolte, j'ai rêvé si haut, chanté si fort
Que sans être ange, je suis devenu oiseau
Oiseau sans griffes et sans dents
Avec encore un petit quelque chose qui ressemblait à l’espoir
Puis, sans que je compte les jours les heures et l'amour
Sans que je noie mes envies et mes chagrins
Le temps a passé
J'ai oublié le temps de vouloir être
La pendule glissait, glissait, glissait
Tant et tant que je me suis fait un sang noir

des nuits blanches, du lard et des nostalgies.
Sans que je le sache, j'ai oublié de vouloir
Depuis, je dessine des mots et des rires d'enfant
La nuit, je compte les étoiles et les rides
J'ouvre une porte pleine d'images qui ne veulent pas vieillir
Hier, on m'a appelé pépé
Mais je n'ai rien oublié de mon train électrique
On dit que je deviens chouette
Parfois, je suis si sourd que je ne m'entends plus hululer à la lune
Me revient une vieille chanson : "T'es pas tout seul Jef"
Mais mon miroir reste inconsolable !

Et moi, je ne sais plus en rire.

J.M. Sananès

Publié dans JMS - A paraître

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Festival du Livre de Nice “ En mots et en musique ”

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Festival du Livre de Nice “ En mots et en musique ”

Publié dans Informations

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Bobo ?! Merde aux postures

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

J'avoue, je suis toujours perplexe et excédé quand la droite ultralibérale ou extrême, de concert avec l'extrême gauche, se délectent à caricaturer tout ce qui n'est pas extrémiste. Ainsi un citoyen que l'on pourrait croire d'un milieu aisé, si une conscience humaniste l'incite à vouloir des réformes sociales, plus d'égalité ou moins de racisme, serait un "bobo"!

Serait-il traître à sa condition ?
La ligne frontière que tracent les extrémistes m'horripile.
Pour participer à ce déclin de l'impartialité et au dénigrement de ceux qui se démarquent des totalitarismes idéologiques, ne devrait-on pas créer un lexique des suffisances excommunicatrices ?
Ainsi, la droite qui pourfend le mariage pour tous ne pourrait-elle pas traiter de "laïco-cathos" les chrétiens qui acceptent le droit au divorce ou à l’avortement ?
L'extrême gauche ne pourrait-elle pas traiter de "laïco-gauchiste" tout homme de gauche qui critiquerait Tarik Ramadan ?
Et, dans ce même ordre de déviance, ne pourrait-on pas traiter de "majorette" un militaire qui défend les droits de l'homme, "d'islamo-satanistes" les partisans d'un Islam tolérant ?
Trop de haines déguisées se cachent dans des postures simplistes.
Depuis quand la modération et la tolérance sont-elles vouées à la dérision et l'insulte ?
Permettez-moi d'être antilibéral, de croire à l'humanisme, d'être laïque et d'avoir du respect pour le Pape François.
Je suis le fils d'une identité plurielle, est-ce vraiment impardonnable ?

Publié dans Coups de gueule

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Festival du Livre de Nice

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Festival du Livre de Nice
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Evry blues - Jean Michel Sananès

Publié le par Cheval fou (Jean-Michel Sananes)

Je suis heureux de vous annoncer la parution de mon polar

"EVRY BLUES"

Un sang d’émeraude

publié par GZ Editions et Co diffusé par Chemins de Plume - 12 Euros

Le mot de l'éditeur
Jean-Michel Sananès nous entraîne, entre aventure et polar, dans un voyage où deux mondes se percutent. Son héros, Simon Beaucarne, journaliste humaniste de retour du Pérou, se trouve confronté aux résurgences inattendues de son dernier reportage. L'action est palpitante, sans un temps mort, l'écriture y est alerte, souvent poétique, et teintée d’humour.

Evry blues - Jean Michel Sananès
Evry blues - Jean Michel Sananès

Publié dans Romans - Polar

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L'inaltérable chagrin

Publié le par Cheval fou (Jean Michel Sananès)

Quand j'étais jeune j'avais des chagrins inaltérables
Ils survivaient à l'alcool et à l'habitude
Ils me suivaient fidèles comme la poisse et les chiens
Mon ciel en était si lourd que les anges en mourraient.

