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Aux otages, aux enfants de Gaza et aux larmes de toutes les mères

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À toi, B.N., les doigts couverts de sang jusqu'aux poignets
aux otages que tu abandonnes et aux enfants de Gaza
aux larmes de toutes les mères
 
À toi Hamas héritier d'Hitler
dont la prière commence par "fidèle musulman
et se termine par un Juif se cache…  égorge" !
 
À tous ceux qui parlent de Dieu
mais oublient les commandements :
Tu ne tueras point…
ne te chargeras pas du péché de vengeance...
*
 
À vous tous les maquignons du divin,
les assassins de l'espoir
les passeurs de mort
 
À  vous les enfants, les mères, les pères,
les amputés, les violés, les torturés, les morts,
vous les victimes et les assoiffés de vie et de paix
 
Je n'ai que ces mots et mon désespoir
bien moins lourds et moins puissants que les larmes,
et un cri à blanc qui appelle à l'intelligence
et à cette conscience laïque et universelle
qui reconnaît à chaque homme le droit de vivre
et d'avoir un chez soi
 
Enfants des passions et des haines,
il est nécessaire d'apprendre et comprendre
que la compassion ne se limite pas qu'aux siens,
apprendre et comprendre que les hommes et leurs croyances,
la nature, le ciel et tout ce qui porte la joie et la douleur,
sont condamnés à vivre ensemble,
apprendre qu'en ce passage
sur ce fragile espace de temps qu'est la vie
seul l'espoir et le respect nous rendent humains.

JMS

*Lévitique

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Retour en tristesse neuf ans plus tard

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Parce que la haine reste l'arme des fanatismes, parce que ce jour s'y prête, ce souvenir d'un 14 juillet à Nice, où sous la joie assassinée, la mort jouait, aiguisait ses dents, prête à saigner l'avenir. En hommage, ces personnages du grand Slobodan, artiste peintre (rue de la Poissonnerie à Nice) et ce poème mémoriel écrit en 2016 .

Aux anges et aux survivants

À Nice
la musique a une odeur myosotis
parfois rouge
parfois noire
les anges ont quitté leur baie
les anges ont migré
ici et partout
ils donnent aux misères d'hier
du cœur
et jettent l'amour
sur les soleils de demain
Autour du kiosque
la musique a une odeur de myosotis


Voyageur
à Nice
l'amour refuse le naufrage
à Nice
le ciel a la couleur des cœurs

JMS


in Nissa-Nice, voyage côté rêve
 

 

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L’impermanence des certitudes

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À  trop recevoir le bruit des autres comme un  chahut de l'indifférence et une parade des egos, j'apprends à aimer ce silence où naissent la distance et l'intelligence. Parfois je porte la valse de certitudes où certains se perdent comme une blessure qui entrave mon pas, ma voix. L'enfance du verbe perd ses mots, je cherche une vérité qui ne soit pas la mienne mais le fruit d'un fleuve curieux et impartial qui cherche sa source. Aux heures creuses de la nuit, je me cherche dans la tranquillité d'un vacarme intérieur où encore j'arpente un reste d'envie de vivre dans la désespérance d'être un homme en quête d'humanité. Ne sommes-nous qu'une trace de vie, un pas, un rêve inabouti, une hésitation de ce silence majuscule qui croise la rumeur d'être ? L'impermanence du bonheur, dans l'immensité sidérale, me fascine comme l'éclat lointain d'une étoile peut-être déjà disparue, dans l'apparence restante des années-lumière.

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Juillet 1962 (les figures de l'oubli)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

 

Tu déchires ces obsolescences de l'oubli
où mon vieux pays a enterré mon enfance,
et m'a appris la mort au cœur et la déchirure des amitiés.

J'avais des amours là-bas,
un ciel empli de martinets,
des amis laissés sur le quai.

Où êtes-vous André, Albert, Hocine,
et vous Moktar et Pierre, 
vous mes copains.

Des larmes dans les bagages,
je partais pour un pays qui ne m'aimait pas,
loin des palmiers et d'une plage inoubliée.
Je me souviens j'avais 20 ans, nous étions en 62.

Dans la marée des jours,
à la croisée d'un soupir,
même mon miroir
cherche mon visage.

jms

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