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Printemps des Poètes - "Librairie Mots du Monde" à Nice

Publié le par Cheval fou (Sananes)

 

Ile Eniger - Jean-Michel Sananès - Franck Bertoux

sont les invités de la

"Librairie Mots du Monde"

dans le cadre du Printemps des Poètes

Le 15 Mars 2016 à 17h15

5, rue Vernier - 06 NICE

Publié dans Informations

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"Librairie Mots du Monde" 5, rue Vernier à Nice

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Oui, à Nice, il y a une libraire pas comme les autres : peu de livres mais des livres passions, de belles et bonnes écritures en adéquation avec tous ceux qui ont vocation à l'humanisme et à la préservation de la terre de demain. On y entre comme on ouvre un voyage en terre intérieure, je veux dire en terre ouverte à tous ceux qui cherchent plus loin qu'une littérature scénarisée par une tambouille pré-mâchouillée et académisée par l'audimat. Oui, il a un autre monde ou les Pierre Rabhi, les Erri de Luca, les agitateurs de rêves, les casseurs de pieds, les démystificateurs et les auteurs si péjorativement dénommés locaux, ont droit de cité pour peu que leur encre s'abreuve à une expression éthique de belle qualité.

"Librairie Mots du Monde" 5, rue Vernier à Nice
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Printemps des poètes d'Artlive & Moulin Fortville

Publié le par Cheval fou (Sananes)

"Les Pohémiens"

Ile Eniger – Lobsang – Jean-Michel Sananès

Poésie – Chansons – Guitare

seront en spectacle

le 12 Mars 2016 – 18h15

ainsi qu'André Chenet

et  Alain I-Sasson

 

Musée Victor Tuby

17, rue Forville

 "Le Moulin" -  06 - Cannes

Printemps des poètes d'Artlive & Moulin Fortville
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Enfant tu marchais

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Enfant tu marchais
Lèvres serrées à en tuer tes rires
Ta poupée n'en n'a rien su.

À parcourir un chemin de larmes sèches
Tu t'es noyée dans cette quête inachevée
À chercher un regard de fierté aux yeux d'un père

Était-il déraisonnable de demander l'amour ?

Les larmes que l'on n'a pas su sécher
Enfouissent les chemins du bonheur
Sous d'indéchiffrables douleurs.

 

JMS

Publié dans JMS - A paraître

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Bruno Odile

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Tout en mélange dans l’évidence.

Il ne peut y avoir un donneur de leçon parmi le temps écoulé.

A peine trouvera-t-on quelques visages et quelques mots bourrés de certitudes plus ou moins affranchies pour solenniser les angoisses du moment et les déprimes de toutes sortes.

Le matin, quand je m’éveille, la laine nocturne s’enfile et s’enroule sur la pelote des rêves inaccomplis.

Je suis né dans un pli de terre excavé, dans la pierre accrochée aux collines.

Je suis d’ici, de ce sommeil superflu, arque-bouté aux parois muettes des ombres. Je tête aux failles du temps, aux moelles intemporelles du crépuscule séculaire, contre le tronc d’un arbre rabougri renfermant le message de l’existence.
Il ne faut pas cesser de fouiner, de fouiller, de creuser. Trouver, c’est bien. Mais chercher, chercher encore. Voilà la jubilation ! Rien n’est acquis, rien n’est figé. Le mouvement précède, actualise et rénove. Qui a déjà vu le soleil dans l’obscurité, s’en souvient.

Le réel me traverse, m’éponge, me court-circuite et me rapproche de la chose pensée. Tout ce qui peut revivre en moi n’est jamais à la hauteur de l’image ressuscitée.

L’inclinaison est toujours trop forte, l’air est si clair. L’attente est le hall de l’espérance. Elle ouvre les voies subtiles du partage d’émotions, de l’assemblage et de la fusion. L’expectative ressemble à un voyage traduisant le silence ensommeillé d’une sentence vers le sens d’une pensée.

Aller vers soi, sortir des chemins d’exil pour se retrouver face au vide abyssal, n’est-ce-pas ouvrir la porte d’un autre monde ?
Matière première fixée dans l’oubli, une main humaine s’inscrit au-dessus du poids de la nuit stellaire. Chandelles éclairant les reliefs, le jour dévoile la chair, cet instrument de musique où s’accorde et se désaccorde la sève créatrice.

Plus humble chaque jour par l’effacement de ce qui se meurt à l’intérieur de moi, mes veines et mes muscles laissent éclore une fleur brûlante nappée de désirs.

