Top articles
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L'âme
Partout, l'âme du jour se décline dans ses possibles, ils sont milliards d'échos dispersés dans l'universalité de la seconde, à leurs portes, mon œil et tout l'irraisonnable de la raison savent que la beauté n'est que la peau d'apparence des âmes, combien...
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Amis, un jour je partirai
Amis, un jour je partirai dans le silence des mots inécoutés. Je partirai avec tout ce que je n’ai pas fait, pas dit, pas écrit. Je partirai comme une encre effacée. Je m’en irai loin, loin de vous et des miens. Parmi les enfants du néant. Dans les immensités...
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Le dernier Chaos
Quand la nuit s’entrouvrit, des corps de rêves déchirés comme les bulles d’un vieux bonheur s’échappèrent du champagne pour aller si haut dans les jardins où l’on rit à chaudes larmes que seul resta le cauchemar. Je ne mange plus de chocolat, je ne regarde...
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Jean-Marc La Frenière : LA MÊME PÂTE
Les jours de paranoïa, je me demande combien ils sont dans ma peau à vouloir me faire la peau, à troquer la chair des mots pour le cuir d’un cahier. Les faux pas mènent plus loin que les marches militaires. Des pensées frôlent ma tête sans déplacer un...
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Toutes certitudes en avant
Change-t- on vraiment ? Me revient ce vieux texte où encore je Le cherche, dans l’indécence d'appeler au bonheur quand là-bas on arrache des yeux, on empoisonne, on tire à l'arme lourde sur la foule. Je pense à un pays où les femmes qui refusent d'être...
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Frère de l’herbe et du sang
Dans la douleur d'être un homme déchiré, je réitère ce ressenti, je suis frère de l'herbe et du sang. Je mesure l’odeur de l’herbe, la larme de sève à mes chaussures, la goutte de sang à la blessure du monde. La vie est une béance plus grande que l’univers....
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L'eau de mes larmes
J'ai chevauché le psaume et l'utopie J'ai tué mon Dragon Noir C'était hier, c'était jamais Je ne vis ni ne meurs pour passer le temps Je jappe à la quiétude des chiens Me reste trois arpents et d'incertaines décennies. Je rêve je résiste et me bats Je...
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Fête des mères
Mère, je suis voyageur d'une mémoire que tu as côtoyée pendant plus de sept décennies, avant de partir, l'usure du jour me rapproche, s'il en est un, du pays de l'ombre et des ancêtres. Dix ans que tu es partie désertant ce chemin borgne où la Question...
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L’oubli plus fort que le fini
Et ce battement des jours qui coud le vent perdu à l’aiguille des montres Et les larmes séchées qui coulent à l’insensé naufrage sur des papiers courriers Et cette pêche à la ligne quand l’encre est si vide que le sens se noie Et ces jours qui arrivent...
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À Tristan Cabral (réponse son texte "Si je meurs seul (ultima verba)"
Un jour j'irai à Arcachon, j'y viendrai avec quelques-uns de tes poèmes en poche et aussi ceux que tu me lisais. Je t'apporterai des nouvelles de ceux qui t'aiment* et ton Rimbaud, le bleu de poche 498, et des poèmes, des poèmes, des poèmes, des poèmes...
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Sale temps pour la joie !
Papa Covid joue à cache-cache, je mets un masque pour qu'il ne me reconnaisse pas. La tristesse fait le plein, et même quand on ne défenestre pas, la joie bat de l'aile, les étoiles s'étiolent sur un drapeau américain, les shérifs tirent à vue sur les...
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Créer une âme
Pour créer une âme il ne suffit pas que la matière s'agite qu'elle réagisse au contact de l'extérieur qu'elle soit un mécanisme de l'apparence qu'elle ait la capacité à vouloir grand toujours plus grand et l'autosatisfaction du miroir. Pour créer une...
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Je ne suis pas une couleur
Je ne suis pas une couleur je suis un fils de tempêtes et de printemps l'enfant d'amours bavardes et de ce cri mulâtre qui court dans le sang de toute vie. Je suis l'enfant du verbe et du vent de la pluie et de la graine des devenirs. Je ne suis pas une...
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Le mot
L'homme sans le mot, ne serait qu'un animal instinctif une âme qui cherche sa raison une douleur qui se sait mais ne s'explique pas une liberté qui ne sait se nommer un rire qui ne sait pas le bonheur un brin de vie, une conscience sous séquestre. Rien...
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Compassion de salon
Corona et sang crimes et révoltes indignations et faits divers vociférations de salon battements de pavés slogans à la manif quelques euros pour un engagement Il y a des êtres affolés sur la route ce n'est rien qu'une ville qui brûle l'écran se fractionne,...
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Angye Gaona. Lettre de Álvaro Marín à un juge qui inculpe la poésie
Lettre à un juge qui inculpe la poésie « Trafiquante de mots » Monsieur le juge de la « trafiquante de mots » Angye Gaona. Soyez bien conscient que Angye s’adonne au trafic des mots. Peut-être elle est fatiguée des mots qu’on entend tous les jours. En...
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Jean-Marc La Frenière
C'est quand qu'on ? De la haine, des kilos de fureur, des mots à cran d’arrêt, je ferai de l’amour. Des hommes à angle droit dénaturent la terre. Ils rasent les montagnes et aplatissent l’arc-en-ciel. On mange du pétrole mêlé au sang des bêtes. On boit...
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Un jour
Un jour Un jour comme celui-ci un jour où tout est noir Qui a tué les étoiles de la nuit qui a tué l’espoir qui a bâti ce passé qui a construit ces murs de fatigue qui nous a exilés du bonheur en captifs de la société ? Huit heures - midi deux heures...
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Silence là-dedans !
Trop de monde, trop de bruittrop de nuits casséestrop de rêves dissipés ! Ça chante, ça parle, ça bousculeça crie, ça siffle, ça murmuretrop d'habitants dans ma têtequi dansent sur mon silence Arrêtez la cavale des mots fouset la cohorte des moineaux...
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Voeux de Noël 2016
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Mémoire, Mémoire
Mémoire, Mémoire Grince, cette petite voix qui parfois s'enraye dans des remontées d'absence qui ouvrent des abîmes où même le chagrin n'a plus pied. Un couteau à la main, j'avance, et s'il le fallait, je poinçonnerais le ciel comme un vieux ticket de...
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Pourtant, son cœur est encore là !
Ma mère est làFragile poussintoujours à la recherche d'un père. Elle a peurElle le crie : "J'ai peur, j'ai peur".Où doit-elle aller toute seuleSans une main qui la guideSur ce territoire inconnuOù l'être doit rejoindre son silenceOù l'on doit abandonner...
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Lettre à ma fille
Naissance Toi tu arrivais à peine Moi j’étais déjà en partance La nuit vêtue de sa robe de noir au creux d’années mémoire bradait ma trentaine et ma jeunesse se mettait en quarantaine Toi innocente tu n'avais que sourires à m’offrir Moi moi, je savais...
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Lettre à Martin Niemöller et à Mordekhaï Gebirtig
http://www.dailymotion.com/video/x2i08ix_catherine-ringer-soiree-david-krakauer-et-son-all-star-extrait_music La clarinette de David Krakauer pleure comme hurlerait un chien, son os de vie planté en plein cœur. «Ils brûlent brûlent notre bon village,...
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Que me dit-on MADAME ?
Que me dit-on MADAME ?Les mille coups de règle que j'ai pris sur mes doigts pour un accord de participe passé oublié, pour un subjonctif malhabile, étaient peines et blessures inutiles ? Que me dit-on MADAME ? Le "Pataouète" aurait été condamné et oublié...