Là où mon rêve s'éveille
Parfois,
à l'heure où le varech et le sable de mémoire
baladent leur tristesse,
là où le rêve s'éveille,
voyageur d'infini
je parcours d'autres temps,
accoste des senteurs
de piment doux, d'orange et de cumin,
une voix m'y berce,
celle d'une mère qui chantait
"duerme duerme négrito".
Ceux qui n'en savent rien disent
que je retourne en enfance,
mais non,
à l'effacement du jour
je combats la guerre et l’exil,
j'épouse ma jeunesse.
Sous une pluie de rires et de soleil,
c'est un ressac de passé
où l'homme visite sa source.
JMS
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