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coups de gueule

1er mai

Publié le par Cheval fou (Sananes)

1er mai

 

Au pique-nique du diable, pour voler plus haut, les corbeaux s’habillent chouettes. Au festin des vautours, les grands becs volent à la tire et repartent, notre avenir sous le bras. Le chacal et le cobra s’accusent, mais chacun chez soi ! La soie pour les uns et la dèche pour les autres.

Dans sa toile, Marine tricote au point de croix. Au tire, tire, sur le fil c’est l’avenir qui se défile. Un point à l’endroit, un point à l’envers et tous en enfer. Les grands argentiers font école, ils distribuent les A+ les A-, les bons points et les dividendes. Partout, les banquiers font leur cuisine, soufflent le chaud, soufflent le froid, nous gardent en dessert, se sucrent et nous roulent dans la farine. Partout l’ivrogne des tristesses est aux abois mais sa coupe est vide. Sur TV propagande le langage bien nippé ne fait pas la belle âme mais fait les beaux discours. Il y a un air de déjà vu et du noir dans le ciel.

C’est jour de fête chez les grands chefs mais nous sommes tous au pied du mur. Pas de profit pour qui n’est pas Net, les disquaires virginaux sont mis à pied, la culture se fait chez Trust. Les hauts fourneaux noient leurs larmes, le travail s’échine. Les autres s’en iront faire le pied de grue devant les bras cassés et les pieds beaux de la bourse du travail. De Tunis à Damas les printemps font leurs ravages et Berlin parade. Les dés sont pipés, au casino de la vie les bandits-manchots ne passent plus la main, l’argent ça va ça vient. Les martins tricheurs jouent à triste ou pleure. Mais ceux qui pleurent sont toujours les mêmes. Parfois les boute-entrain sont pris la main dans le sac mais les bourses sont vides. Rien ne va et mon chat fait crise mine. Partout les rats grignotent la liberté, c’est un temps de jachère où le civisme ne fait plus recette. Les pleins d’oseille ne tirent plus à la courte paille. À paye ou part, comme à pique tout et pas de cœur, ils iront à Néchin. Ceux qui chôment, ceux qui triment, ceux qui pleurent et dépriment, pointeront aux caisses de la désespérance. C’est un temps de coquins où les requins tirent à boulets noirs sur les poissons roses.

A Nice comme ailleurs et en hiver, le capital et le ciel ont leurs fuites. Sans crier gare, la Gare du Sud a plié bagages, les rêves de ma jeunesse sont en voyage,  je marche à l’ombre de matins où le bonheur devient sectaire, j’attends que le soleil revienne.

JMS

Publié dans Coups de gueule

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France 3 - A propos de l’émission : "Affaire Merah, itinéraire d'un tueur"

Publié le par Cheval fou (Sananes)

France 3, ou de l’irresponsabilité des medias à la valorisation et, pourquoi pas, à la promotion du crime !

A propos de l’émission "Affaire Merah, itinéraire d'un tueur"

 Chaque jour, je suis choqué de voir la télévision nous offrir des modes d’emploi utiles à la fabrication d’une bombe, de la voir divulguer des informations qui peuvent renseigner des malfaiteurs ou des criminels sur l’avancée d’enquêtes policières. Chaque jour je m'indigne lorsqu’elle montre des visages et des lieux, au risque de  transformer en cible des opposants à des fanatiques. De même, je ne comprends pas que la télévision puisse révéler des projets confidentiels, mettant en péril la vie de nos soldats ou d’otages.

La question se pose : les journalistes sont-ils responsables des conséquences de leurs actes ?

Certes, France 3 n’est pas seule à se trouver prise au jeu d’une information avide de sensationnel et de mort. Pour autant, Monsieur le président de France 3 et vous Messieurs les journalistes de tous bords, vous démontrez chaque jour que le crime vous passionne plus que la douleur des hommes, vous êtes des marchands de "scoops", vous spéculez sur l’ignoble, votre nourriture la plus demandée c’est la mort. Et vous en réclamez toujours plus. Votre terrain de prédilection c’est le morbide. Vous êtes davantage enclins à promouvoir la violence que la poésie ! Ce qu’il peut y avoir de fraternel et de beau dans les quartiers et dans le monde, ne vous intéresse pas.

