La mort sera plus douce
A cris retroussés
il explore l’oubli et la mort
ll est ailleurs du monde
ailleurs du bonheur
Vivre en marge est un exil
Là-bas, en rêve arraché,
il traverse la désillusion d’être
Il est l’homme détroussé du désir
Il n’est plus lui
Il est
celui qu’il ne voulait pas être
Père,
si tu me voyais,
moi,
qui marche à côté de ma vie
en royaume survie
Père,
si tu me voyais,
moi,
qui porte cette honte
Père,
ne pleure pas
Je n’ai pas été qui tu voulais
La vie m’a trahi
Je marche en oubli désir
Un coup de rouge, un coup de blues,
La mort sera plus douce
JMS - Extrait de : A l’ombre des réverbères (j’ai faim, j’ai froid, j’ai peur) - Editions Chemins de Plume/poésie