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coups de gueule

Japon, Libye… l’inertie ou l’urgence de ne rien faire

Publié le par Cheval fou

Les morales indigentes et la non assistance à pays en danger

ou

L’urgence de ne rien faire

 

Messieurs les politiques, devrais-je encore voter, hurler des Marseillaises pétrifiées, alors que la honte me ronge ?

La honte me ronge car rien n’a changé depuis l’abandon des républicains espagnols, depuis la trahison des soldats juifs étrangers offerts aux nazis, depuis le massacre consenti des harkis ; oui, rien ne change. Dans l’Europe des rats, Marine fait son cirque, Mamie règle ses comptes et la tv passe ses pubs. Circulez y’a rien à voir.

 

En Libye, à coup de canons, de chars, et de massacres aériens, un dictateur taille la liberté dans le sang d’un peuple.

Et vous, Messieurs les Chefs d’États, comme toujours vous arpentez le devoir d’attente.

 

En Côte d’Ivoire un autre dictateur organise ses chasses à l’homme.

Et toujours, chers politiques, de ronds de jambes en discours creux, vous perpétuez vos stratégies de l’immobilisme. Votre perpétuelle urgence, c’est l’attente, l’attente que ça passe.

 

Un pays bascule dans l’horreur absolue : tremblement de terre – tsunami - catastrophe nucléaire… des millions d’hommes sont prisonniers d’une zone à risques et toujours cette infâme comptabilité, cette même mesure du justifiant, cette même équation : ce qui ne me touche pas peut attendre.

Trop longtemps, Messieurs les dirigeants, que dans le monde, les ONG sous-traitent votre indifférence.

 

Qui empêchera les peuples de se faire assassiner ?

Qui fera un pont aérien pour sauver une population d’un possible holocauste nucléaire ?

 

Messieurs les gérants de belles idées, vous qui chantez la fraternité et qui, les bras croisés, laissez la mort courir, ne donnez plus de leçons aux marchands de morts.

Rentrez vos discours  comme je rentre mes larmes comme explose ma honte.

Une civilisation qui économise ses moyens quand il faut sauver des peuples, n’est pas plus une démocratie, qu’une république, c’est une puissance d’opérette, un caroussel pour  pantins.

Messieurs les idéologues, la liberté et la dignité valent le prix du sang.

Messieurs les Présidents, qui peut encore croire à l’avenir, quand vous bradez nos utopies.

Rien n’a changé. Les couards gémissent devant la télévision en bouffant leur pâtée audiovisuelle quotidienne.

Rien ne change et nous sommes encore complices.

Je ne dis pas merci.

JMS

 

 

Publié dans Coups de gueule

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Angye Gaona

Publié le par Cheval fou

Angye Gaona, poète colombienne emprisonnée

 

Poètes et Citoyens du Monde, Mobilisez-vous!!! 

La poète et journaliste colombienne Angye Gaona a été incarcérée en janvier dernier. L'État colombien veut la faire taire pour maintenir secret un génocide qu'elle dénonçait. Angye Gaona a été arrêtée pour avoir osé témoigner, en Colombie, son pays dans lequel l'état considère que le fait de penser est un crime. Angye Gaona est une créatrice, une tisseuse de rêves entre les peuples, très engagée socialement et impliquée dans le développement culturel: elle fait partie du comité qui organise le Festival International de Poésie de Medellín.
Elle naquit le 21 mai 1980, à Bucaramanga. Elle a fait des études d'Espagnol et de Littérature à l'Université Industrielle de Santander.


"Toma este pan,                   "Prends ce pain
toma esta vida,                      prends cette vie
toma la Tierra                        prends la Terre
que es tuya."                          qui est à toi"

 

 

 Angye Gaona

Merci d’adresser votre signature de soutien pour la libération de la poète, à :
castello.cristina@gmail.com (Prénom, nom, activité, ville, pays)

Il y a aujourd'hui en Colombie plus de 7500 prisonniers politiques (étudiants, syndicalistes, artistes, enseignants, écologistes, agriculteurs, et d'autres).