Ce n’est pas seulement de votre faute, Messieurs, l’audimat et les concepteurs de programmes vous y engagent, et hélas, vous épousez si bien votre rôle que vous finissez par ressembler à vos œuvres. Les faits ne vous suffisent plus, il vous faut en rajouter, certes avec le tact nécessaire de tous ceux qui s’en défendent, mais qui ne sont pourtant que des propagateurs de haine.  

Alors, Messieurs, à vos micros et caméras, donnez audience à l’abject : le crime vous appartient.

Le documentaire "Affaire Merah, itinéraire d'un tueur", que vous programmez avec pour invités des admirateurs du crime raciste, telles Souad Merah, et sa mère Zoulikha Merah, contribuera à la mise au grand jour d’une idéologie et, je le crains sera au mieux, l’exaltation malsaine du voyeurisme le plus morbide, au pire, un podium pour le djihad. Je ne sais quel but vous servez quand vous offrez à des partisans de la guerre intercommunautaire et du crime religieux, la possibilité de redimensionner et de justifier cette série de meurtres bestiaux. J’éprouve, devant cette programmation, le même malaise que j’aurais eu à voir des supporters pédophiles, amis de Dutroux, narrer le supplice de ses victimes à la télévision, explicitant que certains crimes sont innocents.

Le salaire de votre voyeurisme prendra-t-il un jour en compte la souffrance des parents, des frères, des amis,  des suppliciés ? 

Cependant, Messieurs les programmateurs, vous arrivez trop tard, au rayon de l’odieux vous avez loupé Staline, Himmler et pas mal d'autres, alors consolez-vous avec la mauvaise soupe que vous nous servez, moi je continuerai à écrire contre le crime et la douleur des hommes.  

Jean-Michel Sananès

Vice-président SOS Racisme 06

Publié dans Coups de gueule

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Sauver les abeilles ! Le Manifeste du Pélican

Publié le par Cheval fou (Sananes)

   "Quand les abeilles auront disparu,

les humains n'auront que cinq années à vivre sur cette planète".

Albert Einstein

 

Les derniers chiffres de l'Institut de recherches publiques FranceAgrimer, dépendant directement du Ministère de l'Agriculture, sont effarants :

Plus de 1 000 colonies d'abeilles sont décimées en France... CHAQUE JOUR !

Pétition :

http://www.pollinis.org/petitions/proposition_Laurence_Abeille.php

 

***

Le Manifeste du Pélican

(Extrait)

