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et leurs enfants pareils aux miens

Les mots

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Les mots n’ont pas de prix  
ils ont la taille et la dimension
de la lumière qu’ils contiennent
 
Ils étincellent comme des éclats de cristal
quand le verbe cisèle l’amour

Chaque mot est noyau d’univers
chaque pensée qu'il contient
est parcelle du tout


Les mots ont la largeur du vent
l’étroitesse de la haine
l’immensité de la passion
la hauteur du projet


Ils sont à la taille du temps
aucun livre ne les enferme

Chaque mot est un cri
qui défie le néant
chaque mot porte plus loin que lui


Jamais je ne vénèrerai
les mots qui excluent l’autre
seul le mot respect est mon maître

lui seul m'enseigne la certitude d'être en paix avec l’univers
lui seul m'affirme que je n'ai d’autre boussole que ma conscience

 

J’ai l’intime conviction que je serai en paix avec l’univers
tant que je n’aurai d’autre boussole que ma conscience.

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Est-cela qu'être Homme ? J’appelle au cri et à la colère

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Cosmique,
la douleur glisse dans le silence,
glisse comme le serpent déroule la nuit.
Partout
les écrans s’agenouillent
au confort des consciences

Être un homme et ne pas savoir
où habite la douleur,
est-ce cela le bonheur ?

Un silence blanc
un silence noir
oblitèrent des douleurs-poignards
et le cri majuscule que devrait porter chaque conscience.

Devant les écrans
et les flonflons de vos fêtes,
passent l’hermine et le vison,
coule le champagne.
Dehors une douleur cosmique,
venin silencieux,
déporte la raison.

Partout
les écrans s’agenouillent
au confort des consciences
et, minuscule,
le cri se meurt d’indifférence.

À regarder l’ignominie triomphante
des massacreurs de vie,
à voir l’acharnement de tous ceux
qui, au nom de la raison économique
usent et abusent de la douleur du vivant,
à voir ceux qui tirent leur jouissance
de la contemplation de la mort et de la souffrance,
je m’arrache le cri
jusqu’au plus profond de l’humain

Où sont donc passés les jardiniers de l’amour
quand l’homme, chaque jour,
répète les mêmes crimes et les mêmes silences ?

17 heure 04
Télé aveuglement éteint
J’ai vu les Himmler de laboratoire
et leur satisfaction dégoulinante sur la souffrance des victimes.
J'ai vu les marchands de foie gras
éviscérer à vif sans mesurer leur crime.


J’appelle au cri et à la colère
tous ceux qui s’élèvent contre la douleur industrielle,
tous ceux qui s’insurgent
quand on parque et encage des animaux
 dans des espaces d’engraissements si petits,
qu’ils ne quittent leurs mangeoires
 que pour rejoindre l’abattoir.

J’appelle à l’insurrection des cœurs
tous ceux qui hurlent contre les mises à mort
sans jamais dénoncer
ni la barbarie ni l’abomination
des camps de concentration
qui précédent l’extermination du vivant.

Je dénonce le silence,
et les coupables de silence.
Je dénonce ceux qui tolèrent l’élevage industriel,
l’écorchement des bébés phoques,
le démembrement à vif des grenouilles,
l’amputation des requins jetés à l’agonie,
le massacre des dauphins.

Je dénonce ces fausses civilisations
qui, au nom de la coutume et du spectacle,
plantent leurs lances et leurs épées
dans la douleur des taureaux.

Je désigne comme criminels
ces scientifiques pervertis
qui fabriquent des pondeuses génétiquement trafiquées,
et qui, du haut de leur suffisance,
exercent leurs sorcelleries expérimentales
sur nos cousins les primates et des millions d’animaux.

17 heure 24
Télé aveuglement fermé,
j’ai vu et j’affirme
que devant le bâillonnement des consciences
je préfère être clown et poète,
ami d’un bonobo qui essuie les larmes de son maître,
ami de n’importe quel chien qui protège un enfant,
que de me sentir frère
d’une engeance de laborantins qui martyrise des lapins, des singes et des chats.
Et j’affirme être étranger
à leurs congénères arracheurs de fourrures,
tueurs de rhinocéros, d’éléphants, de tigres, et d’ours
et de tous autres industriels de l’élevage intensif.