L'un d'eux s'appelait certitude et l'autre vérité
Je les ai emballés dans le drapeau d'une vieille France
Près d'un cimetière perdu où reposent mes ancêtres.
À la foire aux rêves parfois s'égorge l'utopie.

Quand j'étais jeune on m'a donné le droit
de mourir ou partir
Je ne parle pas d'un temps si ancien
Mais de ces jours où l'exil rognait le soleil et l'espoir,
Où vivre me semblait mission impossible.

Une inquisition rouge fusillait les utopies
Applaudissait au massacre et à l'exil d'un peuple.
Au pogrom des consciences on jouait du goulag
La vieille Mania offrait la dernière vodka.

Quand j'étais jeune le siècle marchait à l'envers
Je portais des millénaires de malheur
J'habitais l'usure et un cri de larmes concassées
Je ne savais pas que le printemps reviendrait.


JMS

Publié dans JMS - A paraître

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Salon du livre Jeunesse à St Maximin - Var

Publié le par Cheval fou (Jean-Michel Sananes)

J'y serai avec les Editions Chemins de Plume/Jeunesse

J'y serai avec les Editions Chemins de Plume/Jeunesse

Publié dans Informations

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Ile Eniger

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À ma fille

Regarde en arrière, il pleut des gens. Neige tremblée, mouchetée, tombée légère d'origines multiples. Mémoires anciennes donnant chair au présent, tu es leur sillage ma fille. Le passé n'est visible qu'au drapé du rideau qu'on soulève parfois. Dans cet avant de soi, les jeux, les histoires, les séductions, les ornements, tout se confond, se fond, chaque unique mêlé. Des murmures clapotent, il faut tendre la mémoire pour retrouver le fil. La langue est incertaine, la traduction aléatoire. Toujours les marionnettes courent pour échapper au bois mais leurs cendres transportent la force des vécus et tous travaux d’adductions d'autres. Jusqu'à toi mon enfant, ma puissante, leur mouture. Depuis les passages anciens figés, couturés, transformés, tu brèches l'élan de lumière crue, ton élan à vivre. Tu regardes et tu es. Tu construis chaque jour quelque chose qui regarde et qui est. De ce jour après jour, appuyée sur leurs traces, tu élances ta vie de racines solides. Tu te sais vivante dans ces métamorphoses qui gardent le noyau et démarquent ton être. Tu crées, tout au bout de leurs mains, cette nouvelle et unique flamboyance, la tienne. Et moi, ta mère, je suis de toute gratitude quand je te vois, présente.

Ile Eniger http://insula.over-blog.net

Publié dans Ils disent

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Face à la "Question majuscule"

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Face à la "Question majuscule"

Ces tables de calcul, élégantes et énigmatiques, trouvées au cours d'une errance sur le Net, percutent le point identitaire de ma croyance la plus absolue. Elles rejoignent et épousent, en son épicentre, ce que je ressens comme la clef ancestrale de l'univers en cet endroit où matière, pensée, doute, raison et certitude fusionnent dans ce que, souvent dans mes textes, j'appelle : "La Question Majuscule".

Oui, l'architecture de ces chiffres disposés en des suites logiques que l'homme moderne est aujourd'hui capable de poser sur papier, me fascine. Elle me parvient comme un flash ou un instantané qui concentrerait des milliards de photographies concernant l'esthétique du mystère. Elles font écho à toutes les structures géométriques parfaites qui se réitèrent dans toutes les circonvolutions de l'atome, du cristal, et dans tous les modèles qu'utilise la création.