Moi,

l'homme pélican

l'homme cosmique

Moi,

l'homme chat

l'homme maïs, l'homme grenouille

l'homme hibou

Je déclare que l'univers

la terre, ses fruits et ses ressources

sont la propriété inaliénable

de tous les peuples

de toutes les espèces

de tout

ce qui est du monde des vivants 

Je déclare que

l'univers, la terre

ses fruits et ses ressources

sont la propriété inaliénable

du vent que l'on empoisonne

de la mer qui pleure

des étoiles que l'on souille

du présent

et du futur

dans leur dimension intégrale

Moi,

l'homme ni ange ni bête

l'homme animal

l'homme conscient 

Je déclare

que la douleur n'est pas fatale

que le statu quo n'est pas final

Je déclare

qu'aucune puissance

aucun trust

aucun

groupuscule d'affairistes corrompus

aucun

accaparateur

n’a droit à exploiter

à son seul profit

les richesses communes

Je déclare

qu'aucun législateur

n'a légitimité

pour cautionner

gérer

organiser

la spoliation

des peuples de la vie

à parrainer

le démantèlement de notre patrie

la Terre

Moi,

l’homme serpent, l'homme cheval

l'homme machine

l'homme affamé

l'enfant esclave

J'affirme

que le pouvoir

de l'argent et des armes

la peur et la violence

ne légalisent

ni la corruption

ni la douleur des forêts

ni la dépossession des peuples

Qui, jouit et pollue

saigne le pétrole

arrache l'or et les diamants

commet un crime

quand les enfants ont faim

Moi,

l'homme grenouille

l'homme hibou

l'homme fleur

Je déclare

précieux

le bruissement du vent dans la bruyère

précieux

le roucoulement de la tourterelle

le chant de la cigale

…/…

Moi,

l'homme pélican

l'homme cosmique, l'homme chat

l'homme maïs, l'homme grenouille

l'homme fleur

Moi,

l'homme conscient

Je condamne

ceux qui opposent

la raison d'Etat

la raison d'argent

au droit de vivre

digne et debout

sur sa tige

sur ses jambes

Je condamne

ceux qui souillent

le pain des enfants

le ciel, les jardins

et les eaux claires

Moi,

l'homme oiseau

l'homme anguille

Je condamne

les tueurs d'océans, les marchands d'armes

les chevaliers Bayer et capitaines d'industries

qui tuent les abeilles

 ceux

qui éradiquent les moissons du futur

Je condamne

tous ces hommes dits "responsables"

à être responsables

de leurs prétentions

de leur orgueil

de leur démesure

de leur avidité

de leur aveuglement

Je déclare

et nomme assassins du futur

la fratrie des assoiffés du pouvoir

Je déclare coupables

de crime universel

ceux qui s'octroient

le droit de ternir

de meurtrir

le vent

la mer

la forêt

le ciel 

Qui tuent la forêt

poignardent l'humanité

 

Je déclare coupables

ceux qui s'octroient

le droit d'accaparer l'univers

de prélever plus que nécessaire

Je déclare coupables

les tartuffes bien-pensants

qui, entre caviar et prière

parlent d'éco-terrorisme

et s'arrogent

le droit barbare

d'affirmer

que l'on n'arrête pas le progrès

Je déclare coupables

de crime universel

ceux qui s'octroient

le droit

d'affamer

d'asservir

de tuer

ceux qui s'approprient la pharmacie

et les semences

ceux qui, d'un œil suffisant

regardent mourir

la rivière

ceux qui, condescendants

regardent mourir

la marée des petites gens

mourir

les enfants affamés 

ceux qui, entre

leur yacht et le champagne

dans leur désastre éco-planétaire

égorgent

les habitants du futur

 

J'accuse

les spoliateurs de l'humanité

les destructeurs de la vie

Je déclare

que la douleur n'est pas fatale

Quand la mer se cabre

la tempête mange les capitaines 

le statu-quo n'est pas final

Je déclare

que le statu quo n'est pas final

que la douleur n'est pas fatale.

Le Manifeste du Pélican - JMS - Éditions Chemins de Plume - 10€

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Lettre ouverte à Monsieur Depardieu

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Cher Monsieur Depardieu,

Je regrette de vous voir hissé en porte-drapeau d’une communauté d’expatriés économiques et déplore que vous vous retrouviez sous les sunlights d’un théâtre où vous n’avez pas votre place. Les bravos de Monsieur Copé, de Madame Parisot, ceux des politiciens qui défendent leurs multiples statuts et leurs onéreux avantages, de même que les hourras des grands chanteurs, des grands naufrageurs du petit commerce, de ceux qui font commerce avec des sièges sociaux hors de France pour s’exonérer de leurs devoirs, les magouilleurs, les rois du luxe, tous ces applaudissements et ce bruit, vous vont mal.

Oui Monsieur Depardieu, ce n’est pas vous, c’est ceux qui veulent démontrer l’utilité de tuer le modèle français, ceux qui l’assassinent à coup de dérèglementation qui devraient être sur scène. Cependant, si vous n’êtes pas responsable de l’exode fiscal qui ponctionne les richesses de notre pays, les médias ont fait de vous le symbole d’un affrontement entre ceux qui profitent d’une dérégularisation voulue par le grand capital et ceux qui visent à une régulation du système. Aussi, même si vous êtes loin d’être un cas unique, votre réaction épidermique mais compréhensible, nous laisse croire que pour vous et certains d’entre nous, payer 150 millions d’euros d’impôts est un drame !...

Mais pour d’autres, quel privilège… !