Le vivant, Messieurs les tortionnaires,
ce n’est pas que de la viande
ou son équivalence en fric.
Le vivant est un chant de joies et souffrances ordinaires,
cette souffrance que vous distribuez si généreusement
tant elle ne vous coûte rien
et tant vous la niez !

L’homme originel est devenu produit économique
conditionné à prendre, profiter, tuer.
il ne sait plus rien de l’essentiel,
des valeurs non négociables.
Il ignore volontairement le respect de la vie.
Les frontières de son univers sont courtes :
Il va que de son ego à son ambition,
les autres n’existent pas.
S’il le faut, demain,
il fera de ses semblables des denrées utilisables,
des unités de travail,
de la matière médicale destinée à réparer les puissants.

L’homme nouveau a hypothéqué son âme
il est devenu un expert en profits !

Mais l’homme existe-il sans compassion ?

Messieurs les rationalistes,
Messieurs les productivistes,
je vous accuse
d‘avoir fait du monde
un Dachau à ciel ouvert
pour les animaux,
mais pas seulement,
d‘avoir fait du monde
un Dachau à ciel ouvert
pour tous ceux des vôtres
que vous jugez inférieurs !

Vous vous croyez homme-étalon
mais c’est votre brutalité
que vous avez érigée en modèle sociétal.

Je vous accuse
d’avoir fait un monde à votre image
où le barbare vit sans uniforme,
où les galons se prévalent du sang et de la sueur versés.

Je vous accuse
d’avoir fait de la vie des hommes,
des animaux et de tout le vivant,
une marchandise soumise à vos appétits démesurés.

Messieurs les rationalistes
Messieurs les productivistes
vous ne savez plus ce que c'est qu'être humain.

Car être Homme,
c’est être capable de mesurer la portée de ses actes,
c’est savoir différencier la justice et l’infâme,
c’est porter en soi un devoir de fraternité et d’humanité
envers tout ce qui vit.
C’est savoir qu’aucun profit ne doit naître de la souffrance d'autrui.
Être Homme
C’est se savoir responsable et respectueux de la vie,
de toute la vie.


Cosmique,
la douleur glisse dans le silence,
glisse comme le serpent déroule la nuit.
Partout les écrans s’agenouillent.

J’appelle à la Conscience.

 

http://terresacree.org/concentr.htm

 

Est-cela qu'être Homme ? J’appelle au cri et à la colère
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Si loin

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Si loin

Peuple aux étranges beautés
fils des dieux perdus
hommes de nulle part jetés dans ce chaos
où les vérités s’étripent au nom de l’Unique

Peuple si loin
de cet univers où la vie ploie
sous le poids des ambitions

Peuple des vertes brumes et d'une terre immaculée
que le capital n’a pas encore consommées
sens-tu ramper le péril ?

Tu es photographié, cartographié,
pesé, mesuré, chiffré
déjà prisonnier
des convoitises affutées
des marchands de bois
et des marchands de labeur

Peuple de l’ailleurs millénaire
qui ne sait pas encore que la loi du profit
a eu raison de la maison des cœurs


Mes larmes n’y pourront rien
ils arrivent avec leurs logiques
leurs camions et leurs banques

Peuple de l’enfance du monde
tu leur es peuple virtuel
déjà au catalogue des civilisations perdues
et tes enfants pareils aux miens
perdront leur liberté
perdront leur dignité de peuple debout

Mes larmes n’y pourront rien.

 

JMS à paraitre
in : Et leurs enfants pareils aux miens

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Au tribunal des oiseaux

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Au tribunal des oiseaux
Je plaiderai coupable.

L’amour que je n’ai pas donné
Je l’ai volé
Volé
A ma femme
A mes enfants
A mon chat
Au hibou qui niche sur mon arbre
Volé
A l’enfant de la rue que je n’ai pas entendu
A l’affamé que j’ai ignoré
A l’aveugle que je n’ai pas éclairé
A la haine que je n’ai pas éteinte
Au souffle de vie
Que je n’ai pas honoré.

