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La lettre de Noël du petit Pierrot des collines

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Petit Papa Noël,

Petit Papa Noël, tu peux venir tranquille, la fin du monde est reportée. Moi, je n’arrête pas de parler de toi et je voudrais bien avoir de tes nouvelles. Ici, c’est comme d’hab, la télévision ne parle que de choses catastrophiques. Si maman m’interdit de voir le "Dracula Show" et "Scoubidou" parce que ça fait peur, et de manger des bonbons parce que ce n'est pas bon, elle n’arrête pas de regarder les évènements de Syrie en mangeant des chips pour calmer son stress. C’est vraiment très embêtant parce que ça l’empêche de dormir et que ça réveille papa qui ne peut s’empêcher de piller le frigo. Il a déjà décimé les 13 desserts de Noël. On appelle ça l’effet boule de neige. Mais ce n’est pas vrai, ici il n’est pas tombé un seul flocon, seule la voisine est tombée en glissant sur une des crottes de Kiki, le chien de Madame Josette. Mais, sois sans crainte, Kiki ne sait pas monter sur le toit et le ciel est désert, rapport à la pollution, il n’y a ni rapace ni chauve-souris, même Superman ne se risque pas à respirer l’air de l’usine. Tu vois, tu ne crains rien. N’écoute pas mon papa, je crois qu’il dit des bêtises quand il dit que, cette année, tu ne viendras pas, rapport à la crise. Papa dit aussi que seule la magie peut le sauver, il a acheté un billet du Loto.

À l’école, j’ai appris plein de jolies chansons, il y a une phrase qui me plaît beaucoup, c’est celle des jouets par milliers.

Petit Papa Noël, viens vite, cette année, je n’ai pas piégé la cheminée et j’ai mis mes bottes au pied du sapin. Pour les cadeaux, j’avais peur que tu te demandes que m’offrir, alors, pour que tu n’aies pas de doute, j’accepte tout le catalogue de la Redoute, mais tu peux garder les poupées pour toi ou pour Natacha ma copine.

Ton ami,

Le petit Pierrot des collines

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Chamiaou et ses amis - Un livre pour enfants - JMS

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Trève de Noël

Les contes de JMS

pour la jeunesse et les grands rêveurs

 

Chamiaou et ses amis
"L’histoire des éléphants et du vilain mensonge"

un conte de JMS illustré par JMS

Chamiaou J.M. Sananes Edts Chemins de Plume

 

fanto et le sorcier-refait-001

extrait  pages14 et  15 sur 28

fanto et le sorcier-refait-002

extrait  pages16 et 17 sur 28

fanto et le sorcier-refait-003

extrait  pages 18 et 19 sur 28

Chamiaou-4e---JMS-Edts.-Ch.-de-Plume.jpg

Éditions Chemins de Plume - Petite Collection Jeunesse -  3.90 €

Publié dans Informations

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L’histoire triste et gaie de la Princesse Pamplemousse - Un livre pour enfants - JMS

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Trève de Noël

Les contes de JMS

pour la jeunesse et les grands rêveurs

COUVERTURE-rose-mauve-0k-Princesse-Pampl-DeF-page-par-page.jpg

Illustrations : peintures de Valerio Paltenghi - Texte de  JMS

interieur-princesse-pamplemouse-001.jpg

 extrait  pages 2 et 3 sur 28

interieur-princesse-pamplemouse-002.jpg

extrait  page 4 et  5 sur 28

interieur-princesse-pamplemouse-003.jpg

extrait  pages 12 et 13 sur 28

COUVERTURE-rose-mauve-0k-Princesse-Pampl-DeF-page-copie-1.jpg

 

Éditions Chemins de Plume - Collection Jeunesse -  3.90 €

Publié dans Informations

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Ça m’inquiète

Publié le par Cheval fou (Sananes)

(lettre à Monsieur Depardieu suite  mon àcoup de gueule)