Partout, le mystère esthétique des formes géométriques parfaites s'articule sous la forme de cristaux, de fleurs, de symétries et sur l'axe du vivant. Je les reçois avec une dévotion intriguée car elles font partie du manuscrit le plus vaste, le plus ouvert et le plus prometteur de cette vérité universelle que prétendent décrypter les cosmogonies dogmatiques et religieuses. Ces formes à la beauté énigmatique sont parties intégrantes du génome du Mystère qui enfante la Question Majuscule. Elles sont parties du noyau fondamental des archives de la matière et de la vie. Elles sont la racine du premier mouvement détaché de cette matrice pour devenir la matière du premier cri et, de ce qui, un jour, formulera ce "Pourquoi, l'univers, la vie, l'amour, la beauté, la souffrance, la mort ? "

Ces quelques tables de calcul sont là, belles comme la Question, elles font partie de ma conception du Tout : Dieu est l'infini du Chiffre, le nombre de la Conscience, le quantifiant de l'ordination du Hasard.

Tout ce qui croit vivre, n'existe que par la conscience d'être, c'est par cela que nous sommes êtres et non matière. L’âme est une auto-allégeance au soi, ou à qui on croit être. C'est en prenant conscience de "qui on est", et de ce que nous voulons que les autres perçoivent de nous, que nous nous amputons de notre universalité et que nous nous transmutons en être social, avec ces possibles dérapages qui parfois nous transforment en machine à paillettes, à paraître, à en vouloir toujours plus et à parler plus haut que la vie alors que nous ne sommes qu'une identité de la matière, rien d'autre qu'une architecture de l'insoupçonnable.

Petite variable douloureuse au centre d'une suite algorithmique cosmique, avec ses certitudes et ses savoirs en goguette, l'homme, ce papillon ivre, se croit le centre du présent et ignore que chaque futur se bâtit sur la destruction du "qui a été". Petit chromosome arriviste venu à la "Vie" par sa victoire au champ de bataille des pré-fœtus, l'homme ne sait ni pourquoi il est venu, ni pourquoi il lui faudra partir quand il aura tracé son chemin de vie.

Face à l'Histoire, avec nos simples ambitions et nos rêves d'homme, nous ne sommes que des 2 de pique dans un jeu de cartes aux mains de joueurs qui déjà pensent à la prochaine partie.

Aux vanités du croire et du savoir, je me sais de la famille proton. J'appartiens à un infiniment petit qui sait qu'il n'est à la taille d'aucune explication car l'Infini ne se divise pas sans renaître multiple et régénéré de mille autres dimensions encore plus grandes que celle que l'on entrevoyait.

L'intelligence, cette fille de la curiosité, quand elle croit arpenter ou cerner le Mystère, l'agrandit. Le Mystère du Tout n'est ni plus grand ni plus petit que le néant d'où a surgi cette Question Majuscule que l'on appelle "Univers".

C'est de l'aptitude à ce questionnement que nous naissons en tant qu'intelligence autonome. La Question porte, précède et supporte la vie, de même qu'elle nous aide à nous considérer en tant qu'être vivant. L'âme n'est rien d’autre, à mon sens, que cette aptitude à nous différencier de la matière brute pour nous parler de nous. Devenir Humain ne se fait que dans une auto-médiation entre notre devoir de survie et la nécessité d'une coexistence harmonieuse avec le créé et le vivant. On pourrait l'appeler Morale au sens éthique du terme.

De la plus infime partie de l'atome jusqu’aux grands infinis où se perdent les univers et les dimensions, j'habite le corps du Mystère. Je ne suis qu'une parcelle de ce Tout illusoire qui opte pour la conscience du bien faire.

La Question est mon vertige, souvent je m'y perds. Parfois mon chat m'y retrouve car il est arpenteur de rêves. Il sait que vivre est une ambition suffisante.

 

 Jean-Michel Sananès

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Printemps des Poètes à la librairie Masséna - 06 Antibes

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Printemps des Poètes 2016

 

Les auteurs

Ile ENIGER et Jean-Michel SANANES

dédicaceront leurs livres

le samedi 16 avril 2016 de 14h à 18h

à la Librairie Masséna

8/10, avenue Robert Soleau - 06600 Antibes

04 93 34 25 50

 

Au plaisir de vous y rencontrer

Publié dans Informations

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