Vouloir habiter l'humain
Dans ce voyage où chacun n'est que bruit qui court à sa fin, je ne joue pas un camp contre l'autre, mensonge contre vérité, je ne suis pas d'une famille littéraire, je partage des mots pour la résurrection de l’arc-en-ciel. J'ai l'espoir qui m'insurge quand ceux qui se proclament de la conscience, d'une main moite clapotent leurs bravos quand on égorge, décapite des bébés, quand ceux qui détruisent la laïcité applaudissent ceux qui violent des jeunes femmes à même le corps de leurs compagnons assassinés, et minorent la gravité de l'ignominie idéologique quand on assassine des enseignants. Je ne suis qu'un homme qui parle et pleure. Je suis l'enfant d'un cri qui n'est pas que celui de la rose blottie dans la douceur des crépuscules, ou celui qui s'enferme dans la bienséance. Je suis un homme de chemins et de déroutes. Je n'écris plus au présent, j'écris au passé décomposé sur un espoir endeuillé à voir ces pourvoyeurs de l'horreur et du mensonge piétiner leur humanité. Dans la stupéfaction de vivre, je n'ai d'autre camp que celui de l'humanisme pacificateur. J'ai le cœur en peau de chagrin à entendre ceux qui pervertissent l'information, instaurent une "taqiya" néopétainiste et ne veulent surtout pas qu'un pays où les survivants de leurs holocaustes, soient à l'abri de leur haine. Je suis l'enfant d'un cri et d'une larme sans frontières, qui appelle au respect de toute vie. Je ne suis pas d'une famille littéraire, je suis de ceux qui, avec des mots, des poèmes, servent un devoir d’éthique, celui de sauver la vie de tous les Justes.
JMS