Mort par désespoir
Raconte-moi le jour,
là-bas, chez moi en Iran,
il fait nuit en pleine vie
on coupe les cheveux
on crève les yeux
on arrache le cœur des vivants
on mange le rêve en sauce mollah.
Avec mes yeux,
ma peine
regarde.
Ils on fermé le monde,
tué les livres,
mis de l'obscur sur l'avenir,
jeté le crime sur la raison.
Je marche à la recherche
de cadavres,
les miens.
Trente mille des miens
attendent.
Avant de les mettre en terre,
Il faudra racheter leur corps
Trente mille d'entre eux
attendent
que je les libère de l'oubli.
Ils attendent
que je ferme ma mémoire.
Trente mille
m'attendent.
JMS
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