À en croire cette allégation, certains français, ceux d’en bas, constatent que parce que le système le permet, vos seules impositions ont, si mes calculs sont justes, avoisiné 11 200  années de Smic, (une petite partie de vos revenus) alors que nombre de français, après une vie de difficile labeur, n’arrivent pas à cumuler les 41 années de travail nécessaires à leur retraite. À en croire d’autres allégations, le patrimoine que votre métier d’acteur vous a permis d’acquérir, avoisinerait les 85 millions d’euros, le prix d’une multitude de 2 pièces en une période où tant de nos concitoyens sont à la rue et où une vie d’honnête salarié ne permet pas à tous d’avoir son chez soi.  

Le drame, n’en déplaise à vos supporters et aux tenants du grand capital, c’est que vu d’en haut, la misère n’a pas d’odeur et la solidarité a une bien vilaine odeur. La société se scinde entre ceux qui s’octroient le droit de se partager le monde et ceux qui pensent que le monde est un bien collectif auquel il convient d’appliquer des normes écologiques et financières visant à la préservation d’un équilibre global. Ces derniers vous semblent insupportables quand croyant à la justice sociale par l’impôt, ils importunent ceux qui, chaque année, engrangent des centaines d’années de Smic pour un seul foyer. Certes, rassurez-vous, nous savons bien que vous n’avez rien à voir avec les Jean-Marie Messier et autres pilleurs de la France, nous savons bien qu’il est injuste que ce soit vous qui n’êtes en rien responsable des dogmes de la nouvelle économie, qui soit montré du doigt.

Cependant, je suis sûr Monsieur Depardieu, que vous êtes conscient de l’indécence de certains salaires et, parce que vous avez un cœur, vous comprenez que les quelques mois de tournage d’un acteur ne méritent pas 200 à 300 fois le salaire annuel d’un travailleur manuel, ou 200 fois un salaire d’instituteur, et que, même si le rire soigne, il n’est pas normal qu’un comédien gagne 100 fois plus qu’un médecin. 

Ne rejoignez pas ceux de vos amis politiques qui défendent une caste et non la France, ceux qui insultent ceux qui croient en l’utopie citoyenne et à un droit à la non précarité.

Dire qu’aucun Français ne doit dormir dans la rue, ne doit plus être une supercherie politique.

La solidarité n’est pas un "gros mot" !

Penser que l’économie française sera sauvée dès lors qu’on précarisera les salariés, dès lors que l’hôpital public, les retraites, l’école publique et les universités seront privatisés, n’est en rien du réalisme économique, c’est la programmation de révolutions où triompheront les fascismes rouges ou noirs comme on le voit dans les pays en crise.

Je ne sais, Monsieur Depardieu, si le destin vous a tant comblé que vous n’avez jamais usé des allocations chômage des travailleurs du privé, de celle du monde du spectacle, qu’aucun de vos films n’a bénéficié de subventions. Je ne sais si vous avez eu suffisamment de chance pour que votre famille et vous-même n’ayez utilisé ni la sécurité sociale, ni les hôpitaux, ni l’école, ni même les routes de notre beau pays de France. Si cela est, je veux bien croire qu’il vous répugne de participer plus abondamment au financement de la France.  

Mais si cela n’était pas, je ne pourrais croire que c’est la petite phrase de Monsieur Jean-Marc Ayrault, à l’égard de ceux qui s’expatrient, qui vous a blessé. Hélas, je craindrais que ce soit le regard que vous avez porté sur l’abandon de vos utopies qui vous a été insupportable.

De grâce, Monsieur Depardieu, redevenez le sympathique héros de ma jeunesse, ne laissez pas Obélix poignarder Vercingétorix. Ce n’est pas trop tard.

Jean-Michel Sananès

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Lettre ouverte aux élus et au futur Président des Français

Publié le par Cheval fou (Sananes)

 

"… plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid.

Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine"
(Discours de Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle - 18/12/2006)

 

 

 

Messieurs les politiciens, je ne veux pas plus être politique, que je ne cherche un emploi de notable ou de député. Je n’ai, ni ne veux, avoir d’autre profession que d’être Homme avec le H majuscule qui devrait définir tous les Humains capables d’humanisme intégral. J’entends par ces mots : humains de cœur et non de titre.