[http://www.tlaxcala.es/detail_campagne.asp?lg=fr&ref_campagne=14]

 

Publié dans Coups de gueule

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Chronique d’un jour de fête ordinaire

Publié le par Cheval fou

 Pour certains, hier était jour de fête, pourtant, la joie n’avait pas l’éclat des bonheurs sans questions. L’étrange tintamarre des oubliés de la conscience et des laissés à la rue, ébréchait mes joies. Le bonheur m’est toujours difficile quand je sais l’injustice qui court, quand je sais que revient le temps des princes et l'oppression des sans-droits.

Ainsi, hier, sans éprouver la moindre jalousie, je ressentais la particulière indécence des temps actuels. Le soir venu, certains fréquenteraient, en famille, des restaurants 4 étoiles où, par "économie", ils "se contenteraient" de repas à mille Euros par personne (sans le vin bien sûr !)... À Paris, d’autres habiteraient des palaces à 30 000 Euros la nuit, ou encore des footballeurs engrangeraient leur butin du mois : des centaines de SMIC ! Encore, je mesurais l’étrange démesure des rapports humains.

Un footballeur ou un chanteur vaut-il 100 fois, 1000 fois plus qu’un maçon, un médecin, un instituteur, un infirmier, ou autres ? Un capitaine d’industrie a-t-il un droit souverain sur l’ouvrier qu’il précarise ? La misère serait-elle la sanction d’être mal né, d'être sans agressivité, ou d'être né au mauvais endroit ?

Qui peut croire que l’argent est la sanction du mérite ? Dans l’indécence d’une justice à l’écoute des pouvoirs, encore, je me demande où habite la morale.

Mais passons là, hier, je me voulais paisible, c’était un jour de trêve. Ma conscience prenait vacances. Hier, je ne pensais ni à ce qui va bien dans le monde, ni à ce qui va mal.

Comme beaucoup, je faisais mes dernières courses dans un supermarché. Alors qu’à la caisse j’attendais mon tour, un homme, devant moi, en baskets et survêtement usés, à l’air de travailleur vaincu, partait avec un minuscule sapin, un bébé arbre de dix centimètres en pot avec racines, et trois petites bouteilles de bière noire, peut-être son Nouvel An.

Une fête ordinaire, me direz-vous.

 

L’étrangeté de mes suppositions sur la vie de cet homme fut interrompue. Une dame aussi maigre que la misère, accompagnée par une adolescente, me parlait. Les rides de cette femme et la tristesse de cette adolescente tatouaient sur leurs visages les stigmates de la désolation.

Qui donc mérite la misère ?

Dieu et le Diable seuls savent pourquoi, me direz-vous.

D’une petite voix, la femme me tira de ma méditation. "Monsieur", disant cela, elle me montrait un sachet de jambon préemballé et ouvrait son poing serré, exhibant le montant de son achat – une pièce d’un Euro et quelques pièces jaunes, "je n’ai que ça, puis-je passer devant vous ?". J’acceptais. Cet acte anodin dut lui paraître extraordinaire car elle me remercia comme si le cadeau était immense. Embarrassé par tant de gratitude, je lui ai souhaité de voir tous ses vœux se réaliser en 2011. Ces petits mots simples et sincères me valurent une nouvelle vague de remerciements et lui donnèrent l’occasion d’exprimer son souhait personnel : "un peu plus d’argent m’aiderait bien !".

Compatissant à une détresse si visible, j’affirmais que les temps étaient durs. Sa réponse, par ce jour de joie officielle, fut pour moi tout aussi dure à entendre : "oh oui Monsieur, je pleure tous les jours".

J’ai insisté pour payer son jambon et j’ai ajouté du chocolat à ses courses.

Elle me remercia comme si elle avait rencontré je ne sais quoi ou je ne sais qui.

La caissière déjà m’appelait.

Sorti du magasin, j’ai cherché la femme et l’enfant tristes. Elles avaient disparu.

 

Comme l’homme au bébé sapin, la femme et la jeune adolescente, à quelques heures de la Nouvelle Année, avaient rejoint la chronique de mes misères et celle de mes chats écrasés.

