En marge vivent les nuages
Un autre jour
dans un autre temps
Là
où les autres et l’oubli
sont comme ailleurs
Là
où moi et les nuages
comme toujours semblent d’ailleurs
Un Cheval Fou s’éparpille
sur les berges du Temps
Les mots ne sont que des papillons dérisoires
que le temps agrafe aux murs des souvenirs
En marge sont les nuages
Le geôlier des mémoires
bâtit des citadelles de sable
rongées au cancer de l’oubli
Déjà s’effondrent les murailles
ôtant le goût du rêve et des folies
à celui qui broutait des nuages
Ici
comme ailleurs
ailleurs, comme partout
les rêves meurtris ne sont que des mirages
En marge, vivent les nuages.
jms
(in Cheval fou " aux Éditions Chemins de Plume)
