L’oiseau chimérique
Si loin
dans les forêts neuroniques
si proche
dans les cavernes cervicales
L’oiseau blanc des espoirs
l’oiseau noir des désespoirs
l’oiseau des chimères
chante dans la tête de l’enfant
La vie est là
qui s’apprend dans les livres
Le soleil est ailleurs
Le maître est là
son cœur est ailleurs
Il joue avec l’oiseau ivre
l’oiseau des chimères
Rêves et cauchemars
dans l’étendue infinie
dans l’irréellement petit
chimique
électrique, nostalgique
dans l'immensité toute nue des solitudes
Si loin, si près
là où il vit
l’oiseau chimérique
dans le cœur des enfants
dans l’immensité cosmique
de l’infiniment petit
chimique, électrique
nostalgique, onirique
dans la solitude éperdue
des voyages intérieurs
L’homme qui cherche son coeur d’oiseau
l’homme qui cherche ses rêves d’enfant
plus loin que la nuit
plus loin que ses rêves chimériques
nostalgiques
plus loin que les matinées apathiques
où les chasseurs de lune
tamisent des soupirs d’étoiles
Cherche l’oiseau chimérique
chimique, électrique
onirique, nostalgique
dans l’immensité toute nue des solitudes
Cherche l’oiseau des chimères
qui chante dans les coeurs d’enfants
qui se cache dans la tête des hommes
oiseau blanc des espoirs
oiseau noir des désespoirs
Rêves et cauchemars
si loin dans les forêts neuroniques
si proches dans les cavernes cervicales
dans l’immensité infinie
de l’irréellement petit
dans l’immensité toute nue des solitudes
chimique, électrique
onirique, nostalgique
Si loin, si près
là où tu vis
oiseau chimérique
dans l’immensité de l’infiniment petit
chimique, électrique
onirique, nostalgique
Plus loin que la nuit
plus loin que mes rêves
chimériques, nostalgiques
Je te cherche.
jms (Un vieux texte des années 80 in Cheval fou et Chemins de Pluie et d'étoiles (compilation))
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