Au tribunal des oiseaux
Je plaiderai coupable.

Coupable de ne pas avoir pardonné
Aux porteurs de faux sourires et autres escrocs de l’amitié
Coupable de ne pas avoir su
Que certains préfèrent prendre
Coupable d'avoir tardé à comprendre
Que ce qu’ils m’ont pris
Je me devais de leur offrir.

L’amour que je n’ai pas donné
Je l’ai volé gaspillé perdu.

Que les oiseaux me pardonnent

JMS

 

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Gitanos gitanos

Publié le par Cheval fou (Sananès)

Gitanos gitanos
Que le vent emporte que le vent emporte
Où allez-vous où allez-vous
Dans ce siècle qui rapine sur la peau des pauvres ?
 
Gitanos gitanos
Mon chien n’a plus de terre
Mon hibou n’a plus de nuit
 
Gitanos gitanos
Où vont vos vies ?

Au royaume barbare partout la mort cogne aux portes
La nuit n’a plus d’étoiles
Mon chien n’a plus de rêves
Où va le vent que le jour emporte ?
Où est votre place où est ma place ?


Gitanos gitanos
Mon hibou mange la nuit
Mon chien ronge sa chaîne
Les hommes vivent en laisse
Les hommes s’enchaînent entre Dieu et Diable
Ils ferment les portes
Mettent le rêve sous clef
Se gavent de fausses vertus
 
Gitanos gitanos
La liberté roule à contre sens
Le vent mange mes mots
Les préjugés menottent l’amour
Où allez-vous loin des prisons dorées ?
 
Gitanos gitanos
Le long de nos routes, la misère est une ortie blafarde
Partout où les hommes souffrent
la vie s’étire comme une flamme sur nos douleurs
Partout le flamenco ouvre la nuit
comme l’aube illumine l’espoir
Gitanos gitanos
Mon chien cherche la lumière
Et le vent nous emporte

Gitanos gitanos
Où est votre place
où est ma place ?

Gitanos gitanos
Où va le vent que le jour emporte ?

 

JMS - "Et leurs enfants pareils aux miens"

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Pas trop Net

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Tu cours après la vie, mais tu n’en as pas.
Dans le silence du siècle
dans l’effondrement des codes
tu cherches un projet de de beauté
une vision de l’avenir
mais où es-tu ?

Que fais-tu dans ce néant ?

À la foire aux misères
derrière son œil de verre
Big Brocante te regarde.
Au forum de l’insignifiance
tout est Net.

Au portemanteau du réel
tu accroches ta vie
tu entres dans l’écran
tu t'éclates à l’infini
en milliards d’échos.
Tu cherches l’œil qui te regarde
et le vide se répand comme la rumeur.

Les rêveurs et les quêteurs d’humanité
se perdent dans des torrents de médiocrité
les Dieux-volés lancent leurs djihads
leurs cris de haine
on vend du cul à la criée
la bourse cote l’indécence du voyeurisme.

Assis sur ta chaise face à l’écran glauque
tu meurs d’un futur estropié
tu meurs dans un monde d’utopies virtuelles.

JMS

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Rue Cortot

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Rue Cortot

Était-ce ici, était-ce ailleurs ?
un jour qui vient, une nuit qui part ?

Sur un kiosque à journaux
Brel émaillait le paysage
une femme sentinelle, frontière d’horizon,
essorait l’envers d’un regret.

Sous un ciel sans croissant
s’effaçaient les cantates de Thibhirine,
un rire piétinait les rêves d’Anne Franck.

Était-ce à Ostende ou bien ici ?
Dans cet entrelacs où périssent les Poulbot,
Léo habitait la rumeur et encore se demandait
"Si c'est utile
Et puis surtout si ça vaut l'coup
Si ça vaut l'coup d'vivre sa
vie."

Loin de La Tamise
la voix de Radio Londres se dissipait,
rue Cortot sur un flot des pavés
le siècle fermait ses utopies.

Était-ce hier ou maintenant
Étais-ce une nuit qui part, un jour qui vient ?
Quai des revers de vie et des regards perdus
dans un ailleurs où la mémoire s’assombrit
un train plombé de souvenirs déchirait la brume.