Un désespoir ordinaire, me direz-vous.

 

Nice, le 1er janvier 2011

Jms

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*Sakineh Ashtiani,Nédâ Âghâ-Soltân et les autres

Publié le par Cheval fou

Coup de gueule : Non, il n’y a pas de crimes mineurs !

 

Ce n’est pas parce qu’une majorité d’individus contrôlée ou terrorisée par les alliés d’un pouvoir  religieux, intégriste ou politique, semble approuver les crimes ordonnés par leurs dirigeants que ces crimes deviennent "light" ou acceptables.

L’assassinat de Federico Garcia Lorca et des républicains espagnols par les franquistes, celui des Juifs sous l’Inquisition, sous la Soha, l’assassinat récent des 46 fidèles chrétiens, (en majorité des femmes et des enfants) en Irak, des populations du Darfour, celui du journaliste Pearl dépecé par ses bourreaux, celui de Nédâ Âghâ-Soltanân et des Baha’i Iraniens, celui des dizaines de milliers d’Algériens suppliciés, égorgés par le Gia, celui de jeunes filles empêchées de sortir d’une école en feu (parce qu'une femme ne peut se trouver sur la voie publique sans la présence d’un tuteur masculin), m’est insupportable et cela devrait l’être à tout humain.

Le sort de Sakineh Ashtiani n’est pas un fait divers de plus, il masque une réalité odieuse que le politiquement correct censure.

Les droits de l’homme sont bafoués par des principes archaïques barbares. L’esclavage et la lapidation existent encore au nom de la tradition. On ne les dénonce que rarement. Cependant, il n’est pas besoin qu’une victime s’appelle Lorca pour qu’un crime soit odieux. On peut tout aussi bien s’appeler Ilan, Ali, Christian, ou être anonyme et n’avoir aucune vocation à la gloire médiatique pour que le meurtre soit une abomination.

Certains penseurs de l’Islam envisagent la possibilité d’un « moratoire » pour condamner la brutalité faite aux femmes et la Djihad… Est-il besoin de passer par un « moratoire » pour dire que tout crime est condamnable ?

La liberté de choisir son culte, voire d’en changer, la liberté de penser, d’être monothéiste, polythéiste, panthéiste, athée ou autre, devrait-elle faire l’objet d’un « moratoire » ?

La liberté de disposer de son âme et de son corps serait-elle remise en question ?

 

Oui, je m’indigne du fait même que, pour certains, la question se pose.

Oui, je m’inquiète quand l’extrême gauche, pour des raisons électorales, se pétainisme et défile avec ceux qui crient "Allah Akbar" ou "Mort aux Juifs"…

Oui, je m’inquiète quand, à Nice, des émeutiers saccagent des magasins, quand on brûle le drapeau français et quand on menace l’État ou les citoyens.   

 

Oui, je crois que plus que jamais il est nécessaire de défendre la laïcité sans aucune arrière-pensée électoraliste.

Oui, je crois que le civisme républicain doit être défendu.

Oui, je crois qu’il faut combattre tous les communautarismes sectaires.

Oui, je crois que la laïcité est la seule voie pour un vivre fraternel, tous ensemble.

JMS

* source wikipedia : Selon notamment Amnesty International[1] et Human Rights Watch[2], qui relaient les propos des avocats de Sakineh Mohammadi Ashtiani, les aveux de complicité de meurtre ont été obtenus sous la torture. Cette charge aurait ensuité été abandonnée, ce qui fait qu'elle serait condamnée à mort pour seul adultère. De plus, cette condamnation aurait été ordonnée par lapidation (malgré le moratoire instauré en 2002[3]).

Publié dans Coups de gueule

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*Sakineh Ashtiani

Publié le par cheval fou

Coup de gueule : Non, il n’y a pas de crimes mineurs !

 

Ce n’est pas parce qu’une majorité d’individus contrôlée ou terrorisée par les alliés d’un pouvoir  religieux, intégriste ou politique, semble approuver les crimes ordonnés par leurs dirigeants que ces crimes deviennent "light" ou acceptables.

