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JMS Jeunesse "Chez Chemins de Plume"

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

À l'occasion des Fêtes de Fin d'Année
les Éditions Chemins de Plume
proposent 3 livres-CD pour la Jeunesse

au prix exceptionnel de 15 Euros les trois
frais de port compris.

Pour commander :
par mail à : cheminsdeplume@yahoo.fr
ou sur le blog des Éditions Chemins de Plume :
cliquez sur commander (bouton Paypal ou CB)

(Dédicaces sur demande)

***

- Le Père Noël, l'Ogre et la Licorne
- Et moi, sais-tu qui je suis ? dit Automne.
Je suis Automne et tu ne connais rien de mes pouvoirs,
les arbres et les prairies je les transforme en si petites graines
qu'un enfant pourrait porter une forêt dans une seule main !
Ainsi je prépare la vie de tout ce qui pousse sur terre
.

***

L'Enfant Trèfle

Qu'ai je fait pour te mériter, demanda-t-il à son étoile ?
Souriante, elle répondit : Tu es venu à moi sans oublier d'être toi,
tu as marché dans la forêt sans rien écraser, sans rien piétiner, ni tuer,
te souvenant que tu étais un enfant trèfle.
C'est à cela que l'on juge si les fils d'Univers méritent leur destin

***

Dompteur d'Étoiles

biographie imaginaire du peintre Slobodan
Une plume et un pinceau.
Un poète et un peintre loin du fracas des villes.
Un conte pour réapprendre à rêver

***

Voir extraits des livres ci-dessous

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Les aphorismes de Léo mon chat

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Comme dit Léo :
"Si la vie était sérieuse jamais on ne la quitterait
 on l’épouserait pour toujours"

jms

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Et moi, dans tout ça ?

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

La peur est toujours le drapeau rouge d'une barricade
Le doute la robe noire de la lucidité
Le rire la plus juste distance du réel
L'amitié la parure bleue de l'intuition
La confiance la porte ouverte d'un cœur
L'amour la flamme fulgurante du don de soi
La générosité et le pardon les boutons d'or de la conscience

Et moi, dans tout ça, je suis l'œil qui cherche sa vérité.

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me souviens plus, me souviens plus

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Passager de l'inquiétude
je marche sur la route de l'âge

 
"Bura, bura, bura,
me souviens plus, me souviens plus"
Disait Colette Magny
évoquant les amputés de la mémoire
d'Hiroshima et de Nagasaki  
dans cet après guerre
où l'amnésie chassait ses morts

 
"Bura, bura, bura
me souviens plus, me souviens plus"
Je n'étais pas à Hiroshima
je n'étais pas à Nagasaki
je n'étais pas un Hibakousha
j'avais rejoint les plaines de la sérénité
après avoir connu la peur des exclus
l’amitié, la trahison, le chagrin
 
Ils m'avaient déclaré senior
Ils m’avaient dit : tu as mérité le repos
le droit à ta pitance mensuelle
depuis, je fais retraite
à l'après frontière de ma jeunesse
d'un pas serein j'attends cet âge d'or
où les papis tranquilles se penchent sur leur vie
 
"Bura, bura, bura "
me souviens plus, me souviens plus"
Les mots se cachent
les mots s'enfuient
j'habite les couloirs de l’oubli
je te cherche dans l'inconscient de l'amour
j'ai égaré les visages
je vis parmi des ombres impalpables
L'heure a perdu sa boussole
j'ai dix ans, j'ai perdu mes jouets
je cherche mes amis, ma rue
je cherche mon souffle, mon pas qui court
Maman ne vient pas me voir
je vous cherche
je sais qu'un chat m'attend quelque part
J'ai peur
"Me souviens plus, me souviens plus"

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Hommage à Léonard Cohen et à son dernier texte (You Want It Darker)

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Fallait y aller compagnon
Tu pars à l'heure où le démon chasse
où le fusil pointe et le couteau tranche
la conscience est au coffre

Aucune chanson n'esquive la pointe des flèches
pas une berceuse pour apaiser la peine
les espérances sont closes

