Top articles
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Il y a eu
Il y a eu ces heures d'enfance pareilles au cri froid du silence un couteau d'interjections cinglantes sous l'œil noir du père le regard froid du maître et le blanc des pages martyrisées à l'encre violette. Il y a eu ce chemin de solitude ces pas perdus...
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En avant la musique
Je me rappelle… Il y avait eu du soleil bien avant l'orage. En ces temps, je me parlais gentiment. Le lundi, à la curée des petits chefs, je me sermonnais tendrement : dis bonjour à la dame, mouche ton nez, aie l'air gentil, retrousse tes manches, baisse...
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Rajeunir à mon âge !
Rajeunir à mon âge, me surprend, à l'évidence maintenant je dors comme un bébé ou comme mon chat, je me réveille sept fois par nuit retrouve des larmes et des rires oubliés, je biberonne à l'espresso et l'interdit me rend joyeux, comme un ti-gros sur...
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En attendant l'Ange
Je les vois qui courent, s'agitent Cœur immortel La fleur aux yeux et des rires en cascade. Je les vois, à la chevauchée des rêves intrépides Dans des envolées papillons sur les chemins des possibles Je les vois qui s'embrasent aux candeurs de l'espoir...
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Hommage à Léonard Cohen et à son dernier texte (You Want It Darker)
Fallait y aller compagnonTu pars à l'heure où le démon chasseoù le fusil pointe et le couteau tranchela conscience est au coffre Aucune chanson n'esquive la pointe des flèchespas une berceuse pour apaiser la peine les espérances sont closes J'ai entendu...
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Bruno Odile
Parmi les 5 à 10 auteurs du net dont j'admire la hauteur de pensée et l'expression poétique, Bruno Odile est celui dont la lucidité et les fulgurances m'émeuvent toujours au plus haut point. Tout en lui est courage, promesses ou espérance. Il est le samouraï...
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Avis
Avis Avis à tous à ceux qui m'aiment à ceux que j'aime je cherche le chemin Au rayon des fées d'hiver depuis que le jeunesse m'a mis en quarantaine je cherche l'arbre où fleurissaient mes rêves Aux archives des printemps perdus depuis que la soixantaine...
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Jean-Marc La Frenière : Comme on naît
Je connais le désespoir pour l'avoir côtoyé. Je couche avec la mort par amour des vivants. Les empreintes sur la sable jettent les bases du futur. On tire sur les enfants des balles de caoutchouc, des bombes fumigènes sur les récalcitrants, du plastic...
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Silence sur la route
S ous les dessous de cieux et terres inconnues, au jardin jasmin dans l'odeur des vieilles mémoires, je terre et déterre l'ombre des amours éculées. J'ai regardé les siècles et ce cri d'hiver qui pince plus loin que le regard. Là-bas, j'ai des amitiés...
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Quelques photos du deuxième anniversaire de Léo, mon petit chat martyr encore en vie.
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Tu es parti, mon père
Tu as posé tes douleurs et… Tu es parti, mon père Parti dans l’ombre des nuits et d’un vent Où l’oubli bâtit l’incognito des morts Parti en ce non-lieu où le silence enterre ses ombres Et pourtant, mon père Si les millions de morts qui ont chanté fleur...
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Je n'irai pas plus loin que mes chaussures
Je marche à coté de ma petite voix, je n'irai pas plus loin que mes chaussures. Je marche à ma recherche, sans savoir si être homme aurait consisté à parler plus haut que les autres ; sans savoir si ma vie valait plus que celle de mes amis, que celle...
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Le monde n'est pas "une gare" !
Monsieur le Président,Le monde n'est pas "une gare".Il ne devrait jamais être cette triste gare où, d'un regard, on peut trier les gens qui "réussissent" et les gens qui "ne sont rien". Y a-t-il deux univers ?Celui de votre miroir et celui de ceux qui...
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Me suis-je égaré ? (Petit retour)
Amis, À parcourir le silence, Me suis-je égaré ? Vous avais-je perdus de vue, Perdus d'oreilles dans ce brouhaha Où encore les mots de poètes me parlent ? Amis, dois-je vous dire Que parfois, aux migrations du jour, Le temps s'arrête comme un oiseau sur...
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Scaphandrier de la déraison II
Je cherche parmi des questions sans réponses, parmi les visages et les noms inoubliés, mais combien de noms perdus pour un sourire retrouvé ? Je suis à jamais une réminiscence du futur ! Sur les ailes d'un cerf-volant, j'ai croisé des nuages d'Où-Est,...
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Où vas-tu réverbère ?
Le vent m'interroge, il frise des cris d'oies sauvages et des couleurs d'autres temps. Une énorme luciole court dans le ciel, elle marche les pieds en l'air, trébuche sur une note de musique. Une petite fille vient de s'écrier : "Oh, une maman luciole...
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La langue des oiseaux
L'alphabet de la nuit résonne comme un chant de voyelles et consonnes stellaires, il est d'étoiles de lunes et de pensées égarées, de piétinements de mille-pattes, de gazouillis de nourrissons et d'oiseaux toujours en quête de leurs chants. Aux matins...
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VIVRE !
Sans la moindre originalité il était né mort au premier jour de sa vie mort pendu au cou de sa mère pendu à un fil fil de téléphone fil blanc du mensonge fil du temps et des temps morts fil à la patte pendu au silence du fil des heures mort ficelé d'interdits...
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Gilets Jaunes
Parfois la poésie est un langage trop civilisé quand l'homme et ses projets de vie sont à la botte d'un grand capital qui organise la captation des richesses globales au profit des 5% les plus riches, c'est à dire qui organise la spoliation de 95% des...
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Je tutoie le Silence et la Question
Parfois, quand je tutoie le Silence et la Question, j'écris aux jours qu'il me faudra passer sans moi quand je n'aurai plus a tuer le temps, quand l'amour sera en absence. Un jour, je serai un enfant de l'ailleurs qui au matin se demande "Où donc habite...
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Festival du Livre de Nice
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Quand un poète
Quand un poète prend sa retraite Il bâillonne ses mots Les enraye Mâchonne Les vieux mensonges de l’utopie. Les chiens du silence Rongent ses cris abandonnés. Quand un poète prend sa retraite Il s’agrippe À l’ombre de ses vieux rêves encore cloués au...
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Adieu Verlaine, la beauté n'existe plus
À déchire-sommeil, parfois une voix brusque le silence. Cette nuit, elle clamait : "Verlaine est moins important que Jenner, l'homme qui inventa le vaccin contre la variole !…". Venus d'un indiscernable ailleurs, tout aussi incongrus qu'un sucre sur une...
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Apprenti fantôme
Apprenti fantôme arpente ce bitume, témoin de l'effacement de milliards de vies fossiles. Combien de millénaires sous tes pieds ? Combien d'ancêtres en tes chromosomes ? Et ce ciel qui se repose sur nous et s'invente et se recommence. Je suis l'enfant...
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Quand j'étais jeune
Quand j'étais jeune, je courais à la poursuite des étoiles, au matin je me retrouvais seul, des mots et un poème pliés au fond des poches. Seul, planté comme un arbre dans sa solitude, j'attendais que le rêve et l'infini me cueillent, j'habitais l'âme...