Jean-Marc La Frenière
Plus haute
Je tiens tes mains de femme entre mes mains d'homme. Je t'aime d'une passion plus haute que d'aimer.
Un blog qu’il faut visiter : lafreniere.over-blog.net/
Aucune nuit n'est plus large que le rêve
Je tiens tes mains de femme entre mes mains d'homme. Je t'aime d'une passion plus haute que d'aimer.
Un blog qu’il faut visiter : lafreniere.over-blog.net/
Tu as pris tes yeux en rond, tu t’interroges. Qui es-tu, me demandes-tu ?
Ah ! ah ! je m’inquiète, ta question m’inquiète, elle pose problème…
JMS - In : "Derniers délires avant inventaire" - Editions Chemins de Plume - 12 Euros
Je suis parti à la vie
comme un marin part à la mer
sans savoir
sans savoir si le retour
est au bout du voyage
sans peur
J'ai ouvert le jour et la nuit
j'ai cru aux étoiles
j'ai mangé du vent et de l'Histoire
Le prof m'a tapé sur les doigts
sans cesse
j'ai franchi la frontière
celle qui va d'hier à demain
celle qui longe le fleuve de l'instant :
Le Maintenant
Je respire
Je sais
entre le faire et l'oubli
il y a des cascades
des ponts sur les flots
des mots sous les ponts
chaque main tendue
est un pont qui ouvre les solitudes
Je respire
Je suis là
tout près de moi
j'ai cloîtré le silence et les nuages
Entre deux rêves et la question
j’ai posé la nuit sur le tabouret
entre le noir et la lumière
elle a si grand
la couleur de l'immense
qu'elle dépasse l’éternité
sort par la fenêtre
déborde, palpite
comme un corps de femme
Toi
dans le lointain
tu cours
tu marches à ta rencontre
La nuit
JMS - "Mon chien mène l'enquête" - Éditions Chemins de Plume - 10 €beauté endiablée
est là
avec ses soleils papillons
là
qui frappe à nos carreaux
Tu cours
Je marche
comme un marin part à la mer
sans savoir si le retour
est au bout du voyage
En quête de lumière et de vérités
je vais de moi à moi
sans peur.
JMS - in "De moi à moi" - Editions chemins de Plume - 12 Euros
Je ne paraphraserai pas Prévert en vous déclarant Tu, "je dis tu à tous ceux que j’aime", cela serait d’une excessive prétention,
mais peut-être accepterez vous, vous qui parfois vous arrêtez sur mon blog, le nom d’ami.
Ainsi amis, excusez les absences dont je suis coutumier quand la vie m’appelle ailleurs, ou quand je rentre en écriture et en silence.
Dans cette absence, j’ai accouché de mon dernier recueil "De moi à moi ". C’est un voyage entre ma folie ordinaire et un regard non sans ironie sur moi même.
J’ai traversé l’espace
d’un rire à un amour
d’un mot d’enfant jusqu’à l’hiver
J’ai eu
un cerf volant
un chèvrefeuille
du papier blanc
un crayon rouge
J’ai chanté
J’ai traversé la rue
J’étais qui je croyais
Je me regardais passer
Je caressais de grands dragons bleus
Je me parlais fort
Être fou
être libre
être plus beau que beau
être plus grand que grand
savoir que les rêves changent le monde
savoir que la mer est bleue
savoir la distance entre l’être et le devenir
Entre hier et aujourd’hui
qu’ai-je oublié
Je ne joue plus
je suis sage
je suis pauvre
j’ai oublié
Je ne vais plus à moi
Je ne vais plus de moi en émois
je n’ai plus d’été
je sais le chemin entre être et avoir été
je sais la distance entre être libre et adulte
Je suis sage
je suis pauvre
je ne suis plus fou
Entre goudron et désespoir les poissons trient la mer
entre moi et moi j’ai perdu le rêve
j’ai traversé la vie
ce soir je tailladerai la raison et ses barreaux
ce soir j’irai me voir
ce soir un oiseau chantera.
JMS - in "De moi à moi" - Editions Chemins de Plume - 12 Euros
NEIGE
Loin du feu, c’est comme une autre vie, comme si les mots passaient à travers le papier. On écrit blanc sur blanc. Il n’y a plus de phrases, que les yeux ronds des bouleaux et les ailes des corbeaux. Tout l’espoir est figé dans le frimas des vitres. Il n’y a plus rien devant les yeux que le blanc du silence. La porte s’ouvre sans éveiller le bruit. On entend quelques voix derrière le paysage, l’espoir des racines dans les mains pleines de neige.
À l´intérieur
À l´extérieur,
J´ai tué le réveil,
mangé ma montre,
des spaghettis et des lardons,
j´ai rêvé, j´ai vu, j´ai bu.
Dans la panique du miroir,
dans la pointe de ta plume,
c´est un rêve triste qui ruisselle
c´est une quiétude irradiée.
Tu es là qui te cherches sans savoir où tu es.
Tu es là où tu es, mais tu ne sais pas qui tu es.
Est-ce toi qui te regardes ou toi qui te cherches ?
J´ai perdu mon rasoir,
j´ai tué le réveil,
mangé ma montre.
Dans la panique du miroir
à l´intérieur,
à l´extérieur,
le matin est passé.
Il est quinze heures
j´ai bu, j´ai vu, j´ai rêvé.
Tu te demandes qui tu es.
Est-ce toi qui te regardes ou toi qui te cherches ?
C´est une quiétude irradiée.
Sois sans crainte,
sans lunette sans sextant,
je te dirais où tu es.
JMS - in "De moi à moi" - Editions Chemins de Plume - 12 Euros
Si je cherche encore le rire
aux yeux des bébés
et la joie
aux jeux des adolescents
et le rêve
aux creux des matins
et la paix
à l'aurore des devenirs
et l'amour
aux yeux des visages
je ne suis pas d'un autre âge,
Si je ne suis plus qu'un oiseau blessé
au loin des chemins de certitude
ne sachant se taire
dans des déserts de solitude
ne coupez pas mes ailes,
Et même si je ne bois pas à vos idées
Et même si ma route solitaire
va vers des millions de nulle part
aux crépuscules blafards
même si l'on m'appelle colombe,
Chiens gardiens d'idées
ne brisez pas mes ailes,
rendez l'amour
aux amitiés disloquées,
ouvrez la cage aux principes
libérez la tolérance,
Et comme dans le premier matin du monde
je renaîtrai de l'espérance.
JMS - in "Cheval fou" - Editions Chemins de Plume - 12€
Une eau perdue dans le Sahel
une larme sur le ventre des douleurs
Ce soir
l’horizon manque de hauteur
l’infini se réduit au carré
Pleure papillon
Tes rires sont des étoiles
entre les frissons et le matin
Je creuse la nuit jusqu’à la trame
Aux larmes citoyens
Où vas-tu ma tendresse
dans cette marge qui borde le destin ?
Dans ce dehors
l’horizon mord ses nuages
l’infini se réduit au carré
Le ciel est bas
j’ai rêvé trop haut
Dans les travées du jour
les murs hurlent leurs vanités
Sur l’asphalte des rêves
le quêteur d’étoiles cherche sa Grande Ours
Une eau cherche sa source
Une larme perdue dans le désert
Aux armes papillons.
JMS