J'ai entendu ta voix
ton cri poussait ce siècle
nous avons tant usé de jours et d'illusions
que l'heure arrive
la nuit nous attend

Quand le temps viendra
vieux compagnon de mes années rêvées
vieil ami du cri de l'humain
et de ces mots habités dont tu faisais chansons
tu me diras, tu es là, tu es là

Et si maintenant près de toi, il en est Un
Un qui orchestre le paradoxe
il me faudra Lui dire que j'ai rêvé trop grand
trop rêvé l'amour, rêvé au lieu de croire
c'est ma grande faute

Et si je suis prêt moi aussi à dire
"Hinéni, hinéni" (me voici, me voici)
c'est que la route est noire
que mon pas hésite sur ce sentier de certitudes
qui ne trouve pas sa foi
que je suis trop loin de cette enfance
où le rire s'est éteint dans la noirceur des temps

Pourtant, vieux compagnon d'utopies
vieux compagnon à jamais Partisan clamant
Je n'ai pas peur
je suis là, moi aussi, prêt à Lui dire
Hinéni, hinéni (me voici, me voici)

Je te parle de cet automne
jonché de mots, de chansons orphelines
d'un pied sournois j'avance
j'arrive vieil ami
je sais cette clameur de mots qui t'habitait
je sais le poids des amours inoubliés
Je marche
je marche vers toi
peut-on choisir ses amis, ses morts ?

En cet hiver du verbe où tout s'efface
encore tu es là, tu es là
les années folk rongent leurs utopies
Marianne traverse le temps
je sais que la route d'un regard ne traverse pas l'oubli
je sais que le temps n'est pas nuage
j'aime encore la pluie
j'arrive
Hinéni, hinéni (me voici, me voici), disais-tu
ta voix reste
tu es là

La nuit nous attend
Faudra y aller compagnon.

 

Jean-Michel Sananès

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You Want It Darker - Léonard Cohen

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Traduction de "You Want It Darker" de Léonard Cohen

Si c'est toi qui mènes la danse, je me retire du jeu
Si c'est toi qui panses, ça veut dire que je suis brisé, boiteux
Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Que ton nom sacré soit magnifié, sanctifié
Dans le cœur humain, vilipendé, crucifié
Un million de cierges brûlent dans l'espoir d'un secours jamais trouvé
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu

Il y a un amant dans l'histoire
Mais le scénario reste le même
On chante une berceuse pour apaiser la peine
On trouve un paradoxe pour rejeter la faute
Mais c'est écrit dans les Saintes Écritures
Et cette affirmation n'est pas vaine
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Ils alignent les prisonniers
Les gardiens pointent leurs armes
J'ai combattu quelques démons
Ils étaient issus de la classe moyenne, dominés
J'ignorais que j'avais la permission d'assassiner, de mutiler
Tu veux rendre les choses encore plus noires


Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu

Que ton nom sacré soit magnifié, sanctifié
Dans le cœur humain, vilipendé, crucifié
Un million de cierges brûlent dans l'espoir d'un amour jamais trouvé
Tu veux rendre les choses encore plus noires
Nous détruisons la flamme

Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires

Si c'est toi qui mènes la danse, je me retire du jeu
Si c'est toi qui panses, ça veut dire que je suis brisé, boiteux
Si la gloire est tienne, alors que la honte soit mienne
Tu veux rendre les choses encore plus noires

Hinéni, hinéni (me voici)
Hinéni, hinéni (me voici)
Je suis prêt, mon Dieu


Hinéni
Hinéni, hinéni (me voici)
Hinéni

 

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Que des gagnants !

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Que des gagnants !
Que des gagnants !
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Un temps de rien

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Un temps de rien
A Léo mon chat, mon espiègle pacifique
qui vient d'être battu, mordu et amputé
ce cri de bruine
en ce temps de rien
où l'innocence porte ses douleurs
quand les haines fleuronnent au sommet de la bêtise
 

Un temps de rien

C’est un temps de rien, un temps de tout.
Un cri de baleine perdu dans des nuits d’océan
la présence indistincte d’un oiseau blessé
et le jour qui vient sur la pointe des rêves.