 

C’est avec des mots de petit homme du commun, de sans grade, de gourmand d’amitié que je suis partie prenante de la communauté des hommes fraternels et laïques ; que je parle, que j’écris et que j’adhère aux idées de ceux qui savent que la misère et l’exclusion n’ont pas plus de couleur que la colère et le désespoir.

 

C’est avec ces mêmes mots que je vous invite, Messieurs les politiciens, à constater que la douleur de vivre ou plutôt de mal vivre, est là.

 

Notre société est malade. Elle est malade de vos choix, de votre libéralisme qui organise la captation des richesses globales par les multinationales, de votre libéralisme qui, méthodiquement, tue un tissu social jusque-là structuré par le petit commerce partagé et raisonné que nous avons connu. La dépossession programmée des classes moyennes et ouvrières pour permettre à certains d’accumuler des milliards, est insupportable quand des enfants meurent encore de faim et qu’en France des travailleurs dorment dans la rue.

 

Votre projet de capitalisme européen et mondial que nous, Français, avons refusé par référendum, envoie à la marge tous ceux qui, pendant des décennies ont bâti la France, et tous ceux qui souffrent parce que vous préférez la finance au travail réel.

 

Notre société est malade parce que vous reprochez à ceux que vous avez exclus et qui ne trouvent pas de travail, de pouvoir encore bénéficier d’aides financières à la survie ; parce que, après leur avoir tout pris, je veux dire leurs petits commerces, leur travail, leur droit à une retraite décente après 40 ans de travail, leur droit à une médecine et une école non précarisées, après leur avoir volé leur avenir et leur dignité, vous leur reprochez de vouloir avoir droit au Droit.

 

Rejetant tous les chemins de la colère, je m’élève contre la démission programmée des acteurs sociaux. Il est urgent que cesse la sous rémunération des salariés de France et nécessaire que cesse aussi la recherche de boucs émissaires.

 

Rejetant le fatalisme du malheur que vous prônez en affirmant que l’évolution que vous avez voulue est irréversible, je voudrais vous voir être réparateurs de société et affirmer qu’aucune morale légitime n’autorise un patron à jeter à la rue ceux qui ont travaillé à la création de leur entreprise.

 

Je clame et proclame qu’un homme qui travaille dans une entreprise depuis des années, quelle que soit sa couleur, sa religion et son opinion politique, ne peut être remplacé par une machine ou un projet de production déportée, sans autre motif que la sur-rémunération du patron et des actionnaires.

 

J’affirme que la rationalisation du profit, si elle est un but, n’a aucune légitimité morale, elle est d’autre part une absurdité inconcevable car, s’il faut vous le dire, une société de consommation ne peut pas fonctionner quand les consommateurs sont acculés à la misère.

Avant même d’être une charge pour les ASSEDIC, chaque fonctionnaire que vous supprimez, chaque employé que l’on licencie, est une entaille dans la croissance raisonnée qui pourrait sauver la France.

 

Je déclare votre échec économique responsable du malheur des banlieues. Le manque d’avenir que vous offrez est une invitation aux gourous archaïques qui vendent la guerre, et aux marchands de paradis empoisonnés qui désocialisent la jeunesse. Seuls l’éducation et l’espoir bâtissent l’avenir.

 

Messieurs les politiciens, j’espère vous voir redevenir les médecins de la société que vous devriez être si vous n’étiez prisonniers d’ambitions personnelles ou enfermés dans vos écoles de pensées. Il est indispensable qu’enfin vous serviez la France avant de vous servir d’elle.

 

Messieurs les politiciens, il ne vous faudra jamais oublier que l’homme qui a peur des lendemains est le ferment de toutes les violences, de tous les fanatismes, de toutes les dérives. La misère sans issue est un incalculable moteur d’incivisme. Le clivage et la mise en opposition des Français à des fins électoralistes est un crime. Le service public que vous sacrifiez avec acharnement est notre richesse collective, il est l’essence même de notre patrie, le lien solidaire entre chacun de nous. L’urgence n’est pas de blesser notre pays mais de bâtir un projet d’espérance commun.

