Top articles
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Parler
Je viens de lire le cinq à sept du néant de Jean-Michel Sananès. Je m’accorde à ses mots comme on accorde un violon. Le pire n’est pas la mort, c’est de pouvoir mourir. Je m’accroche au stylo comme un oiseau à la branche d’un arbre, comme une main prise...
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Des bas de laine
Pépins d’un même fruit, maillons d’une même chaîne humaine, nous cherchons tous la corde pour se pendre, la corde qui nous lie et nous ligote, du A de l’alphabet au Z de l’azur. Le corps de Sisyphe ne cesse pas de vieillir, ses gestes de s’user. Il ne...
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Ma douleur d'homme
Je voudrais croire en Dieu comme je crois à la mort, à la haine, à la guerre. J'aimerais croire en l'homme comme je crois à la mer, à la terre et au ciel. J'ai vu des hommes à genoux écrasés par les dieux. J'ai vu des hommes ramper pour un sou de profit....
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Les pluriels du silence de Ile Eniger
L'absence ploie dans les souvenirs d'un visage. Cette fois, les orages sont venus non pour donner à boire mais pour détruire. Un mer bat et rebat ses galets d'indifférence. Les ombres dansent à la potence d'un ciel brûlant. Le jardin ne donne plus grand-chose....
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Sidérante, un texte d'Ile Eniger
Jours après nuits, cette paroi lisse, muette. Et l'aiguille du vent qui gifle le ciel absent. Le silence a fermé sa porte où se cassent les ongles et la douleur. Où es l'amour maintenant ? Le manque fatigue comme un jour sans soleil. La voix est rouge...
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Un texte puissant de Ile Eniger
Peu J'écris peu. les mots muets me regardent. Ma douleur les effraie. Les tient à distance. Un signe clément, une attention sublime, aideraient à rompre le cercle de feu. Aideraient les ailes à guérir. Aideraient les pas et la route. Mais l'ange est loin....
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Encore une fois de Ile Eniger dans, "Les pluriels du silence" (à paraître)
Encore une fois Un soleil neuf réveillait la blondeur des pierres. Le matin poussait le volet de la chambre bleue. Un air frais de jardin souverain s'avançait, lavait le regard. Ton sourire m'attendait porteur d'une odeur de café. Des effluves de thym,...
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De Ile Eniger, : Tu es la-bas
Tu es là-bas, errant entre les murs et le pauvre jardin qui t'enserrent. Entre le vide et tes gestes qui n'en sont plus. Tu ne sais plus ton nom, ni le mien, ni ce que nous avions tissé. Tu ne sais plus rien. Tu es fantôme coincé entre les mondes, trimballé...
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Une odeur de ronces
Une odeur de ronces Publié le 28 août 2019 par la freniere J'avance dans une odeur de ronces et de pommiers sauvages. J'atteins un ravage de chevreuils. Des éoliennes s'agitent dans le pays du vent. Leurs bras bougent comme des hélices. Je cherche le...
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Aimer de Ile Eniger
Aimer ne se fond pas dans les codes des foules existe au plus étroit de ses engagements va plus haut, plus loin que les doutes ne laisse ni ruines, ni pleurs derrière lui ne confond pas désirer et aimer maintient sa parole debout invente l'éternité Aimer...
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La buée
La buée E lle ne pleurera pas. Pas tout de suite. Il lui faut encore rentrer le linge, le plier, préparer un semblant de repas, changer l'eau du chat, arroser les deux jacinthes qu'elle a achetées pour Noël. Le clocher sonne six fois dans le soir d'hiver...
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Le rien du moment
Le rien du moment I ls courent partout, s'agitent, s'inventent des raisons. Moi je n'ai plus la force. Et surtout plus l'envie. J'ai le rien du moment, son éclatante totalité. Sa blessure, sa lumière. Parfaites. L'instant fugitif, perpétuel. La mésange...