C’est un bleu perdu dans le chandail des brumes
une fête qui se joue dans le cri d’un amour
et Verlaine qui s’éloigne sur la pointe des pieds.

C’est une nostalgie qui cherche ses mémoires au royaume des vivants
un cliquetis d’aiguilles qui cherche sa route au rebours d’une montre arrêtée
et la chaussure de Rimbaud à l’orphelinat des amputés.

C’est Soutine et Chagall cherchant leurs pinceaux
l’encre du rêve et celle du cauchemar à l’heure où le jour se dissout
et la nuit qui tombe sur le rire des enfants.

Ce sont les mains de Grand-Père s’approchant du poêle
Apollinaire et Max Jacob mourant loin de la Ruche
et cette muraille de mots qui entrave le silence.

C’est un temps de tout, un temps de rien
le jour qui passe sur le visage d’un ange
et la nuit qui se lève sur un visage de femme.


C’est une nostalgie qui croise la brume
un chien qui court comme on efface les siècles
et la mémoire qui se cherche au royaume des morts.

JMS - Extrait de "Dieu, le silence et moi" aux Éditions Chemins de Plume

Publié dans Textes de JMS

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Dédié à Léonard Cohen

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

https://www.youtube.com/watch?v=b-bJPmasXKs
Dédié à Léonard Cohen

http://www.dailymotion.com/video/x108y5_leonard-cohen-suzanne_music

http://www.dailymotion.com/…/x108y5_leonard-cohen-suzanne_m…

On a des frères, on a des sœurs, et des amis que l'on croit éternels
On a des chansons, des bruits, des rires de cours d’école
Des odeurs de quatre heures au chocolat
L'émerveillement d'un premier Noël
Des goûts de fête
Et des années mêlées à nos années

On a ces peurs au ventre des jours d’examen
Tous ces vieux rhumes et ces matins chagrins où l'on appelait maman
Ce vieux grand-père qui ronronnait dans son fauteuil
Un journal sur ses genoux mais les yeux fixés sur sa grande guerre
On a leurs voix et leurs rengaines, les ritournelles d'un temps d’ailleurs
Le souvenir amer de ces 'braves gens' qui ne nous aimaient pas
On a toutes ces misères et les galères où l'on regardait l'avenir de travers

On a ces temps d'espoir et la voix de Léonard qui nous chantait Suzanne
Et celle qui nous emmenait faire un tour avant de nous faire verser des larmes
On a les mots qui partent sans un adieu et des visages que l'on gomme d'un agenda
On a ses joies, on a ses peines, et le pas cassé à chercher sa voie

On a des frères, on a des sœurs et des amis que l'on croyait éternels
On a des chansons, des bruits, des rires de cours d’école
Et des partis sans laisser d’adresse
Qui surnagent d'un naufrage mémoire où les amitiés s’oublient
On a des regrets et des amours qui ne veulent pas mourir
On a grand-père et ses cachous, cloué au lit, qui nous disait "Reviens me voir"

On a le temps qui va, Léonard et les heures qui partent
Loin des odeurs de quatre heures au chocolat
On a des petits enfants à qui l'on dit : "Reviens me voir…".

 

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Pourtant, son cœur est encore là !

Publié le par CHEVAL FOU (Jean-Michel Sananès)

Ma mère est là
Fragile poussin
toujours à la recherche d'un père.

Elle a peur
Elle le crie : "J'ai peur, j'ai peur".
Où doit-elle aller toute seule
Sans une main qui la guide
Sur ce territoire inconnu
Où l'être doit rejoindre son silence
Où l'on doit abandonner ce qu'il reste d'attachement en nous ?

Ma fille, mes fils, ne coupez pas ce fil
"J'ai peur, j'ai peur".
Sa tête, sa pauvre tête
Où la mémoire des faits s'est éteinte
Elle la montre, la supplie de revenir
Comme un train de bagages, de mots et d'images.

Ses mains se tendent à la recherche d'une poignée de doigts
Où s'agrippent les dernières tendresses

Son cœur qui nous cherche est encore là
Elle a peur notre mère

Et nous, nous habitons la solitude des résignés.

JMS
La Colline le 19/10/2016

 

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