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Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Le chant d’une grenouille,
la musique d’une cigale,
la lumière d’une luciole,
sont plus utiles
à l’immensité de la vie
que l’œuvre charognarde
de ceux qui s’enrichissent 
en dévastant les forêts,
en triant les espèces,
en s'agitant
 au rythme cynique du cours de la bourse.

Quand l’herbe pleure sous le pas d’un homme,
c’est un peu de moi que l’on écrase,
et c’est la vie entière que l’on assassine.
Chaque graine
qu’on supprime 
est une parcelle d’infini qu’on efface,
un rêve qu’on piétine,
un regard vers les étoiles qu’on oblitère.

jms 24/10/2025

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