Petite réflexion sur le temps de la candeur

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

De Noël en Noël, la candeur passe-t-il plus vite que le temps ?

Ma petite fille croit-elle ou fait-elle semblant de croire au Père Noël ?

Il y a deux ans à peine, elle me faisait encore courir, sauter et gambader. Quand, alors que je venais de l'apercevoir devant l'arbre de Noël,  en tenue de Fée Clochette une baguette magique à la main, je fis semblant de m'enfuir et de me cacher en hurlant :

- ATTENTION, C'EST DANGEREUX, tu vas me changer en lapin ! "

Et elle avait trottiné  à ma poursuite en affirmant :

- N'AIE PAS PEUR PÉPÉ, ce n'est pas une vraie !

Aujourd’hui, la dimension de la candeur me manque, c'est pour cela, peut-être, que j'ai la tendresse en éveil quand je croise des enfants, même quand ils jouent les rebelles et que, aussi mon cœur bat si fort devant ces petits griffus qui se prennent pour des tigres, mais qui, heureux ou malheureux, ne sont que des chats.

Les peuples de la candeur, enfants, femmes, hommes, que l'on manipule avec un bonbon, une promesse, m’attendrissent autant que me révoltent le sucre que l'on fait passer pour du miel et les promesses que l'on n'a pas l'intention de tenir.

Suis-je trop poète, pas assez politicien ? Mon chat me le dira.

jms

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