L’assassinat de Federico Garcia Lorca et des républicains espagnols par les franquistes, celui des Juifs sous l’Inquisition, l’assassinat récent des 46 fidèles chrétiens, (en majorité des femmes et des enfants) en Irak, , celui du journaliste Pearl dépecé par ses bourreaux, celui de Nédâ ÂGHÂ-SOLTÂN et des Baha’i Iraniens, celui des dizaines de milliers d’Algériens suppliciés, égorgés par le Gia, celui de jeunes filles empêchées de sortir d’une école en feu (parce que les femmes ne peuvent se trouver sur la voie publique sans la présence d’un tuteur masculin), m’est insupportable et cela devrait l’être à tout humain.

Le sort de Sakineh Ashtiani n’est pas un fait divers de plus, il masque une réalité odieuse que le politiquement correct censure.

Les droits de l’homme sont bafoués par des principes archaïques barbares. L’esclavage et la lapidation existent encore au nom de la tradition. On ne les dénonce que rarement. Cependant, il n’est pas besoin qu’une victime s’appelle Lorca pour qu’un crime soit odieux. On peut tout aussi bien s’appeler Ilan, Ali, Christian, ou être anonyme et n’avoir aucune vocation à la gloire médiatique pour que le meurtre soit une abomination.

Certains penseurs de l’Islam envisagent la possibilité d’un « moratoire » pour condamner la brutalité faite aux femmes et la Djihad… Est-il besoin de passer par un « moratoire » pour dire que tout crime est condamnable ?

La liberté de choisir son culte, voire d’en changer, la liberté de penser, d’être monothéiste, polythéiste, panthéiste, athée ou autre, devrait-elle faire l’objet d’un « moratoire » ?

La liberté de disposer de son âme et de son corps serait-elle remise en question ?

 

Oui, je m’indigne du fait même que, pour certains, la question se pose.

Oui, je m’inquiète quand l’extrême gauche, pour des raisons électorales, se pétainisme et défile avec ceux qui crient "Allah Akbar" ou "Mort aux Juifs"…

Oui, je m’inquiète quand, à Nice, des émeutiers saccagent des magasins, quand on brûle le drapeau français et quand on menace l’État ou les citoyens.   

 

Oui, je crois que plus que jamais il est nécessaire de défendre la laïcité sans aucune arrière-pensée électoraliste.

Oui, je crois que le civisme républicain doit être défendu.

Oui, je crois qu’il faut combattre tous les communautarismes sectaires.

Oui, je crois que la laïcité est la seule voie pour un vivre fraternel, tous ensemble.

JMS

 

* source wikipedia : Selon notamment Amnesty International[1] et Human Rights Watch[2], qui relaient les propos des avocats de Sakineh Mohammadi Ashtiani, les aveux de complicité de meurtre ont été obtenus sous la torture. Cette charge aurait ensuité été abandonnée, ce qui fait qu'elle serait condamnée à mort pour seul adultère. De plus, cette condamnation aurait été ordonnée par lapidation (malgré le moratoire instauré en 2002[3]).

 

Publié dans Coups de gueule

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De la désinvolture du profit au crime éco-humanitaire

Publié le par Cheval fou

Cher JMF, dans un livre, vous dénonciez l'écologie, ce contre-pouvoir sans mandat qui, selon vous, faisait de l'éco-terrorisme en empêchant l'économie de tourner. Les industriels, disiez-vous, sont des hommes responsables. Vous ne connaissiez sans doute rien de l'appétit et de l'avidité des grandes entreprises ! Pas plus que celui d'une haute finance qui s'est toujours exonérée de ses devoirs envers l'humanité.
Connaissez-vous un laboratoire qui fasse de la recherche primordiale pour le genre humain qui ne dépose pas de brevet ?
Connaissez-vous un industriel qui refuse de jeter son personnel à la rue quand il peut faire fabriquer en Chine ?