Vous m’en voulez ?
Il y avait des choses à ne pas dire
J’ai été très maladroit
Mon foutoir à idées a basculé
Il y a des maux sur le plancher
C'est pas net
Je perds mes mots
Ma raison vacille
J’ai peur de la chûte
Je cherche, je regarde partout
Où est passé mon carnet d’adresses ?
Mon crayon à papier ?
Le lexique de mes certitudes ?
Ma gomme à effacer les jours ?
La logique me bouscule
Ma raison prend le large
Le temps glisse
Je ne sais plus
Ce qui ne va pas en moi
Mes chemises sont froissées
Mon épouse me regarde de travers
La fête s’est arrêtée sur le palier
Mon sapin a les boules
Le vent souffle dans mes bronches
L’orage vient
Ça craint, ça fait peur    
Ça fait du froid dans les voyelles
Ça met des glaçons dans le verbe
Et plein de vent au fond de moi
Les consonnes en dérivent

Promis
Je ne voulais pas agacer
Seulement dire
J’imagine votre jugement
Tout comme le mien : à l’emporte pièce
Et la pièce n’est pas drôle
Je sais, j’aurais dû me taire
Garder ma tête aussi froide
Que la colère que je vous inspire
J’entends le silence grincer
La pluie de glace pénétrer ce papier
J'ai froid je gèle j'ai peur
Seule la honte m'empourpre et me réchauffe
En attendant que cesse ma con-gélation
Que s’épuise votre con-sternation
Pardonnez-moi

Dites-moi que je ne le suis pas con-citoyen ordinaire
Dites-moi qu'il fait beau de Carcassonne à Nouméa

Je sais votre absence
Et l'absence de pardon me fait d'hiver
Promis, je serai sage
Je mettrai mes mots en cage
Je fais la paix
Je n’ai plus qu’à me pardonner

Et à me rappeler
Que j'aime Noël et le café
Les vieux films, les glaces à la réglisse et les tartes à la crème
Que j'aime les vieux jouets et les marrons glacés
Que j'aime quand l'hiver finit

JMS

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Lettre ouverte à Monsieur Depardieu

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Cher Monsieur Depardieu,

Je regrette de vous voir hissé en porte-drapeau d’une communauté d’expatriés économiques et déplore que vous vous retrouviez sous les sunlights d’un théâtre où vous n’avez pas votre place. Les bravos de Monsieur Copé, de Madame Parisot, ceux des politiciens qui défendent leurs multiples statuts et leurs onéreux avantages, de même que les hourras des grands chanteurs, des grands naufrageurs du petit commerce, de ceux qui font commerce avec des sièges sociaux hors de France pour s’exonérer de leurs devoirs, les magouilleurs, les rois du luxe, tous ces applaudissements et ce bruit, vous vont mal.

Oui Monsieur Depardieu, ce n’est pas vous, c’est ceux qui veulent démontrer l’utilité de tuer le modèle français, ceux qui l’assassinent à coup de dérèglementation qui devraient être sur scène. Cependant, si vous n’êtes pas responsable de l’exode fiscal qui ponctionne les richesses de notre pays, les médias ont fait de vous le symbole d’un affrontement entre ceux qui profitent d’une dérégularisation voulue par le grand capital et ceux qui visent à une régulation du système. Aussi, même si vous êtes loin d’être un cas unique, votre réaction épidermique mais compréhensible, nous laisse croire que pour vous et certains d’entre nous, payer 150 millions d’euros d’impôts est un drame !...

Mais pour d’autres, quel privilège… !

À en croire cette allégation, certains français, ceux d’en bas, constatent que parce que le système le permet, vos seules impositions ont, si mes calculs sont justes, avoisiné 11 200  années de Smic, (une petite partie de vos revenus) alors que nombre de français, après une vie de difficile labeur, n’arrivent pas à cumuler les 41 années de travail nécessaires à leur retraite. À en croire d’autres allégations, le patrimoine que votre métier d’acteur vous a permis d’acquérir, avoisinerait les 85 millions d’euros, le prix d’une multitude de 2 pièces en une période où tant de nos concitoyens sont à la rue et où une vie d’honnête salarié ne permet pas à tous d’avoir son chez soi.  

