Top articles
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Un arbre qui marche
Je suis un arbre qui marche dans ce jardin où la pierre crie sa faim où les larmes du ciel sont une pluie amère un venin de chrome et d’oxyde une banquise qui part un ours qui meurt Je suis un arbre qui marche dans le sur-place de l’impuissance je suis...
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Fermera-t-on le rêve ?
Fermera-t-on le rêve comme on enchaîne le vent de la révolte comme encore l’on encage l’oiseau et les cri des enfants ? Bradera-t-on le rêve comme l’on soldait l’amour du temps des maisons closes ? Barreaux, barbelés, murailles… Rien n’est assez haut...
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Scaphandrier de la déraison I
Il y a longtemps, j'ai cessé de pédaler dans la choucroute, de boire l'eau de feu qui noircit les rêves, de croire que les fabricants de loukoums connaissent le secret des dieux. J'ai pris mon vélo dirigeable, mis Léo mon chat, sur le porte-bagages, cessé...
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La somme des espérances
C'est l'heure du chat, la lune gravit des silences de griffes, sur l'ombre des jongleurs, la fête foraine ouvre le ciel et la Question, le torse d'un enfant joyeux déploie un rire grésillant dans une mer de nuages, "Sois sage petit père", disait sa mère....
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1968/2021 Où est passé l'espoir ?
1er Mai 2021 En ce mois de mai où le rêve ici et ailleurs joue son désenchantement en Sol majeur je vous livre quelques lignes de mon recueil de 2007 parce qu'il est des espoirs qui ne veulent pas mourir Jean-Michel Sananès Opus 24 Requiem pour 1968 Je...
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Petit délire de Pâques (J’ai l’œuf)
Avant que je ne sois avant d'être frais, rose et neuf j'ai habité le rêve d'être j'ai habité dans cette constante du bonheur où il n'y a jamais ni rires ni larmes où l'œuf du serpent n'a pas sa place Avant que je ne sois j'ai habité un ailleurs où le...
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Entre les lignes de Jean-Marc La Frenière
J’écris entre les lignes des phrases qui s’effacent, des mots noyés dans l’encre, des paroles sans mots, des consonnes sans sons, des voyelles sans voix, un alphabet sans lettres, des lettres sans adresse. J’écris avec la main coupée de Cendrars. J’écoute...
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Migrant ?
D’où je viens il pleuvait du crime et de la grenaille des rires d’enfants écrasés à même le sol des larmes et de la peur plus hautes que les cieux Laissé mes rêves laissé mes parents Parti parti loin des fanatismes des kalachnikovs barbares qui psalmodient...
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Et leurs enfants pareils aux miens (à paraître fin sept.)
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Ile Eniger
A ma fille Regarde en arrière, il pleut des gens. Neige tremblée, mouchetée, tombée d'origines multiples. Mémoires anciennes donnant chair au présent, tu es leur sillage ma fille. Le passé n'est visible qu'au drapé du rideau qu'on soulève parfois....
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Bonjour Léo ! On n'est pas sérieux quand on a ... ans
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Le bonheur
Que mettre dans le bonheur pour qu'il soit Tout ce que veut l'enfant qui rêve, sinon du rire, quelques paillettes, de l'espoir à revendre et à ne pas brader, une petite peur qui mettrait son grain de sel dans les matins endimanchés ? Et pourquoi pas y...
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Hommage aux disparus du cinéma
Texte écrit pour le spectacle ayant pour thème le centenaire des studios de la Victorine à Nice, donné lors du Salon du Livre de Nice le 31 mai 2019 C'est un temps de rien, C'est votre voix, Monsieur Marielle, qui à jamais retentit sur ce chemin d'absence...
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La concierge s’en fout, c’est l’hiver.
C’est l’hiver, j’ai mangé tout le printemps et les chocolats arraché les orties et le coquelicot de ma mémoire monté le chauffage, descendu mon moral il fait zéro dans l’escalier il n'y a plus de haut il n'y a plus débat je ne chante plus, j'ai froid,...
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Petit retour sur le Net après un temps consacré à l'écriture
Bonjour à tous, J'ai le plaisir de vous annoncer la finalisation d'un livre à paraître sur la décennie 68 dont la spécificité est de s'intéresser à la chanson humaniste et protestataire de cette époque et de la considérer comme le moteur d'une idéologie...
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Publié depuis Overblog
Monsieur le Président, Quand je vois vos amis se faire leur beurre avec le patrimoine de l'humanité, quand je vois le grand négoce et, avec votre bénédiction, Total faire ses huiles en spoliant les peuples indigènes, en tuant la forêt et l'univers du...
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Jean-Marc La Frenière : Chienne de vie
Dans cette chienne de viej'ai préféré tirer la chasse,tirer la langueet le diable par la queueque de tirer du gunou de tirer des chèquessur le malheur des autres.J'ai préféré passer l'éponge,passer mon tour,passer les bornes,passer pour fouque de passer...
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Jean-Marc La Frenière
Les menus riens (extrait) Pour trouver, il ne faut pas chercher, mais aimer, de la graine à la pomme, de l’argile à la tasse, de la mer à l’oiseau, de la mère à l’enfant, de l’atome à la vie. Le paysage coule par les yeux et inonde l’oreille. En regardant...
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L'enfant, la nacre et le poignard
L'enfant tenait dans sa main un coquillage nacréné des soubresauts de la mer et du sable.Il croyait tenir toute la beauté du monde.Il en avait fait son refuge, son lieu sacré, son royaume. Grandissant, il avait eu des jours de quête, des chemins de hasardavant...
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Je cherche des allumettes
Une mélodie de silences posés sur l’escaliercomme une vie qui passeun sourire attaché aux nuages, je cherche des allumettes Je me chercheSi longtemps que j’ai perdu le chemin J’ai froid de toi dit-ilSon sourire éclata comme une envolée de notes légères...
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Fête des Mères 2016
Tu as 99 ans et je valide un vieux poème écrit en un temps où le ciel était encore bleu Tu as 99 ans et je valide l'oubli de cette blessure à couleurs grises qui a froissé ma vie Tu es là ma mère en ce lieu de non vie où le temps n'est qu'une virgule...
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L'inaltérable chagrin
Quand j'étais jeune j'avais des chagrins inaltérables Ils survivaient à l'alcool et à l'habitude Ils me suivaient fidèles comme la poisse et les chiens Mon ciel en était si lourd que les anges en mourraient. L'un d'eux s'appelait certitude et l'autre...
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La radio crépite
La radio crépite Il y a un cri de mémoire froissé Mes certitudes sont ébréchées Je suis déconcerté Il y a quelque chose dans l'air Une odeur Un rien Le grincement pathétique d'un phoque qui fait le beau sur ordonnance Quand le public applaudit alors que...
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Ile Eniger - Rugir
Rugir Le ciel renouvelle ses eaux, s'arrête pour mieux les compter, et recommence. Le ciel est en travaux pratiques. Debout au seuil du vide, c'est à toi que je parle, que je ne connais pas, que j'espère du fond de la caverne. Je te cherche, je te crie,...
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Des étincelles au bout des doigts
Petit rebond sur un texte d’Agnès Schnell: "Des étincelles au bout des doigts", c’est un frisson d’au-delà, ou le feu d’une attente indicible, un silence cabré où le temps se désarrime, l’espace d’un rien ou l’espace d’une rime. C'est un chant, quelque...