Cher JMF, j'aurais tant aimé que vous ayez raison mais encore aujourd'hui, les boues rouges d'un industriel de l'aluminium vont bouleverser l'écosystème d'un affluent du Danube, bientôt la Croatie, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie, l'Ukraine et la Moldavie et peut-être la Mer Noire seront pollués, empoisonnés. C'est le territoire de mes enfants et des habitants du futur qu'ils massacrent. L'industrie ne se lasse pas des catastrophes : Tchernobyl, Three Mile Island, Exxon Valdez, Seveso, San Juan de Ixhuatepec, Bhopal, n'en finissent pas de compter l'agonie des survivants. Combien de poissons, de mammifères marins, de pélicans, pour un Amoco Cadiz ? La douleur animale, existe-t-elle ? La souffrance d'une pieuvre ou d'un oiseau mazouté touche-t-elle les industriels plus que leurs dividendes ? Je vous en laisse juge.

Cher JMF, je ne doute pas que vous soyez un honnête homme, mais mon pessimisme me parait plus lucide que votre confiance en l'homme de pouvoir et de richesse. Les royaumes se construisent toujours sur la destruction et la mort des derniers ayants droit. Ce n'est pourtant pas une rubrique nécrologique que je tiens en ces mots, mais un cri de désespoir. Hélas, je sais qu'il n'est ni du domaine des banques ni de celui du grand capitalisme de faire du social autrement que pour éviter des révolutions. Appropriation des richesses et respect, partage et équité ne sont pas d'un même royaume. Hélas, avant que cela ne soit, j'aurai probablement appris à marcher sur la tête ! À moins qu'à force de manger de la vache folle aux prions dopée aux antibiotiques et hormones, en sauce dioxine-becquerel, assaisonnée au plomb et saupoudrée de zinc et de quelques autres métaux lourds, qu'à force de respirer de l'air remodelé par nos pollutions, moi qui ne sais faire autrement que de respirer sans masque, je sois parti au pays des vieux poètes en colère quand ce temps viendra.

Cher JMF, je vous livre un extrait de mon livre "Le manifeste du pélican". Le terrorisme n'est pas dans l'écologie mais bien dans l'insouciance capitaliste


***
Moi
l'homme animal
l'homme conscient

Moi
l'homme Homme
je condamne
les fils de la chimie
les fils de la consommation irréfléchie

ceux qui empoisonnent
les lacs et les océans
ceux qui jettent des PCB
au ventre de la terre
au ventre du futur
au ventre des banquises endeuillées

je les déclare coupables de leurs actes

Je réclame
le droit du vent, de l'eau
et de la fleur

Je réclame
le droit de l'homme Homme
le droit de l'homme debout
Moi,
l'homme animal
l'homme fleur
l'homme conscient
moi
l'homme Homme
 
Je condamne
les tueurs silencieux
leurs serviteurs en col blanc
leurs serviteurs à stylo
leurs serviteurs à matraques
et autres affameurs

Je condamne
ceux qui
au nom de mercantilismes assassins
revendiquent le droit
d'exploiter leurs semblables
et de tuer la terre
 
Je condamne
ceux qui
revendiquent leur part
de Bhopal, de Minamata, de Seveso
de Tchernobyl
de marées noires
à venir

Je déclare
que la douleur n'est pas fatale
que le statu quo n'est pas final
 
Moi, l'homme Pélican
l'homme cosmique, l'homme chat
l'homme maïs, l'homme grenouille
l'homme fleur

Moi
l'homme conscient
je condamne
ceux qui opposent
la raison d'état
la raison d'argent
au droit de vivre
digne et debout
sur sa tige
sur ses jambes.


Extrait de : Le Manifeste du Pélican - Jean-Michel Sananès - Éditions Chemins de Plume - 10 Euros
 

 

Publié dans Coups de gueule

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Rom ! Ou la politique à la dégueule

Publié le par Cheval fou

Coup de gueule

Tant que les politiciens feront du spectacle, de la joute oratoire et de la mégalomanie sournoise ; tant qu'ils chercheront à marquer des territoires sans chercher la vérité. Tant que les électeurs ne sortiront pas de leurs chapelles, tant que les sectes idéologiques serviront des causes ignorant la justice, l'immoralité en col blanc sera au pouvoir.


