Top articles
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Je suis fatigué
Je suis fatigué de ces religions qui gèrent le crime et la mort quand il leur faudrait enseigner le pardon la raison et nous apprendre à vivre Je suis fatigué de ces déments qui massacrent le patrimoine de l’humanité quand il leur faudrait planter le...
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Les fous du stade
Rebond sur l'article d'Ile Eniger (http://insula.over-blog.net/) Les stades me font peur. On y rencontre un nouveau genre d’humanoïdes post-Neandertalien : les homos–hooligans, eux-mêmes subdivisés en sous espèces de férocipèdes : ceux qui défendent une...
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Dis-moi
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Tu es là-bas
Il y a des silences évidés de leurs cris Et des gilets que l'on retrouve vides Là-bas Des hommes fuient Toi Tu as douze ans Tu es parmi eux Tu es un cri Dans ma nuit Si loin Et je suis là Qui habite un matin calme Moi qui voudrais te prendre par la main...
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Ile Eniger : Ma terre
À vous, cet hymne à la Provence que j'aime, avec son goût de terre si magnifiquement décrit par la sobriété et la puissance de Ile Eniger. Merci Ile - JMS Les platanes généreux, l'herbe forte malgré la soif, les vignes noires sacrant le vin, la paix d'oliviers...
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Humour grave sur ton léger et 3 octaves de moins (Réponse rêvée à ma banquière)
L'heure était grave, on ne s'entendait plus Le téléphone avait sonné, sonné, et résonné comme le cri inachevé d’un bandit manchot à l’heure de la marée quand la mer se lève si haut que l'eau, les crabes et les bateaux ivres, gâtent ses rêves. "Au secours"...
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Ile Eniger
L'exil I l a poussé son chevalet dans une coin de l'atelier. Ses mains ne voleront plus sur une toile. Il a perdu ses couleurs, les noms de ceux qu'il aime. La lumière ne sera plus peinte. Il est l'exil. Une pierre ferme l'horizon. La cisaille mord l'attache...
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Bruno Odile
Tout en mélange dans l’évidence. Il ne peut y avoir un donneur de leçon parmi le temps écoulé. A peine trouvera-t-on quelques visages et quelques mots bourrés de certitudes plus ou moins affranchies pour solenniser les angoisses du moment et les déprimes...
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L’insurrection poétique à la Médiathèque à Vence
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Armand Robin 1912 - 1961
LE PROGRAMME EN QUELQUES SIECLES On supprimera la Foi Au nom de la Lumière, Puis on supprimera la lumière. On supprimera l'Ame Au nom de la Raison, Puis on supprimera la raison. On supprimera la Charité Au nom de la Justice, Puis on supprimera la justice....
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Petite mendigote
Je te regarde, petite mendigote L’œil sombre et le cheveu emmêlé Une éponge et un seau à la main, tu quémandes Aux portières des voitures. Petite mendigote, tu traînes en coin de rue Tu craches sur le sol et sur les indifférents C’est l’injustice que...
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Solitaire
Je vole en solitaire Mes larmes plus hautes que le ciel Je voulais être serin aux pays des aigles Devenir un vieil enfant serein au royaume des hommes J’avais l’âme oblique et ma casquette de travers J’avais de l’orage sous mes tempes Et du schnaps dans...
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Ça m’est arrivé demain
8 heures 12 minutes. Massimo Fabrianni roule sur l’autoroute. Devant lui, l’écran de la Mercedum modèle 2034, scintille. Son casque de conduite télépathique, un Bluetooth nouvelle génération posé sur la tête, Massimo la pilote. L’homme est joyeux, l’écran...
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Jean-Marc La Frenière
Déclaration d'impôt Je n’ai pas honte des gens que je fréquente qu’ils soient prophètes ou mécréants, bandits ou imbéciles, poètes ou vidangeurs, trafiquants de rêve ou paresseux, J’ai honte pour l’homme quand il se fait banquier, flic, homme d’affaires...
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Pardonnez-moi Seigneur
Pardonnez-moi Seigneur si à cette heure vous vouliez près de Vous me rappeler Sur ma barbe encore me restent quelques taches noires comme des boutons de jeunesse qui ne croiraient pas au couchant Pardonnez–moi Seigneur si à cette heure vous vouliez près...
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La dame du salon du livre ou le chemin des solitudes
Elle s’approcha Petite femme fine Élégante et sobre Au regard, une tristesse timide. Un livre l’appelait, la happait L’accrochait comme une ronce à la robe du destin. Elle était là, face à lui Captive d’une effrayante fascination, tétanisée. À petit pas,...
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Il y a ceux
Il y a ceux qui creusent l’aube les mains avides d’espoir mais qui ne trouvent que la faim dans le voyage du jour Qui es tu marin des heures qui accoste les rêves décharnés ? Une enfance en rade ? À trois pieds trois nœuds de là, dansent les capitaines...
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L'imparfait du subjectif
Chacun triche du haut de son ego et de ses certitudes inconsciemment structurées en lieu et place de vérités complexes et composites. Fourmis perdues sur l'autoroute des ressentis, nous bâtissons nos convictions en fonction de nos aspirations et de préjugés...
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Ile Eniger
À ma fille Regarde en arrière, il pleut des gens. Neige tremblée, mouchetée, tombée légère d'origines multiples. Mémoires anciennes donnant chair au présent, tu es leur sillage ma fille. Le passé n'est visible qu'au drapé du rideau qu'on soulève...
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Si le temps venait
À toi passé, cette chambre d'enfant et cette carte, laissée là-bas, couverte de petits drapeaux, portant au mur l'adresse de mes amis, à toi ma blessure, cette maison où je n'ai pas pu retourner. À toi, l'exil, ce ciel et ces palmiers qui ont porté mon...
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Jean-Marc La Frenière : Tu es si loin
Nous étions si bien tous les deux à caresser un loup, à regarder la pluie en larmes sur la vitre, tant de petits soleils. La vieille chaise a verdie où nous étions assis. Des fleurs y poussent en souvenir de toi. Je voulais mordre à la même pomme, planter...
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Ça y est, c’est décidé !
Ça y est, c’est décidé, jusqu’à présent je me posais des questions sur l’avenir, je veux dire le Grand Avenir, avec un changement radical. Celui qui appelle à la Sagesse majuscule, celle qui fait que toute protestation est inutile. La fin des rébellions...
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Ce qui est, est-il moins important que ce qui restera ?
Ce qui est, est-il moins important que ce qui restera ? Pourquoi efface-t-on la douleur du serf en regardant les hautes tours ?Pourquoi chaque château, chaque route, chaque cathédraleHors des traces de burins ne portent-il pas un marbre funéraireAu nom...
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Jean-Marc La Frenière
Chaque bruit À voir les hommes se vendre pour un salaire, courir après la gloire et s'empailler sur un trophée, s'entredéchirer pour un bout de papier, préférer le chrome à la lumière et la tôle d'une auto à la peau de pêche d'une femme, je me demande...
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Jean-Marc La Frenière
Dans le bol d'un crâne L es enfants jouent à la marelle là où les pas des vieillards grignotent l'espérance. Le revolver du temps nous tire dans le dos avec ses balles chargées de sang. Que pouvons nous y faire? Nos mots ne sont que des balles à blanc....