L’heure demandait :
Où vont ces voix, où va la vie ?
Nul ne savait
s’il était encore bon de rallumer le jour.

Était-ce ici, était-ce ailleurs ?
Était-ce un jour qui vient, une nuit qui part ?
Rue Cortot le siècle me faisait mal.

JMS sur une photo de Robert LOÏ

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Madiba

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Nous étions mille et millions parmi le peuple des chagrins,
à savoir que, où l’on maltraite,
le bâton et la voix qui humilient sont toujours pareils,
à savoir que, partout où l’on exploite,
la colère du fils et la douleur du père sont un même cri,
à savoir que le cœur n’est grand que lorsqu'il sert la justice.
Nous étions mille et millions enfermés dans une conscience sans armes.

Mais toi Madiba, qui habitais si loin parmi les peuples martyrisés,
tu savais que les hommes
ne devraient avoir d’autre couleur que celle du bonheur,
d’autre bonheur que celui de vivre libre et de nourrir les enfants.

Je t’ai regardé voler, Madiba,
voler haut, si haut que tu as rejoint Martin Luther  et Gandhi,
je t’ai regardé élever la conscience
si haut qu’elle n’a laissé de place ni à la haine ni à la vengeance.

Je t’ai regardé, Madiba, tu avais de trop grandes ailes
pour regarder la misère d’en bas,
le cœur trop grand pour accepter cela.

Si loin que tu aies habité, Madiba,
j’ai toujours su que nous étions frères, plus frères que frères,
j’ai toujours su que ta voix bouleverserait le monde,
j’ai toujours su que ton pas ouvrait la voie.

Gandhi, Martin Luther, Madiba,
nous qui marchons dans votre ombre,
nous savons, où l’on maltraite,
le bâton et la voix qui humilient sont toujours pareils.
Il faudra que nos enfants gardent votre chemin.

JMS

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Liberté

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Tant d’hommes posés et partis sur ta mélodie
Tant de larmes retenues sur tes routes d’espérance
Tu es l’entr'aperçue.

Entre nos doigts, sur nos consciences, nos cœurs
Tu passes et parfois trébuches

Mélodie gisante dans le sommeil des peuples
Fleur de déraison dans le frisson des heures
Musique vieillissante au fond de pâles mémoires.

Tu es le chant d’une cigale
Le cri béant de la misère à l’oreille sourde d’un été mourant
L’innocence fragile à l’heure des compromissions
Le tumulte des enchaînés
Le grand rêve fuyant la nuit des hommes
L’amour vacillant aux assauts de l’oubli
Le chant d’horizon entre espoir et nostalgie
L'immanente loi à taille de cantique
Le mot qui à jamais cherche son sens
La chanson qui ne sait ce que les hommes lui doivent.

Tu es la clef au fronton de la patrie
La mélodie aux  incertaines paroles
La rébellion quand elle dénonce la route du sang
Tu es toutes les larmes retenues sur la route des hommes
Tu es celle qui ne sait ce que les hommes lui doivent
Celle qui ne sait ce que les matins garderont d’elle

Tu es l’entr'aperçue.

Tu es La Liberté. 
 
Et si tu es ma dernière larme
Je te veux comme unique chagrin
Liberté.

JMS

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John Lennon

Publié le par Cheval fou (Sananes)

 

John77.jpg

 

Je pense à toi Lennon,
toi qui chantais
"Imagine les peuples, Vivant dans la paix"1,
si tu savais, comme les temps changent.

Nos utopies ont tari dans des placards de politiciens.
Partout les crève-espoir glapissent leurs aubades à la déréglementation.
Lentement, les jours engloutissent
San Francisco et sa Maison bleue.

Gilles Servat, Glenmore, les insurgés de la conscience, s’effacent.
Partout le silence crépite comme un fusil à crever les mots.
Partout la musique s’étouffe dans de vieux vinyles.
Le vieux Léo hurle encore
comme un prédicateur de mémoires troubles.