 

Messieurs les politiciens, je vous le demande : rendez les espoirs volés. Offrez à chacun un droit à la décence et à la justice et encore nous pourrons chanter "Douce France".

 

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L'Appel du 22 avril - Aux voix, citoyens !

Publié le par Cheval fou (Sananes)

 

 Aux voix, citoyens !


Entre la teigne et le choléra

Crottons décrottons votons

Tous ensemble, camarades citoyens

Et citoyens camarades

Urnons des scrutins par millions

 

Dans la clameur des ambitions

Avec mes cris et mes rêves de fourmi

Je dévote le Sacrosisme       

J’urne Hollande je PS

Je modère je MODEM :

J’exhorte les Nicolas debout la France

Je plébiscite Joly et le demain aux verts

Je déguste du bleuet, de l’amélanche et du rouge

entre patrie haine et colère je lepénise

entre espoir, misère et salaires comprimés j’arthaudise

entre coquille vide tendresse et utopie je poutouise

Entre délire solidarité et progrès, je cheminadise

 

Entre teigne et résignation

Entre le peut mieux faire ou le peut se taire

Je mise, c’est la course à l’échalote et aux espoirs trompés

Je parie, je joue, je touille, patouille, me dépatouille

À je gagne, je perds et toujours me perds

 

Entre ma sous France et la mondialisation

Entre la misère et la solidarité

Je chante aux larmes citoyens

 

Entre la France Fouquet’s et la France cambouis

Entre la France capitale et celle de l’Internationale

Je chante aux urnes citoyens

J’adule, j’exècre, me révolte et je vote

Aux voix, citoyens !

Je vote

Je vote pour que l’homme vive debout

 

Aux urnes, citoyens !

Crottons décrottons votons

Tous ensemble, camarades citoyens

Et citoyens camarades

Urnons des scrutins par millions

 

jms

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Des enfants et des hommes sont morts

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Des enfants, des hommes sont morts et c’est un drame.

Cependant, je suis irrité par le besoin que certains ont de désacraliser les enfants et les victimes, je suis blessé par le besoin que certains ont de laisser penser que les enfants morts ailleurs méritent que l’on efface les enfants assassinés et les morts de Toulouse.

 

Devrait-on penser qu’après tout ce n’étaient "que  des soldats" et "que des Juifs" ?

Certains médias semblent s'en faire écho.

Mais la mort, où qu’elle soit, est toujours irrémédiable et injuste quand elle peut  être évitée.

 

Oui, à quelques heures de chez nous, des enfants mêlés à une guerre, meurent prisonniers d’un engrenage où tirs de missiles et représailles s’enchaînent.

 

Dieu pardonnera-t-il aux parents d’exposer leurs enfants pour en faire des martyrs ?

Aux récurrences de l’insupportable, je hurle à l’imposture des dieux qui opposent les peuples. Je griffe du papier et m’insurge pour tous les enfants d’ici et d’ailleurs à qui l’on a volé le futur, à qui on a pris tout ce qui devait leur advenir.

 

Oui, moi l’athée, je pleure sur tous les enfants qui meurent de l’indifférence d’une société de consommation et de profit qui laisse les enfants d’Afrique mourir de misère et de famines que l’on pourrait éviter par le simple sacrifice d’une seule journée du budget mondial des dépenses des armées. Je pleure sur l’avidité des puissants qui refusent d’offrir l’eau potable aux déshérités, je pleure sur les gouvernants d’ici et les corrompus d’ailleurs qui regardent sans rougir les enfants au ventre ballonné aller à leur mort. Je pleure sur l’aveuglement des présidents qui font négoce d’armes et oublient la plus élémentaire morale.

 

Oui, chaque jour, je suis triste à en pleurer, pas besoin du drame de Toulouse pour que mon verbe et mon encre s’insurgent.

