Un jour, je me cacherai
À l'arrachement des larmes,
j’ai éventré mon cœur,
creusé l’écume de l’apparence
jusqu’au nid du mensonge,
ouvert la nuit et éborgné l’étoile du matin.
La nuit est si vaste
que je ne suis pas sûr
d’avoir envie d’attendre le jour.
La colombe est partie,
je cherche l’écho du rire
dans l’affirmation des fraternités.
Chaque jour, je renais
et meurs de mes désespoirs.
Chaque jour, le ciel est de fer,
je bombe , je tombe, tu meurs.
L'espoir est une balle,
un crime qui emporte le soldat.
Un jour, je me cacherai,
dans cet incognito des espaces
où, dans l’écho de Ton absence,
le verbe s'use,
à en rétrécir l’infini.
Le doute et la tombe nous séparent.
Je n’ai pas d’ennemis,
qui donc trace ces frontières
où la déchirure est si rouge ?
Qui es-Tu,
Toi qui m’emportes
dans l’hémorragie des jours ?
Toi,
qui n’es pas venu ?
JMS