Sur l’humble tarmac sablonneux des heures passantes, j’aurais pu prendre n’importe quel chemin. J’aurais pu me cogner aux rimes nonchalantes des ombres. Alors, j’ai longé les fossés du désespoir et les allées profondes des circuits imbibés de mes ciels de traverse. Les yeux muets et le brouillard crasseux, j’ai dérivé, déraillé, des voies du destin.

Dans le nid tremblant de la démesure, je m’applique à redonner du sens. Marchant sur la colonne vertébrale du jour à venir, je cherche dans mes entrailles la voix apaisante prompte à ouvrir les fenêtres et les portes rouillés. Il me faut sortir de mon être pour ne devenir qu’une parole de sang au milieu du silence.

Diminué physiquement, mon fantôme piétine les petits obstacles du quotidien. J’interpelle des lueurs vieillies, traînantes comme de vieux draps usés. Le dépassement de soi prend alors une figure migrante aux aspects d’une symphonie inachevée.

L’asservissement de l’espace n’a plus l’impact autoritaire que je lui connaissais précédemment. Cependant, il n’y a pas de véritables efforts pour réapprendre les gestes de tous les jours, juste une gêne aléatoire alourdissant les actes.

Une variation pour la survie réapprivoise l’envie de vivre. Dans un face-à-face cinglant, je mute vers un absolu hésitant. Puis, je retourne aux pieds du néant pour resplendir en d’apocalyptiques rayonnements.

Doucement, j’écris le secret de mon sang, j’écris le mystère traversant mon corps. Plus j’avance, plus l’horizon s’élargit aux tempes d’inépuisables regards.

Je suis né avec la rosée matinale, je vis avec le vent soufflant ses rafales et je mourrai, d’un coup d’un seul, dans une brise où le souffle s’éteint.

Tout n’est qu’illusion. Le passé se mélange au présent et le futur s’étire comme une corde mal tendue, comme un ricanement enfoui dans l’excédent de mouvements. Je ne suis que vibrations.

La vraie montagne est ici. La juste pente déroule son vertige jusqu’aux plaines étendues en contre bas. L’ossature d’une existence n’est rien de plus. Quelques pierres luxuriantes font office d’excipients, nos chevelures mâchent le jour dans sa surbrillance lymphatique. Mais nos faims restent intactes.

Le parcours des ténèbres à la lumière demeure parfumé de nos soifs avides de couleurs. Nous sommes impérissables au royaume de la vraie voie. Nous nous transformons, nous reformulons et changeons. Entre laves effervescentes et blocs de glace, nos ivresses éructent bouillonnantes du sang qui nous parcourt.

Je pactise avec le buvard du réel collé sur le pare-brise des instants copiés au calendrier des jours froissés. Je m’immisce aux foudres d’un rationnel invisible. Ma parole est un éther balbutiant quelques clartés sorties de l’abîme.

Pour tous ceux qui croient à la déconvenue des siècles forgeant la matière, les mots demeurent de solides remparts. L’impermanence cintre lâchement l’intime voix de nos convictions.

Ecrire, c’est figer l’instant d’une pensée afin qu’elle interpelle l’insomnie qui nous entrave. Je suis né de l’interprétation bordant le chemin de nuit. Quand le souffle m’envahit, j’écris avec des piolets dans la voix.

Né sur les alvéoles du doute,
né sur l’ardoise martelée de promesses inavouées.
Né avec l’aube, avec le déni des courses pleurant l’éclair du petit jour.
Sur la terre comme au ciel, le parjure est inclus dans le cycle des vivants. Dans le tourbillon replié sur lui-même, la flamme sur le visage, le brouillon sur la langue, je recopie sans cesse l’algorithme déphasé de la respiration.

http://brunoodile.canalblog.com/

 

Publié dans Ils disent

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Et ma tristesse

Publié le par Cheval fou (Sananes)

dessin jms

dessin jms

Et l’univers immense
Et ses astres perdus dans leurs rondes
Et ce passé qui s’égare en des myriades d’années-lumière
Et l’infini des mémoires qui arpente son ignorance
Et l’homme grain de sable et d’eau articulé
Qui rampe entre sa faim de vivre et celle de tout vouloir
Et ces nains de terre atrophiés de la connaissance
Qui du haut de leurs incultures prétendent au Tout savoir
Alors même qu’ils n’ont lu qu’un Livre
Et ces atrophiés de la conscience qui cultivent le crime, le viol et la mort
Et mon chat qui sait l’immensité du monde et la puissance de l’amour
Et ces millions d’encyclopédies qui ouvrent la certitude de notre in-savoir
Et ma tristesse posée sur les enfants qui ont faim
Et ma colère encagée dans le rire de ceux qui ont tout
Et ma révolte qui crépite devant la résignation de ceux qui n’ont rien
Et les dévots qui jouent le chacun pour soi et Dieu pour moi
Et la main tendue qui montre son poing
Et les cœurs blindés qui chantent l’amour derrière des portes fermées
Et l’indifférence aux olympiades de l’intolérance
Et le couteau dans la gorge de l’innocent
Et Ruqia Hassan* et les Kurdes à l’abattoir des peuples
Et la mémoire des haines qui ne veut pas mourir
Et le regard de l’homme-frère qui ne reconnaît pas les siens
Et l’amour qui ne sait pas grandir
Et l’univers immense où l’espoir désespère

Et demain qui cherche son destin.