Tant que cela sera, nombre d'entre nous cesseront de croire aux vertus de la politique. La démocratie ne peut vivre à genoux ni se nourrir de violence.

Les hommes debout se lèveront-ils un jour pour dire : stop, nous voulons un autre monde ?!
Je ne suis pas dans l’angélisme, mais empêcher un groupe ethnique d’avoir un lieu de vie stable pendant plus de 3 mois, ne pas lui donner de terrains d'accueil pour bâtir ses artisanats et des conditions de survie acceptables, c’est  le condamner. Ne pas offrir à un groupe des moyens d’éducation, c’est hypothéquer son futur. Dans ce cas, le délit de survie est-il un crime ?
Pourquoi cette violence, ces bulldozers qui cassent les caravanes ?
Pourquoi ou pour qui, ce festin médiatique indécent et jubilatoire de justice sécuritaire qui commet un délit humanitaire ?
Messieurs les politiques, le cœur n'est pas un agenda électoral, être humain ne s'apprend pas dans les sondages. Seule l'éducation fait la grandeur d'être Homme.

JMS

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Iran, je te nomme

Publié le par Cheval fou

IRAN :  Les sept dirigeant Bahá'is, injustement accusés et emprisonnés depuis 20 mois, risquent la peine de mort
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12 Janvier - Encore treize autres Bahá'ís ont été arrêtés le 3 Janvier. Parmi eux, Negar SABET, la fille de Mahvash SABET, l'une des sept prisonniers qui devraient être jugés mardi, et Jinous SOBHANI, ancienne Secrétaire de la Lauréate du “Prix Nobel de la Paix”, Shirin EBADI. Dans le même temps, une campagne anti-bahá'ie s'intensifie dans la presse officielle, depuis quelques semaines.

***

Il y a longtemps

j’ai vu arriver le flot des braves gens

ils aimaient la laïcité, la musique et l’Amérique

aimaient le rêve et d’autres prophètes

des vérités différentes

 

Vous haïssiez les philosophies du doute

Voltaire et la tolérance 

vous disiez tout connaître de la vie

et vous semiez la mort

 

Vous avez ouvert un livre

et fermé tous les autres livres

vous avez assassiné le rire

fait payer aux victimes le prix de vos balles*

vos gardes ont ripaillé sur les cadavres

 

Votre dieu n’est ni de miséricorde ni d’amour

encore il tue dans les rues de Téhéran

la vérité mérite t-elle que l’on tue ?

 

Il est des pays

où aimer est un crime

où parler de paix est une forfaiture

 

Iran je te nomme

Iran je t’avais tant aimée

Iran qui renaît.

 

 

*Les gardes de la révolution islamique demandaient aux familles de payer les balles qui avaient servi à tuer les manifestantes non voilées. 


Texte : L'n Kaoua

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Je dis non !

Publié le par Cheval fou

J’ai été récemment excédé par la violence et le racisme de certains et par l’écoute complice d'autres qui, sous prétexte de politiquement correct, pratiquent la politique du silence.

Je dis non !

 

***

Je dis non

aux faux marchands de culture, aux diffuseurs ou propulseurs de fientes qui se disent grands libraires ou grands disquaires mais qui refusent les poètes vivants dans leurs rayons, et qui pour du fric, vendent de la haine et des projets de mort en livres ou en Cd.

Je dis non aux peuples de la haine et de la bêtise.

 

Je dis non

aux donneurs de leçons qui montent au créneau quand un politicien parle d'endiguer la violence des banlieues mais qui applaudissent quand Oum Kalsoum hulule sur disque ses "edbah, edbah, edbah", soit "égorge, égorge, égorge" !

 

Je dis non

à ceux qui parlent de liberté d’expression et encensent un rap guerrier et incendiaire.

 

La poésie n’est plus la même dites-vous ? Mais quand Le groupe Sniper chante ce type d'horreur :

*"Frère, je lance un appel, on est là pour tous les niquer

   La France aux français, tant qu' j'y serai, ça sera impossible.

   Leur laisser des traces et de séquelles avant de crever.