Le drame, n’en déplaise à vos supporters et aux tenants du grand capital, c’est que vu d’en haut, la misère n’a pas d’odeur et la solidarité a une bien vilaine odeur. La société se scinde entre ceux qui s’octroient le droit de se partager le monde et ceux qui pensent que le monde est un bien collectif auquel il convient d’appliquer des normes écologiques et financières visant à la préservation d’un équilibre global. Ces derniers vous semblent insupportables quand croyant à la justice sociale par l’impôt, ils importunent ceux qui, chaque année, engrangent des centaines d’années de Smic pour un seul foyer. Certes, rassurez-vous, nous savons bien que vous n’avez rien à voir avec les Jean-Marie Messier et autres pilleurs de la France, nous savons bien qu’il est injuste que ce soit vous qui n’êtes en rien responsable des dogmes de la nouvelle économie, qui soit montré du doigt.

Cependant, je suis sûr Monsieur Depardieu, que vous êtes conscient de l’indécence de certains salaires et, parce que vous avez un cœur, vous comprenez que les quelques mois de tournage d’un acteur ne méritent pas 200 à 300 fois le salaire annuel d’un travailleur manuel, ou 200 fois un salaire d’instituteur, et que, même si le rire soigne, il n’est pas normal qu’un comédien gagne 100 fois plus qu’un médecin. 

Ne rejoignez pas ceux de vos amis politiques qui défendent une caste et non la France, ceux qui insultent ceux qui croient en l’utopie citoyenne et à un droit à la non précarité.

Dire qu’aucun Français ne doit dormir dans la rue, ne doit plus être une supercherie politique.

La solidarité n’est pas un "gros mot" !

Penser que l’économie française sera sauvée dès lors qu’on précarisera les salariés, dès lors que l’hôpital public, les retraites, l’école publique et les universités seront privatisés, n’est en rien du réalisme économique, c’est la programmation de révolutions où triompheront les fascismes rouges ou noirs comme on le voit dans les pays en crise.

Je ne sais, Monsieur Depardieu, si le destin vous a tant comblé que vous n’avez jamais usé des allocations chômage des travailleurs du privé, de celle du monde du spectacle, qu’aucun de vos films n’a bénéficié de subventions. Je ne sais si vous avez eu suffisamment de chance pour que votre famille et vous-même n’ayez utilisé ni la sécurité sociale, ni les hôpitaux, ni l’école, ni même les routes de notre beau pays de France. Si cela est, je veux bien croire qu’il vous répugne de participer plus abondamment au financement de la France.  

Mais si cela n’était pas, je ne pourrais croire que c’est la petite phrase de Monsieur Jean-Marc Ayrault, à l’égard de ceux qui s’expatrient, qui vous a blessé. Hélas, je craindrais que ce soit le regard que vous avez porté sur l’abandon de vos utopies qui vous a été insupportable.

De grâce, Monsieur Depardieu, redevenez le sympathique héros de ma jeunesse, ne laissez pas Obélix poignarder Vercingétorix. Ce n’est pas trop tard.