 

Mais un peu de décence. Ici,  en France, des enfants ont été arrachés à leurs jeux, à la vie, à leurs familles. En cette circonstance, je demande aujourd’hui que les langues au venin sirupeux se taisent, qu’elles laissent ceux qui ont des larmes s’adonner à leur chagrin. Je demande qu’ils rengainent leurs justifications. Il faut que chacun sachent que choisir une enfant dans une cour d’école, l’attraper par les cheveux, mettre un pistolet sur sa tempe et tirer une balle dans la tête de la fillette en pleurs, n’est pas une bavure, ni un dégât collatéral. C’est le paroxysme d’une haine paranoïaque inculquée et que je ne veux pas voir excusée. C’est le paroxysme d’une haine qu’il faut soigner.

 

À chacun d’entre nous, je demande de rester homme, je  ne veux voir ni la vengeance ni la mort reproduite. Je veux que chacun d’entre nous déterre au plus profond de lui-même l’humanité avec laquelle l’on construit le verbe aimer. Je veux que les enfants redeviennent enfants tous pareils aux miens. Je veux que l’école ne laisse plus d’enfants à la dérive et en proie aux idéologies criminelles.


Je veux que chacun sache que l’autre n’est pas notre simple prochain mais notre identique.

Je n’ai pas de prochains je n’ai que des pareils. Il nous faut réapprendre le mot frère.

 

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Colloque sur les Droits des Peuples dits minoritaires aux "Abattoirs de Toulouse"

Publié le par Cheval fou (Sananès)

 Chers notables,

À propos du colloque sur les Droits des Peuples dits minoritaires que vous organisez aux "Abattoirs de Toulouse", excusez-moi je n’irai pas, bien qu’à moi seul je sois une ethnie étrangère au monde, bien que je sois l’unique responsable et représentant de ma langue ; excusez-moi, je n’irai pas à Toulouse, je n’ai pas été invité !

Faut dire : à quoi bon parler !

Je ne me comprends pas toujours… et les autres donc !

Les autres m’ignorent ou se foutent de moi. Il en est même qui préféreraient mes silences ! Du haut de leurs verbiages et leurs langues de bois, ils me font la guerre et klaxonnent ou causent, et capturent les mots pour en faire du bruit. Derrière la barricade de mes charades, de mes sarcasmes, de mes poèmes tirés à boulets rouges, j’exhorte le silence à taire la clameur. Je suis l’intrus extérieur que l’on parque seul au banc de la société du tohu-bohu. Je ne veux plus qu’ils mettent le silence aux arrêts et le mot sous censure, et les langues… !

Les langues survivantes doivent armer leur syntaxe car, eux,  préfèrent les langues mortes, sans exigences, sans peuple, sur des territoires apatrides et à prendre pour y jeter leurs onomatopées, leurs lexiques commerciaux, leurs friches linguistiques, leurs montres digitales, leurs barbelés et leur économie. Il leur est nécessaire d’apprendre à ne pas comprendre les gens pour être aptes à les mépriser et les rendre inexistants.

La grammaire dehors, disent-ils ! Car la grammaire c’est l’histoire des peuples !

Le mot est une arme insoupçonnable. Il leur faut tuer le mot, pour avoir des hommes sans voix et des peuples sans âmes, sans couleurs, sans idées, sans revendications. Ils arment de leurs censures, de leurs chahuts et de leurs bêtisiers, les télévisions, les radios. Ils ferment, privatisent les écoles, les usines à réflexion, et vive le ballon rond, le ballon de rouge ; les agitateurs au ballon ! Ils veulent des républiques et des peuples de veaux, la poésie à la poubelle et le reste au musée des cultures incalculables !

Mais on s’habitue à tout. À l’école déjà, je fréquentais la dyslexie et le banc du fond. Encore maintenant, j’écris dans le silence. Pourtant les mots de ma langue crient et s’insurgent.

… Mais que le temps passe vite, des Arts déco de la rue Tonduti, bien loin de l’Escarène, à maintenant. Pourtant, dans mes silences verbeux, je me parle parfois avec le désuet accent de la sincérité ou l'accent grave, d’autrefois, dans le patois de ma mélancolie, ou dans mon dialecte identitaire essentiel, celui de la folie. Mais au matin, quand ma tête s’agite, quand le jargon des mes insomnies fait du blanc dans ma nuit, j’apprends les langues absentes ; je veux devenir Jivaro et lancer à la volée des flèches puisées dans mes gibecières de mots, tirer des balles venues de mes cartouchières à jurons, plomber la bannière étoilée, lui retourner son rap et ses buzz. Je veux parler à Rimbaud dans une langue ancienne que la connerie censure, et si NTM a de la peine, ça fera rire les étoiles... Et Dieu s’en fout.