*Journaliste Kurde torturée et assassinée par Daech

Publié dans JMS - A paraître

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Vœux 2016

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Vœux 2016
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Jean-Marc La Frenière

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Les menus riens (extrait)

Pour trouver, il ne faut pas chercher, mais aimer, de la graine à la pomme, de l’argile à la tasse, de la mer à l’oiseau, de la mère à l’enfant, de l’atome à la vie. Le paysage coule par les yeux et inonde l’oreille. En regardant les arbres, j’imagine le cheminement de la sève, des racines aux embranchements du tronc, les sentiers sous l’écorce, les routes sur les feuilles par où la chlorophylle vient livrer sa lumière. Du cynisme des épines à l’orgueil des fleurs, chaque arbre a son caractère. Il transparaît dans l’écriture des fruits, l’akène qui tournoie, le gland qui tombe dru, la pomme qui rougit, l’embonpoint de la poire, la douceur de la pêche, la dureté de l’olive s’attendrissant avec le temps, l’amertume du citron, les rides de la figue, la cerise offerte au bec des oiseaux. J’ai toujours voyagé dans ma tête, avec la musique qui met l’âme à l’envers, les patois qui patinent le temps. À six ans, je dessinais des routes dans mon carré de sable. Je sautais à cloche-pied des lignes imaginaires. Je reliais entre eux les craques de trottoir, le pointillé des pas, le sillage des oiseaux. J’ai appris très jeune à galoper sans peur sur les chevaux de la langue. Plus tard, j’ai traversé tous les États-Unis, à pied, à l’encre, en autobus, en train. Je vis. J’écris. Je n’oublie pas l’enfance. J’ai très tôt pris le parti des humbles. À la table des riches, je ne souris qu’aux chaises.

Publié le 23 décembre 2015 par Jean-Marc La Frenière

http://lafreniere.over-blog.net/

Publié dans Ils disent

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Voeux de Noël

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Léo et JMS

Léo et JMS

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Petite mendigote

Publié le par Cheval fou (Sananes)

Je te regarde, petite mendigote
L’œil sombre et le cheveu emmêlé
Une éponge et un seau à la main, tu quémandes
Aux portières des voitures.
 
Petite mendigote, tu traînes en coin de rue
Tu craches sur le sol et sur les indifférents
C’est l’injustice que tu dragonnes
En jaillissements de colère sur la misère.

J’aimerais m’appeler autrement
Coluche, l’Abbé Pierre, ou Magicien
J'aimerais te dire :  
Montre-moi tes blessures
Viens, oublie le froid de tes nuits
Je vais souffler sur l’avenir
Faire disparaître toute la misère.

J’aimerais te dire :
Je suis de taille à effacer le malheur, la souffrance, la peur
Viens, donne-moi la main
Nous allons jouer et chanter
Dans les rayons d’un grand magasin, nous goinfrer
Faire le plein de loukoums
Viens, tes rires seront mes rires
Nous les partagerons avec tous les enfants des rues
 
J’aimerais te dire :
Je connais un pays de droits
Où les enfants ont des lits derrière des murs de pierre
Du pain, du lait, du chauffage
J’aimerais te dire :
Viens, je connais un monde sans douleur
Où les enfants courent sur des chemins de marelles
Où les parents lisent des contes et des poèmes.
 
J’aimerais te dire :
Viens, demain est une promesse
Je connais des lendemains qui chanteront si haut, si fort
Qu'ils feront des ricochets et des étincelles jusque dans tes yeux
J’aimerais te dire…
Mais rien !

J’habite la nuée des nuls
Je ne suis pas magicien
Alors, prends cette pièce
Toi, tu restes là.

Je ne sais plus me battre avec les désespoirs du monde
J’ai peur des banquiers et des fins de mois
S’il te plaît, petite mendigote
Même si j’ai mal
Laisse-moi partir et fermer ma conscience.
 
J’aimerais te dire que j’ai mal
De ne pas savoir changer ton monde
Mais rien !
 
Hé, petite mendigote
Tiens, encore un Euro
Et bon Noël.

 

JMS

Publié dans JMS - A paraître

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