Écoute
Écoute la nuit qui se froisse.
Les continents perdus effacent leur route.
Enfant je parcourais le rire
j’avais un vaisseau fantôme
la carte du ciel et des mondes engloutis
je craignais les dessins de l’ombre
je pactisais avec l'ange et le démon
j’aimais les soleils froids et les matins d’avril
la nuit monte de de vieilles étoiles
le ciel grince comme une solitude endeuillée
j’habite la lisière, je trace des frontières
j'ai soir
j'ai gris
je traîne comme une vieille torpeur
j’ai mal au sud
j’ai mal à l’est et au cœur
Main gauche, ligne du destin
Main droite
le vent ne fait que passer
Perdu l’oasis du rire
le jour est venu et je me suis perdu.
JMS - In : "Derniers délires avant inventaire" - Editions Chemins de Plume - 12 Euros