JMS

Publié dans Coups de gueule

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Japon-Libye : ai-je parlé trop vite ?

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Fallait-il que je reste de marbre, figé face aux douleurs du monde, que je regarde la douleur des autres, perché sur le piédestal de l’impuissance ? Aurais-je dû me demander s’il est judicieux d’aider des "peut-être intégristes" ennemis de la démocratie alors qu’un dictateur fou les massacre ? Aurais-je dû me demander si, face à un empoisonnement nucléaire, le principe de précaution s’applique aussi à une population dont le gouvernement par fierté nationale néglige l’utilisation des sauveteurs étrangers ? 

La question se pose. La conscience peut-elle être mise entre parenthèses et soumise à des motivations extérieures ?

Les Malraux, Hemingway et autres étaient-ils des niais manipulés ? Vu par Franco c’est certain. L’assassinat du poète Federico Garcia Lorca et par la suite de près d’un million d’hommes, et Guernica, furent-ils une simple parenthèse de la conscience ?

Certains politiciens, ces jours-ci à la télévision, tentent de nous faire croire que socialistes et staliniens c’est pareil. Pour eux, participer à un front républicain n’est pas une priorité. Le retour du pétainisme les inquiète moins que la démocratie. La bassesse politicienne leur parait plus rentable que la morale.

La question se pose, où réside la morale ? Un pacifique doit-il rester une fleur à la main quand les autres meurent ? Devrais-je devenir un idéaliste exilé dans un temps ailleurs alors que le cynisme fait loi ?

Je ne sais pas.

Cependant je sais que si, d’aventure, avant d’aller ramasser un accidenté, où avant de parler à un désespéré, il me devenait utile de lui demander ses papiers, ses options politiques, ou de lui demander s’il m’aime et pourquoi pas de savoir si mon action est rentable avant de l’aider, j’arrêterais de me regarder dans une glace et j’irais chercher mon humanité chez Marine.

 

Qui me fera croire que le calcul doit primer sur l’éthique ! Mais je ne suis pas politicien…

Publié dans Coups de gueule

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Incroyable ! Directive sur les plantes médicinales traditionnelles

Publié le par Cheval fou

Pétition
à l'attention des députées et députés européens

 

Concerne : Directive sur les plantes médicinales traditionnelles

Madame, Monsieur,

Venant d’apprendre avec stupeur le projet Européen concernant l’interdiction des plantes médicinales, je m’insurge quant à cette violation primaire aux droits humains.

De nombreuses personnes se sont toujours soignées par les plantes et ont constaté leur grande efficacité.

Doit-on devenir des cobayes des lobbys pharmaceutiques sans alternative, sachant que les médicaments qui soignent un problème spécifique peuvent avoir des effets secondaires catastrophiques à d’autres niveaux ?

J’estime qu’on ne peut pas annuler un savoir ancestral de médecine par les plantes pour le seul profit de multinationales pharmaceutiques.

L’heure est très grave et je vous prie de prendre en compte ce cri d’alarme avant que de sérieux problèmes n’émergent.

Il convient d’apporter en urgence des amendements à cette directive afin qu’elle prenne davantage en compte les préparations à base de plantes non-Européennes.

Je vous prie instamment d’exercer les pressions nécessaires au Parlement européen ainsi que sur la Direction générale de la santé et des consommateurs (DG SANCO) afin de présenter de tels amendements.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes meilleures salutations.

 

*****

 


Lisez et écoutez le message jusqu'à la fin !!! http://www.defensemedecinenaturelle.eu/
Pendant qu'il en est encore temps; signez vite si vous ne voulez pas
enrichir les richissimes laboratoires et garder encore un peu de liberté !
Merci

Publié dans Coups de gueule

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