   Faut leur en faire baver, v' là la seule chose qu'ils ont méritée.
   T'façons j'ai plus rien à perdre, j'aimerais les faire pendre.

   Mon seul souhait désormais est de nous voir les envahir".

Je dis non !

 

Quand avec du sang et des appels au meurtre on fait des disques d’or

Quand avec de la haine on fait du fric

Je dis non !

 

Les barbares, fanatisme en tête et couteau dans la poche succèderont-ils aux Barbara, Brel, Brassens et autres Léo Ferré ?!

 

Quand le fric est référence, le fascisme forge de nouvelles armes.

 

Partout le silence est grand et vous avez le cri sélectif…

 

Le droit à l’expression me direz-vous ? Mais si je chantais :

"Afrique, Afrique ma vieille putain

  tu vends ton shit, tu vends tes filles sur nos trottoirs"

Tout le monde hurlerait !

Et je dis que tous hurleraient à raison !

 

Mais vous avez le cri sélectif…

 

Je ne dis pas "que font-ils là ?"

Je ne dis pas "tous pourris !"

Mais je dis NON

Quand on oublie les valeurs essentielles

Quand on oublie que le respect tresse l’humanité

 

Je ne dis pas "tous pourris"

Mais

Où est donc la beauté, le respect, l’amour ?!

 

*Texte choisi parmi une quinzaine de textes sélectionnés par le député François-Michel  Gonnot  

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Monsieur le Président

Publié le par Cheval fou

Monsieur le Président

 

J’aurais tant aimé, Monsieur le Président, que vous soyez le proche de tous les Français, de ceux qui, drapeau et cœur à la main, au temps des dimanches fériés, couraient les défilés pour vous voir passer.

 

Je ne vais plus aux défilés, je bois des matins tristes et froids, je revisite l’hiver.

Chaque jour je mesure la distance qui nous sépare.

Je suis homme du petit peuple. Les miens ont froid et se nourrissent aux rayons premiers prix. Les miens cherchent un travail que le libéralisme déporte si loin de chez nous que nous habitons la peur des lendemains. Chaque jour je mesure la distance.

 

Entre la France de Léon Blum et la vôtre, il y a cette frontière dressée entre l’altruisme et le libéralisme, entre la fraternité, le droit, et le crime économique.

Chez nous on s’accroche au travail, comme le chercheur d’or à un filon, on résiste, on marche, on crève jusqu’au suicide. Les temps ont changé, le capitalisme à visage humain, celui de mon père, est mort. Ils ont inventé le cynisme économique. Sous votre règne, le loto est devenu l’Amérique du nouveau pauvre, l’ersatz du dernier espoir. L’avenir est devenu un mirage. Vous érigez un droit des puissants qui nie le droit des travailleurs. La haute finance est devenue Raison d’État. Vous asservissez votre peuple. De chez vous, là-haut, vous orchestrez la déréglementation. La France du Capital Carnassier est celle que vous aimez, alors qu’il conviendrait d’aimer les Français (tous).

 

J’en conviens Monsieur Le Président, ce n’est pas de votre faute. On ne peut que peu de choses contre l’éducation, il est peut-être trop tard pour vous mais, de grâce, cessez de tuer l’école ! C’est là que se formaient l’intelligence, le sens du respect, le patriotisme citoyen, et le culte de la morale ; ce n’était pas sur les stades!

Monsieur Le Président, je vous en conjure, cessez d’aider les affairistes, les spéculateurs en Bourse et les opportunistes de tous genres. Cessez de demander aux travailleurs d’en faire plus et plus alors même que votre doctrine économique les prive du droit au travail ; cessez de les soumettre. Cessez d’aligner les salaires sur les seuils de la misère, de demander aux travailleurs de ne plus être rémunérés pour le travail accompli car, l’incivisme libéral achète en Chine. Cessez de saigner les petits. Nous savons bien que la France reste un pays riche, son PIB en témoigne. Vous savez bien que la France ne souffre pas d’une simple mauvaise répartition des richesses mais de leur captation par la minorité que vous cautionnez. Soyez humble Monsieur le Président quand certains de ceux que vous administrez meurent de faim. Cessez d’être un contre-exemple, d’exhiber des montres qui coûtent des années de salaire ! J’aurais tant aimé, Monsieur Le Président, que vous soyez proche des miens et de ceux qui affrontent l’hiver en fouillant les poubelles.