Jean-Michel Sananès

Publié dans Coups de gueule

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Ne savait pas

Publié le par Cheval fou (Sananes)

clef-de-sol.jpg

Photo PB

 

J’ai attrapé l’oiseau

L’ai mis sur du papier photo

L’oiseau n’en a rien su

L’oiseau ne savait pas

Que parfois les hommes ne tuent pas

JMS

 

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ILE ENIGER

Publié le par Cheval fou (Sananes)

De plus en plus renarde, un peu mordante, plus proche de l'essentiel que du monde courant, dire m'est de plus en plus étranger. Inutile. Aujourd'hui grelotte. Moins deux degrés, la terre se replie. Les graines se taisent. Un ciel neigeux grisaille et coupe comme une cisaille. Quelques oiseaux mendient, boules de plumes et d'air, voix gelées comme celle des ruisseaux. L'hiver jalonne, feuilles humides, muettes conditions, froids sans gants. Eparpillements, pourrissements. Pas de grands feux sur l'humide austérité. Le froid reste vide, les mains glacées. Lassitude de face. Ce matin, le jardinier protège d'un voile d'hivernage les arbres qui craignent le gel. Ce sont de beaux gestes, des gestes sûrs, qui ajoutent à la bonté originelle.

Ile Eniger - La maison dans les airs (à paraître)

http://insula.over-blog.net/

Publié dans Ils disent

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B. LA COLLINE AUX CIGALES

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Affreux, je ne t’écris plus.

Chacun côtoie la pluie

Cette mer démantelée

Et sans escorte

Chacun connaît la glace

Enroulée sur le sable

Mais, rien ne parle de tes lèvres

Comme cette plaie ouverte

D’où jaillissent les spasmes de l’éclair.

 

                          Doigts pesant la vieillesse,

                          Il est dit l’heure sans plume

                          Où chaque silence est un aveu

                          Où chaque parodie est un luxe

                          Au-dessus de la misère

                          D’une lune affamée.

 

                                              J’ai l’âme dans le cœur

                                              Un ciré d’ombres et de chiffres

                                              Pour compter les assauts

                                              De la mort sur ma nuque nue

                                              Une lame inconnue plantée

                                              Dans l’écorce du jour.

 

                          Mon corps raconte son histoire

                          A la nuit qui l’écoute à peine

                          Demain, la rombière grimacera

                          Sur la girouette qui s’ennuie

                          Seule, sur l’échafaud du temps.

                          Il pleut et pourtant le ciel est clair

 

Toujours partir, jamais rester

Aimer, chérir,

Et puis au diable Vauvert

Ta main est une rose pour le sable

Je l’ai gobée toute entière

J’ai le rot joli sur le bout des doigts.

 

http://lacollineauxciga.canalblog.com

Publié dans Ils disent

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Crime parfait

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Extrait de Aube Fantasque
Autobiographie d’un vieux rêveur
(Conte surréaliste où il convient de gratter le rêve pour apercevoir la réalité)

***

Les rêves de Grenouille Cornue
ne s'arrêtent pas
aux confins du bénitier.

Parfois ils croisent le désespoir
de celui qui a coincé ses doigts
dans la portière de la solitude,
là où même l'indifférence
ne tape plus à la porte.

***


Bien loin d’ici, ce matin encore, Adélaïde retrouva son peintre de mari, debout, immanquablement figé devant cette toile qu’il n’en finissait pas de terminer, tout près de ce vieux guéridon décrépit ridiculement coiffé d’un aquarium vide.

Le temps avait coulé. Où était donc le jeune homme qui rêvait, ce jeune Piètr qui voulait du rêve, du soleil dans les yeux, des clowns, de la musique et de l’amour dans chaque seconde qui passe ?
Qu’était donc devenu celui qui courtisait Rossignol-du-souvenir ?

Il était là maintenant, vêtu de son sarrau gris d’apothicaire, son pinceau à retoucher sur l’oreille, il avait l’air fatigué et déprimé. Face à son si parfait tableau et aux étincelles qui pétillaient dans le regard de son épouse, il ressemblait à une image décolorée.
L’œil vide, il attendait qu’elle admire son œuvre. 
Avait-il approché la réalité ?

C’était un hall de gare immense, pareil à celui de Milan, imposant avec ses escaliers gigantesques débouchant sur un palier carrelé de marbre d’un blanc-gris usé par les mille griffures d’un invisible quotidien.
Ce coin précis du tableau semblait particulièrement fasciner le peintre, il passait ses nuits à le parfaire.