Lennon, si tu savais
comme ne rien oublier est une douleur furieuse.
Si tu savais comme dans mon crâne de petit homme
courent encore de vieux rêves.
Comme partout l’espoir se meurt.
La magie et le rêve sont éparpillés.

Lennon, toi qui chantais
"Aucun besoin d'avidité ou de faim"2,
croirais-tu qu'aujourd’hui
il nous faut encore affronter la vie et son désert d’utopies ?
Le futur et ses rêves atrophiés ?
Si tu savais, Lennon, comme la blessure est grande !

Les temps changent.
Nos enfants sont des orphelins du rêve.
Partout les tueurs d’avenir ont capturé l’espoir.
Les utopies tarissent aux coffres des financiers.

Je pense à Dylan, Martin Luther King, l’Abbé Pierre,
à l’île de Wight, à Woodstock.
A ces temps où l'on chantait
"Imaginez tous les peuples, Partageant le monde"3.
Je pense à Colette Magny, Yves Simon, Brigitte Fontaine,
Joan Baez4, Graeme Allwright, Dylan, Higelin, Areski…
Encore résonnent leurs voix.
Je pense à tous ceux, poètes fous et flambeurs d'utopie,
qui faisaient de leurs mots des chansons d’espoir.

Je pense aux soldats du cœur, aux objecteurs de conscience,
aux combattants pour les droits civiques5
en Amérique Noire, Biafra, Vietnam, Chili…
Je pense à Chico Mendes6, Dumont7,
à tous ceux qui se sont opposés aux avidités destructrices.
Je pense aux Mères de la Place de Mai8
à la lutte contre toutes les dictatures.

Je pense à toi Lennon,
toi qui écrivais à ceux qui "n'avaient pas compris la vie".
Je pense à ton mot "heureux",
à l’exigence qu’il enferme en son périmètre,
à l’intelligence qu'il renferme.

Je pense à l’Ile de Lumière9 et aux 'Boat people'.
A la flambée de conscience qui embrasa le monde
en ces temps où l’ambition d’être homme passait par le cœur
et non par une apparence certifiée grand luxe.
Ces temps où sauver un homme primait
sur l’autopromotion carnassière des élites.
Ces temps où des millions de petits épiciers
donnaient du cœur aux villes,
où les grandes surfaces n’avaient pas encore dévasté la France.
Ces temps où les travailleurs chantaient le dimanche.

Tu ne savais pas Lennon, vous ne saviez pas amis,
que si vite reviendrait le temps du martyr de la terre et des hommes.
Le temps où ceux qui paradent
au classement des grandes fortunes et aux box-offices des prédateurs,
substitueraient l’argent
aux valeurs fraternelles que vous aviez chantées.

Les temps changent,
nos utopies tarissent dans des placards de politiciens.
Des hommes pourrissent à genoux
tels de vieilles espèces animales endémiques
qui mendient leurs victuailles.
La conscience meurt dans des livres jaunis et sur de vieux vinyles.

Les temps changent,
je pense au temps d’avant la mort des utopies.
Quand les hommes voulaient changer le monde.
Quand survivre n'était pas un but.
Ce temps où l'on chantait l'amour.

Je pense, et encore, j'"imagine" le bonheur.
JMS


1 "Imagine all the people, Living life in peace..."
2 "No need for greed or hunger"
3 "Imagine all the people, Sharing all the world..."
4 David et Joan Baez son épouse, furent les porte-drapeau des objecteurs de conscience du Vietnam,
5 Les droits civiques : combats de l’Amérique Noire contre la ségrégation raciale (Dylan, J. Baez et d'autres, s’engagèrent au côté de Martin Luther King
6Chico Mendes : défenseur des forêts et des Indiens d’Amazonie, il fut assassiné par les propriétaires terriens
7 Dumont : il fut le premier en France à dire que l’eau potable était en péril
8 Les Mères de la Place de Mai : elles bravèrent la dictature de Pinochet pour réclamer leurs enfants disparus
9 L’Ile de Lumière : bateau équipé par B. Kouchner et Médecins du Monde pour sauver les 'Boat people' en perdition en haute mer quand ils fuyaient l’arrivée des communistes au Viet Nam

 

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