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Orage sec
Orage sec Je cherche partout mais tout est nulle part. Je ne sais plus rien du ciel et de la terre. J'ai cessé d'écouter, interroger, espérer. Sentier sans balises, pierre oubliée, violon sans archet, orage sec, et les mots pour silence. Une nomade plantée...
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Homère - Jean-Marc La Frenière
Un texte de JML, magnifique, dont je vous livre la fin que je trouve éblouissante. À chaque jour, je regarde le monde d'un œil neuf. Je regarde le ciel. La neige m'étonne encore. Le feu m'obsède, le miracle d'une perle, la vitesse de l'éclair. Chaque...
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Marche
Marche Je marche avec vous mes sœurs millénaires du Golghota. Avec vous je ne comprends pas, je pleure, je crie, je prie. Le silence nous accompagne. Je marche avec vous mes sœurs migrantes arrachées aux terres de vos ancêtres. Avec vous je sais la peur,...
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Pourquoi, où ?
Pourquoi, où ? Le ciel revêtait sa peau de caillou. Le gris du jour collait une haleine fade sur le rebond fatigué des heures. Un air de petit souffle dépoussiérait la terrasse et les plantes qui manquaient d'eau. La journée posait inlassablement les...
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Un an : Un texte d'Ile Eniger
Un an Un an que nos roses ont fermé leurs paupières. Que leur parfum ne fleurit plus. Un an que notre jardin s'est dissout dans l'or d'une improbable lumière. Depuis ta dernière porte, mes mots se taisent, sidérés. Je t'écris de cette jachère de dernier...
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Un texte d'Ile Eniger : Un brin
Le mot de JMS Un texte d'Ile Eniger mais quel texte ! Quelle pureté dans le dépouillement d'un cri en diamant de silence. Le "cri", et pas un autre mot. "Le cri mauve des lavandes parfume la serpe", quelle symbolique, la douleur en devient une odeur et...
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Jean-Marc La Frenière
Comme si Comme si les hommes étaient comme les femmes et les enfants comme si l'amour était réel comme si la main était l'outil comme si la faim était le pain comme si la peau était plaisir comme si le ventre était fœtus comme si le tête était le cœur...
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Une voix
Une voix C'était au soir, Je vous lisais. Vous étiez l'oiseau, la grâce légère se passant d'approbation. Comme un ami des roses, vous regardiez par-dessus le mur. Je voyais avec vous. C'était une trace sur la neige, parfaite. Une voix ouvrant ses fenêtres...
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Le grain
Je détestais l’école, mais j’adorais les livres. Je suis devenu autodidacte par la force des choses. On n’a pas besoin d’un diplôme pour écrire. On enseigne la création dans certaines universités. Ça fait des critiques et des poètes qui se lisent entre...
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À Léo
À Léo Avec mes remerciements à Ile pour ce texte qui m'émeut. Le petit chat est mort. Il l'a trouvé dans son panier à l'heure de midi, quand il n'est pas venu réclamer sa gamelle. Il a cru qu'il dormait, il ne manquait que le souffle et le regard. Le...
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Elle est
http://insula.over-blog.net/2022/06/elle-est.html E lle est sans paroles au milieu des débris de verre de ses croyances, de ses questions. Elle est sans prière. Sans justification. Elle est l'oiseau et l'arbre, le ciel et l'eau, sous le grand vent, la...
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Très vieux poèmes
Sur les murs des prisons j’en connais qui dessinent des oasis de tendresse. J’en connais qui butinent fleur à fleur mot à mot contre la pourriture sur l’ennui des écoles. J’en connais qui inventent des jungles de papier des paradis perdus des oiseaux...
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Le mot de l'éditeur sur "Lointains et alentours" de JP Geay et Roger Bensasson
"Lointains et Alentours", un très bel ouvrage sur deux grandes écritures. L’une poétique, de Jean-Pierre Geay, ami de René Char, reconnu comme une des grandes voix de l'édition d’art ; l’autre, picturale, de Roger Bensasson artiste reconnu à l’international....