Aujourd’hui, Adélaïde découvrit un berceau d’enfant laissé seul à proximité de l’escalier. A cette même place, hier matin, se trouvait une femme en noir.
Adélaïde demanda l’air narquois :
– La vieille femme est partie ?
Piètr était enlisé dans une autre réalité invisible dont il eut du mal à se départir. Enfin, il rétorqua :
– Elle parlait trop.
La réponse amusa son épouse qui, contenant un sourire, ironisa :
– Tu ne crains pas que le berceau soit en danger ?
Le matin suivant, des militaires avaient remplacé le berceau.
Le peintre avait passé cette nuit, comme les précédentes, au chevet du tableau. Tout y était peint jusqu’au moindre détail,  avec une étonnante précision.
Piètr paraissait encore plus terne que la veille. Il tenait encore un pinceau dans sa main droite et sa palette dans l’autre.
Adélaïde fut fascinée par un détail du tableau : au pied des militaires, se trouvait, parfaitement restitué, le pinceau à retouches que son mari avait l’habitude de porter sur l’oreille.
Pointant son doigt sur ce détail humoristique, elle ne put s’empêcher de formuler son étonnement :
– Pourquoi ?
Chaque question mérite sa réponse, il murmura  :
– Je l’ai oublié.
Stupéfaite, elle découvrait que son mari, ce besogneux du détail, réitérait une forme d’humour qu’elle ne connaissait pas. Dépitée, elle ajouta :
– Je déteste les militaires.
Nullement surpris par ce commentaire un peu acerbe, il se contenta de bougonner :
– Ce doit être leur odeur de bière.
Elle fut encore une fois surprise par cette réponse mais en sourit. 
Elle crut même percevoir réellement la senteur amère du houblon.

Son mari, ce petit homme qu’elle côtoyait depuis si longtemps, qu’elle croyait taillé dans une peau de chagrin et de silence, l’intriguait au plus haut point.
Elle prenait conscience de l’univers de rêve et de création dans lequel il vivait. C’était un marginal de la réalité, un œil ailleurs d’elle-même et de ses attentes, hors des frontières de son monde de femme. A l’évidence, elle ne le connaissait pas si bien qu’elle le pensait.

Sa journée fut troublée d’étranges obsessions.
Elle commençait à entrevoir le monde de Piètr et à concevoir pourquoi, depuis si long-temps, il la délaissait.

Elle attendit, pour la première fois intriguée et impatiente, que le matin suivant arrive pour savoir quelle évolution prendrait le tableau. 
Y trouverait-elle deux bonnes sœurs avec des coiffes dentelées ?

Surprise ! Quand elle pénétra dans l’atelier, Piètr ne s’y trouvait pas.
Une odeur âpre de suie et de gare semblait avoir empli la pièce.
A la place des militaires se trouvait un journal froissé et un étrange personnage au tablier gris, l’image parfaite de son mari. Les yeux de ce personnage la suivaient du regard.
Adélaïde le fixa longuement.
Elle eut un long et large sourire pincé. Elle prit un pinceau enduit de peinture blanc gris et, fébrilement, en couvrit le tableau :
En souriant, elle s’exclama :
– Nous allons enfin pouvoir refaire nos vies !

JMS

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Cristina Castello et André Chenet à la Maison de l'Amérique latine

Publié le par Cheval fou (Sananes)


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Cristina Castello et André Chenet
Lundi 8 octobre 2012, à 19h00
Présenteront à la Maison de l'Amérique latine

à l'occasion de la parution simultanée de leurs derniers recueils de poésie

 parus aux ÉditionsChemins de Plume

 

Le chant des sirènes/El canto de las sirenas (Livre/CD) Cristina Castello  

et Secret Poème (Livre/CD) André Chenet

 

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