 

Sans être moraliste je crois, Monsieur Le Président, que dépouiller les plus faibles est un crime. Fermer une usine et jeter à la rue ceux qui l’ont fait prospérer, pour aller exploiter ailleurs d’autres travailleurs, est une atrocité coupable. Mais condamne-t-on pour ces crimes économiques ? Non ! Chez nous 10 000 foyers précarisés font un Capitaine d’industrie. Chez nous, on spolie les petites gens de leur droit à la santé, leur droit à l’égalité, à l’éducation et aux projets d’avenir.

Chez nous, Monsieur, il n’y a pas de fils de… chez nous les gens "d’en bas", l’idéal est maigre : survivre est un programme.

Est-ce la guerre ? Oui, c’est une guerre induite, sournoise, une guerre économique que vous livrez pour les vôtres, ceux du Medef et des gens "d’en haut". Combien d’hommes dépouillés de leur futur dans un seul bouclier fiscal, dans un salaire de PDG, dans un parachute doré, dans un licenciement boursier ?

Pourtant les Français, nos pères, depuis des générations, se sont battus, sont morts et ont travaillé pour l’avenir de leurs enfants, de leurs petits-enfants et pour un Futur Meilleur.

Pourtant les Français, nos pères, depuis des générations, dans ce pays, ont payé les structures dont vous nous spoliez ! Vous orchestrez la privatisation de leur richesse. Vous incluez la santé dans un projet de rentabilité mais si les soins ont un coût, la vie n’a pas de prix, chaque jour le démantèlement tue. Chaque jour votre nouvelle économie jette à la rue nos concitoyens.

La Poste, l’eau, l’électricité, le gaz, la TV, bientôt l’enseignement, la santé… pour ces coups portés, vos amis vous aiment ! Mais nous aussi, nous vous aimerions, et même à moindre coût, Monsieur le Président ! Nous vous aimerions pour une simple augmentation du SMIC, des retraites, des remboursements de soins…

Mais pourquoi donc suis-je si bête ?

La richesse captée par le nouveau capitalisme doit être exonérée !

De subventions en pillages, la spéculation fait des royaumes. Le travail est devenu une valeur de sous-développé. La haute finance et le monopoly boursier jouent la mondialisation. Le libéralisme est un mécanisme cynique qui fabrique des armes et prétend prôner la paix, c’est une machine à asservir l’homme mais qui prétend servir l’humanité. Le libéralisme n’a pas de loi, pas de patrie, il est citoyen des paradis fiscaux.

 

Je suis triste Monsieur le Président, la distance entre la France fraternelle de mes parents, celle dont j’ai rêvé et le capitalisme cannibale que vous gérez, sépare les droits du peuple laborieux de ceux des spéculateurs, bâtit un univers où le droit de vivre digne ploie sous l’inquiétude du devenir. Quand les lois du marché portent atteinte aux peuples et ne profitent qu’à des minorités, elles sont iniques. Aujourd’hui, vous faites de nous des immigrés de l’intérieur, des exclus en devenir.

Je vous en conjure, Monsieur le Président, la gouvernance n’est pas marketing, vous êtes Président de tous les français. Les sondages donnent le pouvoir de dire ce qui plaira, mais endormir n’est pas soigner !

L’homme a valeur par son état d’homme, par sa capacité à faire de son mieux, et non pas par sa capacité à spéculer et à exploiter (écraser) son prochain.

 

Monsieur le Président, je ne vais plus au défilé, je bois des matins tristes et froids avec les miens et beaucoup d'autres. J’aurais tant aimé, Monsieur le Président, que vous soyez le proche de tous les français qui, les dimanches fériés, couraient les défilés pour vous voir passer, drapeau et cœur à la main.

Je ne vais plus aux défilés, je bois des matins tristes et froids, je revisite l’hiver.

Publié dans Coups de gueule

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